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Jean-Noel Blanc

Jean-Noel Blanc
Jean-Noël Blanc, né en 1945, vit et travaille à Saint-Etienne. Il est reconnu comme l'un des meilleurs nouvellistes et a obtenu en 1995 le prix Renaissance de la nouvelle pour Hôtel intérieur nuit (H.B. éditions). Il est également l'auteur de nombreux romans, dont entre autres Chiens de gouttière... Voir plus
Jean-Noël Blanc, né en 1945, vit et travaille à Saint-Etienne. Il est reconnu comme l'un des meilleurs nouvellistes et a obtenu en 1995 le prix Renaissance de la nouvelle pour Hôtel intérieur nuit (H.B. éditions). Il est également l'auteur de nombreux romans, dont entre autres Chiens de gouttière (Seghers, 1990), Tête de moi (Gallimard, " Scripto ", 2002), Fil de fer, la vie (Gallimard, " Scripto ", 2003), Jeu sans ballon (Seuil, " Points Virgule ", 2002), Besoin de ville (Seuil, 2003). Esperluette et compagnie a paru aux Editions Joëlle Losfeld en 2004.

Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « Des opéras de lumière ; Ravier et Thiollier » de Jean-Noel Blanc aux éditions Le Realgar

    Yv Pol sur Des opéras de lumière ; Ravier et Thiollier de Jean-Noel Blanc

    François-Auguste Ravier (1814-1895) est destiné au notariat par son père qui l'envoie faire des études de droit. Mais François-Auguste ne rêve que de dessiner et peindre. Toute sa vie sera consacrée à chercher la bonne lumière, à tenter de peindre ce qu'il a dans la tête, exigeant et...
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    François-Auguste Ravier (1814-1895) est destiné au notariat par son père qui l'envoie faire des études de droit. Mais François-Auguste ne rêve que de dessiner et peindre. Toute sa vie sera consacrée à chercher la bonne lumière, à tenter de peindre ce qu'il a dans la tête, exigeant et insatisfait.

    Félix Thiollier (1842-1914) est un industriel stéphanois, fils d’industriel qui se passionne très tôt pour la photo et les arts en général. Il rencontre beaucoup d'artistes, de peintres dont Ravier. Ils deviennent amis.

    Personnellement, je ne connaissais aucun des deux personnages, j'ai beaucoup appris. Jean-Noël Blanc a choisi le roman pour parler de leur amitié, se donnant donc quelques libertés avec la vérité, peut-être assez peu d'après ce qu'il écrit en post-face. François-Auguste Ravier fut un peintre en perpétuelle recherche d'absolu, de représenter sur la toile ce qu'il avait en tête. En attendant son "grand ouvrage", il produit des "casseroles" : "... jusqu'ici je n'ai fait qu'accumuler des notes et des documents, et le grand ouvrage, mon Dieu, le grand ouvrage, je crains que la mort ne soit là bien avant." (p.159). Pour atteindre cet objectif, il refusa de montrer ses œuvres dans des expositions, des salons, ne voulant montrer que le meilleur. Bien que, devenu une référence, voire même un précurseur aux yeux de beaucoup de ses contemporains, une sorte de Turner avant Turner, un peintre qui peignait la lumière comme personne, jamais il ne dérogea de sa règle au risque avéré de ne jamais être reconnu et connu. Un peu misanthrope et peu sociable, la vie à l'écart qu'il avait choisie lui alla parfaitement.

    Au contraire, Félix Thiollier toucha à tout, fut un hyperactif qui voulut bouger sa ville de Saint Etienne peu ouverte aux arts et à la culture. Il photographia, peignit, produisit du ruban dans son usine, édita des monographies, acheta et tenta de faire connaître des peintres comme Ravier et bien d'autres.

