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Laurence Vilaine

Laurence Vilaine
Laurence Vilaine, née en 1965, vit à Nantes. Rédactrice pour différents supports de communication, elle est aussi l'auteur de guides de voyage et de documentaires. Le silence ne sera qu'un souvenir est son premier roman.

Articles en lien avec Laurence Vilaine (1)

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « La Géante » de Laurence Vilaine aux éditions Zulma

    annie-france belaval sur La Géante de Laurence Vilaine

    Un livre court et dense comme je les aime; la Géante, c'est la montagne où Noele cueille fleurs et feuilles pour fabriquer des remèdes comme sa tante lui a appris. Un journaliste vient s'installer dans "la maison froide", il perd la vue. Noële va porter du bois, de la nourriture mais surtout des...
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    Un livre court et dense comme je les aime; la Géante, c'est la montagne où Noele cueille fleurs et feuilles pour fabriquer des remèdes comme sa tante lui a appris. Un journaliste vient s'installer dans "la maison froide", il perd la vue. Noële va porter du bois, de la nourriture mais surtout des lettres: de l'amour qui lui est envoyée par celle qui l'aime. Depuis le Congo où elle est photographe, elle annonce son retour mais il n'a pas lu les lettres...Noële aurait voulu prévenir...
    Touchant.

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    Couverture du livre « La Géante » de Laurence Vilaine aux éditions Zulma

    Magali BERTRAND sur La Géante de Laurence Vilaine

    Un jour, dans un village de montagne à l’écart des grands axes, une femme arrive, à pied, porteuse d’un lourd chagrin à mettre en terre malgré le gel. Derrière ses rideaux, une autre femme l’observe, qui ne la connaît pas mais sait le poids de sa douleur et une part de son histoire qu’elle va...
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    Un jour, dans un village de montagne à l’écart des grands axes, une femme arrive, à pied, porteuse d’un lourd chagrin à mettre en terre malgré le gel. Derrière ses rideaux, une autre femme l’observe, qui ne la connaît pas mais sait le poids de sa douleur et une part de son histoire qu’elle va nous raconter, révélant au passage la dure existence qui est la sienne.
    Sur la couverture toute en dents et en pointes, quelque chose interpelle dans ce triangle inversé si reconnaissable des éditions Zulma : LAURENCE VILAINE La Géante. Les mots s’y suivent et s’entrechoquent et l’on ne sait plus très bien qui, de Laurence ou de la Géante, est vilaine, qui, de la Vilaine ou de Laurence, est géante. Et le ton est donné. Dans ce roman caillouteux à la beauté claire comme de l’eau de roche, on se sent tout petit face à la langue qui se déploie comme un paysage et fait rouler ses mots sous nos gros sabots de lecteurs, s’offrant à la lecture sans précautions, les émotions à fleur de page. On y découvre deux femmes, l’une qui marche, l’autre qui l’observe puis lui emboîte les pas, l’une qui voyage, l’autre enracinée depuis longtemps, l’une qui écrit, l’autre qui raconte, l’une qui aime, l’autre qui découvre. Au fil du récit porté par la voix profonde et sans plainte de la narratrice, on en apprendra plus, à la fois sur elle-même qui se croit sans histoire, et sur celle dont, « quand elle est arrivée au village, on aurait dit une légende ». Sous les yeux de cette observatrice qui ignorait qu’elle avait un cœur faute d’en avoir eu l’usage, on verra se raconter un amour qui n’a plus que les mots pour exister et pour durer, puis que la force de l’espoir et le pouvoir de la mémoire. Et puis le courage, le courage de deux jambes qui marchent au rythme obstiné d’un cœur qui bat.
    Ce roman court, finement structuré, à l’intensité allant crescendo et qui semble s’éclairer et révéler des pans de lui-même au fil de la lecture comme la lumière gagne en éclat sur une marche entreprise de bonne heure dans un paysage montagneux, attise et module nos émotions en même temps que se déploient celles de la narratrice dont on n’apprendra le nom que plus tard dans l’histoire, comme si son existence et sa propre expérience ne prenaient sens et corps qu’à la lueur et à la chaleur de celles dont elle se fait témoin, dont elle se fait gardien. La plume de Laurence Vilaine est légère mais puissante, tenue mais vibrante, et l’on se sent prêt, avec elle, à gravir des montagnes, fussent-elles des Géantes.

