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Jim

Jim
Jim est né en 1966. Après son Bac, il étudie pendant 3 ans à l'Ecole de bande dessinée d'Angoulême. Scénariste, dessinateur, il travaille aussi bien pour le dessin animé que pour la bande dessinée. Auteur chez Vents d'Ouest de plus de 30 albums d'humour qui rencontrent un vif succès auprès du pub... Voir plus
Jim est né en 1966. Après son Bac, il étudie pendant 3 ans à l'Ecole de bande dessinée d'Angoulême. Scénariste, dessinateur, il travaille aussi bien pour le dessin animé que pour la bande dessinée. Auteur chez Vents d'Ouest de plus de 30 albums d'humour qui rencontrent un vif succès auprès du public, il est également scénariste (sous le pseudo de Téhy) de Fée et Tendres Automates.Son association avec Fredman a déjà donné naissance à de nombreux ouvrages désopilants et dévastateurs, tous de très grands succès publics ! Il a également publié la série Yiu chez Soleil, en tant que coscénariste avec Guénet, Vax et Renéaume (13 albums parus), la série L'Ange et le Dragon avec Lalie et la série Reign, avec Cara. Petites Eclipses avec 'Fane, publié en 2007 chez Casterman Ecriture, a marqué une évolution vers un travail plus intimiste.En parallèle, Jim / Téhy réalise des courts métrages, participe à l'écriture de pièces de théâtre et travaille en collaboration avec Mercredi Films qui développe trois de ses scénarios de longs métrages et une série TV.Avec 70 albums, plus d'un million d'exemplaires vendus dans la collection Jim et plus de 300 000 signés Téhy, l'auteur aux deux pseudonymes est aujourd'hui un auteur incontournable du 9e art.

Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « Une nuit à Rome T.4 » de Jim aux éditions Bamboo

    Bd.otaku sur Une nuit à Rome T.4 de Jim

    Au moment où il achevait le deuxième tome d’ « Une nuit à Rome », en 2013, Jim ne pensait pas à un deuxième cycle car « dans sa tête l’histoire [était]bouclée ». Puis, il approcha des 50 ans et, comme à la fin du premier diptyque les héros se donnaient rendez-vous dix ans plus tard, il se mit à...
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    Au moment où il achevait le deuxième tome d’ « Une nuit à Rome », en 2013, Jim ne pensait pas à un deuxième cycle car « dans sa tête l’histoire [était]bouclée ». Puis, il approcha des 50 ans et, comme à la fin du premier diptyque les héros se donnaient rendez-vous dix ans plus tard, il se mit à écrire la suite. Une suite beaucoup moins romantique et plus mélancolique dont le premier tome parut en 2018. En voici l’épilogue édité aux éditions Bamboo dans la collection « Grand Angle » sorti le 10 juin 2020. Tempus fugit ….et la mort s’invite.

    L’invitation

    « On s’était dit rendez-vous dans dix ans » disait la chanson . Et c’est avec cette idée en tête que Raphaël, redevenu célibataire au tome 3, choisit d’organiser une grande fête pour ses 50 ans. Dans la lettre qu’il joint au carton d’invitation, il écrit à Marie : « on s’est promis qu’on se reverrait le jour de nos cinquante ans … Bien sûr je sais qu’on ne pourra pas revivre ce qu’on a vécu de la même façon, ces moments-là ne se volent qu’une seule fois …. Alors je t’invite. Un ami me prête un grand appartement à Rome, pas très loin du Trastevere, et j’ai envie de fêter ça avec les gens qui comptent. J’aimerais vraiment que tu sois là. Je veux te présenter aux gens que j’aime et que tu entres dans ma vie. Par cette invitation, j’ai bien conscience de prendre le risque de casser quelque chose, un peu de la magie entre nous … ». Or, la magie, il semble bien l’avoir cassée Raphaël ! Marie, hésitante, l’a finalement rejoint à Rome ; mais, à son arrivée à l’appartement, elle apprend par sa demi-sœur le décès de leur mère malade. Elle part donc précipitamment avant même d’avoir revu son amant qui, dépité, lui envoie un texto assassin et couche avec une autre fille. Au matin, réalisant son erreur, Raphaël se précipite à la poursuite de son amour de jeunesse pour s’excuser. Il retrouve Marie, comme on l’avait laissée à la fin du livre III, coincée à l’aéroport de Ciampino à cause d’un mouvement social. Elle ne veut plus avoir affaire à lui et doit repartir à Sète au plus vite pour soutenir ses proches. Elle appelle, par dépit, la seule personne qu’elle connaît à Rome : Alexandre, l’ami français du tome 1, qui accourt à sa rescousse. Mais Raphaël ne se décourage pas pour autant et s’incruste dans la voiture de l’expatrié…

