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Julian Barnes

Julian Barnes

Julian Barnes est né le 19 janvier 1946 à Leicester, et vit désormais à Londres. Le perroquet de Flaubert, qui l'a rendu célèbre, a été traduit dans plus de quarante langues. Il est l'auteur de seize romans, parmi lesquels Love, etc.Une fille, qui danse, d'essais et de recueils de nouvelles.

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Julian Barnes est né le 19 janvier 1946 à Leicester, et vit désormais à Londres. Le perroquet de Flaubert, qui l'a rendu célèbre, a été traduit dans plus de quarante langues. Il est l'auteur de seize romans, parmi lesquels Love, etc.Une fille, qui danse, d'essais et de recueils de nouvelles.

Crédit photo © Alan Edwards.

Articles en lien avec Julian Barnes (2)

Avis sur cet auteur (43)

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    Couverture du livre « L'homme en rouge » de Julian Barnes aux éditions Mercure De France

    Aurélien sur L'homme en rouge de Julian Barnes

    Lors d'une visite en librairie, j'ai repéré ce livre et en voyant le titre, je me suis dit "Tiens, un livre sur le cardinal Richelieu" qui est aussi régulièrement surnommé l'homme rouge. Bon, en fait pas du tout, une lecture de la quatrième de couverture m'apprend qu'il s'agit en réalité d'un...
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    Lors d'une visite en librairie, j'ai repéré ce livre et en voyant le titre, je me suis dit "Tiens, un livre sur le cardinal Richelieu" qui est aussi régulièrement surnommé l'homme rouge. Bon, en fait pas du tout, une lecture de la quatrième de couverture m'apprend qu'il s'agit en réalité d'un livre sur Samuel Pozzi, un des pionniers de la gynécologie moderne. Le point de départ choisi par l'auteur est un tableau du médecin sur lequel il est habillé en rouge, d'où le titre. Il n'en reste pas moins que le résumé a piqué ma curiosité et je me suis donc procuré l'ouvrage.

    Me voici donc parti pour découvrir la vie de Samuel Pozzi et de beaucoup d'autres illustres personnes d'ailleurs dont je ne vais pas faire ici la liste, ça serait bien trop long. Je peux toutefois citer quelques exemples comme Sarah Bernhardt, le comte Robert de Montesquiou, Oscar Wilde et encore beaucoup d'autres célébrités de l'époque.

    L'époque, il s'agit de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle, passage de l'histoire surnommé "la belle époque" puisque marqué par les progrès sociaux, techniques et économiques. C'est une période riche en innovation et également sur le plan culturel. Vous imaginez donc qu'il y a largement la matière pour un livre.

    Le moins que l'on puisse dire est que ce livre proposé par Julian Barnes est foisonnant. Un peu trop d'ailleurs... J'ai vraiment aimé découvrir des morceaux de cette époque, les nombreuses anecdotes sur les multiples personnages, les réflexions de l'auteur sur tel ou tel sujet mais l'ensemble part dans tous les sens et je me suis un peu perdu.

    Après ma lecture, j'ai été lire quelques critiques d'autres lecteurs sur internet. Quelques éléments m'ont sauté aux yeux car ils reflètent exactement ma pensée, mon ressenti sur cette lecture. J'ai pu lire par exemple que ce livre ressemblait à des travaux préparatoires, que l'on dirait les notes de l'auteur. Ce n'est pas faux, bien que le style soit soigné la construction et la chronologie sont complètement erratiques et on saute assez souvent du coq à l'âne. J'ai pu aussi lire des chroniques dans lesquelles les lecteurs regrettaient que ce livre ne soit finalement pas complètement centré sur le docteur Pozzi. Il est vrai que l'auteur s'attarde souvent sur d'autres personnages et finalement on peut parfois avoir un peu l'impression que Samuel Pozzi est un personnage comme un autre et pas le personnage principal.

