Jeanne Faivre D'Arcier

Jeanne Faivre D'Arcier

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Avis (3)

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    Couverture du livre « Les encombrants » de Jeanne Faivre D'Arcier aux éditions Bragelonne

    Chantal Lafon sur Les encombrants de Jeanne Faivre D'Arcier

    Si vous vous attendez à un thriller classique, vous serez déçu mais restez l’esprit ouvert, vous allez aimer ce roman social où le décor est plus important que l’intrigue.
    Pigalle, mythique quartier de Paris, avec son lot d’artistes, sa faune cosmopolite n’est-il pas le meilleur endroit pour se...
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    Si vous vous attendez à un thriller classique, vous serez déçu mais restez l’esprit ouvert, vous allez aimer ce roman social où le décor est plus important que l’intrigue.
    Pigalle, mythique quartier de Paris, avec son lot d’artistes, sa faune cosmopolite n’est-il pas le meilleur endroit pour se perdre tout en existant.
    Philippe s’y est installé pour panser ses blessures et ses états d’âme. Ses voisins lui conviennent, il ne fait pas comme tous ceux venus s’installer en quête d’exotisme, mais qui voudraient que ce quartier s’embourgeoise, un peu comme ces citadins qui s’installent à la campagne mais qui ne veulent ni le chant du coq ni l’odeur des vaches.
    « Les deux mijaurées se consultent du coin de l’œil et se retirent avec des airs outragés, sous les rires narquois de l’assistance.
    - D’ici un an, elles auront transféré leurs cliques et leurs claques aux Abbesses, c’est le repaire des faux artistes et des intellectuels de pacotille depuis le succès d’Amélie Poulain, se moque Philippe. »
    Dans ce petit monde où tous se connaissent et s’entraident, il se passe toujours quelque chose.
    Oui mais là c’est un peu fort comme surprise, après une rixe qui laisse un Antillais entre la vie et la mort, Antoine trouve dans un meuble laissé sur le trottoir (un encombrant) une nouveau-née, dont il devient gaga et qu’il baptise Cerise. Les mauvaises langues se délient et le brigadier Muriel Hardy va être chargée par le commandant Golzan d’enquêter sur cette fantaisie. Cette dernière qui a de nombreux problèmes, n’est pas des plus diplomates et enquête crocs en avant.
    « Le bébé change de mains, Blandine tourne les talons et remonte vers l’arrêt du 67 au lieu de descendre à pied la rue Frochot, où patrouille l’ennemi.
    - Ouf, sauvés ! se réjouit Antoine.
    - Je ne crois pas que vous pourrez éternellement jouer à cache-cache avec la maréchaussée, lui prédit Pocahontas, pessimiste. »
    Ces parties de cache-cache sont savoureuses par leur esprit burlesque et haut en couleurs.
    Pourtant il ne faut pas croire que c’est la fête tous les jours chez les habitants du quartier chacun a changé de vie en adoptant un surnom, beaucoup n’ont pas envie de se souvenir du passé. En revanche, en cas de coup dur ils savent se solidariser et la petite Cerise va en bénéficier.
    Crimes il y aura et le brigadier Hardy devra s’échigner à démêler cet imbroglio.
    Jeanne Faivre d’Arcier nous régale de dialogues savoureux qui résonnent à vos oreilles avec toute la gouaille de l’endroit.
    Son regard est généreux et rempli d’humanité pour « ces encombrants » ceux qui sont en lisière et c’est avec ce regard que vous lecteur vous lirez cette histoire originale.
    Des personnages croqués sur le vif qui montrent combien l’être humain est fait de complexités et que les apparences sont trompeuses.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 10 juillet 2018.

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    Couverture du livre « Les disparus du pont de pierre » de Jeanne Faivre D'Arcier aux éditions Castelmore

