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Jeanne Benameur

Jeanne Benameur
Jeanne Benameur est née en Algérie en 1952. Sa famille gagne la France en 1958 pour s'installer à La Rochelle. Elle vit à La Rochelle et consacre l'essentiel de son temps à la littérature : roman, théâtre, poésie. Elle a publié de nombreux romans pour la jeunesse, essentiellement chez Thierry Mag... Voir plus
Jeanne Benameur est née en Algérie en 1952. Sa famille gagne la France en 1958 pour s'installer à La Rochelle. Elle vit à La Rochelle et consacre l'essentiel de son temps à la littérature : roman, théâtre, poésie. Elle a publié de nombreux romans pour la jeunesse, essentiellement chez Thierry Magnier. Elle est aussi l'auteur de romans pour adultes parmi lesquels : Les Demeurées (Denoël, 2001 ; Folio), Présent ? (Denoël, 2006), Laver les ombres (Actes Sud, 2008, prix du livre en Poitou-Charentes ; Babel n° 1021), Les Reliques (Babel n° 1049) et Les Insurrections singulières (Actes Sud, 2011).

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    Étienne, photographe de guerre pris en otage par des hommes qui l'ont poussé dans une voiture, a passé des mois dans une petite pièce où il était entravé, pieds attachés, yeux bandés. Mais aujourd'hui, il est libre… ou plus exactement, il parcourt le chemin qui le mène de la captivité à la liberté.  

Avis sur cet auteur (112)

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    Couverture du livre « Otages intimes » de Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud

    Yves Pol sur Otages intimes de Jeanne Benameur

    Deux écrivaines, deux fois actes sud et deux ratages. Je regroupe ces deux romans car les raisons de mes abandons sont les mêmes. Je ne suis pas parvenu à croire à leurs histoires. Je ne m'y suis jamais senti impliqué. Chez Jeanne Benameur, j'y ai même lu quelques facilités de phrases ou...
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    Deux écrivaines, deux fois actes sud et deux ratages. Je regroupe ces deux romans car les raisons de mes abandons sont les mêmes. Je ne suis pas parvenu à croire à leurs histoires. Je ne m'y suis jamais senti impliqué. Chez Jeanne Benameur, j'y ai même lu quelques facilités de phrases ou expressions toutes faites qui m'ont parfois déçu.

    Jamais désagréables, mais jamais convaincants. Je reste en dehors et ça je n'aime pas du tout. Je sais que ces deux écrivaines reconnues sont très appréciées et sûrement à raison. Si j'avais déjà lu Valentine Goby, je découvrais Jeanne Benameur. Bon, rendez-vous raté, qui, je tiens à le préciser avant de me faire agonir ne tient qu'à ma perception de leurs écrits. "Parfois ça marche, parfois ça marche pas" disait Garcimore -que les plus jeunes veuillent bien m'excuser de cette référence de vieux, là ça ne marche pas.

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    Couverture du livre « Ça t'apprendra à vivre » de Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud

    Elizabeth Neef-Pianon sur Ça t'apprendra à vivre de Jeanne Benameur

    Une petite fille de cinq ans raconte sa vie en Algérie avec sa famille.
    Puis c’est l’exil et la vie en France.
    On loue toujours l’enfance et son insouciance, mais l’enfance est rarement insouciante
    C’est souvent difficile d’être un enfant.
    De véritables tourments, des drames...
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    Une petite fille de cinq ans raconte sa vie en Algérie avec sa famille.
    Puis c’est l’exil et la vie en France.
    On loue toujours l’enfance et son insouciance, mais l’enfance est rarement insouciante
    C’est souvent difficile d’être un enfant.
    De véritables tourments, des drames parfois.
    Etre aimé de maman
    Etre aimé de papa.
    Faire tout pour leur plaire.
    Bien sûr il y a des moments de joie, de complicité, de bonheur.
    Mais c’est un chemin long et tortueux que grandir.
    La plume de Jeanne Benameur, toujours aussi belle, lumineuse, poétique m’a encore une fois emportée.
    Elle retranscrit merveilleusement bien le trajet de cette enfant si sensible.
    Et j’ai éprouvé beaucoup de tendresse pour cette petite fille.
    Cette petite Jeanne ?

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    Couverture du livre « Ceux qui partent » de Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud

    Catherine Bartley sur Ceux qui partent de Jeanne Benameur

    1910....2020...
    J'adore l'écriture de Jeanne Benameur.

