Jean-Michel Delacomptee

Jean-Michel Delacomptee

Après des études de lettres, Jean-Michel Delacomptée a occupé les postes d'enseignant à l'Institut français de Kyoto puis de conseiller culturel à Jérusalem avant de remplir différentes fonctions au ministère des Affaires étrangères. Maître de conférences habilité en littérature française, il a e...

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Après des études de lettres, Jean-Michel Delacomptée a occupé les postes d'enseignant à l'Institut français de Kyoto puis de conseiller culturel à Jérusalem avant de remplir différentes fonctions au ministère des Affaires étrangères. Maître de conférences habilité en littérature française, il a ensuite enseigné à l'université. Il dirige désormais la collection « Nos vies » créée en 2015 aux éditions Gallimard. Sa production d'écrivain consiste principalement en des portraits de personnages historiques et de gens de lettres, principalement chez Gallimard dans la collection L'un et l'autre (Madame la cour la mort, Et qu'un seul soit l'ami, Le Roi miniature, Racine en majesté - Flammarion -, Je ne serai peintre que pour elle, Ambroise Paré, la main savante, Langue morte Bossuet, La Grandeur Saint-Simon, puis Adieu Montaigne en 2015 chez Fayard). Mais il a également publié un Petit éloge des amoureux du silence (Folio), deux romans (Jalousies, La Vie de bureau), une analyse de La Princesse de Clèves, Passions, chez Arléa (2012), et, chez Gallimard, un livre en partie autobiographique, Écrire pour quelqu'un (2014).

 

crédit photo Jean-Michel Delacomptée. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

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Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « Le sacrifice des dames » de Jean-Michel Delacomptee aux éditions Robert Laffont

    Margot Szablewski sur Le sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptee

    Avis de la page 100 des explorateurs 2017

    L’histoire se déroule au XVI siècle dans le comitat de Paks en Hongrie où les Ottomans menace le royaume.
    L’héroïne s’appelle Judit, fille unique du comte Gabor et de la comtesse Livia.
    Le comte Gabor, amateur d’échecs, offre à sa fille pour ses 13...
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    Avis de la page 100 des explorateurs 2017

    L’histoire se déroule au XVI siècle dans le comitat de Paks en Hongrie où les Ottomans menace le royaume.
    L’héroïne s’appelle Judit, fille unique du comte Gabor et de la comtesse Livia.
    Le comte Gabor, amateur d’échecs, offre à sa fille pour ses 13 ans un jeu d’échecs et lui transmet sa passion pour ce jeu au point que Judit devient une joueuse d’exception.
    Mais ce qu’elle désire plus que tout c’est de prendre la place de son père, dessein qu’elle partage avec sa mère.
    Le style est assez fluide, le jeu d’échec un thème central, on voit poindre stratégies et projets diaboliques…un petit coté rebelle que j’aime bien, alors poursuivons…bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection.
    Alors voilà pourquoi je l’ai gardé pour la fin...


    Chronique finale

    Un livre historique !!! Moi qui n’aime pas ce genre de roman me voilà bien lotie, telle a été ma première réaction…alors je l’ai gardé pour la fin, reculant le supplice…mais quelle belle surprise, quelle belle rencontre.
    J’y ai trouvé du machiavélisme, de la cupidité, de la conspiration et surtout une héroïne genre Jeanne D’Arc mais en plus sanglant et bien plus perfide…Sacrée Judit ! Et là je l’ai tout de suite aimée, Judit, une femme comme on en fait plus et heureusement, prête à aller jusqu’au bout de ses ambitions, que rien n’arrête même la mort.
    L’histoire se déroule au XVI siècle dans le comitat de Paks en Hongrie où les Ottomans menacent le royaume.
    Judit est une joueuse d’échecs d’exception, une passion qu’elle tient de son père, le comte Gabor, un brin flegmatique, pas très concerné par ce qui se passe dans son pays et passant ses journées à s’enivrer. Mais Judit nourrit des rêves de pouvoir, elle aimerait que son père lui laisse sa place au gouvernement de Paks, comitats dont il est l’ispan. Ce souhait l’oppose à sa mère, la comtesse Livia, qui désire la même chose.
    Alors nait dans le cœur de Judit spéculations, stratégies, machiavélisme, projets macabres sur fond de jeux d’échecs. Judit fera-t-elle échec et mat face aux Ottomans, qui menacent son pays et ne cessent de progresser à l’intérieur de la Hongrie ?
    Le style du roman est subtil, agréable, accessible, très fournis en détails historiques et en coups stratégiques autour du jeu d’échec. On se laisse porter par l’histoire, on avance comme sur un échiquier, coup par coup. Bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection, j’ai trouvé la lecture plaisante, j’ai aimé cette trame de complots qui s’est greffée autour du jeu d’échecs. Une fois le livre refermé, le choix du titre nous apparait comme une évidence et on le comprend mieux : oui il a fallu sacrifier les « dames », telle a été la volonté de Judit pour prendre le pouvoir, sauver son peuple et construire ainsi sa légende.