    Avant même le début du second cycle, Jim faisait réapparaître ses personnages fétiches dans « Les Beaux moments » (2016)un recueil de nouvelles en bande dessinées : dans le premier récit, Marie était présentée comme énigmatique : elle faisait des photos de charme et se dévoilait pour mieux se cacher ; dans l’autre Raphaël, devenu père de deux petites filles, croisait sans le savoir son premier amour dans les rues de Paris. Les héros vieillissent donc en même temps que leur créateur et que les lecteurs, un peu comme dans la trilogie de Klapisch : « l’Auberge espagnole », les Poupées russes et Casse-tête chinois ». On remarquera d’ailleurs que, comme chez le cinéaste, Jim narre une histoire d’amour certes mais également l’évolution d’une bande de potes. Le cadre est contemporain, le langage très actuel et la voix off dans laquelle Raphaël s’adresse à lui-même reprend le procédé cinématographique adopté (on entendait la voix de Romain Duris en fil rouge) mais de manière originale. En effet, comme dans le Nouveau Roman, Jim emploie la deuxième personne ce qui a pour effet d’inclure le lecteur et de lui donner l’impression que le narrateur s’adresse à lui.

    Où sont passés les grands jours ?

    Comme chez Klapisch également, le héros se présente comme un anti-héros : de nombreux lecteurs avaient, semble-t-il, été déçus par un tome 3 jugé bavard et décousu dont les protagonistes étaient des ados attardés pathétiques qui ne pensaient qu’à boire et faire la fête pour refuser de se voir vieillir. En témoignait par exemple le faire-part d’un goût douteux envoyé par Raphaël à ses amis : « Raphaël a la douleur de vous convier aux obsèques de sa folle jeunesse ». Or, le tome 4 va reprendre et approfondir tous les éléments en apparence disparates du précédent pour en montrer la profondeur sous l’apparente superficialité et mettre l’accent sur le temps qui passe.

    Jim utilise fort à propos les décors et les avancées technologiques pour le souligner : on revient sur les mêmes lieux que dans le premier cycle mais ils ont changé. Ainsi, l’hôtel de leurs retrouvailles torrides a été racheté par un grand groupe : il n’a plus son cachet ancien et est comme standardisé, un peu clinquant, et une clef magnétique ouvre désormais la chambre ; la ville éternelle est, elle-même, défigurée par les échafaudages et surtout les personnages ont vieilli.

    Le bédéiste travaille d’après photos comme il le confiait dans « Les Dessous d’une nuit à Rome » (2014) et il s’est inspiré pour ses deux protagonistes d’un de ses amis, le chanteur St Rémy, et de sa propre femme Delphine qui prête ses traits à Marie. Il a donc pu les vieillir de façon très crédible en observant la réalité. Même la belle héroïne se retrouve ainsi avec des cernes sous les yeux et de petites rides aux commissures des lèvres ; la couverture de l’édition de luxe souligne encore davantage le passage du temps en striant de blanc, grâce au ruissellement de l’eau, ses cheveux. De même, la scène en apparence superflue, dans laquelle Arnaud, le copain de toujours, fait son jogging (p.20) permet de montrer son essoufflement et donc sa perte de vitalité. Enfin, lorsque la bande d’amis se promenait dans Rome, au tome 3, le même Arnaud grappillait un prospectus pour l’ouverture d’un bar « de jeunes » dans lequel ils se retrouvent tous au tome 4 avec l’impression de ne pas être à leur place en prenant ainsi brutalement conscience de leur « has beenitude ».

