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Jean-Marc Rochette

Jean-Marc Rochette
Jean-Marc Rochette est peintre, illustrateur et auteur de bande dessinée. Il commence sa carrière au cours des années 1970 dans Actuel et L'Écho des Savanes. Avec Martin Veyron, il crée la série Edmond le cochon (1979). Il succède ensuite au dessinateur Alexis pour la série Le Transperceneige, sc... Voir plus
Jean-Marc Rochette est peintre, illustrateur et auteur de bande dessinée. Il commence sa carrière au cours des années 1970 dans Actuel et L'Écho des Savanes. Avec Martin Veyron, il crée la série Edmond le cochon (1979). Il succède ensuite au dessinateur Alexis pour la série Le Transperceneige, scénarisée par Jacques Lob, dans (À SUIVRE) où il scénarise et dessine aussi Claudius Vigne. Par la suite, il se penche sur la littérature jeunesse et participe notamment au journal Okapi. Il se remet à la science-fiction à la fin des années 1990 en reprenant Le Transperceneige et en créant la série L'or de l'esprit avec Benjamin Legrand, avec qui il avait déjà réalisé Requiem blanc en 1987. En 2003, avec René Pétillon, il donne naissance à la série burlesque Louis et Dico, qui paraît dans L'Écho des Savanes, une histoire de fous qui n'est pas sans rappeler son Napoléon et Bonaparte, prix de l'humour au festival d'Angoulême en 2001. En parallèle, il poursuit un travail de peintre et d'illustrateur.

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Le loup » de Jean-Marc Rochette et Isabelle Merlet aux éditions Casterman

    Mumu Dans le Bocage sur Le loup de Jean-Marc Rochette - Isabelle Merlet

    Une couverture de roman graphique que je trouvai également dans le thème Montagne de la prochaine rencontre du Club de lecture et qui évoque le conflit entre bergers et loups dont nous entendons souvent parler surtout lorsque les animaux sont dans les pâturages en estive.

    Ce roman graphique...
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    Une couverture de roman graphique que je trouvai également dans le thème Montagne de la prochaine rencontre du Club de lecture et qui évoque le conflit entre bergers et loups dont nous entendons souvent parler surtout lorsque les animaux sont dans les pâturages en estive.

    Ce roman graphique est saisissant, je l'ai lu d'une traite car les premières planches nous plongent directement dans le sujet : Gaspard abat une louve sous les yeux de son petit, petit louveteau blanc orphelin désormais alors qu'elle attaquait son troupeau de brebis. Désormais le jeune animal devra trouver seul sa nourriture pour survivre mais surtout gardera en mémoire le visage de celui qui a abattu sa mère, son ennemi.

    Gaspard lui continuera son travail de berger, accompagné de son chien Max, au rythme des saisons mais quand à nouveau son troupeau sera décimé, il n'aura qu'une obsession : éliminer celui qu'il pense être le prédateur.

    A partir de là va s'engager entre lui et le loup blanc devenu adulte une lutte sans merci, poussant chacun dans ses extrêmes, à leurs limites, au bord de l'abîme, mais c'est parfois là que se révèlent les vraies natures.

    Bien au-delà de la guerre que se livrent homme et bête, il y a les propres batailles intérieures qui se règlent parfois dans ses luttes de territoire. Gaspard est un être taciturne qui a ses fantômes, ses blessures, une sorte de loup solitaire à sa manière. Ils sont différents, berger et animale, et pourtant ils ont beaucoup plus en commun qu'ils ne le croient.... Et lorsqu'ils vont se retrouver seuls face à face, ils vont finalement se reconnaître, s'accepter et s'aider.

    Un récit à la manière d'une fable qui se voudrait pleine d'espoirs sur le respect des deux partis, chacun à sa place mais je pense malgré tout très utopiste. N'empêche, la sobriété des textes, les illustrations reflétant parfaitement l'ambiance régnant dans cette région du Massif des Ecrins, les expressions des hommes et des bêtes, la violence des rapports,  les regards échangés entre eux, en font un ouvrage d'une belle humanité et cela ne fait pas de mal. 

    Je l'ai refermé avec l'espoir qu'humains et animaux trouveront un territoire d'entente, de respect comme l'espère l'auteur.

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    Couverture du livre « Le loup » de Jean-Marc Rochette et Isabelle Merlet aux éditions Casterman

    Lionel Arnould sur Le loup de Jean-Marc Rochette - Isabelle Merlet

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Il aura mis le temps, en prenant parfois des chemins sinueux, mais Rochette est enfin reconnu comme un grand auteur de BDs. Bien sûr, il y a eu le Transperceneige au début des années 80, ou même encore Edmond le Cochon peu de temps...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Il aura mis le temps, en prenant parfois des chemins sinueux, mais Rochette est enfin reconnu comme un grand auteur de BDs. Bien sûr, il y a eu le Transperceneige au début des années 80, ou même encore Edmond le Cochon peu de temps avant, mais cela ne lui avait pas spécialement apporté la reconnaissance du (grand) public. Cette injustice est désormais réparée, notamment depuis le sublime Ailefroide qu’il confirme, un peu comme le si fatal second album pour tant de groupes de musique (à l’époque où on faisait encore des albums…), avec Le loup, sorte de suite graphique d’Ailefroide. Car c’est vrai qu’à première vue on pourrait craindre (ou espérer, puisque c’était excellent) une resucée de son carton de l’an dernier. Le format de la BD, son graphisme, le lieu où se situe l’histoire, etc. Et pourtant, ce n’est pas du tout le cas.

