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Louise Browaeys

Louise Browaeys
Ingénieur nutritionniste, Louise Browaeys est déjà la coauteure d'un livre sur l'agriculture (La part de la Terre) et d'un livre de recettes (Poêlées végétariennes).

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « La dislocation » de Louise Browaeys aux éditions Harpercollins

    Miss K Paris sur La dislocation de Louise Browaeys

    C’est l’histoire d’une jeune femme qui est « vide, oui vide comme un pot, aussi creuse qu’une huître de troisième catégorie échouée sur la plage un soir de tempête ». Elle a perdu la mémoire suite à une psychose schizophrénique post partnum, mais même ça elle n’en a plus le souvenir.
    Elle en a...
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    C’est l’histoire d’une jeune femme qui est « vide, oui vide comme un pot, aussi creuse qu’une huître de troisième catégorie échouée sur la plage un soir de tempête ». Elle a perdu la mémoire suite à une psychose schizophrénique post partnum, mais même ça elle n’en a plus le souvenir.
    Elle en a oublié son prénom, d’où elle vient, bref tout ou presque ! En revanche, elle ne sait plus vraiment pourquoi mais elle crève les pneus de voiture, voue une haine féroce aux médecins et note dans des carnets les mots qu’elle ne connaît pas. Un homme, Camille, l’accompagne, lui apporte son aide pour réapprendre à vivre « normalement ». Il semble bien la connaître mais, sur les conseils des médecins, ne peut rien lui dire de son passé. Elle doit y arriver par elle même.
    C’est cette quête de la mémoire à laquelle on assiste. Et cela donne un récit à l’écriture sans filtre, un peu naïve et tellement rafraîchissante (que ce soit pour parler d’une expérience sexuelle, de ketchup ou d’un magasin de bricolage).
    Le tout est subtilement (enfin pas tant que ça mais c’est un sujet à part entière de cette quête) ponctué de bonnes actions écologiques pour sauver (ou tenter de) la planète (ampoules à LED ou fluocompactes, récupération plutôt qu’achat neuf ...).
    Certains passages sont de la poésie à l’état pur « j’apprendrai que désir est un croissant de lune. Il apparaît, il disparaît » ou plus loin « je collerai à toi les prairies sans fleurs de ma mémoire ».
    Bref, un premier roman étonnant, surprenant et percutant.

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    Couverture du livre « La dislocation » de Louise Browaeys aux éditions Harpercollins

    Bd.otaku sur La dislocation de Louise Browaeys

    J’ai terminé le roman de Louise Browaeys ingénieure agronome et autrice de plusieurs ouvrages sur la permaculture, l’écologie et la nutrition il y a quelque temps déjà… Et puis, il faut bien que je me lance et que je transmette mes impressions à la communauté de lecteurs.
    Exercice difficile,...
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    J’ai terminé le roman de Louise Browaeys ingénieure agronome et autrice de plusieurs ouvrages sur la permaculture, l’écologie et la nutrition il y a quelque temps déjà… Et puis, il faut bien que je me lance et que je transmette mes impressions à la communauté de lecteurs.
    Exercice difficile, d’abord par ce que c’est le premier roman de Louise Browaeys , le premier volume d’une toute nouvelle collection « Traversée » (janvier 2020) et la première rentrée littéraire pour les éditions Harper Collins France, ensuite parce que j’ai eu la chance de lire ce roman en avant-première grâce à une masse critique privilégiée Babelio , et enfin parce que comme dirait ce vieux Boileau la critique est aisée mais l’art est difficile …

    Bon alors pour éviter davantage de circonvolutions , je l’avoue : je n’ai pas aimé ce roman. Et pourtant, pour toutes les raisons citées ci-dessus, j’aurais vraiment voulu pouvoir écrire le contraire … Je croyais qu’il me plairait à cause de l’illustration de couverture de Rozenn Le Gall, tout d’abord, qui m’attirait par son aspect surréaliste : il s’agit d’un collage poétique, une femme au visage et au torse remplacés par une plante verte. Cela m’interrogeait tout de suite sur la place de la femme : une simple plante verte dans le monde d’aujourd’hui ? Une source de vie ? L’image était suffisamment ambiguë pour susciter toute ma curiosité. Celle-ci était également piquée par le bandeau vert chlorophylle sur lequel se dégageait une interrogation : « Tu es en train de vivre avant nous la fin du monde, tu comprends ? » qui sonnait comme une interpellation. La 4e de couverture accentuait ce désir de lecture avec son néologisme fable « écoféministe » et les adjectifs « hypnotique » et « drolatique ». J’aime en effet les livres qui ne sont pas trop lisses, surprennent par leur forme et leur style et font réfléchir …

