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Jean-Paul Didierlaurent

Jean-Paul Didierlaurent
Jean-Paul Didierlaurent habite dans les Vosges. Nouvelliste exceptionnel lauréat de nombreux concours, trois fois finaliste et deux fois lauréat du Prix Hemingway, Le Liseur du 6h27 est son premier roman.

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Articles en lien avec Jean-Paul Didierlaurent (4)

Avis sur cet auteur (119)

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    Couverture du livre « Le reste de leur vie » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    Sophie Songe sur Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent

    Manelle est aide à domicile, Ambroise lui est thanatopracteur. Tous deux se font honneur de donner le meilleur d'eux-mêmes dans ce qu'ils font. Avec Samuel et Beth octogénaires, ils vont vivre une aventure peu ordinaire. Et qui sait, prendront-ils alors un nouveau départ ?

    Il y a une forme...
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    Manelle est aide à domicile, Ambroise lui est thanatopracteur. Tous deux se font honneur de donner le meilleur d'eux-mêmes dans ce qu'ils font. Avec Samuel et Beth octogénaires, ils vont vivre une aventure peu ordinaire. Et qui sait, prendront-ils alors un nouveau départ ?

    Il y a une forme d'allégresse qui se dégage de ce roman où l'on aborde une réalité pourtant qui dérange : la vieillesse, la dépendance et la mort.

    Ambroise et Manelle exercent leur travail avec beaucoup de discrétion, d'amour, de don de soi. Ils mettent beaucoup d'énergie à leur tâche et donnent sans compter. Dès leur première rencontre, on sent qu'il va se passer quelque chose de fort, de lumineux.

    Leur aventure à bord du corbillard, aux côtés de Beth et Samuel se déroule à coup de convivialité et d'émotions. Le temps se déroule lentement, et on voudrait sans doute l'arrêter. Le secret de Samuel décroche rapidement et ses compagnons de route se raccrochent à leur pudeur, à l'ironie du sort qui surprend.

    L'écriture est généreuse, entière, elle use d'humour, de finesse, de tendresse pour soit nous piquer, soit nous cajoler.

    Le retournement de situation apporte son lot de bonheur, d'ouverture, de réconciliation. Un roman, aussi pétillant que bienveillant !

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    Couverture du livre « Le liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    valerie hervy sur Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent

    Voilà un roman qui le temps de quelques heures nous transporte et que l’on quitte un sourire aux lèvres. C’est un livre sur les livres et si vous doutez encore de l’importance de la lecture, je vous conseille sa découverte.
    Guylain vit un quotidien triste rythmé par son travail à l’usine....
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    Voilà un roman qui le temps de quelques heures nous transporte et que l’on quitte un sourire aux lèvres. C’est un livre sur les livres et si vous doutez encore de l’importance de la lecture, je vous conseille sa découverte.
    Guylain vit un quotidien triste rythmé par son travail à l’usine. Chaque jour, ses mains allument, réparent une machine infernale : « la chose », une broyeuse de livres. Pour mettre du baume au cœur sur son existence, Guylain lit chaque matin, dans le RER, des extraits des ouvrages qu’il a pu sauver des entrailles de la « chose » . Moments de grâce pour les passagers, rencontres qui se nouent au hasard des mots. Ces lectures comme des présents touchés par la grâce illuminent les personnages et les pages du liseur du 6h27. Et on croise, différents héros hauts en couleur . Guiseppe, ancien ouvrier handicapé recherche ses jambes perdues à travers des traités sur la botanique. Yvon , le gardien de l’usine, est en fait un véritable alexandrophile, qui ne respire qu’en alexandrins. Julie, la dame pipi dévoile les affres de son travail dans des écrits touchants.
    L’auteur nous emmène dans son univers, il est vrai pétri de bons sentiments. Néanmoins, ce conte de fées moderne est un hymne à la poésie, à l’amour des livres. Certaines scènes sont savoureuses, drôles et les personnifications de la machine qui anéantit les âmes et les corps ne sont pas sans rappeler l’univers ouvrier d’un Zola.
    Et, comme la « chose », je ne peux m’empêcher de penser que notre société fait bien peu cas de la lecture. On n’aime pas lire, car on s’ennuie, car l’image nous offre tout sur un plateau clinquant. Pourtant Jean-Paul Didierlaurent m’a offert un joli cadeau. Dans la tête, je garde mes images de Guylain, de Guiseppe, d’Yvon, de Julie et de leurs aventures. Les mots restent des bijoux précieux, irremplaçables.
    Un auteur partage ses mots avec un lecteur qui les découvre, les déguste et les garde au fond de lui comme un trésor .

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    Couverture du livre « La fissure » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    Anne-Marie Lemoigne sur La fissure de Jean-Paul Didierlaurent

    Tout a commencé comme ça : par une fissure dans un mur. Une fissure qu'on n'avait pas remarquée , mais qui était là, depuis un certain temps .
    Et à partir de ce moment, tout a pris une autre tournure dans la vie de Xavier Barthoux, représentant pour une société chargée de fabriquer des nains...
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    Tout a commencé comme ça : par une fissure dans un mur. Une fissure qu'on n'avait pas remarquée , mais qui était là, depuis un certain temps .
    Et à partir de ce moment, tout a pris une autre tournure dans la vie de Xavier Barthoux, représentant pour une société chargée de fabriquer des nains de jardin: contre- performances professionnelles …....dont il se contrefout ! Licenciement …..qui l'enchante ! En parallèle, sa vie familiale se lézarde et débouche, sans regret pour lui, sur une séparation .
    Accompagné partout par un nain de jardin en ciment nommé Numéro 8, sanglé sur lui dans un porte bébé , et qui tel un double malicieux, l'encourage à trancher le cordon qui le relie à la vie bien ordonnancée d'avant, il va se libérer de toute obligation . Le pied!!!

