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Jean Rolin

Jean Rolin
Né en 1949 à Boulogne-Billancourt, Jean Rolin a passé son enfance entre la Bretagne et le Sénégal. Son oeuvre, qui se construit ici et ailleurs, fait alterner romans et récits. Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont L'Organisation (Gallimard, prix Médicis 1996), L'Explosion de la durite (2007... Voir plus
Né en 1949 à Boulogne-Billancourt, Jean Rolin a passé son enfance entre la Bretagne et le Sénégal. Son oeuvre, qui se construit ici et ailleurs, fait alterner romans et récits. Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont L'Organisation (Gallimard, prix Médicis 1996), L'Explosion de la durite (2007) et Un chien mort après lui (2009), tous deux chez POL.

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « L'organisation » de Jean Rolin aux éditions Gallimard

    Bagus35 sur L'organisation de Jean Rolin

    Un roman sur les activistes maoïstes des années 70.Le héros est infiltré dans les entreprises pour y propager ses idées révolutionnaires et mener des actions contre le patronat et le pouvoir.On suit le parcours d'un type idéaliste qui essuie des revers amoureux à la pelle et peine à réaliser des...
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    Un roman sur les activistes maoïstes des années 70.Le héros est infiltré dans les entreprises pour y propager ses idées révolutionnaires et mener des actions contre le patronat et le pouvoir.On suit le parcours d'un type idéaliste qui essuie des revers amoureux à la pelle et peine à réaliser des actions d'envergure ,même en Irlande où il se rendra dans l'espoir d'épauler l'IRA .Ravagé par l'alcool et la drogue ,il va trouver refuge dans une institution religieuse.

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    Couverture du livre « Savannah » de Jean Rolin aux éditions P.o.l

    Dominique Jouanne sur Savannah de Jean Rolin

    Sans se déparer de quelques traits d’humour caustique, ce texte est empli de mélancolie et on peut ressentir la douleur de celui qui a perdu un être cher. En août 2014, Jean Rolin va marcher dans les pas d’images prises par son ex compagne Kate, décédée en 2013, photographe avec qui il a vécu...
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    Sans se déparer de quelques traits d’humour caustique, ce texte est empli de mélancolie et on peut ressentir la douleur de celui qui a perdu un être cher. En août 2014, Jean Rolin va marcher dans les pas d’images prises par son ex compagne Kate, décédée en 2013, photographe avec qui il a vécu plusieurs années et qui l’avait entrainé en 2007 sur les pas de l’écrivaine Flannery O’Connor à Savannah et à Milledgeville dans le fin fond de la Géorgie. « … programme que je m’étais fixé, qui devait consister à retrouver tous les lieux, sans considération de leur intérêt ou de leur accessibilité, par lesquels nous étions passés en 2007 et que Kate avait filmés. »
    Au-delà d’être un vibrant hommage à Kate Barry qu’il fait ressusciter dans ce pèlerinage, c’est un hymne à l’amour émouvant écrit de main de maître.

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    Couverture du livre « Crac » de Jean Rolin aux éditions P.o.l

    Dominique Jouanne sur Crac de Jean Rolin

    Avec ‘Crac’, Jean Rolin signe un nouveau récit de voyage riche et passionnant doté de l’excellence littéraire qu’on lui connait, en proposant de le suivre dans une balade atypique au Liban, en Jordanie et en Syrie, visite effectuée en 2017 et 2018.

    Déjà avec son « Traquet kurde », l’écrivain...
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    Avec ‘Crac’, Jean Rolin signe un nouveau récit de voyage riche et passionnant doté de l’excellence littéraire qu’on lui connait, en proposant de le suivre dans une balade atypique au Liban, en Jordanie et en Syrie, visite effectuée en 2017 et 2018.

    Déjà avec son « Traquet kurde », l’écrivain voyageur partait du Puy de Dôme en France pour aller flirter avec les frontières turco-syriennes, en territoire kurde, à la poursuite d’un petit oiseau rare.

    Avec ‘Crac’, Jean Rolin part de Dinard et va passer les frontières pour entrer dans une des parties les plus tourmentées du Moyen-Orient puisque nous allons le suivre du sud Liban au nord de la Syrie dans un cheminement quasi touristique puisqu’il part visiter des châteaux, vestiges historiques de l’époque des croisades.

