Jean-Pierre Pecau

Jean-Pierre Pecau

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis (11)

  • Couverture du livre « Sonora T.2 ; Lola Montez » de Scarlett et Jean-Pierre Pecau et Benoit Dellac aux éditions Delcourt

    Lionel Arnould sur Sonora T.2 ; Lola Montez de Scarlett - Jean-Pierre Pecau - Benoit Dellac

    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.net


    Je reste un peu sur ma faim à la lecture de ce tome 2 de Sonora. J’ai envie de dire : « Presque un tome pour rien », mais je ne le dirai pas… Certes on continue d’y développer certains personnages dont on sent qu’ils vont compter...
    Voir plus

    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.net


    Je reste un peu sur ma faim à la lecture de ce tome 2 de Sonora. J’ai envie de dire : « Presque un tome pour rien », mais je ne le dirai pas… Certes on continue d’y développer certains personnages dont on sent qu’ils vont compter par la suite, notamment Tortillard et la fameuse Lola Montez, mais surtout Tortillard qui est clairement en train de passer du côté obscur de la Force. Malgré cela, l’action n’avance pas tant que ça et l’enjeu dramatique de cet opus réside principalement dans le fait que la Californie devient le 31ème état de l’Union entraînant une reprise de contrôle assez violente par les autorités politiques Etats-Uniennes des régions minières où vivent les chercheurs d’or et, entre autres, la colonie de Français chez qui se déroulait l’action depuis le premier tome. En attendant, Max, notre héros, n’a toujours aucune piste pour retrouver le 3ème et dernier responsable de la mort de son frère.

    Entre enjeux politiques, trahisons, et violence plus ou moins inévitable, c’est un tome de transition que nous livrent ici Pécau et Dellac.

    Pour le dessin, je pourrais vous faire un copier-coller de ce que je disais du premier volume il y a quelques mois car c’est bien la même équipe qui officie, à savoir Dellac au dessin et Scarlett aux couleurs, avec le même résultat. D’ailleurs, puisque vous y tenez, je vais vous le faire… le copier-coller…

    « Côté graphique, le dessin possède également les qualités requises pour illustrer cette histoire. Les tons choisis, les cadrages (Dellac aime le « penché ») et, d’une manière plus générale, la plupart des détails sont très bien travaillés, participant ainsi à la mise en place d’une ambiance western glauque et violente à souhait. Bon, vous allez dire que je cherche la petite bête, mais, malgré ses qualités, je tique un peu sur certaines cases. Des proportions, des positions, des mouvements, certains détails, me semblent parfois un peu légers comparés au reste. D’autant que l’impression générale reste très bonne. Autre point négatif, mais c’est pareil, c’est une question de principe chez moi, je ne comprends pas et je trouve ça toujours un peu limite quand la couverture est illustrée par un autre dessinateur que celui qui officie sur la BD elle-même, ce qui est malheureusement le cas ici… Je dois être vieux jeu… »

    Bref, j’attends le troisième tome en espérant un peu moins de tergiversations et un peu plus d’avancées dans l’histoire de Max.

  • Couverture du livre « L'homme de l'année T.12 ; 1927, le robot de Metropolis » de Filip Andronik et Senad Mavric et Jean-Pierre Pecau aux éditions Delcourt

    Lionel Arnould sur L'homme de l'année T.12 ; 1927, le robot de Metropolis de Filip Andronik - Senad Mavric - Jean-Pierre Pecau

    Bon, je n’irai pas par quatre chemins : je n’ai pas vraiment aimé cette BD. Il faut dire qu’entre le scénario assez plat et le dessin d'Andronik et Mavric, ce n’est pas évident d’y trouver son compte.

    Le scénario, d’abord. Le titre de l’album est « Le robot de Metropolis » mais l’essentiel de...
    Voir plus

    Bon, je n’irai pas par quatre chemins : je n’ai pas vraiment aimé cette BD. Il faut dire qu’entre le scénario assez plat et le dessin d'Andronik et Mavric, ce n’est pas évident d’y trouver son compte.

    Le scénario, d’abord. Le titre de l’album est « Le robot de Metropolis » mais l’essentiel de l’histoire se concentre sur Fritz Lang, le réalisateur du film. On voit certes un peu le personnage de l’actrice qui incarne le robot, on se rend plus ou moins compte des difficultés techniques que cela a pu représenter, mais ce n’est qu’en arrière-plan. Le sujet c’est bien Fritz Lang et les problèmes qu’il rencontre avec les nazis. Cette partie de l’histoire me semble par ailleurs assez étrange. On y fait intervenir une société secrète : Consul (les nazis) et une espèce de détective privé super-résistant. Alors qu’Hitler n’accède au pouvoir qu’en 1933, Lang doit « plaire » aux nazis sous peine de ne pas pouvoir tourner son film. Les nazis semblent déjà se trouver à tous les échelons de pouvoir nécessaires au financement et au tournage d’un film. Un coup ils veulent le financer en orientant son film puis, le coup d’après, ils ne veulent plus qu’il achève le film. Finalement, ils se débrouillent pour « s’occuper » du montage en amputant 25% du film.

