Léonor De Récondo

Léonor De Récondo
Née en 1976, Léonor de Récondo vit à Paris. Elle a publié en 2010 un premier roman, La Grâce du cyprès blanc (Le temps qu'il fait). Violoniste virtuose, elle se produit régulièrement avec de nombreuses formations, comme Le Poème Harmonique, Les Talens Lyriques, Les Musiciens du Louvre, Le Concert... Voir plus
Née en 1976, Léonor de Récondo vit à Paris. Elle a publié en 2010 un premier roman, La Grâce du cyprès blanc (Le temps qu'il fait). Violoniste virtuose, elle se produit régulièrement avec de nombreuses formations, comme Le Poème Harmonique, Les Talens Lyriques, Les Musiciens du Louvre, Le Concert Spirituel et La Petite Bande. En 2004, elle a fondé L'Yriade (ensemble de musique baroque). Elle a enregistré plusieurs CD (Deutsche Grammophon, EMI, Harmonia Mundi) et des DVD pour Musica Lucinda

Avis sur cet auteur (129)

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    Couverture du livre « La leçon de ténèbres » de Léonor De Récondo aux éditions Stock

    Matatoune sur La leçon de ténèbres de Léonor De Récondo

    Avec « La leçon des ténèbres », Léonor de Recondo inscrit son nom dans cette collection originale « Ma nuit au musée » initiée par Alina Gurdiel.
    Léonor de Recondo s’invite une nuit dans la maison – musée de Tolède pour y retrouver Doménikos Theotokópoulos, dit El Gréco.
    Cette rencontre n’est...
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    Avec « La leçon des ténèbres », Léonor de Recondo inscrit son nom dans cette collection originale « Ma nuit au musée » initiée par Alina Gurdiel.
    Léonor de Recondo s’invite une nuit dans la maison – musée de Tolède pour y retrouver Doménikos Theotokópoulos, dit El Gréco.
    Cette rencontre n’est pas fortuite. Les liens qui unissent Léonor de Recondo et le peintre le plus grec de Tolède sont nombreux. L’auteur va les présenter au fur et à mesure de cette nuit où la chaleur reste accablante.
    C’est un régal d’accompagner la violoniste, ici écrivaine, dans la recherche de cet artiste devenu fantôme malgré les tableaux qui les entourent. Les caméras du musée sont certes branchées. Elles empêchent l’intimité dans cette nuit caniculaire.
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2020/02/17/la-lecon-de-tenebres-leonor-de-recondo/

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    Couverture du livre « La leçon de ténèbres » de Léonor De Récondo aux éditions Stock

    Dominique Sudre sur La leçon de ténèbres de Léonor De Récondo

    Quel rapport entre un peintre né en 1521 et Léonor de Recondo ?
    Quel rapport entre Tolède et Paris.
    Entre la peinture et le violon ?
    Avec "Une leçon de ténèbres" Léonor de Recondo nous fait passer une nuit magique dans le musée de Tolède où se trouvent les œuvres de Domenikos Theotokopoulos,...
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    Quel rapport entre un peintre né en 1521 et Léonor de Recondo ?
    Quel rapport entre Tolède et Paris.
    Entre la peinture et le violon ?
    Avec "Une leçon de ténèbres" Léonor de Recondo nous fait passer une nuit magique dans le musée de Tolède où se trouvent les œuvres de Domenikos Theotokopoulos, dit El Greco.
    Ce peintre dont j'avais apprécié l'expo proposée cet hiver par le Grand Palais est ici le partenaire d'une nuit de passion amoureuse, celle de l'art et de la beauté, de l'absolu vers lequel tendent tous les artistes à travers les âges.
    Ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/02/04/une-lecon-de-tenebres-leonor-de-recondo/

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    Couverture du livre « La leçon de ténèbres » de Léonor De Récondo aux éditions Stock

