Jussi Adler-Olsen

Jussi Adler-Olsen
Abonné aux premières places des listes de best-sellers dans le monde entier, le Danois Jussi Adler-Olsen a été lauréat du dernier Ripper Award (prix européen du polar), du Prix Boréales du polar nordique 2014 pour l'ensemble de la série du Département V, Grand prix polar des lectrices de Elle 201... Voir plus
Abonné aux premières places des listes de best-sellers dans le monde entier, le Danois Jussi Adler-Olsen a été lauréat du dernier Ripper Award (prix européen du polar), du Prix Boréales du polar nordique 2014 pour l'ensemble de la série du Département V, Grand prix polar des lectrices de Elle 2012 pour Miséricorde, prix « Laurier d'or » des libraires au Danemark et prix Clé de verre (meilleur polar scandinave) pour Délivrance. Promesse est le sixième tome de la série.

Avis (137)

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    Couverture du livre « Délivrance » de Jussi Adler-Olsen aux éditions Lgf

    Yves MABON sur Délivrance de Jussi Adler-Olsen

    En ouvrant un livre de Jussi Adler-Olsen concernant cette équipe du Département V, je me demande toujours le dossier qui en sera la clef de voute finira sa course sur le bureau de Carl Morck. Par hasard, comme dans Miséricorde ? Par "piston", comme dans Profanation ? Eh bien, ici, c'est le moyen...
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    En ouvrant un livre de Jussi Adler-Olsen concernant cette équipe du Département V, je me demande toujours le dossier qui en sera la clef de voute finira sa course sur le bureau de Carl Morck. Par hasard, comme dans Miséricorde ? Par "piston", comme dans Profanation ? Eh bien, ici, c'est le moyen le plus vieux, le plus élémentaire voire enfantin : une bouteille à la mer ! Un bout de papier dans une bouteille, un message écrit avec du sang, celui d'un enfant ! Et voilà que l'auteur construit son gros polar (665 pages tout de même !) et déroule son histoire, sans longueurs, sans que le lecteur à un moment ou un autre ne se sente perdu.
    En débutant ma recension, je me demandais comment l'écrire. J'ai été conquis par le premier tome, enthousiaste sur le deuxième, comment serais-je pour ce troisième ? Au risque de faire des déçus, je suis encore un cran au-dessus. Rien à dire de plus que : j'adore ! Voilà, je peux remballer, et vous vous précipiter sur cette série. Là où je suis très inquiet, c'est que le cinquième tome va prochainement paraître au Danemark et que les aventures du Département V devraient compter onze volumes ! Il va falloir être très bon pour tenir le rythme et tenter de dire tout le bien des prochaines parutions (si tant est qu'elles soient bonnes, mais j'ai bon espoir) sans se répéter.
    Pour Délivrance, rien ne change mais ce n'est absolument pas la même histoire. Rien ne change car on retrouve Carl, Assad et Rose et leurs rapports parfois compliqués. Carl n'est toujours pas motivé par son boulot : il ne pense qu'à faire des siestes : "Encore une histoire qui va m'empêcher de poser mes jambes sur la table et de faire la sieste, songea Carl tandis qu'il redescendait l'escalier en soupesant le carton. Quoique. Un petit roupillon d'une heure ou deux n'allait pas détériorer les relations dano-écossaises." (p.42)
    Malgré tout les personnages évoluent, Assad ne dévoile toujours rien de sa vie, et Carl a des doutes quant à son passé en Syrie et même son présent au Danemark. Rose, elle se fâche et envoie Yrsa, sa jumelle la remplacer, ce qui n'est pas forcément pour faire plaisir à Carl. On se demande parfois qui de Carl, Yrsa ou Assad est le plus efficace ; si l'on reconnaît un grand patron à sa capacité de déléguer et de synthétiser alors Carl en est un ! Cossard avéré, mais bien entouré, qui plus est par deux personnes qui ne sont pas des policiers, Carl finit toujours par retrouver cette petite étincelle qui le propulse et ne le fera plus lâcher son enquête quoiqu'il lui en coûte.
    Parallèlement, on suit le kidnappeur, mais aussi ses nouvelles victimes, sa femme ; beaucoup de personnages mais tout est bien classé et je ne me suis pas perdu, malgré des noms de personnes et de lieux pas toujours faciles à retenir. Le danois n'est pas une langue facile ! L'intrigue tient la route et en haleine jusqu'au bout. Totalement maîtrisée, menée grand train sur la fin, on ne s'y ennuie pas une seule seconde. En outre, Jussi Adler-Olsen a la bonne idée de ne pas faire de ses personnages des gens aigris, blasés. Il y a beaucoup d'humour, apporté soit par des éléments totalement inattendus, comme ces mouches vertes qui volent dans le bureau et qui fascinent Carl, soit par Assad et Rose ou Yrsa. Lorsque celle-ci lui fait part du résultat de ses recherches par exemple en les racontant par le menu et que Carl ne s'intéresse qu'au résultat :
    " Carl se redressa dans son fauteuil. "Vraiment ?". Elle le fixa d'un air mutin. "Ah, on commence à se réveiller, mon petit monsieur". Elle tapota affectueusement le bras poilu de Carl. "Et on aimerait bien en savoir plus, maintenant." Il n'en croyait pas ses oreilles. Lui, qui avait participé au long de sa carrière à plusieurs centaines d'enquêtes plus compliquées les unes que les autres se retrouvait à jouer aux devinettes avec une intérimaire en collant vert pomme." (p.163)
    Excellent polar qui a en son sein tout ce que j'aime : des personnages vraiment intéressants et bien décrits, de belles intrigues, de l'humour et même malgré les thèmes abordés souvent lourds, de la légèreté. Incontournable ! Indispensable ! Inévitable !

