Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

John Boyne

John Boyne
John Boyne est né à Dublin en Irlande, en 1971. Après des études de littérature, il suit le cours d'écriture de l'université d'East Anglia, où il enseignera plus tard. Vers l'âge de vingt ans, il commence à écrire des nouvelles, dont certaines paraissent dans la presse, notamment dans le Sunday T... Voir plus
John Boyne est né à Dublin en Irlande, en 1971. Après des études de littérature, il suit le cours d'écriture de l'université d'East Anglia, où il enseignera plus tard. Vers l'âge de vingt ans, il commence à écrire des nouvelles, dont certaines paraissent dans la presse, notamment dans le Sunday Tribune. Le Garçon en pyjama rayé est son quatrième roman et son premier ouvrage destiné à la jeunesse. Cependant, cette fiction poignante a su interpeller les lecteurs de tous âges. Traduit en dix-sept langues et nominé pour plusieurs récompenses littéraires à travers le monde, le livre fait actuellement l'objet d'une adaptation au cinéma.

Avis sur cet auteur (46)

  • add_box
    Couverture du livre « L'audacieux monsieur Swift » de John Boyne aux éditions Lattes

    Miss K Paris sur L'audacieux monsieur Swift de John Boyne

    Vous êtes-vous déjà posé la question d’écrire un livre ? Oui mais sur quoi ? Quel pourrait être le sujet de départ ?
    C’est tout le problème de notre audacieux Monsieur Swift qui veut se faire un nom dans le monde de la littérature ... sauf qu’il n’a pas une once d’imagination. D’apparence...
    Voir plus

    Vous êtes-vous déjà posé la question d’écrire un livre ? Oui mais sur quoi ? Quel pourrait être le sujet de départ ?
    C’est tout le problème de notre audacieux Monsieur Swift qui veut se faire un nom dans le monde de la littérature ... sauf qu’il n’a pas une once d’imagination. D’apparence timide et réservée, il est un jour approché par un écrivain reconnu dans un hôtel berlinois. L’air de rien, il devient proche, maintenant une ambiguïté tant intellectuelle que sexuelle. Il l’assiste, l’écoute et trouve auprès de lui le sujet de son premier livre qui connaîtra un certain succès.

    La construction chronologique du récit nous emmène sur le chemin quelque peu tourmenté et angoissant de cet « écrivain » qui a besoin de s’accrocher aux autres pour produire une histoire. Le roman se compose de cinq parties : trois principales racontées par trois des principaux personnages. Erick Ackerman, le premier à découvrir Maurice alors barman dans un hôtel, raconte les débuts de Maurice Swift de leur rencontre a son premier succès littéraire. Puis sa femme, Edith, écrivaine elle aussi. Et enfin le récit de Maurice lui même sur la dernière partie de sa vie. Entre chaque point de vue, des interludes qui nous permettent d’en savoir un peu plus sur Monsieur Swift, dont un écrivain qui dira de lui « Une pute ne vous tromperait jamais, elle a trop d’intégrité pour cela. Mais vous, Monsieur Swift, vous êtes une insulte à la profession. »

    Jusqu’où est-il capable d’aller ? Telle est la question qui nous tiendra en haleine jusqu’au bout. Ce n’est pas un polar et on devine aisément de quoi est capable cet audacieux et opportuniste Monsieur Swift. Et bizarrement cela n’enlève rien à l’intérêt du récit ! Ce type est incroyable et on le découvre plus manipulateur, calculateur et machiavélique au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture. Il est détestable et pourtant on s’accroche avec délectation à ce personnage abject. Efficace !

  • add_box
    Couverture du livre « Il n'est pire aveugle » de John Boyne aux éditions Lattes

    marischr sur Il n'est pire aveugle de John Boyne

    Toujours profond et pertinent cet écrivain irlandais ! Une fois encore il fait mouche en s'attaquant aux collèges irlandais et leur gestion hasardeuse, cruelle, mafieuse et douteuse par l'Eglise catholique, celle-là mise à l'index pour ses pratiques criminelles auprès des jeunes gens. Mais Boyne...
    Voir plus