    La lecture s'avère donc intéressante, très riche en anecdote, il y a un gros travail de recherche derrière ce roman, mais l'ensemble souffre quand même un peu de son aspect décousu. Cela rend la lecture parfois un peu laborieuse et ça pourrait rebuter certains lecteurs. J'ai eu un peu de mal à certains moments mais je me suis accroché car l'écriture est agréable et on y apprend beaucoup de choses.

    Au final, c'est un livre que je recommande si vous voulez vous imprégner de cette période historique, si vous êtes friand d'anecdotes historiques sur plusieurs illustres personnages et si vous n'êtes pas rebuté par un côté un peu décousu. On n'est pas vraiment sur un roman mais plutôt sur un livre historique. En tout cas, c'est intéressant, le style est agréable et l'auteur fait preuve d'érudition et a abattu un travail de recherche important. Un livre qui vaut le détour, d'autant plus si vous portez un intérêt ou de la curiosité pour la période et si le sujet (ou plutôt les multiples sujets puisqu'on parle médecine mais aussi peinture, littérature, relations sociales, politique, une vraie radiographie de l'époque).

    Ma note : 3,5/5

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    Couverture du livre « L'homme en rouge » de Julian Barnes aux éditions Mercure De France

    Nicolemotspourmots sur L'homme en rouge de Julian Barnes

    Une parenthèse enchantée. Ni une biographie, ni un roman. Une promenade, pourrait-on dire. Littéraire et artistique, au bras du guide le plus érudit et agréable qui soit car doté de cette finesse d'esprit et de regard qui rend tout apprentissage aussi savoureux qu'une aérienne crème chantilly....
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    Une parenthèse enchantée. Ni une biographie, ni un roman. Une promenade, pourrait-on dire. Littéraire et artistique, au bras du guide le plus érudit et agréable qui soit car doté de cette finesse d'esprit et de regard qui rend tout apprentissage aussi savoureux qu'une aérienne crème chantilly. Une promenade qui ne peut que ravir tout amoureux des lettres, des arts et de la Belle Epoque. Ce n'est pas anodin si le point de départ de Julian Barnes est un tableau, cet homme en rouge peint par Sargent en 1881 et représentant Samuel Pozzi dont le destin servira de fil rouge à l'écrivain ; car tout au long de ce cheminement, il sera question de représentation, de la façon dont les œuvres littéraires ou artistiques témoignent de leur temps. Des histoires que chacune raconte. Et c'est absolument passionnant.

    A commencer par l'époque, ces décennies foisonnantes entre la fin de la guerre de 1870 et le début de la suivante en 1914, qu'un amateur éclairé comme Julian Barnes ne peut qu'apprécier à travers l'évolution des courants artistiques. Samuel Pozzi est une figure marquante, un médecin "à la mode" mais à l'origine de maintes évolutions dans les spécialités qui sont les siennes (chirurgie viscérale et gynécologique). Beau, doué, célèbre, séducteur. Attirant forcément aussi les jalousies. Mais surtout, un homme ouvert sur le monde et dont la maxime est "Le chauvinisme est une des formes de l'ignorance". Un homme qui, à contre-courant des habitudes françaises, n'hésite pas à aller chercher dans les pays voisins les innovations et bonnes pratiques qui permettront d'améliorer grandement la prise en charge des patients. A l'heure du Brexit, de quoi titiller le francophile auteur anglais. Et c'est le deuxième élément passionnant de cette promenade artistique. L'observation à la fois précise et malicieuse du parallèle entre France et Angleterre, sur le terrain artistique mais pas seulement. Les meilleurs ennemis sont ici auscultés avec la tendre ironie qui permet de n'épargner aucun de leurs travers. Cela passe par l'étude croisée de certaines œuvres (notamment "A rebours" de Huysmans) et des personnages dont elles s'inspirent. Le casting est royal : Oscar Wilde, Huysmans, Sarah Bernhard, John Sargent, Marcel Proust, Henry James... et j'en passe. Julian Barnes se promène dans ces vies et leurs doubles avec la malice du romancier qui constate que "la biographie est une série de lacunes reliées par de la ficelle" et s'amuse du fait que toutes "ces questions (que l'on ne sait pas) pourraient, bien sûr, être résolues dans un roman". Pour le plus grand plaisir du lecteur.