    Cette première partie du roman, ou plutôt du conte m'a paru savoureuse, avec ses dialogues cocasses, ses situations loufoques .Tel Alexandre le bienheureux interprété par Philippe Noiret dans un film de 1968 (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ….) ,Xavier se la coule douce et lance un pied de nez à la société.

    Et puis, voilà que Xavier décide de partir renaître de l'autre côté de la planète, à l'antipode exact du petit patelin des Cévennes où il a élu domicile. Il s'y crée une autre vie, un autre personnage. Numéro 8 lui aussi se transforme, il n'est plus le copain sympa, il a perdu son d'humour et ne cesse de râler.
    Cette seconde partie m'a paru longue. Les constantes jérémiades de Numéro 8 :« le gnome » comme l'appelle désormais Xavier alourdissent le conte et en affaiblissent l'impertinence.

    Il me reste toutefois le souvenir global d'un très agréable moment de lecture.
    J'ai apprécié le regard décapant que l'auteur porte sur le conformisme des existences bien rangées et le portrait de ce personnage sympathique qui ose mettre en oeuvre ce dont certains rêvent tout bas : lâcher prise !
    Sous la forme d'un conte bien tourné, à l'écriture concise et aux formules qui font mouche, Jean-Paul Didierlaurent offre un regard lucide sur l'être humain :
    «  Les hommes ont tous une fissure quelque part qui les attend, une fissure bien à eux, aussi unique et personnelle que leur ADN. Et si la plupart des gens passent leur vie sans jamais tomber dessus, il arrive que de petits veinards comme toi se retrouvent un beau matin nez à nez avec leur faille et se mettent à gamberger, à remettre tout en cause, à se poser enfin les bonnes questions auxquelles il leur faut soudain trouver des réponses, et peu importe que ces réponses se cachent à l'autre bout de la planète, dans une bicoque posée sur une île battue par les vents au milieu d'un océan démonté. »

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    Couverture du livre « Malamute » de Jean-Paul Didierlaurent aux éditions Au Diable Vauvert

    Maju Twin Books sur Malamute de Jean-Paul Didierlaurent

    J’ai eu le plaisir de recevoir ce roman de la part de lecteurs.com et ce fut une belle surprise ! Je connaissais bien sûr l’auteur de nom mais je n’ai jamais lu Le liseur de 6h27, ni aucun autre de ces livres. Ce fut donc une totale découverte de son univers avec ce Malamute.

    L’œil est...
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    J’ai eu le plaisir de recevoir ce roman de la part de lecteurs.com et ce fut une belle surprise ! Je connaissais bien sûr l’auteur de nom mais je n’ai jamais lu Le liseur de 6h27, ni aucun autre de ces livres. Ce fut donc une totale découverte de son univers avec ce Malamute.

    L’œil est directement attiré par la couverture très réussie en accord totale avec l’ambiance du roman hivernale (si on prend la peine de retirer le bandeau orange de l’éditeur !). Il prend place dans un petit village d’altitude des Vosges, La Voljoux. Dans cette petite station de ski habite Germain, un vieil homme montagnard un peu bourru qui veut à tout prix rester dans sa maison et vivre sa passion des arbres tranquillement alors que sa fille s’inquiète et lui impose un jeune colocataire afin de veiller sur lui. Ce dernier, Basile, passe chaque hiver à la Voljoux en tant que dameur saisonnier. Cette colocation est pour lui l’occasion de s’épargner le loyer de sa location habituel mais ne se doute pas du caractère du vieil homme. En parallèle de ce récit contemporain, le roman est entrecoupé d’extraits du journal de Pavlina Radovic arrivée à La Voljoux en 1976 avec son mari et leurs malamutes en provenance de la Slovaquie. Le lecteur se doute qu’il existe un lien entre ces deux histoires mais va comprendre au fur et à mesure comment les personnages sont liés entre eux dans ce huis-clos montagnard.

    Le récit est très bien construit, la lecture est fluide sans manque de rythme grâce à des chapitres courts. L’auteur a un style simple mais efficace et nous embarque dans son histoire grâce à des personnages attachants. La relation entre Germain et Basile évolue tout au long du roman en faisant sourire le lecteur de nombreuses fois tandis que Basile va également rencontrer une jeune dameuse très douée dont il va tomber amoureux. Je me suis réellement attachée à Basile. En outre, il y a un personnage bien plus imposant qui prend une place importante dans ce roman : la montagne ! Le lecteur sent en permanence le poids de ce décor qui décide de la vie des habitants de La Voljoux. Dans l’attente d’une neige qui n’arrive pas, ils vont finalement se retrouver bloqués par cette neige qui n’en finira plus de tomber. L’auteur nous décrit très bien les paysages vosgiens et le lecteur est transporté dans ce petit village reculé. Il ne faut pas oublier le titre de ce roman : Malamute. Les chiens seront au cœur d’un suspense tout au long du récit. Dans le journal de Pavlina, cette dernière nous décrira l’attelage de son mari Dragan, musher qui veut développer son activité touristique. Malgré le titre, j’ai trouvé que le sujet des malamutes et des mushers était sous-exploité, j’aurais aimé qu’il soit plus développé et central comme le titre le suggérait. Cela manquait un peu de profondeur. Après un bon départ, le roman s’essouffle légèrement au milieu, ce ventre mou m’a freinée dans ma lecture alors que la fin a relancé mon intérêt. Je l’ai finalement trouvé assez réussi et j’étais ravie d’avoir enfin découvert cet auteur que je connaissais de nom. Je le recommande à tous les amoureux de la montagne !