    Mais le vieillissement n’est pas la seule ombre au tableau : on notera dans ce deuxième cycle l’omniprésence de la mort. Le prologue du tome 3 met, de façon déceptive, en avant le malaise cardiaque du héros et Marie perd sa mère à la fin de cet album. On assiste, dans le dernier opus, à une crémation et à une dispersion de cendres et ceci se retrouve même sur la couverture de l’édition classique : on y découvre à côté des amants enlacés une urne funéraire qui trône comme dans une vanité du XVII e et semble murmurer au lecteur : « memento mori » ! La mort s’invite donc in fine et amène les héros à se questionner sur leur vie.

    De beaux moments

    C’est grâce à ce nouveau thème que le deuxième cycle se différencie vraiment du premier : il ne s’agit ni d’une reprise ni de l’album de trop (comme avait pu le laisser croire le tome 3) mais d’un approfondissement. On passe en effet du vaudeville à la comédie douce-amère en abandonnant l’unité de lieu de temps et d’action pour un étalement plus long dans l’espace et le temps au tome 4. Ceci s’accompagne d’un travail sur la psychologie des personnages. Une fois encore, des petits riens en apparence insignifiants acquièrent une grande importance : au tome 3 la mère de Raphaël l’appelle plusieurs fois mais il ne décroche pas ; lors de la fête, sa bande se permet même des commentaires insultants et graveleux à propos de cette dernière. Or, dans le tome 4 l’un des planches le plus émouvantes qui constitue une pause narrative, est celle où sortant de la crémation Raphaël l’appelle pour lui dire qu’il l’aime. C’est un « beau moment » que capture l’auteur ; il le met en valeur en décrivant également l’effet produit sur sa destinataire. Cette pause participe cependant à l’économie du récit en montrant l’évolution de son personnage qui grandit enfin …

    De même, Marie , stéréotype de la femme fatale toxique (Raphaël se patchait même contre elle au tome 1 !) et énigmatique comme son portrait peint par son jeune amant, se voit davantage ancrée dans le réel. On comprend son attitude fuyante grâce à un traumatisme d’enfance, on a accès à son intériorité grâce à la transcription de certains de ses cauchemars dans une superbe succession de pages muettes mais également parce qu’elle se voit aussi dotée d’une voix off au tome 4. Elle s’incarne même réellement puisqu’on la voit non plus dans une attitude hiératique ou aguichante mais dans une pose triviale que normalement on évite en bande dessinée (aux toilettes découvrant qu’elle a ses règles). Là non plus ce n’est pas gratuit … Tout prend sens dans le récit par rapport à la finitude. Les deux héros deviennent dans ce dernier opus profondément humains, réellement attachants, et suscitent tous deux l’intérêt du lecteur. D’ailleurs c’est sur ce tome final qu’il apparaissent pour la première fois réunis en couverture, heureux et apaisés…

    Jim fait souvent référence dans la tétralogie à des morceaux de musique emblématiques de l’époque, réalisant comme une bande-son de son histoire ; il compose aussi, finalement, son récit comme une partition. On retrouve dans le deuxième cycle des lieux du premier : les coupoles du Sacré Cœur entraperçues par le velux de l’appartement de Marie font ainsi échos à celles des églises romaines ornant la couverture du tome 2 ; les pièces de puzzle semées dans le prologue du tome 3 s’explicitent et se déploient dans le 4 ; l’excipit reprend le titre même de la série et enfin l’ensemble des tomes est lié par les couleurs récurrentes de Delphine qui crée une sorte de bichromie de couleurs complémentaires alliant les cieux bleus aux tons orangés et sensuels des bâtiments de Rome, de Sète ou de la capitale. L’auteur, comme un musicien, pratique également le contrepoint voire la dissonance. Il choisit une fin en forme de pirouette et pourtant tellement cohérente : ironique comme la vie …. Ce qui évite au récit de tomber dans une bluette irréaliste à la Marc Lévy !