    Samuel Pozzi est certes une figure qui mérite d'être connue (il l'est surtout par les écrits de sa fille, Catherine), mais l'éclairage que lui donne Julian Barnes est un prétexte pour faire revivre une époque, des personnages hauts en couleurs et forts en caractère qui ont servi de modèles à certains artistes dont il décrypte les œuvres et les intentions avec l'humour et l'esprit qui le caractérisent. Le chemin du lecteur est agrémenté d'illustrations, reproductions de peintures mais également, plus étonnant, de vignettes Félix Potin que les clients trouvaient dans les tablettes de chocolat de la marque et qui représentaient les artistes, écrivains ou scientifiques importants du moment. Des albums Panini avant l'heure en quelque sorte.

    Il est impossible de rendre ici l'incroyable richesse de ce livre qui est aussi une formidable déclaration d'amour à l'art sous toutes ses formes et à celles et ceux qui l'inspirent. Julian Barnes parle de l'art avec art. Laissons-lui le dernier mot : "L'art survit au caprice individuel, à l'orgueil familial, aux conventions sociales ; l'art a toujours le temps de son côté".

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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    Couverture du livre « Une fille, qui danse » de Julian Barnes aux éditions Gallimard

    Géraldine C sur Une fille, qui danse de Julian Barnes

    Alors, je ne cacherai pas que j'ai été déconcertée par cette lecture car au vu du titre Une fille, qui danse, et de l'illustration qui affiche deux jeunes femmes élégantes, je m'attendais donc à ce que cette fameuse fille soit la narratrice, ou du moins soit au centre du récit. Même après la...
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    Alors, je ne cacherai pas que j'ai été déconcertée par cette lecture car au vu du titre Une fille, qui danse, et de l'illustration qui affiche deux jeunes femmes élégantes, je m'attendais donc à ce que cette fameuse fille soit la narratrice, ou du moins soit au centre du récit. Même après la lecture du roman, je me pose encore la question du nonsens de ce titre, sachant que la version originale The sense of an ending prend une tout autre direction, qui, elle, colle davantage au roman que notre version française. La traduction de certains titres restera toujours un mystère pour moi.

    Nous voilà aux prises d'un narrateur qui, dans la mélancolie de son âge, se remémore son enfance, puisque le souvenir de son camarade décédé prématurément lui revient brusquement, cet Adrian, qui à l'époque est venu soudainement chamboulé leur trio. Adrian, le personnage réellement digne d'importance à mon sens, qui fascine autant par le charme indéfinissable qu'il dégage, son intelligence et sa force de caractère que Tony brille par son inconsistance, personnage qui m'a souvent formidablement ennuyé. Lui-même, rétrospectivement, presque trop conscient de ce qu'il trahit, semble prendre un malin plaisir à souligner son insignifiance, ses maladresses. Dès le début, on conçoit rapidement à travers ces quelques piques qu'il s'adresse bien volontiers qu'il ne tient pas à se faire le moindre cadeau, comme s'il avait une revanche à prendre sur lui-même.

    Avec, en premier plan, un narrateur un peu triste, un brin éteint, que l'on aurait bien voulu secouer un peu, pétri de sentiment contradictoires – envie, admiration, respect, méchanceté, colère, jalousie, rancune – envers Adrian, évoluant au coeur d'un groupe d'amis où trois d'entre eux se disputent l'attention du quatrième, j'ai eu du mal à comprendre où voulait en venir Julian Barnes. Rien que des problèmes ordinaires inhérents à des existences tout aussi simple. Un peu de patience donc. Seul Adrian, même s'il est absent, sa présence, sa personnalité, elles, survivent à sa disparition dans la mémoire de son ami. Dévoiler le texte masqué
    C‘est un livre à la composition efficace, qui chemine progressivement vers l'explication de ce suicide, en apparence, inexpliqué. Sous cette apparente simplicité, se cache un drame, plusieurs drames, dont on comprend progressivement leur dimension, et dont on ne soupçonne ni la nature, ni l'ampleur. Ceux de plusieurs vies bouleversées sous l'impulsion d'une parole bassement stupide et méchante, d'un geste dont l'auteur n'imaginait pas la portée et les conséquences.

