Leonora Miano

Leonora Miano

Léonora Miano est née en 1973 à Douala. Installée en France depuis 1991, elle est l'auteure d'une oeuvre remarquable. Léonora Miano a reçu le Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire pour l'ensemble de son oeuvre, en 2012. Lui a été décerné le Prix Femina pour son roman La saison de l'ombre (Gras...

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Léonora Miano est née en 1973 à Douala. Installée en France depuis 1991, elle est l'auteure d'une oeuvre remarquable. Léonora Miano a reçu le Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire pour l'ensemble de son oeuvre, en 2012. Lui a été décerné le Prix Femina pour son roman La saison de l'ombre (Grasset, 2013).

Articles (6)

Avis (27)

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    Couverture du livre « La saison de l'ombre » de Leonora Miano aux éditions Pocket

    Dominique Sudre sur La saison de l'ombre de Leonora Miano

    Il y a quelques mois, j’avais eu le plaisir d’assister à une lecture par Léonora Miano de ses prochains livres (parus depuis) au musée Dapper, occasion pour moi de découvrir cette auteure et d’acheter « la saison de l’ombre » que je viens de terminer.
    Me voilà donc plongée dans la saison de...
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    Il y a quelques mois, j’avais eu le plaisir d’assister à une lecture par Léonora Miano de ses prochains livres (parus depuis) au musée Dapper, occasion pour moi de découvrir cette auteure et d’acheter « la saison de l’ombre » que je viens de terminer.
    Me voilà donc plongée dans la saison de l’ombre, celle où les femmes dont « les fils n’ont pas été retrouvés » sont mises à l’écart dans une case loin du village. Car devant l’incompréhension des hommes il faut bien des coupables et bien évidement celles-ci sont toutes désignées. Mais c’est sans compter sur la force de certaines d’entre-elles, ces femmes qui veulent comprendre, découvrir, savoir où sont passés les douze hommes qui n’ont pas été retrouvés à la suite du grand incendie qui a ravagé une partie du village.
    Léonora Miano nous embarque au loin, dans les croyances et l’ignorance, dans les habitudes et les coutumes, dans le mysticisme animiste, aux côtés des hommes médecine ou des chefs de tribus. Elle situe son histoire dans l’époque et les lieux de la traite subsaharienne et de l’esclavage, vus pour une fois non pas au travers de nos regards d’européens, mais bien de l’intérieur par les peuples africains qui les ont vécus au plus intime, en étant soit les complices des étrangers aux pieds de poule, soit leurs victimes. Mais tous sont toujours finalement victimes de la cupidité, de l’inhumanité, de l’ombre qui apparait en cette saison et qui s’est avérée si sombre pour tant d’hommes et de femmes. Et chacun peut ici s’identifier à tout ou partie de ces vies, de ces émotions, de ces aventures humaines terribles qui font que la vie de chaque individu constitue au final l’histoire profonde d’un pays ou d’un continent.
    C’est un très beau livre très bien écrit, mais qui est un peu ardu à suivre. Je me suis longuement perdue dans ce texte, en particulier du fait de ces prénoms aux consonances tellement similaires, les hommes sont Mukano, Mutango, ou Mukimbo, les femmes Eyabe, Ebeise, Ekesi, j’ai donc relu plusieurs fois quelques paragraphes pour comprendre et c’est dommage car cela nuit à la fluidité de l’histoire et au rythme de la lecture. Je me suis interrompue souvent mais j’ai finalement terminé le roman et apprécié l’écriture et le rythme de l’intrigue et surtout la force de ces femmes qui doivent lutter pour affirmer leurs droits, leur place dans leurs tribus, et leur liberté d’exister.