    Henri-Charles Dahlem sur La leçon de ténèbres de Léonor De Récondo

    Je t’aime, Doménikos,
    cette nuit, je te suivrai à dos de mule,
    j’arpenterai avec délices
    les sentiers de terres rouges de Castille,
    je traverserai l’embrasement de l’air
    sans complainte,
    pénitente comme il se doit,
    pénitente comme tu aimes,
    à genoux,
    les yeux remplis de larmes.
    Elles...
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    Je t’aime, Doménikos,
    cette nuit, je te suivrai à dos de mule,
    j’arpenterai avec délices
    les sentiers de terres rouges de Castille,
    je traverserai l’embrasement de l’air
    sans complainte,
    pénitente comme il se doit,
    pénitente comme tu aimes,
    à genoux,
    les yeux remplis de larmes.
    Elles seront un coup de pinceau sur ma pupille
    dans la transparence
    de ta peinture blanche.

    Léonor de Récondo a passé une nuit dans la maison-musée du Greco à Tolède en espérant pouvoir déclarer son amour au peintre. Avec une arme secrète, son violon, elle va lui offrir la plus belle des Leçon de ténèbres.

    Enfermer des écrivains une nuit dans un musée. L’idée émane d’Alina Gurdiel qui en a eu l’idée après un séjour sur l’île japonaise de Naoshima. Elle séjournait dans un hôtel contigu au musée et, n’arrivant pas à dormir, s’est retrouvée seule au milieu des œuvres d’art. «Petit à petit m’est venue l’idée, et l’envie surtout, d’enfermer des écrivains dans un musée et qu’ils vivent cette expérience pour la raconter. Quel rapport avons-nous exactement à l’art? Et aux musées? Chaque écrivain va raconter ce moment étrange, de solitude dans un endroit où d’habitude on ne peut ni dormir ni être seul. Chaque texte sera différent, inédit, forcement étonnant, personnel, amusant…»
    Kamel Daoud a inauguré la collection «Ma nuit au musée» avec Le peintre dévorant la femme. Comme pour les deux titres qui ont suivi, Marcher jusqu'au soir de Lydie Salvayre et Nuit espagnole d’Adel Abdessemed, il a passé la nuit au musée Picasso. Trois variations autour d’un même artiste que Léonor de Récondo aurait sans doute pu poursuivre, mais elle a préféré retrouver un musée qu’elle a découvert dans sa jeunesse avec ses parents, celui dédié au Greco à Tolède.
    Le rendez-vous est fixé un soir de juin caniculaire. Venant de Madrid où elle a pu retrouver ses habitudes d’«Espagnole», elle doit à un contrôleur de train compréhensif le fait d’avoir pu rejoindre Tolède à l’heure prévue, car le TGV qui reliait la capitale du pays à de la région Castille-La Manche était complet.
    Quelquefois, il faut un peu provoquer la chance… surtout quand on veut retrouver un peintre soi-disant mort il y a plusieurs siècles.
    En pénétrant dans le musée construit au début du siècle et censé reconstituer la maison du peintre, il n’est toutefois pas là pour l’accueillir. Seuls les gardes face à leur système de vidéosurveillance s’amusent de cette curieuse initiative et ne tardent pas à laisser la visiteuse déambuler à son gré dans le patio, le jardin, la chapelle et les pièces d’exposition plongées dans l'obscurité.
    Une ambiance propice à un rendez-vous amoureux, mais pas vraiment à l’analyse des œuvres d’art, éclairées à la lumière d’un smartphone.
    Reste à apprivoiser Doménikos Theotokópoulos, le «Grec de Tolède» qu’on finira par appeler Le Greco. Pour la réussite de cette entreprise Léonor a pris soin de se rendre d’abord à la cathédrale où la coutume veut que l’on caresse une pierre protectrice si l’on veut que ses projets se concrétisent. Léonor imagine que Doménikos a fait ce geste un siècle avant elle, avant de réaliser sa première commande justement destinée à orner l’édifice religieux. S’il veut vivre de son art, il doit réussir après avoir quitté sa Crête natale pour Venise, puis Rome, puis Madrid où il n’a pas pu s’imposer.
    Délaissant la biographie classique, la romancière choisit de nous livrer les éléments marquants de la vie de son amoureux, l’enfant qui trouve une vipère sur son chemin et court chercher refuge dans l'église u encore, quelques années plus tard, son choix de quitter la Crête et de s’installer à Venise, de laisser derrière lui la belle Ariana qui mourra peu après ou encore les tentatives de travailler à Rome puis à Madrid.
    Enfin l’arrivée en 1577 à Tolède, considérée alors comme «la capitale spirituelle de l'Espagne».
    C’est là, à quelques mètres du musée, qu’il finira par poser ses bagages et qu’il réalisera ses œuvres incomparables aux couleurs brillantes et aux ombres douces qui fascinent Léonor:
    « Étirements de bleu
    éclairs de blanc,
    percées de vert,
    étincelles de rouge,
    chevauchées de brun,
    dentelles de gris. »
    C’est là aussi qu’il rencontrera Jerónima et qu’elle mettra au monde leur fils Jorge Manuel auquel il essaiera de transmettre son art. Un fils que l’on retrouve sur l’une de ses toiles les plus emblématiques, la Vue et plan de Tolède.
    Mais alors que la nuit s’avance, Le Greco ne semble pas devoir réagir à la sensible déclaration d’amour qui lui est faite, contrairement au garde de nuit qui entend jouer de la sensualité de ce moment.
    Il reste toutefois un atout majeur dans le jeu de la visiteuse, son violon. Les notes envoûtantes parviendront-elles à convaincre Doménikos?
    Pourra-t-il résister à La leçon de Ténèbres? (Le titre du livre fait en effet référence à un genre musical créé en France au XVIIe siècle et destiné au premier des trois nocturnes qui accompagnent chaque office des Ténèbres, c’est-à-dire les matines et les laudes). Vous le découvrirez en même temps que la belle invitation à (re)découvrir une œuvre et/ou à filer toutes affaires cessantes à Tolède.
    https://urlz.fr/bM9q