    Cette idée lui vient alors qu’il s’intéresse à la vie de Lawrence d’Arabie. Il découvre que comme lui, Thomas Edward Lawrence a passé une partie de son enfance à Dinard et les deux auront joui des mêmes plages et vu des mêmes choses ce qui va créer un lien et pousser l’auteur à s’intéresser de plus près à ce mythique aventurier britannique et tout particulièrement à ses années d’étudiant, loin d’être encore le grand Lawrence d’Arabie incarné par Peter O’Toole. (Image surprenante car on apprend par les témoignages regroupés dans ‘Lawrence by his friends’ que : « Lawrence détestait monter à cheval et n’avait pas de sympathie pour les chameaux, préférant marcher. » et Lawrence lui-même, « arguant son préjugé contre tout ce qui a quatre pattes.»

    « … des détails qui, conjointement avec son enfance dinardaise, achèvent de me lier indissolublement à l’auteur des Sept piliers de la sagesse, au moins sous le rapport des loisirs balnéaires».

    Le jeune Anglais après avoir écumé la visite de grand nombre de châteaux dans une France qu’il aura parcourue à bicyclette, va continuer sa quête historique sur les terres syriennes où, âgé d’une vingtaine d’années, il va sillonner 1800 kilomètres à pied en se fiant à son guide Baedeker, dans le but de parachever une thèse de fin d’études sur ‘l’architecture militaire des Francs en Europe et au Moyen Orient’.

    Dès lors, Jean Rolin va mettre ses pas dans ceux du jeune homme à 108 ans de différence.
    Jean Rolin va s’appuyer sur plusieurs biographies et aussi sur la thèse et la carte laissées en héritage à la postérité par Lawrence ainsi que sur ses écrits et sa correspondance dont de nombreuses lettres adressées à sa mère.

    Et nous voilà partis ! Bien encadrés quand même par guides, GPS, chauffeurs et soldats armés, entre check-points, bombardements lointains et traces de combats sans pourtant en être témoins. Et c’est là tout le grand art de cet écrivain contemporain absolument majeur dans notre littérature française, qui, par des détails tout à fait anodins tels des repas, de l’eau qui chauffe pour le thé, des boutiques qui commencent à rouvrir, des sacs plastiques polluant des rivières, des ordures à l’abandon dans certaines villes et bords de routes, des chemins ferrés endommagés, des noms de places et de rue, et bien sûr un monde animal et végétal qui va parler en tant que témoins implacables, tous ces détails seront prétextes à nous faire découvrir la Syrie et son atmosphère telle que l’on peut la vivre aujourd’hui sans compter la description de l’état actuel et passé des dits châteaux, de celui de Nimrod, Beaufort, Saïda, jusqu’à ceux de Saone Saladin et Tartous en passant par celui qui donnera le titre à ce roman passionnant, le Crac des Chevaliers, situé non loin de Homs.

    Le romancier érudit va nous inonder d’informations historiques et géographiques mais Jean Rolin est aussi un journaliste professionnel et qui dit journaliste, dit recoupements de dates et de faits, vérification de l’information livrée aux lecteurs. Ainsi il va révéler ses doutes, relever des incertitudes voire des incohérences et parsemer son texte d’autodérision et de beaucoup d’humour.

    Au fil du cheminement qui nous conduit de châteaux en forteresses, de douves en donjons, sur les pas du jeune étudiant anglais, Jean Rolin va découvrir un autre château, celui d’Akkar, non mentionné par Lawrence. Était-ce parce que ce dernier n'avait pu lire sur la carte qui lui avait été prêtée alors, vu qu' il y avait là, à la place de l’endroit, sur le papier, une tache de sang faite lors d’une agression subie sur son parcours et qui le rendait illisible …

    En tout début de l’ouvrage, une carte géographique mentionnant les châteaux et les villes visités aide à visualiser le parcours fait par Jean Rolin et montre de lui, une certaine témérité et audace conduites par sa curiosité insatiable de découvrir le monde, passé et présent. Une appétence quant à s’aventurer dans des contrées où peu d’entre nous auraient l’idée d’y aller pour faire du tourisme… Alors, profitons de ce caractère intrépide et aventurier qui grave à l’encre de sa plume exceptionnelle, livre après livre, un témoignage cru et direct de notre époque superposé à ceux d’antan, la marque des grands écrivains voyageurs.