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    Couverture du livre « La saison de l'ombre » de Leonora Miano aux éditions Pocket

    Sophie Gauthier sur La saison de l'ombre de Leonora Miano

    Quelles traces reste-t-il des arrachements vécus lors de la traite négrière? L'écriture ensorcelante de Léonora Miano explore les replis du temps pour raconter la quête du clan Mulongo face à la disparition de douze des leurs, après l'incendie de leur village. Les mères de dix d'entre eux sont...
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    Quelles traces reste-t-il des arrachements vécus lors de la traite négrière? L'écriture ensorcelante de Léonora Miano explore les replis du temps pour raconter la quête du clan Mulongo face à la disparition de douze des leurs, après l'incendie de leur village. Les mères de dix d'entre eux sont mises à l'écart, comme anéanties par la perte de leur fils aîné. Quêtant des réponses dans les songes, dans les infimes vibrations d'un monde menaçant, les femmes pressentent l'ombre qui s'avance et les infinies douleurs à venir.
    La prose incantatoire et tragique de ce somptueux roman agit comme un envoûtement et nous transmet un savoir archaïque, issu des corps et des âmes dont l'errance s'inscrit dans un outre-temps que, seul, le chagrin nous rend familier. A l'image des personnages appréhendant un monde insoupçonné, le lecteur ne pénètre dans cette Saison de l'ombre qu'en abandonnant ses certitudes et ses repères pour se laisser emporter par la puissance de ce magnifique chant funèbre.

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    Couverture du livre « Contours du jour qui vient » de Leonora Miano aux éditions Pocket

    Galirad sur Contours du jour qui vient de Leonora Miano

    En général, un romancier part d’éléments de la réalité pour créer l’univers de son livre et parvient à construire une fiction autour de ce qu’il a pêché de-ci, de-là. Dans "Contours du jour qui vient" Léonora Miano a entrepris la démarche inverse : c’est à partir d’une fiction, qu’elle...
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    En général, un romancier part d’éléments de la réalité pour créer l’univers de son livre et parvient à construire une fiction autour de ce qu’il a pêché de-ci, de-là. Dans "Contours du jour qui vient" Léonora Miano a entrepris la démarche inverse : c’est à partir d’une fiction, qu’elle divulguera une réalité bien connue d’elle même. Elle ne s’autorise à dévoiler ce qu’elle a vécu dans son Afrique natale, et ce qui continue de s’y tramer, qu’au travers d’un monde semblant émerger entièrement de son imaginaire.
    Elle raconte dans une langue toute poétique la ruine du Mboasu, pays inscrit sur aucune carte, mais où, comme en Afrique centrale, on se bat, on méprise les droits de chacun et où l’obscurantisme de la religion est parvenu à enchaîner des milliers d’âmes.
    Elle a choisi de conter cet univers par le prisme d’une gamine de douze ans, pour ainsi, conserver une relative fraîcheur et une naïveté toute particulière à son histoire.
    Musango, tel est son nom, s’est vue durement accusée de sorcellerie et donc rejetée par sa mère. Tous les trois ans que dure le roman, cette enfant sera à la recherche de cette mère démissionnaire qu’elle ne pourra, cependant, cesser d’aimer. Lors de sa quête, elle croisera différentes personnages, tous symbolisant à leur manière, une frange de la population constituant l’Afrique d’aujourd’hui. Mais le plus extraordinaire est que malgré cette débâcle étalée, l’auteure parvient à faire passer un message d’espoir qui dit combien elle chérit ce pays inventé qui l’a vu naître !
    Le seul bémol que j’ apposerai est, que souvent, seuls les auteurs de filiation étrangère s’autorisent à fustiger la terre de leurs origines pour au bout du compte parler d’un acte d’amour. Tout autre qui s’y risquerait, passerait incontestablement pour un xénophobe patenté.

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    Couverture du livre « Contours du jour qui vient » de Leonora Miano aux éditions Pocket

    Sophie Gauthier sur Contours du jour qui vient de Leonora Miano

    Vraiment un roman magnifique ! D'une écriture ample, à la richesse chatoyante.Il y a tant de choses à y lire et tout y est dit d'une manière si précise et si belle que je voudrais tout citer ! "Epouser les contours du jour qui vient" une leçon profonde et subtile de l'individuel à l'universel....
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    Vraiment un roman magnifique ! D'une écriture ample, à la richesse chatoyante.Il y a tant de choses à y lire et tout y est dit d'une manière si précise et si belle que je voudrais tout citer ! "Epouser les contours du jour qui vient" une leçon profonde et subtile de l'individuel à l'universel.
    C'est aussi la superbe métaphore de l'Afrique et un roman bouleversant sur l'amour malgré tout et le pardon. J'ai juste envie de le relire encore !

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