Jeremy Bouquin

Jeremy Bouquin
Berrichon devenu tourangeau, autodidacte, réalisateur de courts et moyens-métrages, Jérémy Bouquin est auteur de plusieurs polars, vidéaste, animateur radio et scénariste sur plusieurs bandes dessinées polar comme Le Privé, Freddy marteau. Dans ses polars, il ancre volontiers son intrigue dans la... Voir plus
Berrichon devenu tourangeau, autodidacte, réalisateur de courts et moyens-métrages, Jérémy Bouquin est auteur de plusieurs polars, vidéaste, animateur radio et scénariste sur plusieurs bandes dessinées polar comme Le Privé, Freddy marteau. Dans ses polars, il ancre volontiers son intrigue dans la région de Tours et Blois et emmène ses lecteurs au coeur de la Touraine, comme dans son dernier livre, Chasse à Tours (Geste éditions) ou Le Nègre du flic (Pavillon noir).

Avis (5)

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    Couverture du livre « Une secrétaire » de Jeremy Bouquin aux éditions French Pulp

    Elodie Cartier sur Une secrétaire de Jeremy Bouquin

    J'ai découvert la singularité de Jeremy Bouquin avec ce livre. L'écriture est saccadée, percutante pour un style brut ! Entre fiction, actualité et surnaturel, l'auteur nous embarque dans une enquête folle sur les traces d'une disparition. Un Polar que l'on va dévorer rapidement en suivant le...
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    J'ai découvert la singularité de Jeremy Bouquin avec ce livre. L'écriture est saccadée, percutante pour un style brut ! Entre fiction, actualité et surnaturel, l'auteur nous embarque dans une enquête folle sur les traces d'une disparition. Un Polar que l'on va dévorer rapidement en suivant le personnage principal d'Émilie dans son cheminement. Le scénario bien sûr, n'est pas sans rappeler fortement des événements d'actualité, ce qui en fait une histoire dans laquelle nous allons nous plonger allègrement

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    Couverture du livre « Une secrétaire » de Jeremy Bouquin aux éditions French Pulp

    annesophiebooks sur Une secrétaire de Jeremy Bouquin

    Attention, ce roman va très vite, très loin, et très bien !
    Vous l’aurez compris, ce thriller sort du cadre. De tous les cadres.
    Cette petite pépite de 300 pages se lit à une allure folle, et parvient à nous faire trembler, rire, et surtout réfléchir.
    Mais résumons un peu.
    - Emploi à...
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    Attention, ce roman va très vite, très loin, et très bien !
    Vous l’aurez compris, ce thriller sort du cadre. De tous les cadres.
    Cette petite pépite de 300 pages se lit à une allure folle, et parvient à nous faire trembler, rire, et surtout réfléchir.
    Mais résumons un peu.
    - Emploi à pourvoir :
    Secrétaire auprès d’un juge d’instruction.
    - Description du poste :
    Rentrer aussi vite que possible des quantités phénoménales de données dans un logiciel un peu spécial, censé aider la police dans une affaire de disparition d’enfant.
    - Candidate :
    Émilie. 50 ans. Chômeuse en fin de droits. Veuve. Un adolescent à charge. Habite chez son père, vieux doux-dingue qui perd la tête et fume un peu trop d’herbe.
    - L’employeur :
    Le juge Tarmon. Proche de la retraite. Accro à sa cigarette électronique. Nerveux. Adepte d’explications aussi concises qu’énigmatique.
    - Collègue :
    Josiane. Pendant féminin du juge. Aigrie. Jalouse. Aimable comme une porte de prison. Sait préparer le thé.
    - AnaCrim :
    logiciel « privé » de traitement et de regroupement de données. « Prêté » pour une expérimentation judiciaire, afin de juger de son potentiel.
    - Contexte :
    Une enfant disparue. Un pays en plein État d’urgence. Un monde proche du point de rupture.
    Voilà les ingrédients d’une recette particulièrement réussie.
    Jérémy Bouquin nous raconte ici une histoire qui ressemble à s’y méprendre à ce que nous vivons au quotidien.
    Sauf qu’il va plus loin. Beaucoup plus loin.
    En mettant en parallèle des faits divers (hélas trop fréquents) et une certaine vision de ce vers quoi nous allons pour tenter d’y remédier, il pointe du doigt, non sans humour, les dysfonctionnements d’une société aux abois, adepte de nouvelles technologies au point de se déshumaniser.
    Les fans de la génialissime série Person Of Interest se retrouveront complètement dans ce thriller, tout à la fois actuel, visionnaire et particulièrement addictif.
    Alors, AnaCrim, est-il le pendant de La Machine ou de Samaritain ?
    Demain est-il déjà là ? Ou est-ce... autre chose ?
    Pour le savoir, il va vous falloir lire au plus vite ce petit bijou, constamment trépidant, parfois caricatural, et soupoudré d’un soupçon de fantastique.
    À ne pas manquer !

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    Couverture du livre « Le sorcier » de Jeremy Bouquin aux éditions Atelier In8

    Yves MABON sur Le sorcier de Jeremy Bouquin

    Campagne berrichonne, petit village, Raoul, guérisseur ou sorcier selon les sources vit du RSA, de ses services pour soigner les gens du coin et même de plus loin. Paisible, à l'écart, il n'aime rien tant que la forêt et dans icelle, le chêne centenaire auprès duquel il se ressource. Solitaire,...
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    Campagne berrichonne, petit village, Raoul, guérisseur ou sorcier selon les sources vit du RSA, de ses services pour soigner les gens du coin et même de plus loin. Paisible, à l'écart, il n'aime rien tant que la forêt et dans icelle, le chêne centenaire auprès duquel il se ressource. Solitaire, il attire toutes les remarques, les rumeurs. Aussi lorsque la petite Margaux disparaît, fait-il le suspect idéal.

