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Louis-Ferdinand Celine

Louis-Ferdinand Celine

Louis-Ferdinand Céline, né Louis Ferdinand Destouches le 27 mai 1894 à Courbevoie, département de la Seine, et mort le1er juillet 1961 à Meudon, connu sous son nom de plume généralement abrégé en Céline, est un médecin et écrivain français.

Sa pensée pessimiste est teintée de nihilisme. Controve...

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Louis-Ferdinand Céline, né Louis Ferdinand Destouches le 27 mai 1894 à Courbevoie, département de la Seine, et mort le1er juillet 1961 à Meudon, connu sous son nom de plume généralement abrégé en Céline, est un médecin et écrivain français.

Sa pensée pessimiste est teintée de nihilisme. Controversé en raison de ses pamphlets antisémites, c'est un « écrivain engagé », proche durant l'occupation allemande de certains milieux,collaborationnistes.

Il est considéré, en tant qu'écrivain, comme l'un des plus grands novateurs de la littérature française du xxe siècle, introduisant un style elliptique personnel et très travaillé qui emprunte à l'argot et tend à s'approcher de l'émotion immédiate du langage parlé. 

Articles en lien avec Louis-Ferdinand Celine (4)

Avis sur cet auteur (51)

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    Couverture du livre « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Celine aux éditions Folio

    Franck FINET sur Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Celine

    Des années que je repoussais le moment de me lancer dans l'oeuvre du philosophe maudit.
    Vilipendé par les uns, encensé par les autres, il semble que Céline soit - toutefois- reconnu comme un très Grand écrivain .
    Que Fabrice Luchini lui ait consacré des spectacles entiers, récitant à l'envie...
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    Des années que je repoussais le moment de me lancer dans l'oeuvre du philosophe maudit.
    Vilipendé par les uns, encensé par les autres, il semble que Céline soit - toutefois- reconnu comme un très Grand écrivain .
    Que Fabrice Luchini lui ait consacré des spectacles entiers, récitant à l'envie des chapitres entiers de romans, ne pouvait me laisser indifférent.

    L'histoire de Ferdinand Bardamu, jeune étudiant en médecine, qui s'engage dans l'armée française à l'orée de la Grande Guerre.Un "voyage" qui le mène en Afrique (les Colonies) , en Amérique (les villes verticales) et retour en France pour exercer la médecine.
    Au délà du voyage géographique, Céline entraine le lecteur dans un "Voyage initiatique au coeur de la réalité du Monde" .
    Un voyage, une descente aux enfers pendant laquelle toutes les médiocrités de la nature humaine sont recencées. L'ignorance, la lâcheté, l'avarice, le mensonge, l'hypocrisie, la haine et enfin... le meurtre.
    Même l'Amour ne mérité pas son respect ; "L'Amour est l'infini mis à la portée des caniches"...
    La seule vérité est la Mort !

    Une oeuvre dense qu'il faut lire en prenant son temps car l'oeil misanthrope de Céline est partout.
    Comme le dit justement Luchini : " Voyage au bout de la nuit, c'est de la poésie en prose".
    J'arrive à comprendre que ce roman ait fait sensation et déstabilisé l'ordre établit.
    Voilà à quoi sert la littérature !
    Une oeuvre qu'il faut assurément avoir lu .

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    Couverture du livre « Mort à crédit » de Louis-Ferdinand Celine aux éditions Folio

    Mumu Dans le Bocage sur Mort à crédit de Louis-Ferdinand Celine

    Je vous avais parlé dans le bilan de Novembre d'un documentaire que j'avais vu avec beaucoup d'intérêt sur Arte concernant Céline, documentaire qui avait retenu mon attention car je connaissais peu de choses sur ce
    "scandaleux" écrivain, connu et marqué du sceau de l'infamie pour ses propos et...
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    Je vous avais parlé dans le bilan de Novembre d'un documentaire que j'avais vu avec beaucoup d'intérêt sur Arte concernant Céline, documentaire qui avait retenu mon attention car je connaissais peu de choses sur ce
    "scandaleux" écrivain, connu et marqué du sceau de l'infamie pour ses propos et actions antisémites mais dont j'entendais de temps à autres également beaucoup d'éloges sur l'écriture entre autres par Patrice Lucchini, grand admirateur et, ce que j'ai découvert dans le documentaire, ami du couple Destouches (nom de ville de l'écrivain).