    « Voilà, c’est fini » … on a retrouvé avec plaisir les deux héros d’ « Une nuit à Rome » et replongé dans leurs aventures. Ce deuxième cycle plus grave a permis de donner davantage de profondeur à l’histoire et aux personnages. La passion des vingt ans se mue petit à petit en autre chose... Pas de nostalgie cependant : car la jeunesse n’y est pas forcément présentée comme une panacée ! La série nous incite à profiter des « beaux moments » et à ne pas nous demander sans cesse « où sont passés les grands jours » ! La couverture de l’édition classique du dernier tome est construite en écho à celle du tome 1 et les personnages forment par leur attitude semblables et inversées comme les deux parties d’une parenthèse. Et c’est bien une parenthèse que vivent les lecteurs le temps de leur lecture : un voyage qui les emmène à Rome mais aussi dans leur passé en les interrogeant en même temps sur leur devenir …. Une nuit à Rome est une série très écrite et aboutie qui nous accompagne longtemps et qu’on quitte sur un espoir à défaut d’une promesse : celui qu’un jour Jim se décide à narrer, dans un préquel, les « tendres années » de ses deux héros …

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    Couverture du livre « Détox T.1 » de Jim et Antonin Gallo aux éditions Bamboo

    nathalie vanhauwaert sur Détox T.1 de Jim - Antonin Gallo

    Mathias d'Ogrémont a tout, c'est un directeur d'entreprise hyperactif. Deux téléphones en poche, un pour la famille, un pour les affaires, il vit à du 200 à l'heure. Un check up lui dit de se calmer qu'il va vers l'AVC garanti, il n'en a que faire, il s'en fout et travaille comme un dingue...
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    Mathias d'Ogrémont a tout, c'est un directeur d'entreprise hyperactif. Deux téléphones en poche, un pour la famille, un pour les affaires, il vit à du 200 à l'heure. Un check up lui dit de se calmer qu'il va vers l'AVC garanti, il n'en a que faire, il s'en fout et travaille comme un dingue jusqu'au jour où .. Victoria sa plus proche collaboratrice qui vit le même rythme effréné que lui meurt d'un AVC.


    Tout se bouscule dans sa tête, des amis lui avaient parlé d'un stage de détox, il se moquait d'eux, oui mais c'était avant, le voilà abandonnant tout sans la moindre explication, en route pour ce stage de détox.


    C'est à des lieues de son mode de vie, on le prive de tout, voiture, téléphone..., il est en pleine nature à boire du jus de romarin ...survivra-t-il à ce régime ?


    Première partie d'un album prenant, un sujet qui nous parle dans ce monde de dingues.. j'attends la suite avec impatience.. Super graphisme, dans les tons gris et orangés. J'adore.

    ♥♥♥♥♥


    Quelques jolies phrases


    Libère l'esclave qui est en toi.

    Vous n'aimez pas beaucoup les femmes, vous, hein ?
    Moi je les aime trop! Trop les aimer, ça revient exactement au même.


    https://nathavh49.blogspot.com/2020/02/detox-jim-et-antonin-gallo.html

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    Couverture du livre « Détox T.1 » de Jim et Antonin Gallo aux éditions Bamboo

    Lionel Arnould sur Détox T.1 de Jim - Antonin Gallo

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Chers amis (on est un peu amis si vous aimez la BD et que vous lisez mes chroniques sur SambaBD…), chers amis, donc, je crois qu’on tient quelque chose avec Détox. Jim et Antonin Gallo nous offrent un excellent premier tome d’un...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Chers amis (on est un peu amis si vous aimez la BD et que vous lisez mes chroniques sur SambaBD…), chers amis, donc, je crois qu’on tient quelque chose avec Détox. Jim et Antonin Gallo nous offrent un excellent premier tome d’un diptyque qui a tout pour plaire. Commençons par le plus évident : le dessin.

    Ça n’est pas souvent le cas, mais Antonin Gallo, qui réalise ici les décors, a su apprivoiser les nombreuses (et fameuses…) réticences que j’éprouve à l’égard des décors hyper réalistes à base de photos retouchées. En général, je suis plutôt allergique à ces ciels collés en arrière-plans ou ces bâtiments archi-photoshopés utilisés comme décors. Mais ici, le travail de Gallo est à la fois très bien fait et assez discret. Il faut dire que, si l’on en croit le dossier de presse, c’est lui qui s’est chargé d’intégrer les personnages (dessinés par Jim, j’y reviens tout de suite) dans ses décors. Résultat, ces derniers sont parfaitement mis en avant par rapport aux décors, et, évidemment, on sent que c’est une volonté des auteurs.

