Liane Moriarty

Liane Moriarty

Née en 1966, la romancière australienne Liane Moriarty est l'auteur de six best-sellers dont Le Secret du mari, phénoménal succès aux Etats-Unis et en France, et traduit dans 55 pays.

Petits secrets, grands mensonges, son deuxième roman traduit en français, est adapté en série en 2017 sous son t...

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Née en 1966, la romancière australienne Liane Moriarty est l'auteur de six best-sellers dont Le Secret du mari, phénoménal succès aux Etats-Unis et en France, et traduit dans 55 pays.

Petits secrets, grands mensonges, son deuxième roman traduit en français, est adapté en série en 2017 sous son titre original "Big Little Lies" par HBO et diffusé en France sur OCS.

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Avis (32)

  • Couverture du livre « Petits secrets, grands mensonges » de Liane Moriarty aux éditions Lgf

    Dominique Lemasson sur Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty

    « Comme elles prenaient leur rôle de mère au sérieux ! Il fallait les voir, avec leur petit visage affolé, leur démarche dynamique et leur air important lorsqu'elles pénétraient dans l'école, fesses moulées dans leur tenue de gym, queue-de-cheval au vent, regards rivés sur l'écran de leur...
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    « Comme elles prenaient leur rôle de mère au sérieux ! Il fallait les voir, avec leur petit visage affolé, leur démarche dynamique et leur air important lorsqu'elles pénétraient dans l'école, fesses moulées dans leur tenue de gym, queue-de-cheval au vent, regards rivés sur l'écran de leur téléphone portable au creux de la main telle une boussole ».
    « D’après ce que j’ai compris, tout cela tient à la bataille acharnée que se livrent les mères au foyer et celles qui font carrière. Comment ils appellent ça déjà ? Mummy Wars. Mon épouse est restée en dehors de ça, elle n’a pas de temps à perdre. »
    « L’école s’est retrouvée divisée en deux. C’était comme…je ne sais pas…une guerre civile. Vous étiez soit dans le camp de Madeline soit dans le camp de Renata ».
    Le décor est planté, on sait dès le début que la « soirée quiz » s’est mal terminée et on s’attend, en remontant six mois en arrière, à vivre une sorte de safari dans une réserve de mères de famille avec les rivalités, jalousies, médisances inévitables d’autant que nous sommes dans une école d’enfants rois dont certains seraient, de sources maternelles sûres, des précoces ou des surdoués, ce qui, pour les génitrices, est la même chose. Ce pourrait être amusant et banal à la fois, vite écrit, vite lu et vite oublié. Mais ici, il y a du talent, beaucoup de talent et des choses à dire. La construction d’abord, cachotière comme il se doit, en référence au titre. Il s’est passé un événement grave (la police enquête) mais on ignore lequel et quels en ont été les protagonistes. On va donc revenir en arrière avec les principales « figures » de l’école.
    Les personnages correspondent bien à ce qu’on attendait sans jamais verser dans la caricature, la « flamboyante » est flamboyante mais pas uniquement, une amitié sincère se crée, des difficultés se partagent même si tout ne se dit pas car tout ne peut pas se dire. L’arrivée de la jeune mère célibataire, scindant la tribu en deux clans, sera le révélateur provoquant, comme dans un laboratoire de chimie, la réaction explosive finale. La mécanique fonctionne très bien et le mystère est soigneusement entretenu jusqu’à la chute finale. Sur le chemin, seront abordés aussi finement qu’agréablement, des thèmes aussi variés que : les familles recomposées, la difficulté du métier d’enseignant, celle d’élever seule un enfant, les problèmes de l’adolescence et de la relation mère-fille, la difficulté à prendre pour argent comptant la parole des enfants, les dangers d’internet, celui des cocktails trop alcoolisés et les violences conjugales.
    De courts chapitres en courts chapitres, de mère en mère ou de liane en liane (puisque nous étions partis pour un safari), de drôleries (les réponses faites à la police sur la « soirée quiz ») en petits secrets, là où l’on s’attendait à se moquer des travers de ces mères de famille de banlieue chic, on découvre en même temps qu’un excellent polar psychologique un manifeste féministe de qualité. Que demander de plus ?

  • Couverture du livre « Petits secrets, grands mensonges » de Liane Moriarty aux éditions Lgf

    Daniel Paraire sur Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty

    Bourgeoises bien sous tous rapports, toujours prêtes à rendre service en échange d’un potin, d’une confidence. Savoir critiquer ses amies en leur faisant croire que c’est une autre qui lui a dit. L’art de dénigrer son prochain, quitte à prêcher le faux pour savoir le vrai. Une pure merveille. ...
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    Bourgeoises bien sous tous rapports, toujours prêtes à rendre service en échange d’un potin, d’une confidence. Savoir critiquer ses amies en leur faisant croire que c’est une autre qui lui a dit. L’art de dénigrer son prochain, quitte à prêcher le faux pour savoir le vrai. Une pure merveille. On suit tous les personnages, ne sachant jamais où l’auteure veut nous amener. Qui brutalise les enfants. Quels sont tous ces petits secrets jalousement cachés. Petit à petit l’intrigue se met en place et on ne peut plus fermer le livre tant on a envie de connaître le dénouement.

  • Couverture du livre « Un peu, beaucoup, à la folie » de Liane Moriarty aux éditions Albin Michel

    Chantal Yvenou sur Un peu, beaucoup, à la folie de Liane Moriarty

    Si l’on reprend les choses dans l’ordre, Liane Moriarty nous rapporte un fait divers plutôt banal. Oui mais voilà, lorsque les événements sont distillés au compte goutte, dans le désordre et avec des éléments manquants façon puzzle, la nature humaine et surtout le cerveau du lecteur est ainsi...
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    Si l’on reprend les choses dans l’ordre, Liane Moriarty nous rapporte un fait divers plutôt banal. Oui mais voilà, lorsque les événements sont distillés au compte goutte, dans le désordre et avec des éléments manquants façon puzzle, la nature humaine et surtout le cerveau du lecteur est ainsi fait qu’avoir affaire à des personnages pour en savent plus que lui et prennent un malin plaisir à faire des sous-entendus, ça l’excite terriblement et produit une compulsion à trouver les pages encore et encore!
    Pas question de révéler quoi que ce soit, au risque de faire baisser cette tension jubilatoire. Disons quand même que l’affaire se déroule dans une zone résidentielle plutôt chic. Derrière les murs des pavillons coquets, cependant, les familles dissimulent des secrets, des traumatismes, des remords ou des regrets. Et c’est à partir d’une de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé, un barbecue entre voisins, qu’un drame se produit. Il faudra patienter quelques centaines de pages pour tout comprendre.
    L’auteur manie le scalpel avec adresse pour dévoiler l’intimité de ses personnages. Sans négliger de jeter en pâture quelques fausses pistes, histoire de corser la réflexion.
    Les bons, les méchants, les victimes, les coupables, tout n’est pas si simple. D’autant que que l’évolution est possible.
    En filigrane , les problèmes existentiels de la middle class australienne apparaissent bien superposables à ceux que rencontrent un peu partout dans le monde les familles qui n’ont pas à lutter pour survivre.

    Aussi addictif que les précédents romans, de Liane Moriarty.

    Un mot sur la traduction du titre, Trudly, madly, guilty, , par grand chose à voir avec Un peu, beaucoup à la folie, qui de plus induit une confusion avec d’autres romans ou films portant le même titre.

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