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Jean-Paul Didierlaurent

Jean-Paul Didierlaurent
Jean-Paul Didierlaurent habite dans les Vosges. Nouvelliste exceptionnel lauréat de nombreux concours, trois fois finaliste et deux fois lauréat du Prix Hemingway, Le Liseur du 6h27 est son premier roman.

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Articles en lien avec Jean-Paul Didierlaurent (4)

Avis sur cet auteur (119)

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    Couverture du livre « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    Evlyne Léraut sur Malamute de Jean-Paul Didierlaurent

    « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent est un récit sombre et lumineux. A l’instar d’une neige oppressante ou aérienne. Son chant sentimental est le chemin en pleine forêt. La croisée des personnages est un kaléidoscope. On ressent la force des veillées hivernales, traductrices d’êtres en...
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    « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent est un récit sombre et lumineux. A l’instar d’une neige oppressante ou aérienne. Son chant sentimental est le chemin en pleine forêt. La croisée des personnages est un kaléidoscope. On ressent la force des veillées hivernales, traductrices d’êtres en pleine mutation intérieure, alourdis par leurs secrets. « Malamute » : plusieurs histoires de vie qui vont s’assembler au fil des pages. Le journal de Pavlina Radovic (traduit du slovaque) commencé en avril 1976 est d’amertume, de nostalgie. Femme écrivant les douleurs assignées, l’homme (son mari : Ragan) rude, solitaire, épris des malamutes chiens-loups, ses semblables, sauvages et hostiles. Arrivés en haute-montagne, mal-aimés des autres, ils sont les boucs-émissaires. Une cabale impressionnante, les malamutes serviront d’appât pour les villageois. Près de chez eux, une maison tranquille, riche de non-dits, lui : Germain, vénérant les essences des bois, elle, une jeune femme quelque peu soumise prenant sous son aile Pavlina. Ragan, est le symbole de l’étrange (er). Germain est à présent veuf. L’histoire passe du présent au passé et entre les rais se situe toute la symbolique de ce récit hors pair. Son petit-neveu Basile vient vivre chez lui, sur ordre de sa fille s’inquiétant pour la santé délétère de son père. Basile profite de l’opportunité : un toit, lui qui doit travailler dans les montagnes avec son engin de damage les longs mois d’hiver. Il porte au creux de ses épaules le poids lourd de quelque chose (que je tairai). Il travaille avec des hommes tant ce métier semble inadapté pour les femmes. Jusqu’au jour où arrive la belle Emmanuelle qui sera la cheffe de cette équipe. Que va-t-il se passer ? Germain est taiseux. Il veut garder son libre-arbitre. Malgré sa mémoire défaillante, son corps qui se courbe ce dernier a un caractère bien trempé, lourd de sous-entendus et de secrets enfouis. « Malamute » pourrait signifier secret tant la symbolique y est forte. Basile va le protéger mais de loin. Les récits s’entrechoquent. Le journal de Pavlina est une merveille. Je pense que la maturité de ce grand livre est ici, dans cet espace entre les frontières mentales. Ce roman est intense, sauvage, l’évènementiel imprévisible. C’est ici l’intrinsèque de « Malamute ». Les destins renoués jusqu’à l’ultime. Un cri fauve dans la nuit noire. « Malamute » est un plaisir de lecture malgré la nuit qui tombe sur le livre. Les cris des chiens qui hurlent dans le soir des turbulences. Dépaysant, captivant, maîtrisé à l’extrême, cette histoire d’hommes et de femmes, d’un village gorgé de rancoeurs et la beauté de la neige qui couvre le front des repentis. Magistral.

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    Couverture du livre « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    danielle Cubertafon sur Malamute de Jean-Paul Didierlaurent

    Le resume est bien passionnant , j aimerais bien le decouvrir, un sujet prenant , je pense que l on passe un bon moment à lire est a decouvrir ce site montagneux ,

    Le resume est bien passionnant , j aimerais bien le decouvrir, un sujet prenant , je pense que l on passe un bon moment à lire est a decouvrir ce site montagneux ,

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    Couverture du livre « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    sylvie MOYERE sur Malamute de Jean-Paul Didierlaurent

    "Malamute" est le 4ème roman de JP Didierlaurent, auteur qui s'est fait connaitre grâce à son roman "Le Liseur du 6h27", plébiscité par de nombreux lecteurs en 2014. Il a commencé aussi son métier d'écrivain par l'écriture de nouvelles.
    


    Ce récit a pour décor une station de ski des Vosges...
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    "Malamute" est le 4ème roman de JP Didierlaurent, auteur qui s'est fait connaitre grâce à son roman "Le Liseur du 6h27", plébiscité par de nombreux lecteurs en 2014. Il a commencé aussi son métier d'écrivain par l'écriture de nouvelles.
    