    1910....2020...
    J'adore l'écriture de Jeanne Benameur.

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    Couverture du livre « Ceux qui partent » de Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud

    Chantal Lafon sur Ceux qui partent de Jeanne Benameur

    1910. Portes de New York : Ellis Island, zone de transit.
    Un père et sa fille, tout est dans la gestuelle de cette photo, à cet endroit-là. Lui, Donato, l’homme vieillissant passe son bras protecteur autour des épaules de celle qui est la plus chère à son cœur : Emilia, sa fille ; elle a le...
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    1910. Portes de New York : Ellis Island, zone de transit.
    Un père et sa fille, tout est dans la gestuelle de cette photo, à cet endroit-là. Lui, Donato, l’homme vieillissant passe son bras protecteur autour des épaules de celle qui est la plus chère à son cœur : Emilia, sa fille ; elle a le corps tendu vers cet ailleurs plein de promesses, oiseau prêt à s’envoler.
    « L’Histoire ne fait que répéter les mêmes mouvements. Toujours. Les hommes cherchent leur vie ailleurs quand leur territoire ne peut plus rien pour eux, c’est comme ça. Il faut savoir préparer les bateaux et partir quand le vent souffle et que les présages sont bons. Tarder, c’est renoncer. »
    Andrew Jónsson est le photographe, que cherche-t-il en immortalisant sur la pellicule ces arrivées massives ?
    C’est un roman polyphonique, où chaque vie est différente, des cœurs qui battent à l’unisson de l’espoir qui les anime.
    Esther Agakian rescapée du génocide arménien, Hazel la prostituée. Un groupe de bohémien, musiciens qui veulent gagner l’Argentine.
    Le temps c’est celui qui est suspendu entre l’aube de l’arrivée à l’aube du lendemain. Ce lendemain qui dira si oui ou non l’Amérique les attend.
    Période d’espoirs, de doutes et de tout ce qui constitue chacun d’eux, et plus encore.
    Dans ce lieu et ce temps intermédiaire le lecteur découvre ce que « oser partir » implique. Changement de lieu mais surtout devoir s’approprier une autre langue que celle de ses origines.
    Tout en est affecté, la gestuelle, le mode de pensée, les relations que l’on noue avec des personnes que l’on n’aurait pas côtoyé sans ces circonstances-là.
    De multiples questions se présentes : Donato et Emilia, eux ont choisi d’émigrer, c’est presque un luxe ; d’autres ont fui un pays qui les rejette et les extermine, ils sont contraints…
    Et Andrew qui est né à New York parce que ses grands-parents sont partis avec la vague d’émigration islandaise, la grand-mère se souvient, la mère, elle fait comme si…Donc le petit fils cherche sa propre histoire.
    « Alors elle se met à lui parler en islandais. C’est quelque chose qu’elle fait parfois, depuis qu’il est tout petit. Elle a toujours pensé que c’était la seule vraie façon d’apprendre une langue. Il se laisse porter, ne comprend pas tout mais cela n’a pas d’importance. Il entend. Ce qu’elle dit dans cette nuit, dans la voiture qui roule dans New York, ce sont des paroles pour la mémoire qui habite les corps et coule dans les veines. »
    Cela présente les multiples facettes d’un acte et remet en question le concept d’identité.
    Un très beau portrait de femme se dessine, une femme faite pour la modernité et la liberté. Emilia porte cela en elle.
    Dans ce roman il y a tout ce que j’aime chez Jeanne Benameur, l’art de travailler les mots, de les façonner pour donner à voir, sans jamais faire la leçon, juste déciller le regard, le prolonger de poésie, ouvrit les fenêtres sur le monde. 1910 et aujourd’hui c’est la même chose, car le monde va ainsi.
    Les mots ainsi font images et articulent les pensées.
    Cet art qu’elle maîtrise parfaitement fait que le lecteur s’immerge comme les protagonistes dans ce temps de vacance pour s’interroger en profondeur et laisser transpirer sa propre essence. Voir au-delà.
    Une autre particularité de Jeanne Benameur, c’est ce regard toujours bienveillant, cette attention au monde qui le rend poétique.
    Poésie dont nous avons tous besoin.
    En conclusion, tant que nous garderons « Le sentiment si apaisant de la vie qui continue, fluide, et qui va sa route d’un corps à un autre corps, que rien ne se perd en chemin parce que tout s’invente et continuera à s’inventer avec des forces nouvelles, singulières. »
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 16 janvier 2020.