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Jerome Leroy

Jerome Leroy
Né le 29 août 1964 à Rouen, Jérôme Leroy a publié son premier roman en 1990, L'Orange
de Malte, Prix du Quartier Latin 1990. Il a ensuite publié de nombreux romans et recueils de
nouvelles à la limite du roman noir et de l'anticipation sans pour autant se considérer comme
un auteur de genre. Il a ég... Voir plus
Né le 29 août 1964 à Rouen, Jérôme Leroy a publié son premier roman en 1990, L'Orange
de Malte, Prix du Quartier Latin 1990. Il a ensuite publié de nombreux romans et recueils de
nouvelles à la limite du roman noir et de l'anticipation sans pour autant se considérer comme
un auteur de genre. Il a également écrit un recueil de poèmes : Le Déclenchement muet des
opérations cannibales (Équateurs 2006), une étude sur Frédéric Fajardie (Rocher, 1994) et des
romans pour la jeunesse dont La Grande Môme (Syros, Prix du polar jeunesse 2008). Il collabore
régulièrement au site Causeur.fr.

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    Thrillers politiques : état de psychose permanente

    Longtemps rare en France, le thriller politique est en passe de devenir une véritable mode saisonnière. Pour Netflix, qui vient de s’installer sur le marché français, c’est même une évidence. La première décision du site de vidéo à la demande par abonnement américain ? Lancer la production de « Marseille », inspirée de sa série à succès « House of Cards », sur la corruption politique dans le Sud de la France. Et si le polar politique n’en est qu’à ses balbutiements dans la fiction audiovisuelle française, il gagne de l’ampleur dans l’édition hexagonale – quoique toujours moins ancré que dans la littérature anglo-saxonne.

Avis sur cet auteur (39)

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    Couverture du livre « Macha ou l'évasion » de Jerome Leroy aux éditions Syros

    iseni -- sur Macha ou l'évasion de Jerome Leroy

    En recevant « Macha ou l’évasion », je sortais totalement de ma petite zone de confort. Vous savez, ce type de livre que je choisis toujours parce qu’il va sans conteste me toucher et me submerger d’émotions. Je n’avais jamais lu de livre de Jérôme Leroy, mais il est visiblement connu pour...
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    En recevant « Macha ou l’évasion », je sortais totalement de ma petite zone de confort. Vous savez, ce type de livre que je choisis toujours parce qu’il va sans conteste me toucher et me submerger d’émotions. Je n’avais jamais lu de livre de Jérôme Leroy, mais il est visiblement connu pour écrire des romans noirs et des romans d’anticipation. Ils me semblent loin mes romans à l’eau de rose. Le challenge était tentant. Le livre étant dans ma PAL, il ne me restait plus qu’à me lancer.

    C’est ainsi que j’ai rencontré Macha-des-Oyats. Elle a 107 ans et vit en 2100. Macha serait donc née en 1993. Cela a été le premier point d 'accroche que j’ai pu trouver à ce livre. Je suis née en 1991, je pouvais donc tout à fait me comparer à ce personnage.
    Aujourd’hui (en 2100) Macha vit dans un monde ou le chaos n’existe plus, où l ’on ne produit que ce que l ’on consomme, où les technologies n’ont plus de raison d’être et où les distances ont repris tout leur sens. Une nouvelle ère (ou un retour en arrière ?) nommée « Douceur ». Elle habite dans une ZAD (Zone d’Aménagement Différé ou Zone à Défendre) forestière. Oui, Macha à 107 mais est visiblement encore agile pour se promener de pont de singe en pont de singe.
    Un jour, trois jeunes viennent la trouver. Ce sont des cueilleurs d’Histoire. Leur but est de faire parler Macha sur sa jeunesse pour qu’elle leur raconte sa vie dans le « monde de la Fin », celui que nous connaissons aujourd ’hui emplis de violence, d’attentats et de division. J’ai une nouvelle fois eu un sentiment de comparaison immédiat. Les cueilleurs d’Histoire font parler Macha comme nous pouvons interroger aujourd’hui nos grands-parents sur la seconde guerre mondiale, eux qui l’ont connue et qui sont nos derniers messagers directs. L’auteur a utilisé une phrase tout à fait juste, il s’agit de « connaître le passé pour sauver l’avenir ». Sauf que cette fois, dans cette histoire la porte-parole d’une époque de violence est l’une des nôtres; une enfant de notre génération.

