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Kamal Ben Hameda

Kamal Ben Hameda

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Le livre du camp d'Aguila » de Kamal Ben Hameda aux éditions Elyzad

    annie-france belaval sur Le livre du camp d'Aguila de Kamal Ben Hameda

    Un joli petit livre comme les éditions Elyzad savent le faire! Ici, c'est un poème bilingue Français/arabe rapporté et traduit par Kamal Ben Ameda; écrit par un bédouin déporté dans le camp d'Aguila, en plein désert, sous la dictée d'un détenu moins lettré.Cela se passe sous le colonialisme...
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    Un joli petit livre comme les éditions Elyzad savent le faire! Ici, c'est un poème bilingue Français/arabe rapporté et traduit par Kamal Ben Ameda; écrit par un bédouin déporté dans le camp d'Aguila, en plein désert, sous la dictée d'un détenu moins lettré.Cela se passe sous le colonialisme fasciste italien:"on ignore souvent qu'il exista hors des frontières de l'Europe les mêmes lieux de déshumanisation que ceux créés par la barbarie nazie". Cela se passe en Libye vers 1930. Il s'agit de poésie orale populaire transcrite; les strophes commencent toujours par:"mon seul tourment..."

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    Couverture du livre « La compagnie des Tripolitaines » de Kamal Ben Hameda aux éditions Elyzad

    Colette LORBAT sur La compagnie des Tripolitaines de Kamal Ben Hameda

    Hadachinou, jeune garçon tripolitain erre dans la maison en attendant quoi ? Il n’en sait rien, mais quelque chose se trame. Tante Fatima est là avec sa fille Houda, le boucher sacrifie un agneau, sa mère prépare à manger. On lui rase le crâne, hormis un toupet sur le front et l’habille de...
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    Hadachinou, jeune garçon tripolitain erre dans la maison en attendant quoi ? Il n’en sait rien, mais quelque chose se trame. Tante Fatima est là avec sa fille Houda, le boucher sacrifie un agneau, sa mère prépare à manger. On lui rase le crâne, hormis un toupet sur le front et l’habille de blanc. Dans la salle à manger, le père et ses amis mangent et prient. A la fin de la sourate un homme muni d’une lame de rasoir lui demande d’avancer et c’est la circoncision. Hadachinou ne fait plus partie des petits : c’est un homme maintenant, il va devoir quitter les lieux des femmes, alors qu’il préfère leur compagnie à celles de camarades de jeux, d’ailleurs, il n’en a pas.

    Alors que la circoncision devrait être une étape importante dans la vie d’un petit garçon musulman, Hadachinou préfère nous parler de « ses femmes » dans la Tripoli multiculturelle et multiconfessionnelle des années 60, celle d’avant Kadhafi. Une ville qui se relève bien que meurtrie par la guerre et l’occupation italienne.

    Sa mère, qui le rabroue, Tante Zohra, si timide, si effacée, si démunie. Vient le tour de tante Hiba qui redoute les coups de son versatile époux, jamais content trouvant tous les prétextes pour la battre comme plâtre.
    Par contre, rendre visite à Fella la juive et ses bonbons au miel, quel plaisir ! Avec elle il ose parler, lui faire des confidences. Et la Signora Filomena, la couturière italienne, toujours en retrait, mais qui savait être gaie. Nafissa était sa meilleure amie… elles fumaient et buvaient ensemble en se tenant par la main…. Et il y a Jamila, l’amie d’enfance de sa mère Ah Jamila !

    Il écoute et connait toutes leurs histoires, des histoires toujours un peu tristes de viol, mariage forcé….Elles se mettent à nu devant lui en parlant de leurs corps maqués par les grossesses, la flétrissure de leurs visages, les assauts de leurs maris… Elles ne sont pas tendres avec eux. Ils ne sont pas beaux ces hommes : ils battent leurs femmes, se saoulent, ne font rien ou pas grand-chose, passent leurs temps à la mosquée ou… ailleurs.

    Pendant ce temps, elles discutent entre elles, se retrouvent comme des petites filles, avant le mariage. Ces babilles leurs permettent de résister, de continuer à vivre, car la vie n’est pas tendre avec elles. Leurs conversations tendres ou douces-amères, peuvent être crues


    La cuisine est omniprésente dans ce livre et le souvenir qu’il en a très puissant. Comme la ville, elle est multiraciale, colorée et pimentée

    J’ai aimé suivre Hadachinou lorsqu’il écrase les tomates avec les pieds, quand il regarde les femmes. C’est un véritable éveil à la sensualité. J’aime comme il aime ces femmes. C’est presque un livre féministe, surprenant car écrit par un homme, mais un homme qui les regarde avec si une grande tendresse.

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    Couverture du livre « La compagnie des Tripolitaines » de Kamal Ben Hameda aux éditions Elyzad

    Yv Pol sur La compagnie des Tripolitaines de Kamal Ben Hameda

    Tripoli, dans les années 60 tente de se remettre de la récente domination italienne et notamment de l'occupation de Mussolini. Indépendante depuis le début des années 50, la Lybie commence à se relever avant qu'en 1969 le colonel Khadafi ne fasse son coup d'état, mais cela se passe après le...
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    Tripoli, dans les années 60 tente de se remettre de la récente domination italienne et notamment de l'occupation de Mussolini. Indépendante depuis le début des années 50, la Lybie commence à se relever avant qu'en 1969 le colonel Khadafi ne fasse son coup d'état, mais cela se passe après le récit de Kamal Ben Hameda.

    Donc dans les années 60, le jeune narrateur découvre la vie avec les femmes. Assez discret pour être accepté dans leur entourage lorsqu'elles parlent entre elles, il assiste à des discussions vives, des témoignages terribles de femmes qui n'ont pas choisi leurs maris et qui se font frapper ou véritablement violer par eux. Leurs propos sont parfois assez crus, violents
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