Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Ken Liu

Ken Liu
Souvent comparé à Ted Chiang (mais en plus productif), Ken Liu s'affirme, récit après récit, comme la nouvelle petite merveille de la science-fiction américaine. Il était temps, est-on tenté d'affirmer, parce que des auteurs de ce calibre, qui n'hésitent pas à se confronter au réel pour accoucher... Voir plus
Souvent comparé à Ted Chiang (mais en plus productif), Ken Liu s'affirme, récit après récit, comme la nouvelle petite merveille de la science-fiction américaine. Il était temps, est-on tenté d'affirmer, parce que des auteurs de ce calibre, qui n'hésitent pas à se confronter au réel pour accoucher d'une littérature qui dit le monde tel qu'il est et tel qu'il pourrait être — l'essence même de la SF, ce qui la rend nécessaire —, dans la droite ligne d'un Greg Egan, en somme, il faut avouer que la SF d'aujourd'hui n'en accouche plus guère... Pour le reste, on précisera que notre jeune auteur, déjà auréolé de deux prix Hugo (ici réunis), est né en Chine, à Lanzhou, en 1976, et qu'il vit près de Boston (Massachusetts). Lorsqu'il n'écrit pas de fiction, il lui arrive de traduire en anglais de la SF chinoise. Voire d'exercer ses talents d'informaticien, ou même de juriste... A moins qu'il ne fasse tout cela en même temps. A l'heure ou paraîtra en France La Ménagerie de papier (recueil sans équivalant en langue anglaise), The Grace of Kings, son premier roman, paraîtra aux USA chez Simon & Schuster.

Avis sur cet auteur (8)

  • add_box
    Couverture du livre « L'homme qui mit fin à l'histoire » de Ken Liu aux éditions Le Belial

    kadeline sur L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu

    - Une excellente lecture
    - Un court texte suivant le modèle du documentaire et des interviews
    - C'est criant de vérité même si le sujet de base est le voyage dans le temps
    - Encore une fois j'aime le travail de cet auteur que ça soit l'écriture, la construction du récit ou l'histoire
    - Un...
    Voir plus

    - Une excellente lecture
    - Un court texte suivant le modèle du documentaire et des interviews
    - C'est criant de vérité même si le sujet de base est le voyage dans le temps
    - Encore une fois j'aime le travail de cet auteur que ça soit l'écriture, la construction du récit ou l'histoire
    - Un texte riche en réflexions que ça soit sur les actes du Japon en Mandchourie pendant la seconde guerre mondial, le traitement de l'Histoire par les historiens vs par le public, la destruction de preuves à quel prix…
    - La chute est très réussie

  • add_box
    Couverture du livre « La ménagerie de papier » de Ken Liu aux éditions Le Belial

    stephanie tranchant sur La ménagerie de papier de Ken Liu

    Toutes ces nouvelles sont axées Science-fiction évidement. Et même sans être férue du genre, on se laisse très vite prendre au jeu de ces histoires. Les textes ne sont pas très longs (pour l’essentiel) et sans en faire des pages, l’auteur plante l’univers et laisses, en seulement quelques...
    Voir plus

    Toutes ces nouvelles sont axées Science-fiction évidement. Et même sans être férue du genre, on se laisse très vite prendre au jeu de ces histoires. Les textes ne sont pas très longs (pour l’essentiel) et sans en faire des pages, l’auteur plante l’univers et laisses, en seulement quelques lignes, le lecteur s’immerger dans son univers.
    La première nouvelle donne d’ailleurs tout de suite le ton, sans préambule, sans détails unitives, hop, vous vous retrouvé sur une terre habitée par les Tawnins, extraterrestres cohabitant avec les Hommes. C’est un peu déstabilisant d’entrer de cette manière dans une intrigue, mais le temps d’adaptation ne dure que quelques lignes car Ken Liu a un pouvoir d’imagination spectaculaire et de narration tout aussi fort. On est dedans tout de suite et on n’a aucun mal à capter son/ses mondes où il est question d’intelligence artificielle, de cerveau, de voyage spécial, de communication, de mémoire, de nouvelle technologie, manipulation et aussi de personnalité et d’humain. Vaste programme, hein !?

    Tout ne m’a pas paru évident et je n’ai pas forcément tout aimé non plus (certaines nouvelle ne m’ont pas passionnée plus que ça), mais ça reste très subjectif et l'ensemble reste intéressant. Je salue là toutefois l'art de Ken Liu car, dans des univers clairement SF, Fantasy, dystopie et/ou fantastique, l’homme reste toujours au centre. Et même si l’empathie n’est pas présente à chaque fois, on se sent assez proche des personnages. Et ce même dans les textes les plus courts.
    D'autre part, j’ai aimé y trouver une sensibilité et une densité (et même parfois un peu d’humour), auxquelles je ne m’attendais absolument pas......................................

    http://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/ken-liu-la-menagerie-de-papier?token=ba38bf7199ea0ba5bf37638f576b79b5

