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Jean Rolin

Jean Rolin
Né en 1949 à Boulogne-Billancourt, Jean Rolin a passé son enfance entre la Bretagne et le Sénégal. Son oeuvre, qui se construit ici et ailleurs, fait alterner romans et récits. Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont L'Organisation (Gallimard, prix Médicis 1996), L'Explosion de la durite (2007... Voir plus
Né en 1949 à Boulogne-Billancourt, Jean Rolin a passé son enfance entre la Bretagne et le Sénégal. Son oeuvre, qui se construit ici et ailleurs, fait alterner romans et récits. Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont L'Organisation (Gallimard, prix Médicis 1996), L'Explosion de la durite (2007) et Un chien mort après lui (2009), tous deux chez POL.

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « Les Evénements » de Jean Rolin aux éditions P.o.l

    Muriel Pautet sur Les Evénements de Jean Rolin

    Des paysages familiers bouleversés par une guerre civile, nos villes de France aux immeubles éventrés et aux boutiques pillées, nos routes défoncées, des zones commerciales à peine défigurées par les impacts, quelques cadavres (de curés) et deux ou trois véhicules calcinés, la FINUF (Force...
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    Des paysages familiers bouleversés par une guerre civile, nos villes de France aux immeubles éventrés et aux boutiques pillées, nos routes défoncées, des zones commerciales à peine défigurées par les impacts, quelques cadavres (de curés) et deux ou trois véhicules calcinés, la FINUF (Force d’Interposition des Nations Unies en France), les Unitaires, dit Zuzus, milice d’extrême droite, le Hezb et le AQBRI (Al Quaïda dans les Bouches du Rhône Islamiques), des milices islamiques…Bon ça fout les j’tons ! c’est trop glauque.
    Voici donc le triste tableau de ce roman étrange, mélancolique, sans histoire à part la guerre et puis un narrateur absent, sombre et on ne sait pas vraiment quelle est l’origine de cette guerre, puis ce mélange de détails géographiques, routiers, les autoroutes, les départementales, on a l’impression de lire une carte Michelin, c’est assez barbant. Donc très déçue par cette lecture, rien à retenir, je n’ai vraiment pas aimé.

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    Couverture du livre « Les Evénements » de Jean Rolin aux éditions P.o.l

    Benoit Landon sur Les Evénements de Jean Rolin

    Dans "Les Evénements", Jean Rolin nous entraine dans une France en guerre. Comme en Syrie, de nombreux groupes armés se battent pour contrôler des territoires plus ou moins grands, ce qui donne lieu à des combats sanglants et à des alliances étonnantes entre militants d'extrême droite et...
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    Dans "Les Evénements", Jean Rolin nous entraine dans une France en guerre. Comme en Syrie, de nombreux groupes armés se battent pour contrôler des territoires plus ou moins grands, ce qui donne lieu à des combats sanglants et à des alliances étonnantes entre militants d'extrême droite et djihadistes "modérés" Le narrateur traverse ce pays d'abord pour aider un ancien ami, devenu chef de guerre, puis pour retrouver un fils qui pourrait être le sien.
    Si l'idée est intéressante et les premières pages réussies, ce roman manque d'envergure, de caractère. L'ambiance de chaos général n'est pas assez bien restituée. Par ailleurs, il y a beaucoup trop de descriptions topographiques inutiles. Enfin, la quête de ce narrateur, dont on ne connait pas le nom, a finalement peu d'intérêt. Le lecteur s'en rend d'autant plus compte lorsqu'il découvre le dernier chapitre du livre

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    Couverture du livre « Les Evénements » de Jean Rolin aux éditions P.o.l