    J'ai deux livres de Céline dans ma PAL : Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit. J'ai choisi ce dernier parce qu'il raconte l'enfance de Ferdinand Bardamu, "héros" du Voyage au bout de la nuit, roman qui fut couronné par le prix Renaudot et que j'aime bien prendre les choses chronologiquement partant du principe que l'enfance explique ou annonce beaucoup sur le devenir d'un humain.

    Et là je découvre une écriture faite de courtes phrases, très rythmées qui vont construire pendant 623 pages un récit hallucinant. Tout commence par le délire de Ferdinand adulte, médecin, revenant sur son travail de médecin, de sauveur des pauvres et indigents, des rebus de la société. Je ne comprenais pas grand-chose à part qu'il semblait vouloir s'offrir le visage du défenseur des pauvres et opprimés. Puis Ferdinand enfant fait son entrée, au début du XXème siècle, avec la gouaille du poulbot parisien, au langage cru et imagé, racontant le milieu d'où il vient, ses parents, sa mère courage tenant un commerce de frivolités féminines (dentelles et fanfreluches) et son père, agent aux assurances La Coccinelle, en butte à l'arrivée du modernisme avec le passage de l'écrit à la frappe sur machine à écrire (d'où des soirées délirantes d'apprentissage dans le grenier et que je me suis amusée à transposer à notre époque avec la découverte de l'ordinateur ou d'internet...).

    Après maints déboires et aventures à la fois parentales, professionnelles et personnelles de Ferdinand marquées par la déchéance et pauvreté progressives de chacun souvent sauvées in-extremis par la grand-mère maternelle ou l'oncle Edouard (le bon samaritain), Ferdinand est envoyé en Angleterre en pension pour apprendre une langue qui lui ouvrirait les portes d'un avenir florissant mais également pour l'éloigner d'une sombre histoire d'escroquerie dans laquelle il est impliqué et se dit innocent. Une fois de plus cela va tourner vinaigre et peu à peu la pension va sombrer dans la déchéance après l'arrivée d'un collège aux méthodes plus conventionnelles. Ferdinand porterait-il la poisse ?

    Retour en France et grâce à l'oncle Edouard (celui-là il y a qu'à demander il a toujours une solution) il va être embauché (sans salaire) par un personnage facétieux, Roger-Marin Courtial Des Pereires (Courtial ou Des Pereires pour les intimes) un inventeur jamais en mal d'une invention, d'un projet ou d'un voyage en ballon pour sortir sa petite entreprise de la faillite, faillite en partie due à son goût des paris hippiques dans lesquels il dilapide le peu qu'il possède. Une fois de plus cela va tourner au vaudeville et même au drame, devant quitter Paris avec femme et apprenti pour éviter créanciers, inventeurs floués et se retrouver au vert pour se lancer dans la culture des pommes de terre avec une invention révolutionnaire : l'agriculture radio-tellurique et une pension pour enfants (idée géniale pour avoir de la main-d'œuvre gratuite) ayant besoin d'une vie au grand air ! Que ce soit à Paris ou à la campagne, les Des Pereires et Cie vont tomber de Charybde en Scylla pour finir dans un final dont on ne sait si on doit le considérer comme tragique ou ubuesque....

    Les personnages féminins sont ceux pour lesquels il a le plus de respect : sa grand-mère qui les sauvera d'une faillite, sa mère-courage qui malgré sa boiterie traversera par tous les temps Paris et sa province pour trouver trois francs six sous, pour Irène Des Pereire qui trouvera toujours un moyen pour soutenir les entreprises désastreuses de son mari sans pour autant fermer les yeux sur ces vices sans oublier les prostituées qui apporteront réconfort dans les moments difficiles.