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    Couverture du livre « Manifesto » de Léonor De Récondo aux éditions Sabine Wespieser

    HEIM sur Manifesto de Léonor De Récondo

    Un de mes coups de coeur 2019, j'ai eu le plaisir de rencontrer Leonor de Recondo sur le salon du livre pour dédicacer ce magnifique récit.
    C'est un magnifique roman mêlant à la fois la vie, la mort, l'amour, l'amitié, un flot d'émotions inonde le lecteur face à cette belle écriture fluide,...
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    Un de mes coups de coeur 2019, j'ai eu le plaisir de rencontrer Leonor de Recondo sur le salon du livre pour dédicacer ce magnifique récit.
    C'est un magnifique roman mêlant à la fois la vie, la mort, l'amour, l'amitié, un flot d'émotions inonde le lecteur face à cette belle écriture fluide, sans artifice.
    La double narration proposant de courts chapitres permet au lecteur de passer du présent, dans la chambre d'hôpital d'un mourant, au passé, théâtre de la rencontre entre le personnage et Ernest Hemingway dans les années 1930 en Espagne au moment de la guerre civile en Espagne. Ces deux romans dans un seul avec au centre le même personnage, à savoir le père de l'auteure, nous amène deux époques, deux atmosphères mais en même temps la réalité du temps qui passe, de la vieillesse et de la fin de vie.
    La partie consacrée à la veille du père dans la chambre d'hôpital par la mère et la fille pourrait sembler longue et sans grand intérêt et pourtant Leonor de Recondo parvient à faire entrer le lecteur dans l'intimité de cette famille en en devenant presque un membre à part entière.
    Une lecture belle et lumineuse qui s'achève bien trop vite !

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