Lapena Shari

Lapena Shari
Canadienne, Shari Lapena a été avocate avant de devenir professeur d'anglais puis de se consacrer à l'écriture. Best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Le Couple d'à côté est son premier roman.

Avis (18)

  • Couverture du livre « Le couple d'à côté » de Lapena Shari aux éditions Presses De La Cite

    Anita Millot sur Le couple d'à côté de Lapena Shari

    Anne et Marco s’ont invités chez leurs voisins mitoyens, afin de fêter l’anniversaire de Graham mais au dernier moment la baby-sitter se décommande : qu’à cela ne tienne, ils vont s’absenter en emportant le babyphone et iront voir Cora, leur bébé de six mois, toutes les demi-heures !

    Tout se...
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    Anne et Marco s’ont invités chez leurs voisins mitoyens, afin de fêter l’anniversaire de Graham mais au dernier moment la baby-sitter se décommande : qu’à cela ne tienne, ils vont s’absenter en emportant le babyphone et iront voir Cora, leur bébé de six mois, toutes les demi-heures !

    Tout se passe bien jusqu’à leur retour à la maison à 1h30 où ils constatent avec horreur la disparition de leur fillette adorée

    (comment ne pas songer avec émotion à la malheureuse et véritable histoire de la petite Maddie MacCann ?...)

    Enlèvement ? Homicide involontaire déguisé par les parents en disparition ? Cette affaire aboutira-t-elle sur un drame ou une “happy end” ?

    Un polar plutôt crédible qui va laisser errer votre imagination, un bon moment de lecture.

  • Couverture du livre « Le couple d'à côté » de Lapena Shari aux éditions Presses De La Cite

    Dominique Lemasson sur Le couple d'à côté de Lapena Shari

    Ce livre a beaucoup de succès, il doit certainement y avoir de nombreuses raisons de ne pas le lire. Cherchons en quelques unes.
    C’est un thriller psychologique. Côté thriller, à priori (toujours se méfier quand-même), c’est raté pour le tueur en série et la profileuse. Il y a bien un...
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    Ce livre a beaucoup de succès, il doit certainement y avoir de nombreuses raisons de ne pas le lire. Cherchons en quelques unes.
    C’est un thriller psychologique. Côté thriller, à priori (toujours se méfier quand-même), c’est raté pour le tueur en série et la profileuse. Il y a bien un inspecteur mais rien, absolument rien ne pourrait laisser penser qu’une carrière à la Wallander l’attende. Il ne dépassera pas le point final de cette histoire. On a le bébé qui a disparu au grand désarroi de ses parents et grands-parents, une baby-sitter qui s’est décommandée au dernier moment et le couple d’à côté ; casting modeste, convenons-en.
    Pour la psychologie, nous sommes en Amérique, il faut bien sûr, un psychiatre qui soigne la dépression de la maman. On ajoute des personnages qui ne disent pas tout, souvent pour ménager leurs proches, parfois parce que ça les arrange. Un peu comme vous et moi, non ?...D’accord je vous laisse le bénéfice du doute, moi, je préfère avouer tout de suite. Attendez, ce sont des petits riens, insignifiants…beaucoup plus d’omissions que de mensonges. Mais parfois, avouer tout de suite serait préférable parce que le premier mensonge entraine l’omission suivante de telle sorte que, de Charybde en Scylla, le secret devient si lourd et si terrible que sa révélation déclenche un cataclysme.
    Les personnages ont presque tous un petit caillou dans la chaussure. Comment réagiraient proches et policiers s’ils disaient ce qu’ils devraient dire ? On les entend (en fait on les lit) réfléchir et penser à la place des autres. Quand ils mentent, c’est pour la bonne cause, pour retrouver la petite, enfin ils croient. Quoi qu’il en soit, l’important consiste à ménager la maman, un peu comme la Marquise de la chanson, en lui expliquant que tout va très bien et que tout va s’arranger.
    C’est bien gentil mais on parle tout de même de la disparition de son bébé, peut-être d’un enlèvement crapuleux, alors ils ont beau dire, rien ne va et, au fil des pages, ça ne s’arrange pas. Les parents de la petite sont soumis à une intense souffrance psychologique et imaginez ce que ça peut produire sur une maman déjà fragile...
    J’y suis depuis une heure, deux peut-être. Je vais le poser à la fin du chapitre, c’est sûr, j’ai des choses à faire. On y est, le chapitre se termine sur une page paire. La page impaire se trouve juste à côté, à droite si vous me suivez. Juré, promis, un paragraphe, un petit paragraphe, rien qu’un seul. Vous me suivez toujours ? Oui, c’est addictif et donc très énervant. Comment ose-t-on user de procédés aussi pervers que celui consistant à glisser nonchalamment un rebondissement tous les quarts d’heure ? Une heure plus tard, j’y suis encore et je me dis que Shari charrie…
    Autant l’avouer tout de suite : j’ai fini, je viens d’encaisser le dernier coup de théâtre, celui du dernier chapitre, comme si Shari avait peur que ses lecteurs s’en aillent avant la fin. Elle doit être, elle aussi, psychologiquement fragile parce qu’avec moi, elle ne courrait aucun risque. Elle m’a eu, comme une mouche sur du papier gluant. Et vous voulez que je vous dise ? Que ça reste entre nous, c’était drôlement bien !

  • Couverture du livre « Le couple d'à côté » de Lapena Shari aux éditions Presses De La Cite

    Root sur Le couple d'à côté de Lapena Shari

    On ne peut pas dire que la fête bat son plein. Anne n'avait pas envie d'aller à l'anniversaire de Graham, Graham est du genre à rire quand on le pince et sa femme Cynthia drague ouvertement Marco, le mari d'Anna. Bienvenue dans une de ces jolies banlieues américaines où toutes les maisons se...
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    On ne peut pas dire que la fête bat son plein. Anne n'avait pas envie d'aller à l'anniversaire de Graham, Graham est du genre à rire quand on le pince et sa femme Cynthia drague ouvertement Marco, le mari d'Anna. Bienvenue dans une de ces jolies banlieues américaines où toutes les maisons se ressemblent et où les gens ne sont que façades.

    On suppose d'entrée de jeu que l'un des quatre n'est pas tout clair, mais derrière quel masque se cache le criminel ? L'un d'eux a-t-il vraiment été capable de faire disparaitre un bébé ? Pour quels motifs ?

    Le style est froid, impersonnel, je ne sais pas trop comment l'expliquer. La brièveté des phrases peut-être, le récit au présent, les sentiments toujours affirmés, jamais suggérés qui m'ont fait garder mes distances ? J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, mais ça s'enchaîne tellement bien que j'ai fini par accrocher, et par me laisser surprendre.

    Ce côté froid, justement, convient plutôt bien à l'inspecteur Rasbach, en charge de l'affaire. Un de mes personnages préférés. On n'en sait guère plus que lui dans cette histoire, du moins c'est ce qu'on croit: il attend le meilleur moment pour abattre ses cartes. Anne, c'est le genre de personnages qui me tape vite sur les nerfs. J'ai envie de lui dire de réagir au lieu de perdre son temps à se plaindre. Marco est moins prévisible, lui m'a vraiment guidée dans l'intrigue.

    Si je n'ai pas eu d'affinités avec certains, ils sont tous très bien dans leurs rôles. L'auteur n'a pas lésiné sur les fausses pistes et les coups de théâtre, ça tient la route. Pour moi ça manque un peu d'originalité, mais ça reste un bon roman.



    Merci aux Presses la Cité

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