    Colette LORBAT sur Les Evénements de Jean Rolin

    La France est en guerre, la plus cruelle, la plus sale : la guerre civile. On ne saura rien des tenants de ces « évènements ». La FINUF (Force d’Interposition des Nations Unies en France) est, théoriquement, garante de quoi, je n’en sais fichtrement rien. Les finlandais et Ghanéens qui la...
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    La France est en guerre, la plus cruelle, la plus sale : la guerre civile. On ne saura rien des tenants de ces « évènements ». La FINUF (Force d’Interposition des Nations Unies en France) est, théoriquement, garante de quoi, je n’en sais fichtrement rien. Les finlandais et Ghanéens qui la composent s’en moquent royalement et font un léger trafic (faut bien passer le temps). Qui sont les belligérants ? Plusieurs factions de l’ultra droite à la gauche révolutionnaire en passant par les salafistes.
    Le narrateur, on ne saura rien de plus sur lui, ni pourquoi il se trouve dans cette galère. Il tient une sorte de journal tout au long de la route qui le conduit jusque dans le sud.
    « C'était un des petits plaisirs ménagés par la guerre, à sa périphérie, que de pouvoir emprunter le boulevard de Sébastopol pied au plancher, à contresens et sur toute sa longueur. Ainsi débute le voyage du narrateur au volant d’une Toyota en bout de course, muni de sauf-conduits idoines. Ce pourrait être déchirant, dur, cruel. Non, Jean Rolin manie l’ironie, la mélancolie, le rêve désenchanté. L’itinéraire, les paysages sont prépondérants dans ce livre avec une précision de carte routière ou de guide du routard. Les villes et villages sont déserts si l’on excepte les différentes milices. Un voyage du nord vers le sud par les petites départementales et de l’hiver vers l’été.

    Le narrateur restera toujours à la périphérie de la guerre, pardon, des évènements. Pourtant, ce conflit en arrière-plan est omniprésent et je n’ai pu m’empêcher de penser à ce qui s’est passée en Yougoslavie ou, plus lointain, en Algérie.

    Le narrateur raconte son odyssée avec, de temps à autre, les commentaires d’une tierce personne qui replace dans son présent les évènements. Le récit tient plus du relevé toponymique des paysages, des villes et lieux-dits traversés que du récit de guerre. Aucun affect, rien qui ressort d’un sentiment quelconque. L’humain, hormis les belligérants en arrière-plan, est absent. Un livre très étrange où j’ai retrouvé la petite musique de Jean Rolin, ce décalage entre l’horreur des évènements et la permanence des paysages traversés où tout semble tranquille, les oiseaux chantent, l’Allier coule, seuls les villages traversés sont déserts.
    Par contre, Port de Bouc, citadelle aux noms de rues fleurant bon le communisme d’après-guerre, est très agitée. Là, nous assistons aux combats entre milices d’extrême-gauche (temporairement unies) et Al Quaïda dans les Bouches-du-Rhône islamiques (AQBRI). La guerre existe vraiment dans cette poche.

    Un livre très étrange qui peut désemparer, voire plus, comme ma Comète. Cette distanciation, ce grand écart entre l’horreur que sous-tend une guerre civile et l’apparente tranquillité et le détachement du narrateur désoriente. L’absurde, la neutralité, le décalage, l’ironie, le désenchantement sont la marque de fabrique de Jean Rolin. On aime ou on n’aime pas. Moi, j’aime son écriture et son style.
    Déjà lu : Chrétiens, Chemins d’eau, Ormuz
    Merci ma Comète !

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    Couverture du livre « Le ravissement de Britney Spears » de Jean Rolin aux éditions Gallimard

    Sofi C sur Le ravissement de Britney Spears de Jean Rolin

    Il m'a fallut quelques 100 pages pour me mettre dans les pas du narrateur, un peu moins perdu que le lecteur dans les rues sans fin et au cordeau de la cité des anges mais une fois qu'on y est c'est un véritable plaisir de cheminer sur les traces ténues de starlettes mal dans leur peau passant...
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    Il m'a fallut quelques 100 pages pour me mettre dans les pas du narrateur, un peu moins perdu que le lecteur dans les rues sans fin et au cordeau de la cité des anges mais une fois qu'on y est c'est un véritable plaisir de cheminer sur les traces ténues de starlettes mal dans leur peau passant leur temps à fuir les paparazzi tout en les cherchant pour relancer leur carrière aléatoire, zigzagant comme le narrateur d'hôtels hypes, en fast-food ou en boutiques de fringues. Jean Rolin (le frère d'Olivier que je confonds toujours) n'est jamais meilleurs quand il décrit avec efficacité et humour notre société vue des marges ou des confins du monde comme dans l'excellent "Zones" ou dans le non moins bon "Ormuz".