  • add_box
    Couverture du livre « L'homme qui mit fin à l'histoire » de Ken Liu aux éditions Le Belial

    Amandine Brion sur L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu

    Akemi Kirino a participé à la découverte des particules Bohm-Kirino, et ainsi à la création d’une procédure scientifique permettant de retourner dans le passé. L’historien Evan Wei utilisa ce procédé dans le but de recherches qu’il mena sur l’Unité 731. Il s’agit d’une unité militaire japonaise...
    Voir plus

    Akemi Kirino a participé à la découverte des particules Bohm-Kirino, et ainsi à la création d’une procédure scientifique permettant de retourner dans le passé. L’historien Evan Wei utilisa ce procédé dans le but de recherches qu’il mena sur l’Unité 731. Il s’agit d’une unité militaire japonaise basée en Mandchourie dans les années 1930 et 1940, qui réalisa des expérimentations abominables sur des hommes et femmes chinois et qui eut pour conséquence le meurtre de masse de plusieurs centaines de milliers de personnes.

    La particularité de la procédure de retour dans le passé d’Akemi Kirino est qu’une fois une personne envoyée à un endroit et à un moment du passé, il n’est plus possible de renvoyer une autre personne aux mêmes conditions. Ainsi, ce qu’une personne a pu observer du passé sera ensuite effacé à jamais.

    Ce procédé physique soulève beaucoup de questions très intéressantes : à qui appartient l’Histoire ? Qui a la souveraineté du passé et notamment celui de la Mandchourie à cette époque ? En quoi consiste le Droit international de la gestion du passé, de l’Histoire et de la Mémoire ? Le fait que ce petit roman soit écrit comme le script d’un documentaire TV aide beaucoup dans la mise en avant de ces questions. C’est d’ailleurs la grande originalité de ce livre : on se situe à la fois dans un roman et dans un récit historique. Les questions soulevées par Ken Liu sont intéressantes et pertinentes et je ne pense pas qu’il aurait pu les traiter aussi bien sous un autre format.

    Le principal intérêt de L’homme qui mit fin à l’Histoire est de traiter des expérimentations inhumaines et des tueries opérées par les soldats japonais sur la population chinoise. Il s’agit d’années terribles pour l’Histoire, qui sont relativement peu connues en Occident. La Mémoire occidentale étant plus tournée sur la Seconde Guerre mondiale et ses carnages en Europe, la littérature européenne en est le reflet. Il est donc assez remarquable de réussir en si peu de pages à inventer des questionnements autour de la souveraineté et de la juridiction du passé, tout en réalisant un travail de mémoire aussi percutant et nécessaire.

  • add_box
    Couverture du livre « L'homme qui mit fin à l'histoire » de Ken Liu aux éditions Le Belial

    Mistinguette M. sur L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu

    Attirée par la couverture, la longueur du roman et l’envie de lire un peu de SF, je me suis plongée dans cette lecture dans l’idée de me changer les idées après quelques romans violents. C’est que j’en avais oublié le résumé ! L’histoire de l’Unité 731 est très loin d’être celle d’enfants de...
    Voir plus

    Attirée par la couverture, la longueur du roman et l’envie de lire un peu de SF, je me suis plongée dans cette lecture dans l’idée de me changer les idées après quelques romans violents. C’est que j’en avais oublié le résumé ! L’histoire de l’Unité 731 est très loin d’être celle d’enfants de chœur. Située en Mandchourie, ils ont pratiqué des expériences médicales et scientifiques contraire à toute morale sur des civils enlevés dans la région et qui donnèrent lieu à un véritable massacre. Cette page de l’Histoire est très contestée et controversée et les familles des victimes souvent très seules. Le Professeur Wei, un de nos deux scientifiques, va s’emparer de ce débat et proposer à des proches de victimes de retourner dans le passé pour témoigner de ce qu’ils y verront. Mais la quête de vérité absolue ne se fait pas sans controverse.

    En une centaine de pages seulement, Ken Liu arrive à poser quantité de questions sur la vérité, notre rapport à l’Histoire, le devoir de mémoire, le travail même d’historien et les conséquences de la manipulation du temps. Cette lecture m’a vraiment passionnée malgré un début très scientifique qui m’a, je l’avoue, un peu perdue. Je pense qu’il nous faut pas s’y arrêter : cela n’empêche en rien de comprendre comment cela fonctionne et les problèmes qui sont posés.

    Le récit se compose d’interventions de différentes personnes : l’un des scientifiques du projet, des collègues, des amis, des fonctionnaires mais aussi des citoyens de différentes nationalités. Nous avons en fait le script d’un film documentaire portant sur ce fameux procédé. Cela rend la lecture très rapide et permet d’aborder beaucoup de thématiques différentes tout en gardant un récit cohérent.

    https://lecturesdemistinguette.wordpress.com/2016/11/16/lhomme-qui-mit-fin-a-lhistoire-ken-liu/