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Katherena Vermette

Katherena Vermette

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Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Les femmes du North End » de Katherena Vermette aux éditions Albin Michel

    fflo sur Les femmes du North End de Katherena Vermette

    Les femmes du North End est un premier roman puissant, souvent noir, qui se déroule dans le quartier de Winnipeg où vit la communauté amérindienne. Le quartier de North End est de sinistre réputation, son taux de criminalité y étant très élevé. Gangrené par l'alcool et la drogue, la violence est...
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    Les femmes du North End est un premier roman puissant, souvent noir, qui se déroule dans le quartier de Winnipeg où vit la communauté amérindienne. Le quartier de North End est de sinistre réputation, son taux de criminalité y étant très élevé. Gangrené par l'alcool et la drogue, la violence est quotidienne et des gangs font la loi
    Katherena Vermette, qui est elle-même métis, décrit avec beaucoup d'empathie une lignée d'Amérindiennes, dont certaines ont un caractère bien trempé. C'est un roman choral à 10 voix, dont une seule masculine. Un nuit, une jeune femme, de sa fenêtre, est témoin d'une scène d'une extrême violence. A l’hôpital, une famille fait bloc autour d'une jeune ado victime d'un viol. Les femmes qui sont toutes liées, parfois de manière fusionnelle, vont s'exprimer tour à tour. Le seul homme à prendre la parole est un jeune policier métis. L'enquête est intéressante, mais ce qui m'a passionnée c'est de suivre et essayer de comprendre cette famille amérindienne.
    Toutes les femmes sont soudées dans le malheur et, de génération en génération, les mêmes calamités s'abattent sur elles. Dans la société moderne, elles ont perdu tous leurs repères. Les hommes sont brutaux mais quasiment inexistants au sein des familles. Elles n'ont aucune confiance en eux et doivent tout assumer seule. L'alcool et la drogue les aident un temps mais entraînent certaines au plus bas.
    Les conditions de vie de la communauté amérindienne et le racisme sont au cœur de ce roman. Les Amérindien regroupés à North End, sont généralement pauvres et mal considérés par les Blancs, même dans les couples mixtes. Ils semblent, eux aussi, avoir beaucoup de préjugés peu flatteurs sur les Blancs. Katherena Vermette donne l'impression que ses personnages se considèrent Amérindiens, avant d'être hommes ou femmes ou tout simplement humains. Ils sont déchirés entre leur attirance pour le mode de vie contemporain et le retour à celui de leurs ancêtres.
    L'auteur a eu la bonne idée de mettre un arbre généalogique au début de son récit. Néanmoins je me suis parfois un peu perdue, aux 10 voix qui tour-à-tour s'expriment, il faut ajouter de multiples autres personnages. De plus, les prénoms sont parfois étranges et les diminutifs insolites. Il m'a fallu un petit temps d'adaptation pour bien réaliser que Paul est une femme (diminutif de Paulina).
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2022/07/10/les-femmes-du-north-end-de-katherena-vermette/
    #PicaboRiverBookClub

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    Couverture du livre « Les femmes du North End » de Katherena Vermette aux éditions Albin Michel

    emilie77400 sur Les femmes du North End de Katherena Vermette

    Un soir d'hiver, alors qu'elle est tenue éveillée par les pleurs de son petit garçon, Stella est témoin d'une agression. Elle appelle la police mais au moment ou les agents arrivent, les bourreaux ainsi que leur victime, ont disparus. Il ne reste qu'une mare de sang pour certifier ses...
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    Un soir d'hiver, alors qu'elle est tenue éveillée par les pleurs de son petit garçon, Stella est témoin d'une agression. Elle appelle la police mais au moment ou les agents arrivent, les bourreaux ainsi que leur victime, ont disparus. Il ne reste qu'une mare de sang pour certifier ses dires.
    C'est sous forme d'un roman polyphonique que Katherena Vermette a fait le choix de nous raconter les évènements qui ont précédés et suivis cette nuit. Ainsi la parole est donnée principalement aux femmes d'une même famille d'autochtones ainsi qu'à Tommy, un jeune agent de police métis. Difficile de ne pas s'attacher à ses personnages qui clairement n'ont pas connu que des jours heureux.
    J'ai vraiment beaucoup aimé car au-delà même de cette tragédie, l'auteure nous permet de mesurer la complexité des rapports entre les blancs et les autochtones et elle nous dresse le tableau d'une société en mal-être. C'est souvent dur, à la limite du roman noir et pourtant je retiendrai également la beauté des liens qui unissent toutes ces femmes, toujours présentes les unes pour les autres.
    C'est un premier roman et pourtant il est digne des plus grands. Nul doute que cette auteure fera parler d'elle.