    Ce récit a pour décor une station de ski des Vosges (département que connait très bien l'auteur puisqu'il est Vosgien) qui va être confrontée à des perturbations climatiques assez impressionnantes au cœur de l'hiver. 

On va faire rapidement la connaissance de Germain, un vieil homme de 84 ans qui vit seul depuis le décès de sa femme, à l'orée du village dans une maison un peu isolée. Il est plutôt bougon et du genre à n'en faire qu'à sa tête mais son organisme commence à lui jouer des tours ce qui inquiète fortement sa fille qui souhaite le mettre en maison de retraite. Mais pour lui, grand passionné des arbres, et qui ne peut vivre loin d’eux, ceci n'est pas envisageable. Il va donc accepter de cohabiter avec Basile un de ses petits neveux qu'il ne connait pas vraiment et qui aura la lourde tâche de veillée sur lui. Celui-ci est conducteur de dameuse dans la station.



    Arrive au même moment, au village une nouvelle voisine Emmanuelle qui cherche à en apprendre plus sur ses parents d'origine slovaques qui ont habité, dans les années soixante-dix, la maison qui jouxte celle de Germain. Son père à l'époque souhaitait faire des promenades avec des chiens de traineaux (les malamutes) mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu.

On va donc suivre en parallèle l'histoire de la mère d'Emmanuelle au travers de son journal intime et la vie de nos trois protagonistes lors de cet hiver 2015. Progressivement on va se rendre compte qu'il y a de nombreuses zones d'ombre et que cela cache peut être de lourds secrets. Un certain suspens se met en place. Et il est très bien mené jusqu'au bout du roman même si on se doute d'une partie de la chute.



    C'est très bien écrit avec une écriture fluide, des chapitres courts. Il y a vraiment un bon rythme. On avance rapidement dans la lecture et on n'a pas envie de l’arrêter tellement on est embarquée dans cette histoire.
L'auteur nous dépeint les paysages avec une grande précision et avec aussi beaucoup de poésie.



    "Couvert de neige collante, le grillage du vieux poulailler s'étirait en une dentelle délicate, même les grands sapins n'étaient que rondeurs une fois dissimulés sous leur manteau."



    Cela m'a fait penser à certains auteurs américains de "nature writing". Le sujet de l'écologie y est abordé et nous pousse à la réflexion. Le récit est aussi ponctué, par moment de petites touches d'humour qui nous amènent à sourire, ce qui allège parfois cette atmosphère étouffante et angoissante.



    Je ne vais pas en dévoiler plus. Vous aurez plaisir à découvrir ce récit qui relate la rencontre de trois solitudes sur fond de thriller écologique. Je ne peux qu'en recommander sa lecture.

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    Couverture du livre « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    Delphine de Du calme Lucette sur Malamute de Jean-Paul Didierlaurent

    Si j'ai commencé cette lecture dubitative, elle a finalement su m'intéresser davantage dans ses deux derniers tiers.

    En effet, le premier tiers du roman met tranquillement en place ses personnages et je commençais à me demander où l'auteur voulait en venir. Une petite impression de ne pas...
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    Si j'ai commencé cette lecture dubitative, elle a finalement su m'intéresser davantage dans ses deux derniers tiers.

    En effet, le premier tiers du roman met tranquillement en place ses personnages et je commençais à me demander où l'auteur voulait en venir. Une petite impression de ne pas avancer dans l'histoire, donc.

    Mais avec l'arrivée de la tempête de neige dans la petite station vosgienne, l'intrigue débute. Mon intérêt a grandi à mesure que la neige recouvrait les routes et les habitations, jusqu'à les engloutir. Ce petit effet huis-clos hivernal pendant lequel les personnages se découvrent réellement m'a plu. Le passé hante les uns et les autres dans une noirceur certaine, mais Jean-Paul Didierlaurent use également de pointes d'humour bienvenues. Son écriture fluide nous fait passer un agréable moment. Les pages se tournent vite.

    Les croyances ancestrales sont aussi de la partie, délivrant ainsi une petite ambiance ésotérique qui, couplée à une sorte de fin du monde, apporte un intérêt supplémentaire au récit.

    Le dénouement ne m'a pas réservé de grandes surprises, ayant deviné une partie des secrets de ce bon vieux Germain mais malgré tout, certaines révélations et scènes, si je puis dire, sont bien menées et laissent un léger frisson à la lecture.

    En bref, je suis un peu mitigée concernant ce roman mais le ressenti final est bon. Je garderai un agréable souvenir de cette lecture, pas forcément impérissable mais avec un intérêt pour certaines thématiques abordées. À lire au coin du feu, drapé(e) d'un plaid.

    Merci à Lecteurs.com pour cette lecture surprise dans le cadre du Cercle livresque ainsi qu'à la maison d'édition Au diable vauvert.
    Ma note : 7/10