    Noir, court et serré, comme un café. Et si je le préfère allongé, le café évidemment, les polars et les livres en général je les préfère courts et serrés. Donc me voici aux anges. J'aurais même pu ajouter en qualificatif : sec. Car ça commence sec. Des phrases nominales acérées qui vont à l'essentiel, ainsi que les quelques phrases de dialogues qui suivent. Raoul est un taiseux et ses visiteurs n'osent pas trop l'entreprendre.

    La suite est à l'avenant, rapide, serrée, efficace. La machine se met en marche et Raoul, fidèle à lui-même ne bronche pas.

    Jérémy Bouquin écrit comme est comme Raoul, direct, sans superflu. A peine 100 pages qui mettent mal à l'aise tout en étant inlâchables, qui nous permettent de découvrir un type qui ne cède ni ne lâche rien, qui reste fidèle à ses principes quitte à le payer chèrement. De la bien belle ouvrage, ce qui ne m'étonne pas du tout, puisque c'est un livre In8, excellente maison en général et dans sa collection Polaroïd, de petits romans noirs en particulier.

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    Couverture du livre « Enfants de la meute » de Jeremy Bouquin aux éditions Rouergue

    Marie-Laure VANIER sur Enfants de la meute de Jeremy Bouquin

    Je ne sais pas comment ils font chez Rouergue mais c'est bien simple : je ne suis jamais déçue par leurs publications, que ce soit littérature générale ou polars. Et une fois de plus, avec Enfants de La Meute de Jérémy Bouquin : bingo ! Ce roman m'a soufflée ! Mais d'abord, il faut que je vous...
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    Je ne sais pas comment ils font chez Rouergue mais c'est bien simple : je ne suis jamais déçue par leurs publications, que ce soit littérature générale ou polars. Et une fois de plus, avec Enfants de La Meute de Jérémy Bouquin : bingo ! Ce roman m'a soufflée ! Mais d'abord, il faut que je vous prévienne, c'est noir, noir de chez noir même si l'on est au coeur de l'été et que tous les personnages crèvent de chaud. Quel rythme, quelle vivacité dans les dialogues, quelle construction narrative !… Tout nous est révélé au compte-gouttes, au détour d'une phrase et l'on reste pantois, estomaqué, médusé : on relit en se disant, non, ce n'est pas possible. Jérémy Bouquin (quel nom génial pour un écrivain!) n'a peur de rien : pas de tabous. Rien n'est intouchable, inviolable. Alors, si vous êtes prêts, accrochez vos ceintures, on va démarrer…
    Ils sont deux dans la voiture : un gamin qui pigne parce qu'il a une envie pressante (« Des plombes qu'il me tanne pour pisser », phrase d'ouverture du roman...) et un homme qui n'a pas l'intention de s'arrêter. Ils n'ont pas l'air de se connaître plus que ça, ces deux-là. L'homme finit pas stopper la voiture. Le gamin descend, fait ce qu'il a à faire, remonte. Maintenant, il a faim et se jette sur ce qu'ils ont acheté à l'arrache sur une aire d'autoroute. La voiture tourne en rond, le moteur chauffe, les roues s'enlisent sur l'asphalte qui fond, l'homme est perdu. Ils ont quitté l'autoroute voilà une heure et ils ont commencé à gravir la montagne. Mais l'homme n'a plus de repères. Et pourtant, ce coin, il le connaît, il le connaît même très bien : il y a passé du temps quand il était jeune. Alors, quand son pote, Joe, lui a demandé de planquer le gamin, il a tout de suite pensé à ce trou paumé.
    Ils repartent, maintenant le gamin vomit, les virages, c'est pas top pour digérer. L'homme est furieux, le cuir de sa belle bagnole sera irrécupérable. Enfin, ils arrivent au village « La Meute », il faut encore trouver la cabane, l'espèce de taudis minable où vit le vieux que l'homme appelle papy et dont il dit au gamin, pour le rassurer, qu'il est très gentil. Je ne sais pas si c'est le mot qui convient mais bon… C'est le début du roman, on y croit encore...
    Qui est ce paria qui vit coupé de la civilisation au fin fond des bois avec son fusil et son chien ? Qui est cet homme qui peste depuis le début après un gamin qu'il connaît à peine ? Pourquoi doit-il cacher ce gosse terrifié qui réclame sa mère ?
    Enfants de La Meute est un huis clos étouffant : tout est tension, silences, non-dits, sentiments refoulés. Ah, quand le passé refait surface, ce n'est pas toujours très bon...
    La violence est là, prête à surgir d'un coup lors d'une nuit d'orage, dans une atmosphère de fin du monde, une violence terrible qui frappe quand vous ne l'attendez pas. On est dans une tragédie. Un monde sans pitié. Un monde de fureur et de haine où tout est permis même le pire. Les mots crus, les dialogues bruts, l'écriture ciselée, rythmée et nerveuse happent le lecteur, lui envoient un direct en pleine poire, le réalisme social et la précision de la description sidèrent, l'effet de réel en devient saisissant, le suspense (la construction est excellente) est tel qu'il est impossible de reposer le bouquin (le livre, pas l'auteur… ah, ah)
    Vous sortirez de là complètement sonnés mais bon… je vous aurai prévenus !

    LIREAULIT http://lireaulit.blogspot.fr/

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