    Macha se met à dévoiler sa jeunesse qu’elle pensait bien plus enfouie qu’elle ne l’est vraiment. Nous découvrons sa vie qui se déroule en très grande partie dans la ville de Nantes. Voici un second point d’accroche personnel, puisque c’est la ville où j’ai décidé de vivre depuis 1 an. Pourtant, j’ai parfois des difficultés à réaliser que Macha narre mon époque. Je me projette dans cette histoire, pour certaine pages, comme si elle avait lieu des années avant moi. Cela n’est pas dû à la violence que Macha rencontre au quotidien que ce soit dans sa famille, au lycée ou dans les journaux télévisés… Non, tout cela, soyons d’accord, est bien présent autour de nous. Par contre, cela est surement dû au fait que Macha appartient à une famille très aisée de Nantes où le vocabulaire est soutenu et donc assez éloigné de la vie quotidienne de beaucoup d’entre nous, je suppose. Un exemple concret est le vouvoiement entre les membres de la famille. Heureusement, Macha nous raconte assez rapidement la rencontre avec son premier amour, Karim, un garçon des cités. Et là, ça y est, je la retrouve mon époque! Ces aventures qui pourraient un peu être les nôtres. Les sorties dans les cafés nantais, une jeunesse qui refait le monde et qui tente d’y trouver sa place, ses vacances à Saint-Malo (ma ville d’origine ! Quand je vous dis qu’il y a des points d’accroche pour que je lise ce livre !) mais également la montée des extrêmes, qu’elles soient de droite ou de gauche, de la surveillance, des incompréhensions, de la peur.

    Afin de protéger sa famille de ce monde qui semble de plus en plus insécurisé, le père de Macha Etienne Le Vigan, va prendre la décision de vivre dans une résidence quelque peu particulière. Un évènement marquant dans la vie de Macha va la pousser à s’enfuir de ce monde artificiel qui ne lui ressemble pas. C’est cette épopée que nous allons découvrir dans la suite du livre.

    L’histoire est intéressante et tient la route, bien que selon moi notre monde dans ce roman est un peu trop présenté comme les bons contre les méchants, soit tout blanc soit tout noir. Je pense que certaines choses auraient pu être nuancées. Il n’y a qu’à palper le ressenti des nantais concernant la ZAD de Notre-Dame des Landes, à laquelle il est fait référence dans le livre. Les avis sont partagés concernant les actions de ses hommes et ses femmes qui luttent pour leur idéal.
    Un second point me dérange un peu. J’attendais beaucoup sur la transition entre le monde de la Fin et la monde de la Douceur. Comment avait-on réussi pour passer de l’un à l’autre ? Quels avaient été les pertes et les sacrifices pour atteindre un monde de paix ? Quel avait été l’évènement marquant qui nous avait enfin tous fait réaliser qu’il était temps que cet état de guerre cesse définitivement ?
    Il n’en est rien. J’ai été réellement déçu à ce niveau-là quand j’ai refermé le livre. J’ai regardé le titre une nouvelle fois « Macha ou l’évasion ». Il est vrai que l’auteur ne promettait pas de nous raconter autre chose que sa quête d'un idéal bien éloigné de ce que son père veut pour elle. J’en demandais peut-être trop. Pourtant quand on a un point A, qui est notre époque, et un point B qui se situe un siècle plus tard, on aimerait en connaitre le chemin entier, non ? Le livre raconte finalement les 25 premières années de Macha et sa 107ème année. Mais que s’est-il passé pour elle et pour le monde de la Fin durant les 80 années entre ces deux points ? Cela restera un mystère…

    Je vous invite pourtant à lire ce livre qui questionne sur les phénomènes qui nous entourent et nous remplis d’espoirs sur un monde des possibles, et à venir partager votre avis.


