Kate Moses

Kate Moses
Née en 1962 à San Francisco où elle vit aujourd'hui avec sa famille, Kate Moses a été éditrice et a collaboré à plusieurs revues littéraires. Elle se consacre désormais à l'écriture. Froidure est son premier roman, inspiré par la vie et l'oeuvre poétique de Sylvia Plath.

Avis (1)

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    Couverture du livre « Froidure » de Kate Moses aux éditions Table Ronde

    Geneviève Munier sur Froidure de Kate Moses

    Parcourir "Froidure", y entrer, c'est contempler une œuvre d'art. Derrière la beauté du roman, se dessinent les qualités techniques de l'auteur. Dès les premières lignes, on se sent pris dans ses filets, on se sent envoûté.

    Un vocabulaire d'une précision de dentellière, un phrasé harmonieux,...
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    Parcourir "Froidure", y entrer, c'est contempler une œuvre d'art. Derrière la beauté du roman, se dessinent les qualités techniques de l'auteur. Dès les premières lignes, on se sent pris dans ses filets, on se sent envoûté.

    Un vocabulaire d'une précision de dentellière, un phrasé harmonieux, des mots précisément choisis et organisés, une écriture limpide et bondissante font de ce roman une petite merveille

    Il n'est pourtant pas si évident de raconter avec autant de lyrisme une, somme toute, banale histoire d'adultère. Car, il s'agit bien de cela au départ. Sylvia PLATH, romancière américaine quitte son mari, Ted HUGHES, poète également,.qui l'a trompée avec l'une de leurs amies. Elle quitte le domicile conjugal avec ses deux enfants pour s'installer dans un appartement autrefois occupé par YEATS. Et là, nous allons vivre la lente descente de Sylvia dans les enfers de la dépression.

    Nous suivons, au fil des jours, sa vie, lente et difficile à continuer. Le regard qu'elle porte sur les choses, ses actes les plus simples reflètent le sceau de cette souffrance du cœur contractée par la découverte de la trahison. Chacun de ses gestes, décrit avec un art consommé, semble né d'un film au ralenti. Cette souffrance, ces difficultés à rester à la surface de l'eau quand le seul désir qu'elle a est de se laisser couler relève d'un grand art. Il règne sur ce récit comme une ombre de folie. Les mots, parfois seulement juxtaposés, forment des réflexions dénuées de sens commun. On se laisse aller dans ce labyrinthe et l'on imagine cette lente descente vers une fin inexorable.

    Une lumière enchantée d'hiver emballe de douceur les aspérités de la pensée de Sylvia. Seuls les enfants apportent une note de joie. Le mari, pourtant cité, reste le personnage à la fois important et absent.

    Ce roman est une véritable réussite.

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