    Ce sont ces deux hommes opposés qui deviendront amis, des hommes sans détours, francs et honnêtes. Jean-Noël Blanc les décrit, parle de la peinture et de la création artistique, de la recherche permanente de l'œuvre parfaite qui a obsédé Ravier sa vie durant, en des termes magnifiques. L'écriture emporte le lecteur et ne le lâche jamais, c'est une vraie merveille. Une langue d'une élégance rare qui varie la longueur des phrases, qui use de termes parfois rares. Voilà par exemple sa description du Paris que François-Auguste peine à peindre : "Le ciel, surtout, le déçoit : ce n'est pas un ciel sérieux, il s'effarouche pour un rien et s'afflige au moindre prétexte. Un courant d'air descendu des canaux du Nord, un souffle venu de l'Ouest et de la mer, une bourrasque bénigne, une bise, une chiquenaude de l’atmosphère, et ça y est les nuages rappliquent, le ciel prend la mouche, tout vire à la grisaille, s'assombrit, s'attriste, s'éteint. Pas de colère, pas d'orage, pas de nuées vindicatives, pas de vastes bousculades de cumulus, ou alors si rarement. Ce sont plutôt des susceptibilités de pluie mince, des chagrins citadins, des mélancolies patinent les rues d'une ombre d'alcôve, dans un chien et loup de plein mitan du jour." (p. 35)

    Roman qui parle d'art, de peinture, de photographie, d'équilibre d'une œuvre, de sa création, des échecs, de la recherche de la perfection. Un coup de coeur que Le Réalgar a la bonne idée de rééditer. Pour les amoureux de la peinture, de la littérature, pour tous ceux qui ont envie de s'instruire dans la beauté et l'élégance et de sortir des sentiers battus.

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    Couverture du livre « Mes vies de chat » de Jean-Noel Blanc aux éditions Ecriture

    Miss Wonder sur Mes vies de chat de Jean-Noel Blanc

    Je remercie les éditions archipel pour l'envoi de ce livre destiné aux amoureux des félins. Dans 'Mes vies de chat', Jean-Noël Blanc décrit amoureusement les chats qu'il a côtoyé dans sa vie. Basé sur des anecdotes, des poèmes sous forme de haïkus et de nombreuses citations, ce livre est...
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    Je remercie les éditions archipel pour l'envoi de ce livre destiné aux amoureux des félins. Dans 'Mes vies de chat', Jean-Noël Blanc décrit amoureusement les chats qu'il a côtoyé dans sa vie. Basé sur des anecdotes, des poèmes sous forme de haïkus et de nombreuses citations, ce livre est exclusivement destiné aux passionnés de ces boules de poils. Point d'histoire ici, juste un témoignage d'amour de la part de l'auteur à ses minets. Je me suis laissée porter par son écriture car j'adore les animaux, mais j'ai également vu mon poil se hérisser lorsque l'auteur s'est montré critique envers les chiens et ses amateurs. Je m'attendais à un peu plus d'ouverture d'esprit et je ne comprends pas l'utilité du comparatif basique chien/chat dans un tel ouvrage. Pour ma part, je suis l'heureuse propriétaire d'un chien et d'un chat et chacun m'apporte du bonheur. Mis à part ce point de désaccord, les mots de l'auteur se lisent agréablement, mais je pense toutefois que cet ouvrage ne touchera qu'un public assez restreint.

    https://www.instagram.com/p/ByeyM-LisRj/
    https://www.instagram.com/misswonder_art

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    Couverture du livre « L'inauguration des ruines » de Jean-Noel Blanc aux éditions Joelle Losfeld

    Jean-Paul Degache sur L'inauguration des ruines de Jean-Noel Blanc

    Ce livre commence bizarrement avec cette vieille Joroastre du Briet et cette Kathy Katrina qui découvrent un poupon vivant enveloppé de toiles d’araignées. C’est pourtant ainsi que débute la vie de Loÿs, une vie que Jean-Noël Blanc nous conte avec une verve incroyable et une imagination dense...
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    Ce livre commence bizarrement avec cette vieille Joroastre du Briet et cette Kathy Katrina qui découvrent un poupon vivant enveloppé de toiles d’araignées. C’est pourtant ainsi que débute la vie de Loÿs, une vie que Jean-Noël Blanc nous conte avec une verve incroyable et une imagination dense mais toujours proche du réel.