    le poids du remord est bien lourd, celui de l'inconséquence et de l'héritage le sont tout autant.Dévoiler le texte masqué Deux amis, un homme enlisé dans ses valeurs, un d'idéal absolu, à un point qu'il n'y a pas de place à la demi-mesure face à un autre qui a au fil des années oublié justement le sens de son existence, mis au fait à son incapacité à assumer ses erreurs. Julian Barnes soulève d'intéressantes questions existentielles, auxquelles chacun d'entre nous pourra en tirer les conclusions qui lui sied.

    Roman sur l'amitié, amitiés en déroute qui ont perdu tout leur sens, et plus encore, toutes les valeurs auxquelles Anthony a essayé de se raccrocher toute sa vie, celle du mariage, de la famille, de la tolérance et de la bienveillance. Plus vraiment rien à quoi se raccrocher, puisque même la mémoire rappelle son aveuglement passé, et témoigne, au sexagénaire la mesure de son erreur et de ses illusions, qui ont apaisé sa conscience et entretenu son orgueil, pendant quarante ans. Celui qui s'en sort encore le mieux, c'est encore Adrian, là ou il est, le seul à avoir pu choisir sa voix de sortie, aussi tragique était-elle, fidèle à lui-même jusqu'au bout.Dévoiler le texte masqué

    Ce récit est très habilement agencé, malgré des prémisses un peu en demi-teinte. le texte précis de cette lettre, élément clef, qu'un Anthony, furieux et blessé dans son amour-propre, a adressé à son ami et révélé tardivement dans le dernier tiers du livre, crée un véritable choc dans la narration, non pas tant par le fond, dont on a assez tôt connaissance, que par la forme, tant la réalité rattrape à grand pas les dernières illusions que Tony entretenait encore, et qui pointaient ici et là dans ce récit entretenant le lecteur des mêmes illusions. La révélation de cette lettre est l'ultime élément mettant à jour, par le biais de Véronica, la fatuité de ce narrateur sourd et aveugle à ce qui l'entoure, qui se complaît dans ses certitudes et son égoïsme. L'écriture est élégante, parfois un peu trop pompeuse, mais toujours marquée par ce ton pince-sans-rire anglais, cette forme d'autodérision, qui permet au récit de ne pas sombrer dans un agaçant auto-apitoiement.
    Je ne parviens décidément pas à savoir si j'ai vraiment aimé ce roman, ou non. Disons qu'il me laisse quelques impressions contradictoires, dont cette sensation que pas mal de choses m'ont échappées, tout comme elles ont visiblement bien échappé à Tony pendant plus de quarante ans. Cet horrible constat de gâchis et d'échec, qui finit par laisser une grande amertume en bouche est empreint d'un fatalisme résigné. Julian Barnes conclut son roman en nous laissant dans un monde qui n'a plus beaucoup de sens, à chacun d'en inventer le sien et tout mettre en oeuvre pour y rester fidèle à travers le respect de ses propres convictions.

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    Couverture du livre « La seule histoire » de Julian Barnes aux éditions Mercure De France

    Prune42 sur La seule histoire de Julian Barnes

    Déçue par ce roman car je pensais lire une belle et grande histoire d'amour et finalement j'ai trouvé que les sentiments des deux personnages étaient peu décrits, je n'ai pas rencontré la passion que je pensais. De plus, le style de l'auteur m'a paru daté, maladroit, lourd et artificiel. C'est...
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    Déçue par ce roman car je pensais lire une belle et grande histoire d'amour et finalement j'ai trouvé que les sentiments des deux personnages étaient peu décrits, je n'ai pas rencontré la passion que je pensais. De plus, le style de l'auteur m'a paru daté, maladroit, lourd et artificiel. C'est un roman que j'oublierai vite, je pense.