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    Couverture du livre « Le sacrifice des dames » de Jean-Michel Delacomptee aux éditions Robert Laffont

    NATHALIE BULLAT sur Le sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptee

    Jean-Michel Delacomptée nous entraine dans le siècle de Charles Quint et Soliman le Magnifique. Sur les rives du Danube les provinces Hongroises sont menacées par l’invasion Ottomanne. L’intérêt du roman n’est pas uniquement dans des récits de batailles ou de fêtes somptueuses où paradent Dames...
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    Jean-Michel Delacomptée nous entraine dans le siècle de Charles Quint et Soliman le Magnifique. Sur les rives du Danube les provinces Hongroises sont menacées par l’invasion Ottomanne. L’intérêt du roman n’est pas uniquement dans des récits de batailles ou de fêtes somptueuses où paradent Dames de cour en robes de brocard et de pierreries… C est plus subtil !
    Bien que ne connaissant pas les finesses du jeu d’échecs j avais déjà aimé chez Zweig et Yoko Ogawa cette façon de nous tenir en haleine devant des joueurs imperturbables.
    Mais dans ce roman l’échiquier fait figure de théâtre. Cavaliers, tours, Dames, Rois vous surprendront !!!
    Aux stratégies du jeux se mêlent les doctrines politiques de Machiavel.
    Au fil des pages je sens poindre noirceur et manipulations. Judit l’héroïne, une Jeanne d’Arc au coeur plus calculateur que délicat veut sauver sa Province face aux troupes du Sultan Soliman.
    Si le jeu d’échec est un miroir de l’âme on perçoit vite l’âme de Judit. Car elle brille à ce jeux, passion que lui a transmis son père.
    Mais Gabor son père est faible, il s’enivre pour oublier le risque de razzias des Turcs. N’ayant plus d’espoir il préfère se résigner. Judith projette de lui succéder à tous prix. Sa mère Livia femme cruelle et ambitieuse cherche à l’évincer du Royaume.
    Je sens l’esquisse d’un plan démoniaque.
    Passionnée, brûlante, volontaire, Judit ira-t-elle trop loin ? Soif de pouvoir ou amour réel de sa patrie ? Sa mission semble irrévocable.
    J’ai apprécié l’élégance de la plume, le foisonnement de détails sur les coutumes du peuple Magyar. C’est richement documenté. Mais j’ai surtout été bluffée par l’imagination de l’auteur décrivant les tactiques offensives de personnages froids capables du pire lors de jeux spectaculaires qui empruntent la violence à ceux organisés jadis par les Romains…
    comme moi, vous ne connaissez pas les règles de ce jeu ? pas d’inquiétude… l’auteur a su lancer les bons hameçons pour vous attraper!!!