    Régulièrement, nous retrouvons Loÿs en vieillard égrillard sous perfusion qui n’en finit plus de mourir, au bord de la Méditerranée, contemplant des jeunes gens nus qu’il paie pour s’ébattre devant sa fenêtre, sans oublier d’apprécier les formes de l’infirmière…
    Il est temps pour l’auteur de nous plonger dans cette vie extraordinaire, la vie de celui qui devint un riche industriel mais qui, chez les Jésuites, où il était interne, était traité de « paysan, péquenot, rustre, maraud, pedzouille, pouilleux, bouseux… » tout en sachant se faire respecter à coups de poings.
    Ce phénomène, véritable force de la nature, achète, vend, revend et possède vite la moitié de Neaulieu, sa ville où il dirige aussi l’usine de tissage, activité qu’il développe et diversifie rapidement. Le récit est entrecoupé de poèmes, de théâtre, de citations.
    Un jour, les ouvriers des manufactures Le Briet se révoltent et l’armée tire faisant 13 morts et 21 blessés…Cela n’empêche pas le héros de faire construire son Palais du Travail et du Capital dont nous suivrons les aventures jusqu’au bout du livre. N’ayant pas d’enfant, Loÿs forme son neveu, Fandorle pour lui succéder et sait parfaitement s’attirer les bonnes grâces des financiers parisiens, bruxellois et suisses.
    La guerre de 14 est une aubaine pour le groupe Le Briet qui fournit les vêtements pour l’armée. Fandorle et Viviane, son épouse qui a posé pour Rodin, se font construire une nouvelle villa qui ne plaît pas à leurs enfants, Hubert Honey et Blanche Noire : « La maison tout entière est pour eux comme une lame de silence. Une cicatrice taciturne et impérieuse. Une stupeur immobile. Ils n’ont aucun lieu pour jouer. »
    Ainsi se poursuit cette véritable saga. Quelle débauche de vocabulaire ! Quelle imagination délirante et fertile ! Déodat succède à Fandorle à la tête du groupe au grand dam des administrateurs : « … quel emmerdeur, quel petit cafard, un fils à papa prétentieux, beau gosse sans doute mais quel cabotin, un pignouf qui joue de son bagou tout neuf et tout amidonné encore, quand donc allait-il fermer son clapet ? »

    Avec "L’inauguration des ruines", Jean-Noël Blanc a réussi une histoire complètement folle mais tellement actuelle, un livre qui régale le lecteur.

    Chronique illustrée à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Le nez à la fenêtre » de Jean-Noel Blanc aux éditions Joelle Losfeld

    Jean-Paul Degache sur Le nez à la fenêtre de Jean-Noel Blanc

    Le nez à la fenêtre, cette expression, je la connais depuis mes débuts cyclistes, en 1967, sous les couleurs de l'Auto-Cycle Annonéen. Elle désigne le fait de tenter de sortir du peloton, d'attaquer, de ne pas se contenter de "sucer les roues", de rester à l'abri, dans le sillage des autres...
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    Le nez à la fenêtre, cette expression, je la connais depuis mes débuts cyclistes, en 1967, sous les couleurs de l'Auto-Cycle Annonéen. Elle désigne le fait de tenter de sortir du peloton, d'attaquer, de ne pas se contenter de "sucer les roues", de rester à l'abri, dans le sillage des autres coureurs. L'auteur illustre formidablement cette expression dans ce livre, un véritable bijou.
    Après avoir déjà lu ce livre, dés sa sortie, je suis reparti dans la roue de Maurice Bénadour et que je me suis encore plus régalé en savourant cette histoire remarquablement menée. Parallèlement, l'auteur nous fait vivre soit avec Momo, enfant, vivant seul avec sa mère dans un immeuble, soit au sein d'une équipe cycliste disputant l'étape Draguignan - Briançon du Tour de France. Les journées passent, l'enfant grandit et l'auteur révèle beaucoup de talent pour tenir son lecteur en haleine. Moi qui lis depuis très longtemps de nombreuses revues spécialisées, jamais je n'ai savouré un récit aussi bien détaillé que celui de ce livre, sur la course vécue de l'intérieur. Tout y est : la tactique, l'observation des moeurs du peloton, l'évolution de la course au milieu de la foule et surtout les sensations du coureur en plein effort.
    L'histoire se termine d'une façon terriblement émouvante au côté de Momo, Maurice Bénadour, coureur du Tour.