    Je ne sais pas si c’est le fruit d’une erreur anachronique, mais je trouve étonnant d’assister à la mise à sac d’un club de musique et strip-tease par des nervis en uniformes et croix gammées en plein Berlin de 1925 alors qu’à cette époque le parti d’Hitler ne compte que 2700 membres dans toute l’Allemagne, qu’il est principalement implanté dans le Sud, en Bavière notamment, et que ce dernier, Adolf, est interdit de parole dans la plupart des Lander. Cette scène, p48 et 49, appartient plutôt aux années 30-39 qu’à l’année 1925. Tout ça me semble un peu confus…

    Globalement, je trouve que cette BD ne s’attarde pas assez sur le film lui-même et pourquoi il tient une place si importante dans le patrimoine cinématographique mondial. C’est plus une péri-aventure du tournage d’un monument du cinéma que l’histoire du robot de Metropolis. Je trouve ça dommage… Mais ce n’est que mon avis.

    Et puis le dessin… Les attitudes des personnages sont trop statiques (je parle de quand ils sont censés être en mouvement), les détails des visages ne sont pas toujours très beaux et certaines proportions des corps laissent à désirer. Les décors relèvent un peu l’ensemble mais pas assez. Les fonds de cases sont très (trop ?) souvent unis et sans matière. Ce dernier détail donne à l’ensemble de la BD un goût d’inachevé. Si j’étais mauvaise langue, je dirais même bâclé, mais bon n’exagérons rien… Quoiqu’il en soit, c’est un peu moyen tout ça… Cerise sur le gâteau, la jolie couverture n’est pas du même dessinateur que la BD, ce qui n’est pas spécialement une bonne chose… Surtout quand l’intérieur est de moins bonne qualité…

    Bref, Je n’ai pas aimé. Je ne dis pas que ça sera votre cas, mais bon, je le soupçonne…

  • Couverture du livre « Sonora T.1 ; la vengeance » de Scarlett et Jean-Pierre Pecau et Benoit Dellac aux éditions Delcourt

    Lionel Arnould sur Sonora T.1 ; la vengeance de Scarlett - Jean-Pierre Pecau - Benoit Dellac

    Chronique précédemment publiée sur le blog sambabd.be



    Pan ! Pan ! Le nouveau Pécau est arrivé !

    Objectivement, cette nouvelle série semble avoir tout pour plaire. Le pitch, un homme qui va au bout du monde pour accomplir sa vengeance et tuer les responsables de l’assassinat de son...
    Voir plus

    Chronique précédemment publiée sur le blog sambabd.be



    Pan ! Pan ! Le nouveau Pécau est arrivé !

    Objectivement, cette nouvelle série semble avoir tout pour plaire. Le pitch, un homme qui va au bout du monde pour accomplir sa vengeance et tuer les responsables de l’assassinat de son frère, est d’une simplicité absolue mais toujours aussi efficace. Le scénario qui en découle est beaucoup plus subtil. Entre des flashbacks explicatifs, des personnages abjects, une franc-maçonnerie diasporisée (et un néoSambalogisme ! Un ! Euh, deux, en fait…), une prostituée de luxe, atomique mais prisonnière, des trahisons et une violence omniprésente, il y a de quoi faire.

    Dans ce premier tome, Pécau met en place le cadre de la série tout en entrant dans le vif du sujet avec de l’action et des rebondissements. Il prend le temps de développer ses personnages, notamment son héros, Maximilien, mais également l’horrible général, tout en ouvrant quelques portes avec d’autres (Miss Lola et Tortillard) pour les tomes à venir. Et ça marche. Malgré la simplicité du sujet, on accroche facilement et on veut savoir ce qui va arriver leur arriver. Pari réussi pour les auteurs.

    Côté graphique, le dessin possède également les qualités requises pour illustrer cette histoire. Les tons choisis, les cadrages (Dellac aime le « penché ») et, d’une manière plus générale, la plupart des détails sont très bien travaillés, participant ainsi à la mise en place d’une ambiance western glauque et violente à souhait. Bon, vous allez dire que je cherche la petite bête, mais, malgré ses qualités, je tique un peu sur certaines cases. Des proportions, des positions, des mouvements, certains détails, me semblent parfois un peu légers comparés au reste. D’autant que l’impression générale reste très bonne. Autre point négatif, mais c’est pareil, c’est une question de principe chez moi, je ne comprends pas et je trouve ça toujours un peu limite quand la couverture est illustrée par un autre dessinateur que celui qui officie sur la BD elle-même, ce qui est malheureusement le cas ici… Je dois être vieux jeu…

    Quoiqu’il en soit, nous sommes en présence du très bon premier tome d’une série pleine d’avenir. On attend le deuxième avec gourmandise.

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com