    Je vous dis à très vite!
    Coline Nelson


    http://notesfromcoline.blog4ever.com/

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    Couverture du livre « Macha ou l'évasion » de Jerome Leroy aux éditions Syros

    Juline Darques sur Macha ou l'évasion de Jerome Leroy

    Tout d'abord merci à Explobook de m'avoir envoyer ce livre qui selon moi est une petite perle.

    « Macha ou l'évasion », écrit par Jérôme Leroy nous livre un magnifique récit d'anticipation qui pousse à nous évader pour aller dans la Douceur.
    En parlant de ce monde, nous nous plongeons dans...
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    Tout d'abord merci à Explobook de m'avoir envoyer ce livre qui selon moi est une petite perle.

    « Macha ou l'évasion », écrit par Jérôme Leroy nous livre un magnifique récit d'anticipation qui pousse à nous évader pour aller dans la Douceur.
    En parlant de ce monde, nous nous plongeons dans le corps d'un cueilleur d'histoire,accompagnant trois autres de nos congénères pour connaître le monde avant la douceur : « Le monde de la fin ». C'est Macha des Oyats,une centenaire,ancienne habitante de la fin, qui nous raconte son histoire et l'histoire du monde,ou comment on est passé de la fin à la douceur...

    Macha est le portrait type de la grand-mère racontant une histoire à ses descendants, pourtant dans sa tête elle reste l'adolescente Macha Patriskova qui lutte contre une société dont elle en a marre mais qui se bat aussi contre sa famille dont elle se sent incomprise. Sa « révolte » fait écho à mon propre frère et donc aux jeunes de maintenant.
    Aujourd'hui,pas mal de personnes quand même en ont marre du pouvoir en place,et de la politique menée en générale et c'est ce qui montre les ressemblances entre l'ex monde du personnage et le notre. L'auteur nous fait comprendre que nous entrons dans le début de la fin... Peut-être oui que l'auteur a amplifié le phénomène des attentats,mais l'immigration que l'Europe a du mal à gérer,la militarisation du pays suite à l'état d'urgence, la psychose qui règne chez les gens qui ont peur des attentats, tout ça n'est pas exagérer,je me trompe ? Et la montée du « Bloc Patriotique » ne fait-elle pas penser à la montée d'un certain parti ? Je n'ai que 15 ans et ne comprend rien à la politique mais je me rend compte que ce parti est loin d'être la solution pour la France,au contraire.

    Peut-être que la douceur est un monde utopique,c'est même sur mais cela fait du bien de pouvoir penser qu'après notre monde sera comme cela,que quand adulte,j'aurais des enfants,ils connaîtront « La Douceur ». Aujourd'hui certains concepts comme les ZAD ou nuit debout naissent et il ne reste plus qu'à les développer pour sortir de ce monde « de la Fin ».

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    Couverture du livre « La grande môme » de Jerome Leroy aux éditions Syros

    Emmanuelle GERBER sur La grande môme de Jerome Leroy

    Cette lecture est un véritable coup de coeur ! Il est court mais plein de force et d'émotion...



    Dora Suarez ou plutôt Emilie Ambricourt est la fille d'une ancienne terroriste qui s'est rendue pour lui sauver la vie mais voilà elle ne sait rien ou presque de son passé et a besoin de...
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    Cette lecture est un véritable coup de coeur ! Il est court mais plein de force et d'émotion...



    Dora Suarez ou plutôt Emilie Ambricourt est la fille d'une ancienne terroriste qui s'est rendue pour lui sauver la vie mais voilà elle ne sait rien ou presque de son passé et a besoin de comprendre ce qui lui est arrivé.

    Cette quête identitaire d'une adolescente pas comme les autres est liée à sa découverte de l'amour mais on est loin d'un amour dégoulinant comme on sert habituellement aux midinettes...

    Ce livre est plein de force, d'amour et surtout d'une réelle volonté d'être soi ! A mettre entre toutes les mains !

    Bonne lecture à vous !