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    Les personnages, parlons-en, tiens ! C’est donc Jim, le scénariste qui a également dessiné les personnages. Je ne peux que lui tirer mon chapeau. J’aime beaucoup son trait légèrement caricatural et très précis. Il possède un excellent sens du mouvement et fait également preuve d’un très grand sens de l’observation pour reproduire aussi finement des sentiments à travers les expressions des visages. Donc, entre les décors hyper léchés et des personnages bien campés, on peut dire que, graphiquement, Détox est une très belle réussite.

    Maintenant, le scénario. Bon, eh ben là, c’est un peu pareil. Jim aborde un sujet à la fois banal et profond : le sens de la vie et la façon dont on la mène (sa propre vie…), le tout, agrémenté de très nombreuses touches d’humour.

    Prenez Matthias D’Ogremont, le narrateur, qui est a priori un sale type… Enfin, un mec dont les valeurs sont à l’opposé de celle que la plupart d’entre nous prétendons défendre : L’argent, l’argent et l’argent. Matthias nous fait régulièrement rire par ses réactions à la fois attendues (il est égoïste et donc très prévisible) mais si proches de celles que nous avons parfois au fond de nous. Et puis, c’est toujours drôle de caricaturer. Qu’il s’agisse des parisiens et de leur prétendue aversion pour la campagne ou bien des baba-cools mystiques qui vous nettoient les mauvaises ondes lorsque vous arrivez chez eux… Dans tous les cas, Jim ne tombe pas dans le piège du manichéisme facile. Matthias n’est pas qu’un gros con, c’est un gars qui a sa propre histoire, son propre vécu et donc, ses propres traumatismes, comme nous le laissent entendre quelques planches revenant sur un épisode marquant de son enfance. Et puis les babas cools du stage, c’est probablement la même chose. Et c’est très bien comme ça.

    Bref, vous vous en doutez, le fameux stage de détox ne va pas se dérouler sans péripéties ou autres rencontres marquantes. Alors bon, on attend la suite avec impatience !

    PS : *** Spoiler alert ***, je ne sais pas vraiment si c’est une spoiler alert ou pas, mais c’est juste que j’ai une théorie un peu capillotractée à vous soumettre sur le scénario lui-même. En fait, certains indices me laissent penser que Matthias est en train de faire lui-même un AVC et qu’il « rêve » en quelque sorte toute cette histoire de stage de détox qui lui arrive. A ceux qui l’ont lu, qu’en pensez-vous ? C’est envisageable ou je me fous le doigt dans l’œil jusqu’au coude ?

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    Couverture du livre « L'érection T.1 » de Jim et Lounis Chabane aux éditions Bamboo

    Manika sur L'érection T.1 de Jim - Lounis Chabane

    Une BD très théâtralisée, à la limite de l'hystérie dans le premier tome. Alors que Lea fête son anniversaire son "mari" avale une petite pullule bleue pour l'honorer toute la nuit c'est à partir de là que tout dérape et que Léa part en vrille avec les arguments tirés par les cheveux sur le fait...
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    Une BD très théâtralisée, à la limite de l'hystérie dans le premier tome. Alors que Lea fête son anniversaire son "mari" avale une petite pullule bleue pour l'honorer toute la nuit c'est à partir de là que tout dérape et que Léa part en vrille avec les arguments tirés par les cheveux sur le fait que son compagnon a besoin de chimie pour être existé.

    Des arguments qui se tiennent bien sûr mais exprimés de manière un peu exagéré et sans laisser la parole à défense ! Heureusement les illustrations sont plaisantes dans ce milieu bourgeois et les couleurs adoucissent un peu les propos.

    Le seconde tome est plus calme, le retour de l'amie en rupture avec son conjoint détourne Léa de son idée fixe, elle prend la défense de son amie, descend mettre les choses au clair avec l'ex et remonte en faisant un petit détour par la fête des jeunes du dessus.

    Un quiproquo qui tourne presque au drame, une anecdote qui aurait pu être drôle et qui au final n'en mérite pas tant. Un scénario un peu poussif sauvé par les dessins.