    Chantal Lafon sur Les disparus du pont de pierre de Jeanne Faivre D'Arcier

    D’emblée, je dois vous avouer que j’ai largement dépassé l’âge du public jeunesse auquel s’adresse l’auteur.
    Oui, mais vous dire à quel point cette lecture m’a rappelé les bons moments passés à lire le Club des 5, Le chien des Baskerville et autres… car indéniablement Jeanne Faivre d’Arcier ne...
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    D’emblée, je dois vous avouer que j’ai largement dépassé l’âge du public jeunesse auquel s’adresse l’auteur.
    Oui, mais vous dire à quel point cette lecture m’a rappelé les bons moments passés à lire le Club des 5, Le chien des Baskerville et autres… car indéniablement Jeanne Faivre d’Arcier ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des imbéciles, son vocabulaire est soutenu mais totalement accessible, la lecture est fluide et palpitante.
    Je m’explique.
    Cornelia et Nicolas Béguin, des jumeaux télépathes âgés de 15 ans, sont élevés par leur grand-mère, car leur maman a disparu lorsqu’ils avaient 3 ans.
    Mamina, traîne son chagrin comme un boulet et ne peut pas révéler aux jumeaux le secret de cette mort.
    Si Nicolas accepte la fatalité avec plus de facilité que sa sœur, cette dernière, elle, est en colère et le fait savoir.
    Cornélia n’accepte pas ce secret, et en ce mois de janvier glacial, les quais de Bordeaux bruissent de la mort de plusieurs SDF. Elle veut enquêter car elle est persuadée que peut-être il y a douze ans sa mère etc.
    Son frère veille sur elle, même s’il fulmine, il va la suivre.
    Cornélia va tomber amoureuse d’un jeune SDF, à peine plus âgé qu’eux, et qui comme eux est orphelin, mais qui n’a pas la chance d’avoir quelqu’un pour prendre soin de lui, de plus il fuit une sale histoire. Romain donc dans son errance passe beaucoup de temps dans les musées, il se passionne pour l’histoire de Bordeaux, et croque au fusain cette ville qu’il arpente. C’est ainsi qu’il survit, en vendant ses dessins.
    « Romain… On l’a croisé avec Niko quai Richelieu un après-midi où il dessinait le palais de l’Ombrière, tu sais, ce château vermoulu où siégeaient les rois d’Angleterre, lorsque l’Aquitaine est devenue anglaise à la suite du mariage de la princesse Aliénor avec Henri Plantagenêt… »
    Romain, va disparaître et Cornélia est bouleversée.
    Les deux jumeaux vont enquêter au grand dam du lieutenant Hugo, qui depuis l’histoire du Vampire de Bacalan les a à l’œil.
    Au plus fort des angoisses, des péripéties auxquelles se trouvent mêlées Cornélia, ses cauchemars l’emportent vers le moyen-âge, époque où l’Aquitaine était anglaise.
    Un mystérieux vampire, affublé d’un molosse Mastiif, rôde autour de Cornélia.
    « Qui lui fredonnait des mots tendres ? Personne. Sauf Lui.
    Son visiteur clandestin. Celui qu’on ne nomme pas.
    Celui qui se promène dans son esprit lorsqu’Il s’adresse à elle.
    Celui qui la terrifie tout autant qu’Il l’attire.
    Celui qui la paralyse alors qu’elle aimerait fuir.
    Celui qui hante ses pensées.
    Qui symbolise le danger. L’aventure. L’inconnu. Le rêve. Le néant. La …
    Un rire rauque fait courir un frisson sur sa peau nue. »
    Une histoire palpitante de bout en bout, avec deux adolescents bien incarnés, le milieu des SDF est totalement crédible et l’auteur s’y connaît en chiens, car vous allez y rencontrer des chiens inoubliables, tellement bien décrits dans leurs attitudes et leurs caractères.
    La ville de Bordeaux foisonne de vie à l’époque contemporaine comme au moyen-âge.
    L’auteur vous embarque comme par magie, je la soupçonne de jeter un sort à ses lecteurs qui vont attendre une suite avec une impatience difficile à juguler.
    Une réussite, qui ne peut que donner le goût de la lecture à nos jeunes.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 3 juillet 2018.

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    Couverture du livre « Le dernier vampire » de Jeanne Faivre D'Arcier aux éditions Bragelonne

    Gérald LO sur Le dernier vampire de Jeanne Faivre D'Arcier

    Le dernier vampire nous fais suivre une histoire de meurtres en série qu'un mystérieux personnage, se prenant pour un vampire né pendant la révolution, met en scène pour une femme travaillant dans la police et dont il croit être son premier amour.

    L'auteur se tente à une histoire alliant le...
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    Le dernier vampire nous fais suivre une histoire de meurtres en série qu'un mystérieux personnage, se prenant pour un vampire né pendant la révolution, met en scène pour une femme travaillant dans la police et dont il croit être son premier amour.

    L'auteur se tente à une histoire alliant le fantastique et le polar. Les personnages, comme celui de Christine, sont bourrés de paradoxes, de secrets sombres et donc, extrêmement réalistes. Ils sont loin des héros de ce genre de littérature et ne sont ni beaux, ni parfaits.

    L'histoire est une enquête dont on connaît le meurtrier à l'avance, mais la recherche pour le lecteur ne se situe pas à la découverte du tueur, mais de qui il est réellement, malgré les indices laissés sur la piste.

    Quelques chapitres sont des réminiscences du vampire sur sa vie avant son passage dans le monde des immortels au moment de la révolution française. L'auteur s'est documentée suffisamment pour largement combler notre manque de connaissance dans ce sujet pour nous informer intelligemment et avec intérêt. Ce vampire est rongé par le remords, le rendant fou depuis des siècles. C'est une manière de nous expliquer la déchéance psychologique d'une tueur en série. Le personnage principal, Christine, est assez complet. Sa description physique est assez succincte mais suffisante pour s'en faire une idée précise. Sa description psychologique est par contre complète, nous faisant découvrir ce qui la poussé à devenir ce qu'elle est, par la souffrance, les regrets et l'envie de changer des événements du passé.

    L'écriture est fluide et se lit avec aisance. Le roman est original, du moins suffisamment, malgré la pléthores de romans qui utilisent la vague du vampire romantique ou esseulé, pour vous surprendre.

    Ce roman se situe dans la moyenne. J'ai trouvé que les souvenirs d'un autre temps ralentissaient le rythme de l'enquête. Les souvenirs deviennent de plus en plus récurrents alors que la fin approche. La déception a la fin est grande tant le rythme effréné du début est cassé trop régulièrement. L'impression de lire un livre d'histoire devient importante et dépasse même le sentiment de parcourir un roman mettant en scène un vampire. Une petite déception en refermant ce livre qui m'aura laissé croire à une course contre le temps mais qui s'enlise dans l'étalement de connaissances sur la période de la Révolution Française.

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