    Toujours profond et pertinent cet écrivain irlandais ! Une fois encore il fait mouche en s'attaquant aux collèges irlandais et leur gestion hasardeuse, cruelle, mafieuse et douteuse par l'Eglise catholique, celle-là mise à l'index pour ses pratiques criminelles auprès des jeunes gens. Mais Boyne en fin observateur va loin, très loin pour tenter de réhabiliter les milliers de victimes de prêtres monstrueux qui ont sévi pendant des décades car Boyne dépeint avec justesse le cas de conscience de ceux qui savaient et qui couvraient, de ceux qui ne savaient pas et deviennent aussi victimes que les pauvres victimes elles-mêmes et il s'attache aussi à démontrer comment, au nom du pouvoir, de la politique et de l'argent, les hauts-placés de l'Eglise dissimulent depuis trop de temps des pratiques inacceptables. Un roman fort en rebondissements, qui interroge tout du long les consciences, nos consciences. A lire, comme une urgence, au nom d'une certaine forme de justice. CM

  • add_box
    Couverture du livre « Les fureurs invisibles du coeur » de John Boyne aux éditions Lattes

    Mumu Dans le Bocage sur Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne

    En tout premier il y a eu L'audacieux Monsieur Swift personnage que j'ai adoré détester et qui fut presque un coup de cœur et quand j'aime à ce point un roman je n'ai qu'une envie c'est de voir si c'est un "one shot" ou si l'auteur rentre dans ma liste des auteur(e)s à suivre et je confirme,...
    Voir plus

    En tout premier il y a eu L'audacieux Monsieur Swift personnage que j'ai adoré détester et qui fut presque un coup de cœur et quand j'aime à ce point un roman je n'ai qu'une envie c'est de voir si c'est un "one shot" ou si l'auteur rentre dans ma liste des auteur(e)s à suivre et je confirme, John Boyne y entre et de belle manière avec ce roman.

    Encore une belle démonstration qu'un pavé de 850 pages peut s'avaler sans difficulté quand la plume, le fond, la forme, les personnages s'unissent pour en faire une lecture à la fois fluide et profonde. A travers cette saga familiale, à la fois roman d'apprentissage, d'amitié, d'amour, de société, John Boyne relate la vie d'un homme, Cyril Avery, né à la fin de la seconde guerre mondiale en Irlande, dont la mère de 16 ans, Catherine, n'a d'autre choix que de l'abandonner. Il sera adopté par un couple aisé, Charles (banquier) et Maude (écrivaine) mais qui insisteront sur le fait qu'il n'est pas un vrai Avery, un vrai Avery par le sang. Toute sa vie, Cyril cherchera à se construire une identité et surtout à la faire accepter dans une société puritaine irlandaise, où tout ce qui touche le sexe ou l'orientation sexuelle est vécu comme un maléfice. 

    Une rencontre décisive va bouleverser le destin de Cyril à l'âge de 7 ans : celle de Julian qui va lui révéler au fil des années sa véritable orientation sexuelle et c'est finalement le fond du roman : évoquer l'homosexualité à travers l'existence d'un homme dont le parcours va l'entraîner à travers différents pays : Irlande, Hollande, Etats-Unis mais également à travers les étapes qui marquèrent toute la société et en particulier la communauté gay à la fin du 20ème siècle avec les ravages du Sida et sa mise au ban de la société.

    Les destins se croisent, les fils de vie se tissent, tous les personnages ont une présence incroyable et j'ai eu le sentiment de vivre parmi eux. L'auteur n'y va pas avec le dos de la cuillère : à travers son personnage principal, il dénonce et règle ses comptes avec une société irlandaise ancrée dans son obscurantisme (mais cela pourrait s'appliquer à bien d'autres pays car certaines de ses dénonciations appartiennent également à d'autres territoires) et son puritanisme.

    Cyril va porter en lui presque toute sa vie les cicatrices invisibles de ce qu'il ne peut pas avouer être et quand il franchira le pas ce sera au prix d'autres blessures qui ne se refermeront jamais. De 1945 à 2015, une fresque sur 70 années d'une vie qui devient le reflet à la fois d'une époque et d'une mentalité.

    Alors certes j'ai été surprise par certaines réflexions de Cyril, alors âgé de 7 ans au début du roman, mais ayant des raisonnements d'adulte, de certaines coïncidences, des croisements de vies, de rencontres etc.... qui sont tellement trop belles pour être vraies mais il s'agit ici d'un roman et qu'importe les ficelles utilisées si l'ensemble est malgré tout cohérent et sert à l'élaboration de l'histoire et du contexte. 

