Jean-Yves Ferri

Jean-Yves Ferri

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis (51)

  • add_box
    Couverture du livre « Le retour à la terre T.6 ; les métamorphoses » de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri aux éditions Dargaud

    Lionel Arnould sur Le retour à la terre T.6 ; les métamorphoses de Manu Larcenet - Jean-Yves Ferri

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    On peut dire qu’ils choient les médias chez Dargaud. En effet, le SP (Service de Presse – La BD, en fait…) est accompagné d’un petit fascicule d’une dizaine de pages cartonnées au format à l’italienne, présentant ladite BD ainsi que...
    Voir plus

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    On peut dire qu’ils choient les médias chez Dargaud. En effet, le SP (Service de Presse – La BD, en fait…) est accompagné d’un petit fascicule d’une dizaine de pages cartonnées au format à l’italienne, présentant ladite BD ainsi que quelques-unes de ses planches. Il faut dire également que les médias ont su se montrer digne et très bien rendre cette marque d’affection à la maison d’édition de la rue Gaston Tessier. Ce point m’a d’ailleurs un tout petit peu agacé. La production de BDs est historiquement haute et, même si la qualité n’est pas toujours là, les médias ne s’attardent que sur les « têtes de gondoles » du 9ème art et se pâment devant le dernier Enki Bilal, Davodeau, Bastien Vives, Astérix ou, dans le cas présent, Retour à la terre. Je dis que ça m’agace un peu car ce système (typiquement médiatique) ignore de nombreux auteurs tout aussi talentueux qui ne capteront peut-être jamais la lumière médiatique qu’ils méritent alors que d’autres, sous prétexte qu’ils ont sorti quelques best-sellers, seront encensés ad vitam aeternam quoiqu’ils produisent.

    Bon, en l’occurrence, ici, c’est mérité. La BD est tout simplement excellente. Bien sûr, on va me dire qu’avec Larcenet-Ferri aux commandes, à priori, on pouvait s’y attendre. Mais là n’est pas le sujet. Si cette BD n’avait pas été bonne, elle aurait reçu, à peu de choses près, le même traitement médiatique. Mais bon, ne nous égarons pas plus en conjectures puisque ce n’est pas le cas. Je me répète, je la trouve excellente.

    On y retrouve l’univers, les personnages et, surtout, cet humour empreint d’autodérision permanente, des 5 premiers tomes. Bien sûr, tous les strips ne se valent pas, mais, comme pour les précédents, quelques très bons éclats de rire sont au rendez-vous. Ferri et Larcenet ont le don de non seulement trouver une idée, mais aussi de la développer, la triturer, l’emmener ailleurs et, finalement, en sortir une pépite inattendue. Qu’il s’agisse de personnages comme la Mortemont (évidemment !), dont la plupart des apparitions sont liées à des gags hilarants, ou des running gags comme le déni de paternité ou encore le trip de Philippe (de chez Dargaud) à travers la cambrousse, les auteurs savent ne pas en faire trop pour ne pas que l’on se lasse, mais suffisamment pour que l’on profite tout de même au maximum du potentiel comique. Pour moi c’est du grand art.

    Et en parlant d’art, il ne faut surtout pas oublier la qualité du dessin. Sous des aspects un peu naïfs et enfantins, le trait de Larcenet est diablement précis. Malgré la simplicité apparente, il parvient à faire passer beaucoup d’émotions dans ses personnages. Les expressions des visages sont, elles, particulièrement précises et c’est tout sauf un hasard.

    Pour toutes ces raisons, je ne peux que vous recommander ce 6ème tome, ainsi que les 5 premiers si ce n’est déjà fait, du Retour à la terre de Ferri et Larcenet.

  • add_box
    Couverture du livre « Astérix T.38 ; la fille de Vercingétorix » de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad aux éditions Albert Rene

    Sandrine Fernandez sur Astérix T.38 ; la fille de Vercingétorix de Jean-Yves Ferri - Didier Conrad

    A la nuit tombée, Abraracourcix reçoit la visite de deux Arvenes venus lui confier une mission : accueillir pendant quelques jours, Adrénaline, la fille de ''celui dont on ne doit pas prononcer le nom'', le temps pour eux d'affréter un navire pour la mettre en sécurité à Londinium. Car si...
    Voir plus

    A la nuit tombée, Abraracourcix reçoit la visite de deux Arvenes venus lui confier une mission : accueillir pendant quelques jours, Adrénaline, la fille de ''celui dont on ne doit pas prononcer le nom'', le temps pour eux d'affréter un navire pour la mettre en sécurité à Londinium. Car si l'existence de la fille de Vercingétorix, puisque c'est de lui dont il s'agit, est une surprise pour tout le monde au village, le secret a été dévoilé à César par le traître Adictosérix. Depuis il ne pense qu'à la capturer pour en faire une parfaite romaine. Abraracourcix promet bien sûr de prendre soin de la précieuse mais néanmoins rebelle progéniture du chef guerrier. Et c'est à Astérix et Obélix qu'il confie la tâche de veiller sur l'adolescente qui, outre un caractère bien trempé, a aussi une fâcheuse tendance à fuguer. Les deux compères vont avoir fort à faire pour juguler les envies d'évasion de la jeune fille.