    Je dois avouer que j'ai trouvé ma lecture assez vertigineuse dans le sens où dans un premier temps le style m'a déconcertée. Je pensais que cela allait évoluer au fil du temps, Ferdinand prenant de l'âge mais non jusqu'au bout l'écriture a gardé le même ton mêlant propos orduriers, délires et hallucinations mais également des propos (ou idées) que j'ai trouvés très actuels ou dans l'air du temps présent comme le retour à la terre. Mais j'ai tenu bon le gouvernail et j'ai réussi à suivre Ferdinand (Bardamu, Céline ou Destouches.... désolée mais on ne sait plus qui tient la plume finalement) jusqu'au bout dans son délire même si j'ai eu envie de l'abandonner à son triste destin à plusieurs reprises car son style fouillé me lassait par moments.

    J'ai aimé finalement mais je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai beaucoup aimé car ce fut un peu laborieux pour les raisons indiquées ci-dessus.  J'aurai préféré qu'il ne s'attarde pas dans les milles détails de son enfance qui offrent certes un panorama du Paris de l'époque, avec ses petits commerces, ses débrouilles et la vie misérable de certains de ses habitants, une écriture qui finalement fait jaillir les images?  une écriture qui peut se révéler presque un scénario de film tellement tout y est. Mais j'ai eu du mal avec Ferdinand qui ne nous épargne aucun de ses troubles que ce soit la "merde" dans sa culotte, ses vomissements et nausées, son argot pas toujours compréhensible, ses activités nocturnes personnelles en solitaire ou avec ses compagnons d'infortune, ses idées farfelues et son rôle d'innocent brinquebalé par les mésaventures des autres. Mais je reconnais à l'auteur le mérite de tenir de bout en bout son récit, jusqu'à l'écœurement parfois, tant il n'épargne au lecteur aucun des détails de sa triste jeunesse.

    "On avait si hâte d'arriver que je faisais dans ma culotte... d'ailleurs j'ai eu de la merde au cul jusqu'au régiment tellement j'ai été pressé tout le long de ma jeunesse. (p48)"

    Je ne dirai pas que je vais devenir une inconditionnelle de Céline mais je lirai Voyage au bout de la nuit pour savoir comment Bardamu va se transformer (de ce que je sais) en être immonde et parce que je ne veux et peux juger un auteur qu'après avoir lu ses écrits et veux différencier l'écrivain et son œuvre, de l'homme et de ses idées. Je vous parlerai prochainement d'un très beau livre illustré revenant sur son exil au Danemark après la seconde guerre mondiale quand sa vie ne tenait qu'à un fil. Vous voyez le cas Céline m'intéresse....

    Je dois reconnaître que je ne m'attendais pas du tout à ce type de récit, une sorte de roman d'apprentissage mais quel apprentissage car après une telle jeunesse, de telles expériences comment voulez-vous devenir un homme sain de corps et d'esprit. Je sais que Voyage au bout de la nuit risque de m'emmener sur les rails de l'immonde dans ce que l'homme peut avoir de plus sombre et de plus noir. Alors j'attends le bon moment, dans quelques mois ou semaines mais une chose est sûre je ne suis pas prête d'oublier Ferdinand et sa Vie à crédit dont il paiera sûrement le capital et les intérêts toute sa vie !

    Un aveu de dernière minute : je pensais avoir beaucoup de mal à rédiger ma chronique et finalement je m'aperçois que le ressenti a été facile à mettre en mots.

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    Couverture du livre « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Celine aux éditions Folio

    Opheli sur Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Celine

    J’ai du mal avec la lâcheté…. Tout est là, tout tourne autour de ce thème et malgré la forme et le style, je n’arrive pas à me défaire de cet étrange sentiment de rejet.

    J’ai du mal avec la lâcheté…. Tout est là, tout tourne autour de ce thème et malgré la forme et le style, je n’arrive pas à me défaire de cet étrange sentiment de rejet.

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    Couverture du livre « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Celine aux éditions Folio

    bonnetcoeursvaillants sur Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Celine

    Un livre extraordinaire qui vous marque pour la vie. Un style incomparable.

    Un livre extraordinaire qui vous marque pour la vie. Un style incomparable.

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