Joseph Andras

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Avis sur cet auteur (21)

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    Couverture du livre « De nos frères blessés » de Joseph Andras aux éditions Actes Sud

    Anita Millot sur De nos frères blessés de Joseph Andras

    140 pages d’une première tentative littéraire très aboutie : style concis et percutant ! L’auteur nous relate avec une parfaite neutralité, une histoire effrayante et peu connue, celle de Fernand Iveton, qui tenta sans succès le 14 novembre 1956, de poser une bombe dans un local éloigné de toute...
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    140 pages d’une première tentative littéraire très aboutie : style concis et percutant ! L’auteur nous relate avec une parfaite neutralité, une histoire effrayante et peu connue, celle de Fernand Iveton, qui tenta sans succès le 14 novembre 1956, de poser une bombe dans un local éloigné de toute population, au nom du parti communisme algérien, pour une justice sociale plus équitable. Plan déjoué, procès bâclé après des heures de torture indigne, pour aboutir à une sentence stupéfiante : la guillotine, le 11 février 1957, soit moins de trois mois après les faits. D’un chapitre à l’autre, nous découvrons son (court) passé, son mariage, ses parents … Un écrivain de 32 ans à l’avenir prometteur. UN TRES GROS COUP DE COEUR !

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    Couverture du livre « De nos frères blessés » de Joseph Andras aux éditions Actes Sud

    Alex Mot-à-Mots sur De nos frères blessés de Joseph Andras

    Le roman commence fort : arrestation, torture, Fernand subit les pires outrages de la part de l’armée française.

    Puis le roman alterne entre le récit de la rencontre entre Fernand et Hélène, comme une respiration, et l’emprisonnement de Fernand et son procès.

    Le parti communiste reste...
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    Le roman commence fort : arrestation, torture, Fernand subit les pires outrages de la part de l’armée française.

    Puis le roman alterne entre le récit de la rencontre entre Fernand et Hélène, comme une respiration, et l’emprisonnement de Fernand et son procès.

    Le parti communiste reste étrangement muet ; les avocats de Fernand ont même audience chez le Président Coty ; Fernand répète qu’il ne voulait blesser personne avec ses bombes qui ne devaient que détruire du matériel ; ses bombes n’ont même pas explosé ; mais rien n’y fait.

    Une citation en début de roman nous apprend que le destin tragique de Fernand Iveton est resté comme une blessure dans la vie de François Mitterand.

    L’image que je retiendrai :

    Celle d’Hélène se démenant pour rendre visite à Fernand à la prison, forçant l’admiration du directeur.

    http://alexmotamots.fr/de-nos-freres-blesses-joseph-andras/

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    Couverture du livre « De nos frères blessés » de Joseph Andras aux éditions Actes Sud

    Amandine Brion sur De nos frères blessés de Joseph Andras

    Fernand Iveton est arrêté à Alger en 1956, pour terrorisme. Ce jeune ouvrier communiste avait posé une bombe dans une partie désaffectée de l’usine dans laquelle il travaillait. Membre du FLN, il cherchait à soutenir le mouvement algérien indépendantiste, par un événement marquant, à condition...
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    Fernand Iveton est arrêté à Alger en 1956, pour terrorisme. Ce jeune ouvrier communiste avait posé une bombe dans une partie désaffectée de l’usine dans laquelle il travaillait. Membre du FLN, il cherchait à soutenir le mouvement algérien indépendantiste, par un événement marquant, à condition de ne pas tuer ni blesser de civil. La bombe n’explose finalement pas et même si elle avait explosé, elle aurait difficilement endommagé un mur mais Fernand Iveton est arrêté, torturé et condamné à mort.

    Qui était cet homme ? Pourquoi soutenait-il le FLN alors qu’il était d’origine française et non musulman ? Pourquoi fut-il condamné à mort pour une petite bombe qui n’explosa pas et n’aurait fait aucun dégât ? Ce sont les questions qui servent de fil conducteur à ce court roman de Joseph Andras. Plutôt que de mener son l’intrigue à la façon d’une enquête, ce dernier choisit le roman fictionnel.

    De nos frères blessés repose en grande partie sur des faits historiques et s’en inspire pour redonner vie à cet homme et à son entourage. Joseph Andras raconte le moteur idéaliste et humaniste de Fernand Iveton, ainsi que sa vie sentimentale. Il jongle ainsi entre deux narrations : celle de son arrestation à sa mise à mort et celle de sa vie avant son engagement et notamment sa rencontre avec Hélène.

    Il y a beaucoup de simplicité et d’humanisme dans ce court texte. En l’espace d’une centaine de pages, Joseph Andras arrive à conjuguer la narration de ce qui faisait la personnalité de Fernand Iveton et celle du système politique, médiatique et judiciaire qui l’a broyé avec une rapidité déconcertante.

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    Couverture du livre « De nos frères blessés » de Joseph Andras aux éditions Actes Sud

    Plume Nacrée sur De nos frères blessés de Joseph Andras

    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/11/08/de-nos-freres-blesses-joseph-andras/

    « De nos frères blessés »est un roman. Le premier roman de Joseph Andras. Pour moi, c’est surtout la biographie (certes romancé) de Fernand Iveton. Un livre poignant dès le premier chapitre...
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    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/11/08/de-nos-freres-blesses-joseph-andras/

    « De nos frères blessés »est un roman. Le premier roman de Joseph Andras. Pour moi, c’est surtout la biographie (certes romancé) de Fernand Iveton. Un livre poignant dès le premier chapitre particulièrement dur.

    Le contexte historique est celui de l’Algérie qui lutte pour son indépendance. Fernand Iveton combat pour l’indépendance de son pays. Il est arrêté dans l’usine où il travaille parce qu’il détient une bombe qu’il voulait déposer dans un entrepôt. Il n’a tué personne : la bombe n’a pas éclaté et de toute façon, il ne visait pas des humains. La torture ne l’épargne pas lors de son arrestation. Il est ensuite jugé pour « tentative de destruction par substance explosible d’édifices habités ou servant d’habitation » (p 48).

    Un de ses avocats rappelle : « Il ne faut pas juger Iveton sur les attentats commis par d’autres mais sur son acte personnel et seulement cela. » (p 70) Toutefois, il est condamné à mort et met tous ses espoirs dans la grâce présidentielle.
    Ce récit historique est entrecoupé par des moments de la vie de Fernand « avant » : la rencontre avec son épouse Hélène, leur installation en Algérie. Cette alternance de périodes si différentes dans la vie de ces personnages met encore plus en exergue les difficultés présentes.

    Une terrible réflexion sur le rôle de chacun dans le destin d’un homme. La puissance de l’opinion publique dans la prise de décision des politiques. Un livre qui m’a habitée plusieurs jours.