Lois Lowry

Lois Lowry

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Avis (22)

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    Couverture du livre « Le Passeur » de Lois Lowry aux éditions Ecole Des Loisirs

    Catherine Quart Foisset sur Le Passeur de Lois Lowry

    A mettre entre toutes les mains.
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    Longtemps terré dans ma bibliothèque, je n'avais pas forcément eu envie d'ouvrir ce petit livre (la couverture ne m'attirait pas tant que ça) mais un piocheur/challenger me l'a suggéré !

    Il est vendu dans le rayon jeunesse. Je pense qu'il peut être lu à...
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    A mettre entre toutes les mains.
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    Longtemps terré dans ma bibliothèque, je n'avais pas forcément eu envie d'ouvrir ce petit livre (la couverture ne m'attirait pas tant que ça) mais un piocheur/challenger me l'a suggéré !

    Il est vendu dans le rayon jeunesse. Je pense qu'il peut être lu à partir de 12 ans (plus jeune aussi mais n'ayant pas forcément tous les niveaux de compréhension, ce qui serait dommage).
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    Encore une dystopie qui fait froid dans le dos, qui fait aussi réfléchir quant à notre futur, notre libre-arbitre surtout.

    Ici, l'auteure (spécialisée en lecture jeunesse aux thèmes récurrents tels que la liberté, l'handicap, la mémoire) a imaginé une société totalitariste où les individus sont dénués d'émotions, pris en charge de leur naissance à leur mort , sans aucune prise de choix.
    Le héros de 12 ans, intelligent et curieux, découvre petit à petit ce microcosme. Lors d'une cérémonie, il apprend la fonction de son futur métier: il deviendra le dépositaire de la mémoire. Un ancien sage, nommé le Passeur lui restituera petit à petit tout le savoir de la communauté. On apprendra donc que ces habitants ne voient pas la couleur, n'entendent pas la musique, ne connaissent pas le soleil, ni la douleur.
    Un fardeau qu'il devra porter seul pour ne pas accabler les citoyens de ce trop-plein d'informations. Mais alors que fera vraiment notre héros?
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    Je me suis laissée emporter dans ce rôle d'observatrice, ne connaissant rien du sujet. J'étais avide de suivre le narrateur dans sa découverte de cet univers si bizarre. De me rendre compte en même temps que lui des dérapages, les questionnements sur la vieillesse, sur "l'élargissement" des êtres humains non tolérés (mais où vont-ils?), sur la docilité.
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    De format assez court, le récit se dévore d'une traite, avec un étonnement croissant et même fascinée par cette société "qui marche comme sur des roulettes, aux pieds de mouton".

    L'écriture est simple et fluide. La fin arrive assez vite et ouvre l'histoire par une suite (d'ailleurs 2 tomes sont déjà édités). J'ai fait le parallèle avec l'histoire de la place des personnes âgées dans la dystopie suédoise dont je vous ai déjà parlé : l'unité de Ninni Holmqvist.
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    Je me répète mais ce roman pourrait être lu par les adolescents qui parfois se plaignent de leur manque de liberté. Une réflexion qui amènera donc des questions salutaires.
    Un bon support scolaire. Proposez-le à vos élèves, chers Professeurs de français.

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    Couverture du livre « Le fils » de Lois Lowry aux éditions Ecole Des Loisirs

    Lunartic sur Le fils de Lois Lowry

    Ce roman est le dernier d'une tétralogie, mais rassurez vous ! Les quatre tomes peuvent se lire indépendamment, sans trop d'encombre. La preuve, je n'ai pas encore lu les deux tomes du milieu (même s'il faut résolument que je le fasse). Néanmoins, une lecture de l'ensemble peut apporter de la...
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    Ce roman est le dernier d'une tétralogie, mais rassurez vous ! Les quatre tomes peuvent se lire indépendamment, sans trop d'encombre. La preuve, je n'ai pas encore lu les deux tomes du milieu (même s'il faut résolument que je le fasse). Néanmoins, une lecture de l'ensemble peut apporter de la lumière sur certains éléments qui se répondent entre les tomes et ainsi une meilleure réflexion et une familiarité bienvenue. Le Fils suit l'histoire du Passeur, un roman pionnier de la littérature dystopique jeunesse que j'avais tout simplement adoré. Pour ceux qui aimaient à voir une fin ouverte au Passeur, ce qui permettait beaucoup d'interprétations enrichissantes de cette dernière, c'est loupé, mais je puis confirmer que cela en vaut la peine. Ce récit est en effet d'une richesse émotionnelle folle, j'ai cru que mon cœur allait en exploser. Dans un monde où les couples sont formés par le gouvernement et les bébés mis au monde par le biais de femmes porteuses, dans un monde sans émotions ni saveurs ni couleurs, l'histoire de cette jeune mère qui souhaite à tout prix faire partie de la vie de son enfant chéri est particulièrement touchante, éprouvante et belle. Ce sera un long périple, douloureux, tortueux, où même un soupçon de fantastique va s'inviter pour mieux servir les métaphores inspirantes de Lois Lowry, avec in fine des larmes qui perlent au coin des yeux et une odyssée de l'Humanité et de la force de l'amour maternel que je ne suis pas prête d'oublier.