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    Couverture du livre « La Géante » de Laurence Vilaine aux éditions Zulma

    yves MONTMARTIN sur La Géante de Laurence Vilaine

    Il est des livres que l’on commence et qu’on ne lâche plus, comme si l’histoire et l’écriture nous avaient envoûtés, La Géante est un de ces livres.

    Ce roman tourne autour de six personnages principaux :
    La Géante, la montagne qui veille sur les humains, qui leur fournit tout ce dont ils ont...
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    Il est des livres que l’on commence et qu’on ne lâche plus, comme si l’histoire et l’écriture nous avaient envoûtés, La Géante est un de ces livres.

    Ce roman tourne autour de six personnages principaux :
    La Géante, la montagne qui veille sur les humains, qui leur fournit tout ce dont ils ont besoin.
    Noële la narratrice, elle parcourt les flancs de la géante pour cueillir des plantes et fabrique des tisanes et des onguents, et faire des fagots pour entretenir le feu.
    Rimbaud, le frère de Noële, il ne parle pas, mais il connaît le langage des oiseaux.
    La Tante, elle a élevé Noële et son frère, tout ce que sait Noële c’est elle qui le lui a enseigné.
    Maxim, un journaliste, il est venu s’installer dans la maison froide, pour oublier la bête qui ronge ses yeux.
    Carmen, photographe, d’un dispensaire du Congo, elle continue d’envoyer à Maxim des lettres, à lui expédier de l’amour.

    Il est de romans qui sont comme une rencontre, comme un vieil ami avec qui on a envie de passer du temps.
    Il est des livres qui raconte une histoire banale une vie simple qui n’exige que de quoi manger, de quoi marcher, un toit pour dormir, mais parfois les mots, la qualité de la plume de l’auteure transforme le récit en un moment de grâce.

    Il est des romans qui sont tout petits, et pourtant quand on les ouvre on découvre un véritable trésor, la littérature à l’état pur qui brille tout au long des 187 pages. Avec son écriture poétique où chaque mot a été finement ciselé, Laurence Vilaine nous délivre un roman d’amour dans un cadre grandiose.
    Il est des livres qu’on lit avec son cœur tant l’atmosphère vous pénètre, tant les mots couchés sur la page vous parlent, vous émeuvent, vous transportent.

    Il est des romans qui méritent d’être lus, connus et reconnus. Lisez La Géante, faites lire ce livre à vos amis, vous leur ferez un immense plaisir.

    Un grand merci au cercle livresque de lecteurs.com pour ce cadeau, car ce roman est un véritable cadeau.

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    Couverture du livre « La Géante » de Laurence Vilaine aux éditions Zulma

    Littéraflure sur La Géante de Laurence Vilaine

    Il est des livres qui s’attachent à des souvenirs, et aux lieux qu’ils décrivent. J’ai eu la chance de lire « La côte sauvage » de Jean-René Huguenin lors d’un séjour en Bretagne, le plaisir de découvrir « les mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar en villégiature à Rome. Ça change tout,...
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    Il est des livres qui s’attachent à des souvenirs, et aux lieux qu’ils décrivent. J’ai eu la chance de lire « La côte sauvage » de Jean-René Huguenin lors d’un séjour en Bretagne, le plaisir de découvrir « les mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar en villégiature à Rome. Ça change tout, et voilà ce qui m’a manqué dans « La géante » : la présence d’une montagne. L’auteur n’y est pour rien, j’aurais dû prendre mes dispositions. Car tout, jusqu’au titre du roman, converge vers la masse millénaire qui semble écraser celles et ceux qui l’approchent.
    L’histoire est touchante, empreinte de gravité et de mélancolie. La narratrice a grandi dans l’ombre ingrate de La géante, oubliant qu’elle est femme, absorbée par le chaos d’une famille éclatée. La géante est son double, et son alibi. Jusqu’au jour où elle découvre une correspondance amoureuse dont elle devient, à son insu, la dépositaire. Entre les lignes, elle réapprend son corps, encore trop loin des sentiments (formidables pages 122-125) mais avec assez d’intensité pour éprouver des regrets et nourrir quelques espoirs. Elle aime, par procuration.
    Ce livre est plein de contrastes, alternant la brutalité et la minéralité avec des passages beaucoup plus doux, plus poétiques. La pente est raide, il est parfois difficile de suivre la sinuosité de ce roman. Il faut franchir des paliers, s’habituer aux ellipses, faire fi des tournures escarpées et des chassés-croisés entre le présent et le passé, mais au bout du chemin, il y a des sommets d’émotion.
    Bilan :