    Le loup est une fiction.

    Ou l’est-ce vraiment ? Il est vrai que certains éléments permettent d’en douter. D’abord, Rochette prête ses propres traits à son personnage de berger bougon totalement désabusé, voire éteint, malmené par la vie… et surtout par les pertes d’êtres chers. Ensuite, il situe l’action de son livre en plein dans le parc des Ecrins, à quatre pas de sa maison (comme le chantait Brassens… Si, si, le premier qui me trouve le titre de la chanson gagne toute ma considération !). Mais bon, pour le reste, on est plutôt dans la fable que dans le récit autobiographique.

    En tout cas, c’est beau (on est effectivement dans la même veine graphique qu’Ailefroide, avec ce trait gras et ces noirs profonds qui lui permettent de rendre parfaitement les ambiances très minérales de la montagne) et c’est fort. Je veux dire par là que la lutte acharnée que vont se livrer le loup et l’homme pour la prééminence sur un territoire en particulier est, au final, très animale, dans le sens où c’est ce que font les animaux dans la nature : ils luttent pour leur espace vital. Et c’est cette « animalité » qui, paradoxalement, rapproche ce berger et ce loup. L’homme se met au niveau du loup et réciproquement. C’est beau vous-dis-je !

    Bon, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce nouveau roman graphique de Rochette que j’ai dévoré de bout en bout et que je vous conseille d’acquérir et même d’offrir aux gens de qualité dans votre entourage.

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    Couverture du livre « Le loup » de Jean-Marc Rochette et Isabelle Merlet aux éditions Casterman

    Yves Pol sur Le loup de Jean-Marc Rochette - Isabelle Merlet

    Album scénarisé et dessiné par Rochette à qui l'on doit aussi les dessins du célèbre et fameux Transperceneige, et mis en couleurs par Isabelle Merlet. Les thèmes sont sans surprise : la nature, la place de l'homme en icelle et la manière dont l'homme l'a colonisée et dont il peut vivre avec et...
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    Album scénarisé et dessiné par Rochette à qui l'on doit aussi les dessins du célèbre et fameux Transperceneige, et mis en couleurs par Isabelle Merlet. Les thèmes sont sans surprise : la nature, la place de l'homme en icelle et la manière dont l'homme l'a colonisée et dont il peut vivre avec et laisser la place aux autres espèces.

    L'histoire très réaliste bascule parfois dans la fable et même si l'on sait ce qui est de l'un ou de l'autre on se voit rêver de la réalité de la fable. Rochette dessine et parle des peurs, des angoisses et des difficultés des bergers confrontés aux loups, et aussi de la vie des loups dans les Alpes, mais il ne se pose pas en juge de l'un ou de l'autre, ne prend pas parti.

    Le dessin est beau, entre un trait représentatif, figuratif et un plus abstrait. On reconnaît le loup ou Gaspard dans les gros plans, mais dès que le dessinateur s'éloigne, les traits sont plus flous, plus épurés. La montagne est belle en été et en hiver également, les couleurs rendant bien les changements de saisons.

    Un très bel album qui ne réconciliera pas les pro-loups et les anti-loups, mais le sont-ils de toute manière ?

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    Couverture du livre « Ailefroide ; altitude 3954 » de Jean-Marc Rochette et Olivier Bocquet aux éditions Casterman

    Yaki sur Ailefroide ; altitude 3954 de Jean-Marc Rochette - Olivier Bocquet

    Fin des années 60, Jean-Marc Rochette est un ado qui se cherche et qui va se trouver dans l’ascension des sommets alpins. On suit son parcours, ses aventures, ses accidents,…

    Ce récit de vie est intéressant et malgré les longues ascensions dans les montagnes, on ne s’ennuie pas. C’est en...
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    Fin des années 60, Jean-Marc Rochette est un ado qui se cherche et qui va se trouver dans l’ascension des sommets alpins. On suit son parcours, ses aventures, ses accidents,…

    Ce récit de vie est intéressant et malgré les longues ascensions dans les montagnes, on ne s’ennuie pas. C’est en effet plutôt dynamique et l’on suit avec intérêt les aventures du jeune garçon. J’ai beaucoup aimé les illustrations très heurtées, fidèles aux paysages montagneux, tout comme les couleurs. A découvrir.