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    Couverture du livre « Le Passeur » de Lois Lowry aux éditions Ecole Des Loisirs

    Lili-book'n'cook sur Le Passeur de Lois Lowry

    Imaginez un monde où les inégalités n'existent pas et où l'on ne sait ce qu'est la désobéissance. Imaginez un monde où l'harmonie règne dans chaque foyer. Impossible me dire-vous ! Mais pour vivre dans une telle société, la suppression des émotions est indispensable. Horreur, criez-vous ! Mais...
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    Imaginez un monde où les inégalités n'existent pas et où l'on ne sait ce qu'est la désobéissance. Imaginez un monde où l'harmonie règne dans chaque foyer. Impossible me dire-vous ! Mais pour vivre dans une telle société, la suppression des émotions est indispensable. Horreur, criez-vous ! Mais peut-on se sentir prisonnier lorsque l'on a connu que ça ? C'est ce que va découvrir Jonas, 12 ans, après la grande cérémonie présidée par le Comité des sages où ceux-ci attribuent à tous les enfants de cet âge leurs futures fonctions au sein de la communauté. Jonas ignore encore qu'un destin exceptionnel l'attend... A remettre dans toutes les mains, qu'elles soient petites ou grandes, cette dystopie philosophique est tout simplement fascinante et profonde. La douceur narrative de Lois Lowry ajoute pour beaucoup à mon immense coup de cœur pour ce livre surprenant, où le devoir de mémoire est si finement abordé.

    Jonas vit dans un monde où les sentiments n'existent pas. Tout comme les couleurs, et même la mort. La notion même d'individu n'a aucun sens dans cette société où tout est organisé selon le Comité des sages. Les hommes et les femmes ne se choisissent pas, mais à leur demande, sont soumis à une étude approfondie avant d'être uni à quelqu'un. Il y va de même pour les enfants après une surveillance accrue du couple pendant trois ans. Ici point de grossesses au sein des familles, mais une vocation de mères porteuses. Aucune filiation, aucune émotion. Les personnes trop âgées et les nouveaux-nés inaptes sont également "élargis" sans que l'on sache exactement ce que cela signifie.

    Tandis que chaque année se déroule la Cérémonie des enfants par groupe d'âge, vient le tour des "presque-douze ans" dont fait parti Jonas. Déterminante, cette cérémonie vise à déterminer quel sera le rôle de chacun dans cette communauté. Jonas y est alors désigné comme le nouveau dépositaire de mémoire, place hautement importante, si ce n'est la plus importante. Auprès de l'actuel dépositaire, le jeune garçon va découvrir les souvenirs des générations passées, quand les animaux, la douleur et l'amour existaient encore. Comment réagira notre jeune héros face à cette prise de conscience ?

    C'est avec un enthousiasme non dissimulé que je vous conseille la lecture de ce roman jeunesse ! De la maîtrise du scénario à la philosophie qui s'en dégage, Lois Lowry écrit un livre parfait et toujours actuel. Publié en France en 1994, cette dystopie nous entraîne dans une société aseptisée où tout est cadré et surveillé, mais toujours avec une désarmante bienveillance.

    Précurseur du genre bien avant Divergente et compagnie, celui-ci se distingue par son calme et sa non-violence, qualité grandement salvatrice dans une époque comme la nôtre... Mais se sont surtout ses thèmes et la façon dont ils sont détaillés qui rendent la dimension dystopique intéressante et pertinente.

    En renvoyant Jonas aux souvenirs de l'humanité à travers les yeux du dépositaire, l'auteure nous renvoie à notre propre devoir de mémoire, mais aussi à ces choix qui feront le monde de demain. C'est avec clairvoyance que notre humanité apparaît comme le bien le plus précieux. Au côté de Jonas, nous redécouvrons les petits et grands bonheurs comme sentir le vent frôler notre visage ou encore le picotement du froid et de la neige. Mais si bien-être il y a, la douleur n'est jamais loin, indispensable complémentarité à l'équilibre de l'homme.