    J’ai cru en tenir un exemple entre les mains : Il commençait par l’énumération de douze définitions de la dislocation dans tous les domaines ( du géologique au psychologique en passant par le militaire) qui donnait des significations multiples au titre de l’ouvrage. L’héroïne, « voyageuse sans bagages », qui tentait de recoller son passé et de se reconstruire par le biais du langage en s’accrochant à son carnet de mots et en s’appuyant sur son ami, le mystérieux Camille dit K, voyait le monde d’un œil neuf, décrassant et je trouvais cela intéressant comme le style émietté et mimétique de cette mémoire pulvérisée. J’aimais aussi que la romancière se soit appuyée pour sa trame sur des affaires authentiques : la manifestation Women’s Pentagon Action des années 1980, l’expérience Biosphère II dont je n’avais jamais entendu parler auparavant et la vie de la jeune Tara Westover, jeune femme élevée dans un milieu sectaire survivaliste qui a pu miraculeusement s’en sortir comme elle en a témoigné dans « Une éducation ». J’y trouvais enfin de jolies formules que j’avais envie de noter moi aussi dans un carnet et que d’autres ont, avant moi ,consigné dans les « citations » de Babelio…
    Mais cela n’a pas suffi…l’histoire est découpée en trois parties et dure environ neuf mois, le temps d’une gestation ou d’une renaissance de l’héroïne à elle -même mais ces trois parties sont trop hétéroclites. Le côté thriller à la Robert Ludlum ou à la « XIII » (la recherche de sa mémoire) est abandonné quand « K » révèle brusquement des pans entiers de son passé à l’héroïne et j’ai regretté ce côté abrupt. On passe ensuite à une partie qui ne me semble nullement indispensable : la quête de sens par la reconquête des sens et l’on a droit à de longs passages sur des amours saphiques et échangistes puis dans la dernière à un vagabondage très post 1968 à St Brieuc sur les traces de Louis Guilloux. J’ y ai cherché en vain dans ces pages le « drolatique » qui nous était promis… Tout cela était un peu anxiogène en fait… Et les relations humaines qui y sont décrites sont tout aussi pessimistes. Enfin j’ai été vraiment agacée par les métaphores filées qui dressaient un parallèle peu subtil entre la destinée de la planète et celle de la protagoniste. On a bien un récit « écoféministe » mais sans la légèreté de la fable…

    Il m’a donc manqué un véritable fil directeur et plus de structure. J’ai un peu l’impression d’un rendez-vous manqué d’autant que l’épilogue et la coupure de presse finale , un faux article du Journal « la Croix » en 2030, relance in fin l’intérêt qui

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    Couverture du livre « La dislocation » de Louise Browaeys aux éditions Harpercollins

    Carrie sur La dislocation de Louise Browaeys

    Pour débuter mon billet, je voudrais d'abord m'arrêter quelques instants sur la couverture. Des couleurs assez lumineuses, de mon point de vue, une jeune femme assise avec, à la place de la tête, une plante verte. Si j'avais déambulé dans une librairie, c'est typiquement le genre de couverture...
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    Pour débuter mon billet, je voudrais d'abord m'arrêter quelques instants sur la couverture. Des couleurs assez lumineuses, de mon point de vue, une jeune femme assise avec, à la place de la tête, une plante verte. Si j'avais déambulé dans une librairie, c'est typiquement le genre de couverture qui m'aurait fait arrêter pour regarder de quoi parlait le bouquin. Et pour le coup, la couverture prend son sens à la lecture du résumé.

    Une jeune femme d'une trentaine d'années a perdu la mémoire. Elle ne sait plus qui elle est, ce qu'elle fait dans la vie, elle a oublié jusqu'à son nom. Elle raconte alors sa quête pour retrouver qui elle est et pourquoi elle a perdu la mémoire. Je n'en dirai pas davantage car j'ai peur de trop en dire.
    Je parlerai donc surtout de mon ressenti, ou plutôt de mes ressentis. Et je m'excuse d'avance si ça a l'air décousu car ce livre m'a quelque peu déboussolée.

    En effet, ce roman m'a fait passer par pas mal d'états différents. de l'ennui à l'indifférence parfois, en passant par un grand grand intérêt à certains moments.
    Au bout d'une centaine de pages, ennuyée, j'ai été tentée de venir lire quelques avis pour savoir où j'allais ou si j'étais la seule à me sentir quelque peu désarçonnée par l'histoire, que je trouvais compliquée, et par la narration, difficile à suivre. Je ne l'ai pas fait par crainte d'en lire trop et ai continué ma lecture. Et là, hop, un tournant arrive dans l'histoire et je me dis que ça y'est, ça décolle enfin, d'autant que ça partait dans un sens qui me plaisait beaucoup. Mais, malheureusement, l'auteure n'a pas poursuivi dans cette voie alors qu'elle avait selon moi matière à le faire. Et mon intérêt a rebaissé malgré quelques fulgurances qui m'ont bien plu et un épilogue que j'ai trouvé à la hauteur.

    On ne peut pas dire non plus que Louise Browaeys n'a pas de style, elle en a même un bien à elle, mais son écriture m'a plus d'une fois perdue et je n'arrivais pas toujours à suivre le fil de sa narration. Dommage...

    Le sentiment qui demeure quelques jours après avoir lu ce roman, et qui m'a accompagnée également une bonne partie de ma lecture, est le fait de louper quelque chose, d'avoir en tout cas loupé quelque chose. Je suis restée à quai, n'arrivant pas à éprouver beaucoup d'empathie ou de sympathie pour notre héroïne dont je ne comprenais décidément pas les décisions, me perdant dans les méandres de son cerveau. J'ai l'impression d'avoir couru après le train tout le long de ma lecture et d'être finalement arrivée à bout de souffle sans pour autant avoir pleinement saisi le message porté par ce roman. Je pense que cette oeuvre pourrait faire partie des rares livres que je pourrais relire pour peut-être enfin arriver à en comprendre l'essentiel.

    En résumé, je reste sur un souvenir mitigé, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé mais je ne peux pas dire non plus avoir adoré. J'ai beaucoup apprécié certains passages et j'aurais tellement aimé que Louise Browaeys parte dans la direction qu'elle avait prise à un moment de son récit. Reste une plume qui a du style et une histoire de fond très intéressante même si mal exploitée selon moi sur certains aspects.

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    Couverture du livre « La dislocation » de Louise Browaeys aux éditions Harpercollins

    Ghislaine Degache sur La dislocation de Louise Browaeys

    À Paris-Montreuil, à l'automne 2016 - 2017, une jeune femme sort d'un long séjour en hôpital psychiatrique en n'ayant plus aucun souvenir ni des trois derniers mois, ni des trois dernières années de sa vie. Pendant un mois, elle est chez elle sans ouvrir la bouche et reste couchée. Elle ne sort...
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    À Paris-Montreuil, à l'automne 2016 - 2017, une jeune femme sort d'un long séjour en hôpital psychiatrique en n'ayant plus aucun souvenir ni des trois derniers mois, ni des trois dernières années de sa vie. Pendant un mois, elle est chez elle sans ouvrir la bouche et reste couchée. Elle ne sort de sa torpeur que lorsque K, qui serait un ami d'enfance et dont le prénom se révèlera être Camille, 33 ans, vient lui donner à manger et s'occuper un peu d'elle. Celui-ci a un fils de 4 ans, Aurélien. Elle va peu à peu réapprendre l'usage de la parole et devoir enquêter pour essayer de repeupler sa mémoire, ceci avec l'aide de K.
    C'est le long cheminement que va accomplir cette jeune personne pour tenter de retrouver la mémoire, de savoir qui elle est, que Louise Browaeys dont La dislocation est le premier roman, nous narre.
    Pour cela, elle va tenter diverses voies. Elle veut tout d'abord redécouvrir le sexe et rencontrera alors Béatrice et Jean-François et se rappellera avoir aimé des femmes.
    Si Béatrice a tenté à sa manière de l'aider, c'est Wadji, employé dans un magasin de bricolage le révélateur. "Si quelqu'un m'a remise en mouvement à cette époque-là et a presque réussi à m'aider à découvrir ce que j'avais à découvrir, c'est Wadji."
    Elle passe par des périodes d'abattement et de peur intense, n'arrivant pas, même avec l'usage des mots à décrire ce qui se passe au fond d'elle, et des périodes de rémission plutôt dans l'excès contraire. L'auteure définit d'ailleurs en ces termes la dislocation : « On parle de dislocation lorsque coexistent des hallucinations, un langage délirant et hermétique, des conduites incohérentes, une humeur dépressive ou euphorique, une désorganisation de la pensée, une perturbation des affects. »
    Pour conjurer cette peur, pour vivre, elle sort de plus en plus et se rendra même jusqu'à St Brieuc.
    Tout au long du roman, je suis restée suspendue à cette quête, quasi vaine pendant de longues périodes, des pièces manquantes de sa mémoire. Une angoisse sourde accompagne la lecture de ce récit dans lequel sont mises en parallèle, très souvent la femme et la Terre, le féminisme et l'écologie.
    Le dérèglement climatique avec la fonte des calottes glaciaires et la disparition de certaines espèces animales étant une source d'angoisse, n'est-il pas plus ou moins compréhensible que certains aient envie de fuir cette terrible réalité à laquelle nous sommes déjà plus ou moins confrontés et de se réfugier dans une sorte d'amnésie permettant de se soustraire à ce stress permanent ?
    Plus qu'un roman de fiction, La dislocation est une réflexion philosophique poussée où se côtoient à la fois la noirceur et la lumière, un roman qui amène à s'interroger et à réfléchir sérieusement sur l'avenir de la planète et notre mode de vie.
    La dislocation est un livre qui mériterait, du moins en ce qui me concerne, une deuxième lecture pour en saisir toute la teneur et en profiter pleinement. En tout cas un livre qui ne laisse pas indifférent.
    Je remercie Babelio et les éditions Harper Collins / Traversée pour cette belle découverte de la rentrée littéraire !

    Chronique illustrée à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/