    Nathalie Bullat
    Le sacrifice des dames , Mon rendez vous de la page 100

    j’aime les romans historiques. Ah je fais un bond de plusieurs siècles en passant des années de la fibre optique à l’Europe de Charles Quint et l’empire Ottoman de Soliman le magnifique !Je pars pour la Hongrie du XVIème siècle, ses barons, ses dames de cour aux robes de brocard et de pierreries. La douceur s’arrête là !
    Ce roman à la plume subtile foisonne de sujets intéressants. Il allie les stratégies du jeux d’échec et les pensées politiques de Machiavel.
    Si au début je l’ai trouvé « délicieux » au fil des pages je sens poindre noirceur et manipulations. Judit l’héroïne, une Jeanne d’Arc au coeur plus calculateur que délicat veut sauver sa Province de l’invasion Ottomane. Si le jeu d’échec est un miroir de l’âme on perçoit vite l’âme de Judit. Car elle brille à ce jeux, passion que lui a transmis son père.
    Mais Gabor son père est faible, il s’enivre pour oublier les risques de razzias des Turcs. N’ayant plus d’espoir il préfère se résigner. Judith projette de lui succéder à tous prix. Je sens l’esquisse d’un plan démoniaque. Passionnée, brûlante, volontaire, ira-t-elle trop loin. Soif de pouvoir ou amour réel de sa patrie ?je ne vais pas tarder à le découvrir. L’auteur a lancé les bons hameçons pour m’attraper !!!
    Nathalie Bullat

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    Couverture du livre « Le sacrifice des dames » de Jean-Michel Delacomptee aux éditions Robert Laffont

    Michèle FINANCE sur Le sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptee

    page 100

    J'aime bien l'idée de construire un roman autour du jeu d'échecs, c'est original et stratégique à souhait. J’ai démarré cette lecture avec enthousiasme, mais je fus rapidement agacée par Judit, personnage aussi cupide et avide de pouvoir que ses parents qu’elle rêve de trucider. Elle...
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    page 100

    J'aime bien l'idée de construire un roman autour du jeu d'échecs, c'est original et stratégique à souhait. J’ai démarré cette lecture avec enthousiasme, mais je fus rapidement agacée par Judit, personnage aussi cupide et avide de pouvoir que ses parents qu’elle rêve de trucider. Elle n’est pas pour moi une héroïne exceptionnelle et j’avoue que je n’ai pas envie de la suivre dans ses délires de destruction et d’autodestruction, et cela même si l’auteur écrit fort bien.

    ... la suite :

    J'aime bien l'idée de construire un roman autour du jeu d'échecs, c'est original et stratégique à souhait. J’ai démarré cette lecture avec enthousiasme, mais je fus rapidement agacée par Judit, personnage aussi cupide et avide de pouvoir que ses parents qu’elle rêve de trucider. Elle n’est pas pour moi une héroïne exceptionnelle et j’avoue que je n’ai pas envie de la suivre dans ses délires de destruction et d’autodestruction, et cela même si l’auteur écrit fort bien..


    Judit, demoiselle à la physionomie ingrate, est dotée d’une incroyable virtuosité aux échecs mais également d’une foi sans limites en ses capacités. Nous sommes au début du 16ème siècle, les Ottomans menacent la Hongrie. Judit n’a pas l’intention d’accepter une telle situation pour son pays d’autant que son père le comte Gabor n’est pas un guerrier, que sa mère ne s’intéresse qu’à son poids en or et que le roi ne semble pas conscient de l’importance réelle du péril turc. Si elle respecte le roi et la reine, elle déteste et méprise ses parents, rêvant de leur mort sans même s’en cacher. Ainsi va-t-elle se charger d’organiser la résistance dans les provinces, de manière stratégique et avec un certain courage, il faut bien l’avouer.

    S’il est vrai que le personnage principal me séduit peu et que l’histoire en elle-même n’a pas réussi à me captiver plus que cela, l’auteur a su donner un bel élan à cette épopée, notamment en ce qui concerne le rôle des échecs et à leur valeur symbolique dans le récit.

    La description détaillée de la partie d’échecs grandeur nature entre Judit et Fadi-zadeh Roumi, meilleur joueur de l’empire perse, est remarquable par son déroulé stratégique. Pendant que le public se régale de galettes, le lecteur assiste à un jeu d’une intensité rare sur un échiquier de bambous construit sur un étang, avec des pièces, non en bois mais en chair et en os, destinées à la mort en cas de mauvais jeu. Selon Judit, l’acte de cruauté ouvertement exécuté servant ainsi à signifier devoir d’obéissance aussi bien que don de soi, la clémence n’étant pas de mise en période de guerre. Jouer une partie avec des pièces humaines est une jouissance absolue pour Judit qui va s’engager dans le jeu avec toute l’énergie de son jeune âge.