    J’ai eu la vive émotion de rencontrer Jean Rolin lors d’une dédicace amicale. Alors qu’il faisait lecture de la fin de son livre, mes yeux se portèrent sur ses boots en cuir et j’ai imaginé ses pas. Ses semelles parcourant la planète avec le goût du risque… Dans quels conflits, ces pieds vont-t-il repartir ? Car il va repartir. Et puis, cette pauvre mésange s’est fait éclater au bout d’un fusil… Jean Rolin, affable mais ironique, épicurien empli de dynamisme et de joie de vivre parmi ses amis, m’a semblé ne pas tenir en place…. Pour le grand plaisir de ses lecteurs mais pas seulement…

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    Couverture du livre « Le traquet kurde » de Jean Rolin aux éditions P.o.l

    Régine R. sur Le traquet kurde de Jean Rolin

    J’ai lu le traquet kurde de Jean Rolin dès sa parution en 2018. J’écris de mémoire et à partir de mes notes ces quelques lignes les conservant au chaud en me promettant de parler de ce coup de cœur qui m’a éblouie.
    C’est l’actualité internationale qui me sonne de réagir avec la décision des...
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    J’ai lu le traquet kurde de Jean Rolin dès sa parution en 2018. J’écris de mémoire et à partir de mes notes ces quelques lignes les conservant au chaud en me promettant de parler de ce coup de cœur qui m’a éblouie.
    C’est l’actualité internationale qui me sonne de réagir avec la décision des États-Unis de se retirer de la Syrie. Pour ne pas oublier le peuple kurde, le roman de Jean Rolin est à lire absolument. Parce qu’il parle de liberté et de paix et de l’éternelle quête de celles-ci en ayant comme emblème un petit passereau, le traquet kurde originaire du moyen orient et qui chose incroyable a été repéré en haut de la chaîne du Puy de Dôme en 2015. Que faisait-il donc là ? On peut voir dans cet oiseau l’image atroce de tous les réfugiés contraints de quitter leur pays et qui ont tout perdu.

    La dure et triste réalité n’empêche pas la rêverie et la curiosité et c’est à partir de là que Jean Rolin, le narrateur, fin limier et éternel baroudeur de la vie part à la recherche des origines de ce petit oiseau. D’abord, à travers les collections muséales ornithologiques britanniques et surtout par un formidable voyage d’initiation à travers le Moyen-Orient jusqu’au mont Nemrut Dag et au tombeau mausolée d’Antiochos. Ce voyage, qui se poursuit jusqu’en Afrique du Sud comparable à ceux des anciens explorateurs pacifiques et non voleurs, un carnet de croquis à la main, m’a subjuguée et m’a laissée frémissante devant tant de beauté. Intensément nostalgique aussi parce qu’il renvoie à notre finitude face à l’immensité de la nature si belle et si vulnérable avec la menace d’extinction qui pèse sur les oiseaux et tant d’autres espèces animales et aux trésors archéologiques qui font partie de notre héritage commun de l’humanité.

    J’ai aimé les grandes emballées digressives, truculentes et anecdotiques de la première partie du livre même si je préfère ne pas voir les animaux empaillés. En parcourant les allées du musée, j’ai appris les grands noms de l’armée britannique qui ont fait les heures de gloire de l’espionnage et du contre-espionnage dont la passion pour l’ornithologie leur servait le plus souvent de couverture.
    J’ai adoré l’envolée lyrique et passionnante du voyage vers ce territoire à l’est de la Turquie et au nord de l’Irak, le Turkistan où la nature et les animaux ne connaissent pas les frontières et la guerre des hommes. J’ai aimé entendre la voix rieuse et tendrement ironique, chaleureuse, pleine de vie et d’enthousiasme de Jean Rolin qui s’émerveille de ce qui l’entoure comme la transhumances spectaculaire de 500 chèvres noires à travers les montagnes abruptes du Mont Shirin. J’ai vu les coquelicots, les tulipes et les anémones.
    J’ai vu la vie et la mort qui rôde tout près. J’ai vu un territoire magnifique et un peuple qui aspire enfin à la paix.
    Le roman est comme le vol de ces milliers de traquets kurdes aperçus sur le mont Nemurt, un spectacle unique et magnifique.
    Merci Monsieur Jean Rolin.

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