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    Couverture du livre « Les femmes du North End » de Katherena Vermette aux éditions Albin Michel

    steph_bookin1 sur Les femmes du North End de Katherena Vermette

    Un premier roman très réussi, sensible et vibrant, au coeur d'une communauté autochtone du quartier du North End, à Winnipeg-Canada. On y entend successivement les voix de neuf femmes et d'un homme, tous issus de cette communauté, appartenant pour la plupart à la même famille, chacun vivant à sa...
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    Un premier roman très réussi, sensible et vibrant, au coeur d'une communauté autochtone du quartier du North End, à Winnipeg-Canada. On y entend successivement les voix de neuf femmes et d'un homme, tous issus de cette communauté, appartenant pour la plupart à la même famille, chacun vivant à sa façon un drame qui les touchent dans leur chair, celui de l'agression terrible de l'une des leurs.

    Dans une atmosphère urbaine glaciale, Katherena Vermette déploie une intrigue complexe autour de Kookom, la grand-mère sage et espiègle (mon personnage préféré), ses filles, leurs enfants et petits-enfants, jusqu'à la résolution de ce crime. Si le mystère de l'identité du ou des criminels est un des moteurs de la narration, ce sont surtout ces femmes qui constituent la grande richesse du texte : leurs blessures, les hommes de leur vie (et leur absence), leur passé, leurs addictions, leurs espoirs, et l'incroyable lien qui les unit les unes aux autres, d'une génération à l'autre, vivantes ou mortes.
    La famille, celle dont on hérite, celle qu'on se compose, devient alors un refuge salutaire face à ce que subissent ces communautés autochtones coupées du lien avec la nature, confrontés à la misère, la pauvreté, au racisme aussi, et à l'inévitable cercle vicieux de la violence qu'on transmet parfois à ses enfants.

    Un portrait douloureux et réaliste, un récit choral fort, dans lequel je me suis parfois perdue (j'ai dû regarder l'arbre généalogique inclus en début de volume beaucoup trop souvent) notamment dans la première partie. Mais si au départ j'ai mis du temps à vraiment entrer en empathie avec les personnages qui se multiplient, j'ai ensuite été complètement happée par le choeur de ces femmes, jusqu'à la fin que j'ai trouvée si belle et poétique. Une autrice à suivre !

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    Couverture du livre « Les femmes du North End » de Katherena Vermette aux éditions Albin Michel

    Fanfan Do sur Les femmes du North End de Katherena Vermette

    Roman aux personnages principaux multiples, neuf femmes et un homme, qui nous offre des tranches de vies, mais des vies difficiles, celles des Autochtones, indiens et sang-mêlé.
    Qu'elle m'a semblé douloureuse la vie de ces Amérindiens dans ce monde de blancs qui leur ont tout volé, sur la terre...
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    Roman aux personnages principaux multiples, neuf femmes et un homme, qui nous offre des tranches de vies, mais des vies difficiles, celles des Autochtones, indiens et sang-mêlé.
    Qu'elle m'a semblé douloureuse la vie de ces Amérindiens dans ce monde de blancs qui leur ont tout volé, sur la terre de leurs ancêtres mais amputé de leurs racines et de leurs coutumes, moqués et subissant le racisme au quotidien.

    À chaque chapitre un personnage, et ils sont nombreux avec ceux qui gravitent autour. On découvre peu à peu les connexions familiales et quatre générations, majoritairement des femmes. J'ai eu un peu de mal à me repérer à cause des prénoms, souvent doublés de diminutifs, Reet pour Rita, Cher pour Cheryl, Paul pour Paulina… J'ai néanmoins été happée par l'histoire immédiatement.

    Ce roman dépeint toute une ambiance quand les personnages, tous citadins, reviennent sur leurs souvenirs, avec des grands-parents ou parfois parents, hommes et femmes des bois, vivants en harmonie avec la nature comme leurs aïeux. Car la famille semble être un microcosme indispensable à l'équilibre de chaque individu. Puis on revient dans la dure réalité du North End à Winnipeg, cette espèce de ghetto pour Amérindiens où règne la dure loi des gangs, la violence et la drogue.

    À travers ces femmes et cet homme, l'autrice nous invite dans leurs vies, leurs histoires, leurs blessures, leurs secrets, leurs douleurs enfouies, leurs démons et nous fait voyager sans cesse d'avant en arrière pour mieux nous faire comprendre ce qui se joue. Il y a ce terrible sentiment que ce qui arrive aux mères, les filles le paieront parfois.

    Une agression sauvage est le fil conducteur du roman, sans victime au départ mais juste une énorme flaque de sang dans la neige.

    J'ai été happée par cette histoire de femmes, par l'envie de savoir comment ça allait se passer, car le choc des violences faites aux femmes est omniprésent et provoque un grand sentiment d'injustice, d'autant que c'est l'histoire sans fin à travers le temps. Ce sentiment que les femmes sont en danger, toujours, partout, est totalement révoltant. Pourtant elles arrivent à garder le cap, à mener leurs vies tant bien que mal, car les femmes sont tellement résistantes.

    J'ai énormément aimé ce roman et ces femmes qui vivent entre deux mondes, deux civilisations.
    Cette histoire est sans doute aussi un peu celle de Katherena Vermette d'une certaine façon puisqu'elle à grandi dans le North End et qu'elle est née d'une mère mennonite et d'un père métis.

    Merci beaucoup au Picabo River Book Club et aux Editions Albin Michel pour ce partenariat qui m'a permis de recevoir ce beau roman.