    Que sortira-t-il de cet étripage ? Des corps flottant entre deux eaux et une Judit toujours plus ambitieuse et incapable de la moindre émotion, « ne cédez pas à la peur » étant son mot d’ordre.

    Ce roman surprenant ne laisse pas indifférent. Je suis passée par des sentiments variés et contradictoires : de la haine à l’amour, peut-être pas, mais de l’envie de le jeter à celui de m’y replonger, sans aucun doute !

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    Couverture du livre « Le sacrifice des dames » de Jean-Michel Delacomptee aux éditions Robert Laffont

    Caroline Savéant sur Le sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptee

    XVI ème siècle, Judit, fille du comte Gabor et de la comtesse Livia, n'a qu'une idée en tête : prendre la place de son père pour gouverner le comitat de Paks. Mais sa mère a la même ambition et toutes deux se haïssent.
    Le comte Gabor est un grand joueur d'échecs et a transmis cette passion à...
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    XVI ème siècle, Judit, fille du comte Gabor et de la comtesse Livia, n'a qu'une idée en tête : prendre la place de son père pour gouverner le comitat de Paks. Mais sa mère a la même ambition et toutes deux se haïssent.
    Le comte Gabor est un grand joueur d'échecs et a transmis cette passion à sa fille qui est une joueuse de talent et suit la voie de son père.
    Face au péril de sa patrie, Judit va tout mettre en œuvre pour mener à bien son projet et s'emparer du pouvoir.

    A travers ce roman Jean-Michel Delacomptée nous plonge dans un univers baroque. Nous voyageons dans un autre temps, une autre époque. Le dépaysement est total. Ce dépaysement tient non seulement par l'histoire mais et surtout par le talent de l'auteur. Je suis admirative de ce dernier car j'ai vraiment eu l'impression de lire un récit du XVI ème siècle aussi bien par le vocabulaire que par la tournure des phrases. A aucun moment j'ai eu l'impression de lire un auteur contemporain. En revanche, les descriptions y sont nombreuses et très longues. Il y a énormément de détails qui nous sont donnés. Cela ralentit le rythme de lecture et j'ai donc eu régulièrement des difficultés à apprécier certains passages. Lors de la partie d'échecs plusieurs faits rendent ce passage difficile à lire : les descriptions des déplacements alourdissent énormément la lecture. De même les tenues des personnages présents à ce moment sont très très détaillées et donc très longues. Tout cela casse l'intrigue et fait perdre de l'intérêt à ce passage pourtant crucial de l'histoire.
    Mon impression sur la lecture globale du roman est donc assez mitigée.L'histoire demeure tout de même intéressante car j'ai eu envie de terminer le livre pour savoir si Judit allait mener à terme son projet. Un certain suspense s'installe au fil des pages et c'est ceci qui permet de tenir le lecteur jusqu'au bout du roman. De plus le récit qui prend place dans une époque très éloignée de la notre permet de se plonger dans une autre façon de vivre, d'autres mœurs. J'ai eu l'impression de lire un roman historique car de nombreux détails m'ont donné la sensation d'être réels et non inventés par l'auteur.
    Je dirai donc que ce roman est plutôt destiné à un public affectionnant les romans historiques car nous avons réellement la sensation d'en lire un, pour les autres pourquoi pas le découvrir car l'histoire est originale et cela permet de varier les lectures.

    Avis de la page 100

    L'histoire se déroule au XVI ème siècle. Nous suivons l'histoire de Judit, fille de Livia et du comte de Gabor. Père et fille sont d'excellents joueurs d'échecs. Les échecs jeu de stratégie, stratégie dont il faut faire preuve pour protéger le peuple de Paks. Mais le comte Gabor montre peu de courage pour mener à bien ses fonction. Judit, elle rêve de prendre la succession de son père et de ce fait atteindre un rôle réservé aux mâles de la société. Mais sur sa route elle trouve sa mère qui elle aussi rêve de pouvoir.
    Le style est digne d'un roman historique puisqu'il nous permet de nous sentir dans l'ambiance de l'époque. Les descriptions sont très présentes et ralentissent parfois le rythme et donc le plaisir de lecture. Il n'en demeure pas moins que l'on a envie de poursuivre la lecture afin de découvrir de quoi va se composer la vie de Judit dans l'espoir de la conquête du pouvoir.