Leif Davidsen

Leif Davidsen
Correspondant pour la radio et la télévision danoises en Espagne, puis à Moscou et dans divers pays de l'Est, Leif Davidsen s'est spécialisé dans l'histoire de la chute du communisme. Il est aujourd'hui réalisateur de documentaires et auteur de romans noirs très populaires en Scandinavie. En Fra... Voir plus
Correspondant pour la radio et la télévision danoises en Espagne, puis à Moscou et dans divers pays de l'Est, Leif Davidsen s'est spécialisé dans l'histoire de la chute du communisme. Il est aujourd'hui réalisateur de documentaires et auteur de romans noirs très populaires en Scandinavie. En France, il a publié Le Dernier Espion (Gaïa, 1996 ; Folio policier), Un Russe candide (Gaïa, 1997), La Chanteuse russe (Gaïa, 1999 ; Babel noir n° 45), La Photo de Lime (Gaïa, 2000 ; Folio policier), Le Danois serbe (Gaïa, 2001 ; Folio policier), La Femme de Bratislava (Gaïa, 2004 ; Folio policier), L'Ennemi dans le miroir (Gaïa, 2006 ; Folio policier), L'Epouse inconnue (Gaïa, 2007 ; Babel noir n° 24), A la recherche d'Hemingway (Gaïa, 2010).

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « L'épouse inconnue » de Leif Davidsen aux éditions Gaia

    GeorgesSmiley sur L'épouse inconnue de Leif Davidsen

    C’est l’été, le moment de se faire plaisir, de s’installer en terrasse pour savourer un cocktail bien frais. La carte est jolie, il y a des tas de nouveaux noms, on étudie, on hésite et puis, finalement, on prend toujours le même parce qu’on sait qu’on ne sera pas déçu. On voudrait changer,...
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    C’est l’été, le moment de se faire plaisir, de s’installer en terrasse pour savourer un cocktail bien frais. La carte est jolie, il y a des tas de nouveaux noms, on étudie, on hésite et puis, finalement, on prend toujours le même parce qu’on sait qu’on ne sera pas déçu. On voudrait changer, explorer de nouvelles saveurs, mais rien à faire, on y revient toujours, c’est comme ça.
    Exactement comme avec Leif Davidsen, on sait à quoi s’attendre, la qualité est toujours au rendez-vous-même si la trame générale est presque toujours identique : une aventure qui commence à Copenhague et très vite se poursuit du côté de Moscou. Le rapport de la Russie avec ses petits voisins de l’Ouest offre des scenarii illimités et toujours de qualité chez cet auteur, qui ne manque jamais d’évoquer l’histoire et la culture russe, les questions géostratégiques et ici, en prime, le rapport des Japonais à l’effort et au travail.
    Marcus, gentil Danois rencontre Nathalie à Moscou. Coup de foudre réciproque, ils se marient et rentrent au Danemark. Ils sont heureux et sans enfant. Et puis, un jour, dix ans plus tard :
    "J'aimerais faire une croisière sur ce bateau, m'a dit ma Nathalie, nous embarquant tous deux dès cet instant, devant notre table de cuisine, pour le voyage fatal qui a transformé notre vie pour toujours, même si ce changement avait déjà commencé de longue date sans que je m'en sois aperçu. »
    Voici le couple embarqué pour une croisière de Moscou à Saint-Petersbourg, lui rendu quasiment sourd et muet par la barrière de la langue, elle toute à sa joie de reparler russe et de s’amuser à bord… jusqu’à ce que, dès la première escale, elle disparaisse. Il interrompt son voyage pour se lancer à sa recherche et les ennuis commencent. La police se montre si peu coopérative (euphémisme) qu’il se retrouve délesté de ses roubles et sévèrement contusionné. Où est passé sa femme, qui est-elle vraiment, quels secrets lui cachait-elle, pourquoi l’a-t-elle quitté, comment la retrouver ? Avec comme seul soutien un gamin des rues, il va lui falloir affronter la mafia, la police corrompue, les indépendantistes tchétchènes et un oligarque russe. Et c’est là qu’on doit se souvenir que les gentils Danois d’aujourd’hui sont les descendants des redoutables Vikings et que, pour paisibles qu’ils semblent être, ils ne manquent pas de ressources. Le suspens est vraiment très réussi, la vérité n’éclatant qu’en toute fin de roman avec une scène très cinématographique dans un ancien camp désaffecté du goulag soviétique.
    Comme d’habitude, une histoire passionnante et très bien racontée, une documentation habilement distillée sans être didactique, des personnages épais et complexes vous feront passer un excellent moment, refermer ce roman à regret et prévoir de piocher à nouveau, un autre jour, dans la production de Leif Davidsen.

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    Couverture du livre « La fille du traître » de Leif Davidsen aux éditions Gaia