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    Couverture du livre « Profanation » de Jussi Adler-Olsen aux éditions Lgf

    Yves MABON sur Profanation de Jussi Adler-Olsen

    Deuxième enquête du Département V créé dans Miséricorde, ici chroniqué : j'ai dit tout le bien que je pensais de ce livre. Au risque de décevoir tous mes fans -euh, est-ce bien le terme approprié ?-, je ne ferai pas preuve d'originalité, puisque ce deuxième roman mettant en scène Assad et Carl...
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    Deuxième enquête du Département V créé dans Miséricorde, ici chroniqué : j'ai dit tout le bien que je pensais de ce livre. Au risque de décevoir tous mes fans -euh, est-ce bien le terme approprié ?-, je ne ferai pas preuve d'originalité, puisque ce deuxième roman mettant en scène Assad et Carl est tout aussi bon. Certes, il n'y a plus la surprise de découvrir les personnages, mais il y a un certain plaisir à les retrouver quelques mois après leur premier dossier bouclé. Assad est toujours aussi surprenant et Carl toujours aussi peu enclin à bosser ; mais lorsqu'on lui met des bâtons dans les roues, lorsqu'on le met à pied parce qu'il s'intéresse de trop près aux trois hommes influents du pays, il renâcle et agit. Carl est un électron libre qui n'obéit à personne. Qu'on se le dise au royaume du Danemark ! Cependant, il aura fort à faire avec cette enquête qui le mènera dans un monde qu'il ne fréquente pas d'habitude, celui du fric, des héritiers, des écoles de prestige. En plus, comme sa précédente enquête a été appréciée, on lui adjoint une secrétaire, Rose, qui s'avère tout comme lui et Assad, ingérable, mais d'une efficacité redoutable :
    "Alors c'est toi qui l'a récupérée, Carl ? Eh ben ma poule, si tu veux un bon conseil : évite de la faire boire. [...] ... pour résumer, elle est maladroite, ingérable dans le boulot et la plupart du temps elle fait carrément preuve de mauvaise volonté." (p.452)
    Je me suis donc régalé à la lecture de ce roman policier nordique qui prend à la fois certains traits à ce genre comme les enquêtes longues, précises, le travail minutieux même s'il mène dans une impasse et qui n'oublie pas aussi de s'en éloigner un peu en faisant preuve d'humour. Carl est certes désabusé, revenu de tout, fatigué et peu énergique, mais il garde une ironie certaine sur sa vie, ses relations.
    "Ils avaient passé une heure à table, et Mona Ibsen commençait à se dégeler un peu quand soudain il fut submergé par une telle vague de soulagement et de bien-être qu'il s'endormit comme une masse. La tête artistiquement disposée au milieu de son assiette entre le steak et les brocolis." (p.462)
    Assad est totalement décalé, ne parle pas un danois impeccable ce qui provoque quelques quiproquos (Jussi Adler-Olsen a le bon goût d'en jouer sans en abuser), et son enthousiasme à lui tranche avec la relative apathie de Carl. Rose, qui vient d'arriver a l'air pas mal déjantée également. Un trio improbable, dépareillé mais efficace.
    J. Adler-Olsen distille quelques informations sur la vie de ses personnages au fil des pages. Si on connaît celle de Carl, on imagine que celle d'Assad est très différente du peu qu'il en dit et une rencontre musclée dans le métro met la puce à l'oreille de Carl, mais nous n'en saurons pas beaucoup plus. Il parle aussi en filigrane de la société danoise, même si ses romans ne sont pas des polars sociaux comme peuvent l'être ceux d'Henning Mankell par exemple. Néanmoins, entre les lignes, on peut lire une critique ou un constat de ce pays : ses riches, ses pauvres, sa police qui manque de moyens mais à laquelle on demande de plus en plus, le racisme quotidien, ...
    Autant vous dire que désormais je suis totalement ferré et que le troisième tome qui m'attend sagement tout en bas de ma très modeste pile de livres risque de monter de plusieurs crans.