    Il y a de l'ironie, de l'émotion, de la colère, des moments de tendresse et d'histoire pour parler de l'identité qu'elle soit familiale ou sexuelle, un roman d'apprentissage mais également un très beau roman d'amitié et d'amour avec ce qu'il faut de rebondissements, d'événements pour me faire traverser une foule de sentiments. J'ai aimé que John Boyne fasse de son personnage principal un homme qui doute, qui se questionne, qui se cherche, pas un homme infaillible mais plutôt un être qui se construit seul dans une société où la différence doit se cacher et qui ne peut presque, que compter sur lui pour y évoluer et y trouver à défaut du bonheur une certaine sérénité.

    C'est le genre de roman qui vous marque par sa richesse, à aucun moment le récit ne se relâche, ne s'affaiblit. Je vais garder longtemps en moi les images de certaines scènes qui m'ont particulièrement émue, touchée, partagée parfois entre sourire et larmes et je l'ai fermé presque avec des regrets car j'ai passé avec lui de jolies heures de lecture.

  • add_box
    Couverture du livre « Les fureurs invisibles du coeur » de John Boyne aux éditions Lattes

    Sandrine Fernandez sur Les fureurs invisibles du coeur de John Boyne

    Reniée par sa famille, bannie du village par le prêtre catholique, Catherine Goggin se retrouve à Dublin à seize ans, enceinte et sans le sou. En cette année 1945, dans la très catholique Irlande, les filles-mères sont considérées comme des prostituées et n’ont souvent d’autre choix que de...
    Voir plus

    Reniée par sa famille, bannie du village par le prêtre catholique, Catherine Goggin se retrouve à Dublin à seize ans, enceinte et sans le sou. En cette année 1945, dans la très catholique Irlande, les filles-mères sont considérées comme des prostituées et n’ont souvent d’autre choix que de confier leurs bébés à l’adoption. Son fils devient donc Cyril Avery, l’enfant d’un couple aisé et excentrique qui l’accueille avec charité mais indifférence. Il ne sera jamais un vrai Avery, qu’il se le dise ! Cyril a sept ans quand il fait la connaissance du fils de l’avocat de son père adoptif et éprouve un véritable coup de foudre pour le beau et sûr de lui Julian. Ainsi Cyril se découvre gay et en grandissant il va affronter les préjugés et la sévérité d’un pays qui ne se contente pas de bannir les homosexuels. On peut les emprisonner, les tabasser et même les tuer tant ils sont des dégénérés insupportables dans une société encore régie par un clergé catholique intolérant et rigide. Son salut viendra avec sa fuite et c’est hors de l’Irlande qu’il pourra enfin s’épanouir, aimer, être aimé et assumer sa sexualité. Viendront les années 80, le Sida, des rencontres, des pertes, des deuils, des retrouvailles et l’espoir de retourner en Irlande pour enfin se réconcilier avec son pays, son passé, son histoire.

    Oh là là quel livre !! L’épopée d’un homosexuel irlandais de 1945 à 2015 avec une galerie de personnages hauts en couleurs, des drames, des joies, de l’amour, de la haine, du sexe et des curés.
    L’ombre de John Irving plane sur Les fureurs invisibles du cœur et John Boyne ne s’en cache pas, le livre lui est dédié et son personnage lit Le monde selon Garp. On retrouve l’ambiance de A moi seul bien des personnages, pour le cheminement d’un homosexuel et l’évolution de la société. S’y ajoute une similitude avec les thèmes abordés dans Inishowen de Joseph O’Connor ou Philomena de Martin Sixsmith.
    Mais qu’on ne s’inquiète pas, John Boyne a son propre style. Entre tendresse, tristesse, réalisme et une bonne dose d’humour, il nous emporte dans le tourbillon de la vie d’un homme né trop tôt, au mauvais moment, au mauvais endroit. Tant d’années gâchées à vivre dans la honte, à se contenter de rapports sexuels rapides, discrets, la peur au ventre. John Boyne en profite pour égratigner une société puritaine et hypocrite, une religion catholique qui l’est tout autant et critique vivement les hommes d’église, moralisateurs, intolérants, toujours prêts à juger et à condamner. Cyril Avery est un personnage qui émeut, qui agace mais qu’on accompagne avec bonheur tout au long de ces plus de 800 pages, avec tous ceux qui l’entourent, ses curieux parents adoptifs, son meilleur ami et amour de jeunesse, sa mère biologique, son épouse légitime, son grand amour, etc., tant de personnages bien décrits, à la forte personnalité, qu’on quitte avec regret.
    Tout sonne juste dans ce roman addictif, émouvant et plein d’espoir. Un énorme coup de cœur.