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    Couverture du livre « Jugan » de Jerome Leroy aux éditions Gallimard

    Nicolemotspourmots sur Jugan de Jerome Leroy

    Décidément, la révolution, l'engagement, le combat pour ses idéaux sont des thèmes qui inspirent la rentrée littéraire. Si Ah ! Ca ira... de Denis Lachaud donne à entrevoir les prémices d'un espoir d'amélioration du monde par la prise de conscience du peuple, le tableau que dépeint Jérôme Leroy...
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    Décidément, la révolution, l'engagement, le combat pour ses idéaux sont des thèmes qui inspirent la rentrée littéraire. Si Ah ! Ca ira... de Denis Lachaud donne à entrevoir les prémices d'un espoir d'amélioration du monde par la prise de conscience du peuple, le tableau que dépeint Jérôme Leroy avec ce Jugan est plein de noirceur, de sang et de fureur. D'une beauté violente d'où naît une sorte de fascination, comme celle qu'exerce le héros monstrueux du livre sur une innocente jeune fille.

    Pas d'anticipation ici, pas de regard sur l'avenir mais un retour sur le passé qui hante le narrateur. Dix ans auparavant, il a été le témoin passif d'une série d'événements atroces au sujet desquels il n'a pas encore réuni tous les éléments susceptibles de lui apporter une forme de compréhension. Régulièrement, il rêve. Régulièrement, il refuse d'aller au bout de ses rêves aux relents toxiques. Cet été pourtant, au soleil de Paros, il laisse ses pensées suivre leur cours, dévoilant progressivement au lecteur les bribes de son histoire. Terrible contraste entre la lumière de l'île grecque, tout en blancs et en bleus et la noirceur du récit qui révèle peu à peu la monstruosité de Jugan. Joël Jugan. L'ancien chef du groupe d'extrême gauche Action Rouge, rendu célèbre dans les années 80 pour ses enlèvements et assassinats de patrons coupables de fermer leurs usines et de jeter des centaines de travailleurs au chômage. Joël Jugan, revenu à Noirbourg, sa ville natale du Cotentin après avoir purgé une peine de 18 ans de prison. C'est là que le narrateur, alors professeur de collège débutant a fait sa connaissance ainsi que celle de Clotilde, ancienne camarade de Jugan reconvertie dans l'enseignement. Jugan, l'ancien beau gosse, fils de notable comme la plupart des membres du groupe est devenu un monstre. Défiguré mais tout aussi hideux à l'intérieur. Comment ? Pourquoi ? Un soir, Clotilde racontera... Mais cela ne suffira pas à éviter le drame qui se prépare. Car Jugan a déjà repéré sa future proie.

    Avec une belle maîtrise, Jérôme Leroy déroule les éléments qui mènent au désastre et agitent rétrospectivement le sommeil de son narrateur. Le lecteur est entraîné dans un tourbillon où se mêlent le noir, le rouge et le caraco orange d'une gitane. Où se pose la question de l'engagement et de ses motivations. Jusqu'où aller ? Quel genre de personne devient-on après ? Peut-on laisser le passé derrière soi ? Que vaut-il mieux ? Une Clotilde aigrie par le regret d'avoir refusé la lutte armée 20 ans plus tôt et suspendue à l'espoir que Jugan remette ça pour lui offrir une seconde chance ? Des anciens membres rentrés sagement dans le rang et les convenances d'une certaine bourgeoisie de province ? Un Jugan, autrefois réputé pour son courage qui préfère désormais se défouler sur une jeune fille sans défense ? Tout ceci laisse un terrible arrière-goût de gâchis, une sensation de malaise et de culpabilité que le narrateur transmet au lecteur.

    Cependant, le texte est beau. Très visuel. Comme un tableau contemporain, des grands jets de peinture qui se bousculent et se heurtent sur la toile. Il dégage une force intense et vénéneuse qui scotche le lecteur au récit. J'ai vu après avoir refermé le livre qu'il fallait le rapprocher de celui de Barbey D'Aurevilly, L'ensorcelée dont un extrait figure en exergue et que malheureusement, je n'ai pas lu. Il n'est donc pas inintéressant de se référer à ce billet paru dans Liberation qui apporte quelques clés et une vision différente de celle de la lectrice totalement vierge de référence que j'étais.

    Une vraie découverte, de celles qui ne peuvent laisser indifférent. C'est tout le talent de l'écrivain que d'arriver à faire de cette violence monstrueuse, une véritable œuvre d'art et une matière à réflexion.