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    Couverture du livre « Miséricorde » de Jussi Adler-Olsen aux éditions Lgf

    Yves MABON sur Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

    Pas mal du tout ce premier volume des aventures de Carl et Assad. On assiste à la naissance du Département V, à leur première collaboration. Le lecteur suit en parallèle, les tergiversations de Carl pas très emballé pour se coltiner de vieux dossiers avec un homme de ménage réfugié politique au...
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    Pas mal du tout ce premier volume des aventures de Carl et Assad. On assiste à la naissance du Département V, à leur première collaboration. Le lecteur suit en parallèle, les tergiversations de Carl pas très emballé pour se coltiner de vieux dossiers avec un homme de ménage réfugié politique au passé inconnu (songez, qu'il porte le même nom que l'ancien dirigeant autoritaire de la Syrie, le père de l'actuel qui ne fait pas mieux voire pire que son papa !) et les souffrances de Merete enfermée dans un caisson pendant cinq longues années. Si l'on peut deviner rapidement les raisons de son rapt, puis celles de sa séquestration et les auteurs, l'intérêt du livre consiste au raisonnement des enquêteurs pour parvenir aux bonnes conclusions et à la relation qui s'instaure entre Carl et Assad.
    Carl est un vieux flic à l'ancienne, désabusé, démotivé depuis cette fusillade, qui vit dans une modeste maison en banlieue avec son beau-fils et un locataire éternel étudiant qui le materne. Son ex-femme l'a quitté pour aller vivre ses passions amoureuses dans... l'abri de jardin !
    Assad est recruté comme homme de ménage, préposé au café ; il s'avère précieux, doté d'un sens de la réflexion affiné et sensé et malgré quelques initiatives maladroites, très utile :
    "Assad avait sûrement extrapolé un peu en remplissant sa mission, mais à quoi fallait-il s'attendre de la part d'un assistant, docteur ès gants de caoutchouc et seau en plastique ? Il faut bien ramper avant d'apprendre à marcher." (p.93)
    Cette enquête qui commence en dilettante petit à petit se professionnalise, car Carl reprend goût à son travail, Assad n'y étant pas étranger. Un duo très improbable qui fonctionne. Assad ajoute le côté décalé, humoristique qui fait que l'on ne s'ennuie pas du tout au long de ces 526 pages (version poche). A tel point, pour ne rien vous cacher, bande de petits veinards, que Délivrance, le troisième opus de cette série qui vient de sortir, m'attend gentiment et que je viens d'acquérir la deuxième aventure du Département V, Profanation, dont je parlerai bientôt.

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    Couverture du livre « Miséricorde » de Jussi Adler-Olsen aux éditions Lgf

    Alicia Giusto sur Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

    J'étais tenue en haleine tout le long du livre, je l'ai dévoré... L'ambiance scandinave si particulière avec des personnages charismatiques... J'adhère et j'adore!

    J'étais tenue en haleine tout le long du livre, je l'ai dévoré... L'ambiance scandinave si particulière avec des personnages charismatiques... J'adhère et j'adore!

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