    Critique d'une société où se répand l'uniformisation, c'est avec une sincérité et une simplicité dans l'écriture que Lois Lowry réussit à faire transpirer la candeur enfantine pour révéler l'essentiel. Coup de cœur fatal !

    Premier tome, sans le savoir, d'une tétralogie, j'ai hâte de retrouver l'univers de la romancière ! Ne me reste plus qu'à visionner l'adaptation ciné du dit roman qui, apparemment, n'est pas terrible...

    http://bookncook.over-blog.com/2019/09/mercredi-jeunesse-le-passeur-lois-lowry.html

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    Couverture du livre « Le Passeur » de Lois Lowry aux éditions Ecole Des Loisirs

    Calimero29 sur Le Passeur de Lois Lowry

    Ce livre appartient à la catégorie lecture jeunesse et dystopie; je n'aurais jamais lu ce livre, adulte bien avancée dans la vie et peu intéressée par la littérature de l'imaginaire si je n'avais voulu aider mon petit-fils qui a eu cet ouvrage au programme de 3ème.
    Ce roman d'anticipation a le...
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    Ce livre appartient à la catégorie lecture jeunesse et dystopie; je n'aurais jamais lu ce livre, adulte bien avancée dans la vie et peu intéressée par la littérature de l'imaginaire si je n'avais voulu aider mon petit-fils qui a eu cet ouvrage au programme de 3ème.
    Ce roman d'anticipation a le mérite de pouvoir être lu aussi bien par des adolescents que par des adultes car il permet des niveaux de lecture différents.
    Pour l'adulte que je suis, il est glaçant même s'il se termine sur l'espoir d'échapper à une société qui contrôle entièrement les êtres humains qui la composent au point d'en faire des robots sans âme; c'est une allégorie de ce que pourraient devenir nos sociétés dans le futur si nous laissons nos libertés être contrôlées par des entités anonymes (voir l'actualité avec, entre autres, le scandale des vols de données personnelles par Facebook). On n'en est heureusement pas arrivé à la société dépersonnalisée décrite par l'auteur dans laquelle c'est un comité de Sages qui choisit votre conjoint, ce sont des mères porteuses dont c'est le métier qui portent les bébés qui sont ensuite attribués aux couples par le comité en fonction de critères précis et soigneusement élaborés à raison d'un garçon et d'une fille, toutes les actions individuelles sont réglées et contrôlées, un haut parleur dans la ville et dans chaque maison avertit, morigène, donne des directives. Les personnes âgées ou qui n'acceptent pas le carcan sont "élargies" et tout le monde pense qu'elles sont parties dans une autre communauté où elles seront heureuses.
    Afin d'assurer un contrôle total de la société, tous les souvenirs ont été effacés et un seul homme, le passeur en est dépositaire afin de conseiller le comité dans ses décisions; avec cet effacement, ont disparu les sensations de bonheur, douleur, amour, rendant la vie de chacun aseptisée et seul le passeur peut les ressentir. Un enfant, Jonas, 12 ans, a été choisi pour prendre la relève ; il va recevoir chacun des souvenirs effacés, les heureux comme les douloureux ; chaque souvenir transmis allège le vieux passeur et alourdit l'enfant ; sa conscience va s'éveiller en même temps que les souvenirs passent du vieil homme épuisé à lui et avec elle, les doutes sur le fonctionnement de la société.
    Le catalyseur viendra du bébé confié à son père afin que celui-ci s'assure qu'il sera apte à la vie dans la communauté ; ce n'est pas le cas donc il est décidé que le bébé sera « élargi » ; Jonas sait maintenant ce que ce terme recouvre, il s'est attaché au bébé au fur et à mesure qu'il absorbait les sentiments gommés ; il décide de se sauver avec le bébé pour trouver une communauté qui les accueille.
    Le personnage du passeur montre que les souvenirs, les sentiments sont indispensables puisque même un type de société tel que décrit doit les préserver afin de s'en inspirer ; ce qui nous rend humain et non des robots, c'est la somme des bonheurs et des douleurs qui nous alourdissent mais nous grandissent aussi. Ils nous permettent d'exercer notre libre arbitre même si le chemin n'est pas parsemé de pétales de rose. Notre liberté, c'est avoir le choix fondé sur l'expérience acquise, qu'elle soit individuelle ou collective.
    Une belle réflexion autour d'une histoire agréable à lire et difficile à lâcher.

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