    Nathalie Chartier sur La fille du traître de Leif Davidsen

    Un roman à l’atmosphère particulière, entre deux époques, deux pays, le Danemark et la Russie où il est question d’espionnage, de pardon, de filiation ; quand la grande histoire croise des destins personnels.
    Tout commence par un prologue qui se situe à Berlin en 1988 : l’exfiltration d’un...
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    Un roman à l’atmosphère particulière, entre deux époques, deux pays, le Danemark et la Russie où il est question d’espionnage, de pardon, de filiation ; quand la grande histoire croise des destins personnels.
    Tout commence par un prologue qui se situe à Berlin en 1988 : l’exfiltration d’un agent danois, John, en Allemagne de l’est. Cet agent disparaîtra peu après laissant sa famille danoise désemparée.
    C’est là que le lecteur fait la connaissance de Laila, (qui s’avère être la fille de John) jamais remise de la disparition de son père, retrouvé après son exfiltration lorsqu’elle avait six ans, enfui pour ses neuf ans ; pas facile d’endosser le costume de la fille du traître. La trahison de son père la poursuivra sa vie durant, identifiée comme telle, déménageant de ville en ville avec sa mère.
    Laila, adulte, se laisse convaincre d’accepter une mission qui la conduira en Russie, dans un petit village où son père a pris sa retraite. Elle y découvrira un demi-frère ancien militaire et l’épouse russe de son père.
    Ajoutez à cela un dirigeant corrompu en fuite, un coup d’état, un pays en déroute où l’économie est en faillite.
    Le rythme est très lent, le récit très long (429 pages) fourmillant de (trop) nombreux détails qui nuisent au déroulement et au suivi de l’intrigue. Je me suis un peu perdue et vaguement ennuyée, le ton est très académique. Je préfère les récits plus nerveux.
    C’est d’autant plus dommage que je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, notamment Laila et sa quête, trop concentrée à m’y retrouver parmi tous ces détails historiques.
    Au final, ce récit ne m’a pas emballée, j’en garderais le souvenir d’une lecture laborieuse malgré tout l’intérêt que je porte à l’histoire de la Russie, aux bouleversements de ces dernières décennies en Europe de l’Est.
    Ce texte trouvera son public j’en suis certaine car il est très précis et d’une qualité historique sans conteste, une belle démonstration de l’histoire russe et européenne.

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    Couverture du livre « La fille du traître » de Leif Davidsen aux éditions Gaia

    karined1 sur La fille du traître de Leif Davidsen

    Avant la chute du mur de Berlin, John, un officier du renseignement danois est exfiltré d’Allemagne de l’Est. Quelques années plus tard il disparaît et refait sa vie en Russie, laissant derrière lui sa femme et sa fille. Laila grandit en étant partout la fille du traître… Elle tente de se...
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    Avant la chute du mur de Berlin, John, un officier du renseignement danois est exfiltré d’Allemagne de l’Est. Quelques années plus tard il disparaît et refait sa vie en Russie, laissant derrière lui sa femme et sa fille. Laila grandit en étant partout la fille du traître… Elle tente de se construire dans la haine de ce père qui les a trahis elle, sa mère et son pays… Peut-on faire confiance aux hommes après ça ?
    Après avoir démarré une carrière d’officier, elle ouvre un camping à la mort de sa mère. Un camping qui périclite depuis que son petit ami est parti. Et…le passé la rattrape : deux ex-agents du renseignement, dont son oncle, viennent la chercher : ils ont besoin d’elle pour aller récupérer quelque chose que son père veut donner à son ancien pays. Elle a envie de revoir celui qu’elle haït, ne serait-ce que pour le lui dire. Va-t-elle se réconcilier avec lui ou est-ce impossible ? et ce demi-frère, à peine plus jeune qu’elle, qui est-il ? vont-ils s’entendre ?
    Dans ce drame familial, la politique russe et le KGB joue un rôle prépondérant si ce n’est le principal.
    Pour apprécier ce livre, il faut être intéressé par la Russie, par la politique des secrets, par un monde souterrain où les Etats s’accordent ou se déchirent en fonction d’enjeux dont ne nous soupçonnons même pas l’existence.
    Leif Davidsen nous fait découvrir ce monde à part. Tout est en subtilité, sans pathos. Les personnages sont entiers et plutôt réalistes et sont finalement attachants.
    Toutefois, j’ai un avis plutôt mitigé sur cet ouvrage. Je me suis perdue dans les méandres des accords/désaccords politiques où chacun joue un rôle en fonction de ses intérêts. J’avoue avoir sauté quelques explications sur les enjeux de la Russie et du Danemark un peu longues à mon goût.
    Si ce monde vous attire, alors oui ne ratez pas cet ouvrage.
    Je remercie les éditions Gaïa et les Explorateurs du polar de Lecteurs.com qui m’ont permis de découvrir ce livre qui sortait de mes achats habituels.

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    Couverture du livre « La fille du traître » de Leif Davidsen aux éditions Gaia

    fflo sur La fille du traître de Leif Davidsen

    La Danoise Laila est la fille d’un traître, un espion passé à la solde de l’ennemi quand l’URSS s’effondrait. Double trahison, car il l’a aussi abandonnée. Depuis elle n’est plus que colère contre lui et le monde entier. C’est le point de départ de ce roman d’espionnage où des agents secrets en...
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    La Danoise Laila est la fille d’un traître, un espion passé à la solde de l’ennemi quand l’URSS s’effondrait. Double trahison, car il l’a aussi abandonnée. Depuis elle n’est plus que colère contre lui et le monde entier. C’est le point de départ de ce roman d’espionnage où des agents secrets en retraite reprennent du service à la manière ancienne.
    Leif Davidsen est un journaliste qui connaît bien la Russie et la géopolitique. Son roman est évidemment une fiction, mais est basée sur des faits réels ou tout à fait plausibles. Il nous donne sa vision de la Russie contemporaine avec des personnages à la psychologie fouillée pour lesquels la religion, l’amour de la mère patrie, la corruption, l’argent, une certaine brutalité, la rudesse de la nature sont le quotidien. Il nous parle de «l’âme russe» et nous montre les différences de conception de la vie entre les Russes et les autres Européens.
    Prise par l’intrigue j’ai lu d’une traite ce roman d’espionnage divertissant qui ne manque pas d’humour avec ses espions un peu has been. J’ai surtout apprécié la vision que l’auteur nous donne de la Russie et de son face-à- face avec l’Europe et les USA. C’est instructif et certainement proche de la réalité.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2019/05/05/la-fille-du-traitre-de-leif-davidsen/