    Par Toutatis ! Qu'arrive-t-il à nos irréductibles gaulois ? Tel Vercingétorix à Alésia, ils ont rendu les armes devant le scénario indigent de leurs dernières aventures. C'est fascinant de voir qu'avec les mêmes ingrédients deux cuisiniers peuvent produire deux plats totalement différents. On a donné à Jean-Yves Ferri des produits de qualité et qui ont fait leurs preuves, des épices et un tour de main et une fois sa petite cuisine effectuée, il nous livre une recette sans saveurs, sans originalité. Parsemé de jeux de mots qui ne font même pas sourire et de personnages réels tombés là comme un cheveu dans un bouillon fadasse, son plat n'est pas indigeste, non, il a juste autant de goût qu'un produit surgelé. Pourtant l'idée était bonne de frotter nos héros à une adolescente rebelle mais ça ne prend pas, il ne se passe rien et on ressort déçu d'une lecture qu'on préfèrera oublier très vite. Ce qui devrait être aisé d'ailleurs.

  • add_box
    Couverture du livre « Astérix T.38 ; la fille de Vercingétorix » de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad aux éditions Albert Rene

    Janer sur Astérix T.38 ; la fille de Vercingétorix de Jean-Yves Ferri - Didier Conrad

    Je suis ravi du retour du village gaulois, Vercingétorix a une fille ? Qu'elle histoire!!! Le scénario léger mais rondement mené par les villageois bien sûr Astérix et Obélix sans oublier Idéfix. Adrénaline fille de chut!!! Adolescente rebelle, rend le village tout coi !!!! l'histoire ne manque...
    Voir plus

    Je suis ravi du retour du village gaulois, Vercingétorix a une fille ? Qu'elle histoire!!! Le scénario léger mais rondement mené par les villageois bien sûr Astérix et Obélix sans oublier Idéfix. Adrénaline fille de chut!!! Adolescente rebelle, rend le village tout coi !!!! l'histoire ne manque pas de rebondissements et surtout un joli clin d'oeil à un chanteur qui nous a quitté maintenant un an. Belle réussite à quand le prochain

  • add_box
    Couverture du livre « Astérix T.38 ; la fille de Vercingétorix » de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad aux éditions Albert Rene

    Yves MABON sur Astérix T.38 ; la fille de Vercingétorix de Jean-Yves Ferri - Didier Conrad

    Adrénaline, la fille cachée de Vercingétorix, qui détient un collier de son père qui pourrait remobiliser les Gaulois contre les Romains est activement recherchée par les troupes de César. C'est donc tout naturellement qu'elle se retrouve dans le village des irréductibles, le temps d'organiser...
    Voir plus

    Adrénaline, la fille cachée de Vercingétorix, qui détient un collier de son père qui pourrait remobiliser les Gaulois contre les Romains est activement recherchée par les troupes de César. C'est donc tout naturellement qu'elle se retrouve dans le village des irréductibles, le temps d'organiser sa protection. Il est encore plus naturel qu'elle soit surveillée par Astérix et Obélix. Mais Adrénaline est une ado...

    Trente huitième album des aventures d'Astérix et Obélix que je ne suis pas régulièrement. Là, je me suis dit, pourquoi pas ? Dessin de Didier Conrad hyper fidèle à l'original, mais pourrait-il en être autrement ? On retrouve au moins une guest-star, mais je ne dirai pas qui, scrutez bien les cases.

    Pour le scénario, Jean-Yves Ferri a dû observer des ados, c'est bien vu et très drôle. Adrénaline est fugueuse et ne veut pas entendre parler de guerres. Beaucoup de références à l'actualité voulues ou pas d'après les auteurs : des phrases polémiques de notre président sont remises au goût gaulois, on pourrait penser aussi à Greta Thunberg, au mouvement des jeunes contre le réchauffement climatique, ... Des références littéraires aussi, j'y ai reconnu Molière et en ai sans doute raté d'autres.

    Sans être révolutionnaire, cet album est plaisant et dans la droite ligne des aventures des deux Gaulois. Les incontournables scènes de bagarre sont là, les querelles poissonnier/forgeron itou et bien sûr le banquet final. Tradition respectée.

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !