Jean-Luc Manet

Jean-Luc Manet

Jean-Luc Manet est né en 1959 à Paris.

Tombé très jeune dans le chaudron du rock’n’roll le plus brûlant et à jamais détourné du droit chemin par la vague punk, il devient critique musical dès 1979 (pour Best ou Les Inrockuptibles notamment).

Ses romans, novellas ou nouvelles noires sont marqués...

Voir plus

Jean-Luc Manet est né en 1959 à Paris.

Tombé très jeune dans le chaudron du rock’n’roll le plus brûlant et à jamais détourné du droit chemin par la vague punk, il devient critique musical dès 1979 (pour Best ou Les Inrockuptibles notamment).

Ses romans, novellas ou nouvelles noires sont marqués par ce même goût des rythmes binaires et écorchés.

Avis (4)

  • add_box
    Couverture du livre « Aux fils du calvaire » de Jean-Luc Manet aux éditions Antidata

    manue fais-moi peur sur Aux fils du calvaire de Jean-Luc Manet

    Les idées sont assez intéressantes et originales. Ce qui est dommage c’est que l’auteur s’intéresse davantage à un SDF et à un « couple » assez original qu’aux meurtres.
    Au final tout est survolé mais pas assez approfondi… C’est dommage et frustrant.
    Je pense que les idées auraient mérité...
    Voir plus

    Les idées sont assez intéressantes et originales. Ce qui est dommage c’est que l’auteur s’intéresse davantage à un SDF et à un « couple » assez original qu’aux meurtres.
    Au final tout est survolé mais pas assez approfondi… C’est dommage et frustrant.
    Je pense que les idées auraient mérité d’être plus approfondies et travaillées.

    Le roman est court et se lit rapidement. J’ai plus eu l’impression de lire des extraits d’un roman que le livre entier. Parfois il m’a semblé que l’auteur avait eu une certaine idée mais qu’il n’y avait rien autour, et que finalement les personnages n’avaient pas de réelle vie. Il y a juste un bref souvenir d’un passé peut-être plus heureux mais c’est tout.

    Les descriptions sont parfois précises et d’autres fois sommaires et certaines sont complètement absentes. C’est un peu déstabilisant…
    Les chapitres sont courts. C’est un livre que l’on peut lire lors qu’un bref trajet en train ou en bus , dans une salle d’attente chez le docteur ou sur un banc en attendant quelqu’un.

    Le livre m’a tenté par le résumé mais après l’avoir terminé j’ai un goût d’inachevé… C’est dommage.
    La fin est originale et dans la lignée du roman. Je serais curieuse de découvrir une autre version plus complète et plus travaillée de cette histoire ou alors d’en parler avec l’auteur. Personnellement beaucoup de questions sont restées sans réponse…
    Je suis certaine que cela pourrait faire un très bon livre voire un coup de cœur…

    En résumé, si vous avez envie de lire un livre assez court, original et surprenant je vous conseille ce roman. Il vous fera peut-être voir les SDF d’une autre manière.

    https://fais-moi-peur.blogspot.com/search/label/affaire%20n%C2%B0409

  • add_box
    Couverture du livre « Haine 7 » de Jean-Luc Manet aux éditions Antidata

    Elizabeth Neef-Pianon sur Haine 7 de Jean-Luc Manet

    Un très court roman, ou une longue nouvelle.
    Estelle vit le long de la Nationale 7, louée par Charles Trenet. Mais sa vie n'est pas un enchantement. Maison bruyante, limite salubre de part la nuisance des voitures.
    Mère de deux jumeaux, son mec l‘a quittée alors qu'elle attendait un troisième...
    Voir plus

    Un très court roman, ou une longue nouvelle.
    Estelle vit le long de la Nationale 7, louée par Charles Trenet. Mais sa vie n'est pas un enchantement. Maison bruyante, limite salubre de part la nuisance des voitures.
    Mère de deux jumeaux, son mec l‘a quittée alors qu'elle attendait un troisième enfant. Et la Nationale 7 est là, impitoyable, lui fauchant ses enfants, et alors, elle bascule.
    C'est noir, sordide, glauque. Les dessins tout aussi noirs contribuent à ce sentiment d'inéluctable.
    Mais alors, que c'est bien écrit.
    Style, vocabulaire, enchaînement, personnages…. tout coule de source.
    Jean-Luc Manet a beaucoup d'imagination et autant de talent.

  • add_box
    Couverture du livre « Deadline à Ouessant » de Jean-Luc Manet et Stephane Pajot aux éditions L'atelier Mosesu

    Denis Arnoud sur Deadline à Ouessant de Jean-Luc Manet - Stephane Pajot

    Luc Mandoline, ancien légionnaire, s'est reconverti dans la thanatopraxie, il répare les outrages laissés par la mort sur les corps de ses victimes. Ayant gardé de son ancien métier une tendance à la bougeotte, il n'effectue que des remplacements de collègues partis en vacances. Un jour il est...
    Voir plus

    Luc Mandoline, ancien légionnaire, s'est reconverti dans la thanatopraxie, il répare les outrages laissés par la mort sur les corps de ses victimes. Ayant gardé de son ancien métier une tendance à la bougeotte, il n'effectue que des remplacements de collègues partis en vacances. Un jour il est appelé à Ouessant par la mère d'un des ses amis récemment disparu en mer à la barre de son bateau dans des circonstances obscures. Luc décide d'y aller en hommage à son ami bien que se sentant inutile car ne disposant pas de corps à préparer.


    En arrivant à Ouessant, notre embaumeur est témoin d'une prise de bec entre deux vieillards qui se termine par un drame, l'un des deux meurt accidentellement, poussé par le premier. Luc s'installe sur l'île où suite à la mort du vieillard les événements étranges et violents se succèdent ayant tous un rapport avec la deuxième guerre mondiale. Luc intrigué va chercher à comprendre ce qui se passe.


    Deadline à Ouessant est un passionnant roman noir qui nous plonge dans l'histoire, la petite, celle vécue par les ouessantins et la grande celle qui a marqué les esprits à l'échelon national. On y découvre Ouessant ce caillou déposé au milieu de l'Atlantique dont l'horizon est souvent bouché par un brouillard à couper au couteau. On y découvre des personnages hauts en couleurs, aux caractères bien trempés, oserai-je dire imbibés, décrits avec humour et tendresse dans des scènes parfois jubilatoires.


    J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman à découvrir le style de l'auteur, un style incisif et plein d'humour (noir le plus souvent), un style marqué par des phrases courtes, des phrases coup de poing. J'ai beaucoup apprécié aussi les hommages rendu ici et là au glorieux ancien, San Antonio, dans les noms de personnages (Picmuche rappelle Pinuche et le véritable prénom d'Arlock qui va aider Luc du continent, est Alexandre-Benoît comme l'inénarrable Bérurier), et dans l'utilisation de l'argot notamment dans les dialogues. Un roman qu'on ne lâche pas tant pour l'intrigue que pour le style de l'auteur et son humour . On prend autant de plaisir à lire ce roman que l'auteur semble en avoir pris à l'écrire.


    L'Embaumeur comme Le Poulpe est un personnage qui revient sous la plume de plusieurs auteurs. Ce roman est le premier que je lis de cette série. Il m'a donné envie de découvrir les autres aventures de Luc Mandoline.

  • add_box
    Couverture du livre « Deadline à Ouessant » de Jean-Luc Manet et Stephane Pajot aux éditions L'atelier Mosesu

    Yves MABON sur Deadline à Ouessant de Jean-Luc Manet - Stephane Pajot

    Connaissez-vous Luc Mandoline ? Non ? Eh bien, à l'image d'un Gabriel Lecouvreur dit Le Poulpe ou d'un Léo Tanguy, Luc Mandoline est un personnage créé (par Sébastien Mousse) et mis à la disposition d'écrivains qui peuvent s'emparer de son univers pour le temps d'une aventure. Tout cela est bien...
    Voir plus

    Connaissez-vous Luc Mandoline ? Non ? Eh bien, à l'image d'un Gabriel Lecouvreur dit Le Poulpe ou d'un Léo Tanguy, Luc Mandoline est un personnage créé (par Sébastien Mousse) et mis à la disposition d'écrivains qui peuvent s'emparer de son univers pour le temps d'une aventure. Tout cela est bien expliqué sur le site de L'Atelier Mosésu. Stéphane Pajot, qui a déjà excellemment sévi avec Le Poulpe ou Léo Tanguy se colle cette fois-ci à la thanatopraxie. Et le moins qu'on puisse dire c'est que ça commence fort : à peine débarqué à Ouessant, Luc est témoin d'une altercation entre deux vieux dont l'un chute et se fracasse le crâne sur un banc, l'autre s'en allant attendre les gendarmes chez lui. Puis Luc reçoit des messages énigmatiques sur son portable. Ensuite, il échoue dans un café et se lie avec les poivrots locaux qui ne dessaouleront pas du livre. Puis, Stépane Pajot déroule son histoire, entre jeux de mots ou blagues bien pourris (mais assumés) et assénés par un pochtron sympathique quoiqu'un poil lourd : "Sais-tu qu'en Chine, on pleure quant on meurt et on riz cantonais ?" (p.35), argot, tournures de phrases bien senties, fleuries, et citations de chansons connues placées discrètement par-ci par-là, j'en ai repéré plusieurs dont une de Renaud (et d'autres mais comme je n'ai pas noté les pages, je ne les ai pas retrouvées en feuilletant), ainsi qu'une bande-son : JP Capdevielle (la belle Chiquita oblige ! Merci Stéphane, j'ai le morceau en tête depuis plusieurs jours), Miossec (inévitable), Neil Young, The Saints, ... Il parle également beaucoup d'anecdotes locales, de légendes bretonnes et ouessantines, comme l'Ankou (la mort) qui se promène dans les rues pour faucher ceux qui le croisent. Mais Ouessant a aussi rendez-vous avec l'Histoire : De Gaulle et les résistants mais aussi la section Bezenn Perrot qui, forte d'une poignée de Bretons à fait beaucoup plus que collaborer avec l'ennemi nazi.
    Extrêmement bien documenté c'est un polar qui se lit très agréablement : S. Pajot a l'intelligence d'alterner les passages sérieux et historiques avec d'autres plus légers, d'englober tout cela dans un roman noir et dans une écriture enlevée, légère et dynamique.
    Bon, avec tout ça, j'ai très envie d'écouter The Saints (ce que je fais en écrivant les texte, Swing for the crime), mais j'ai surtout très très envie d'aller à Ouessant. Alors si par hasard, un Ouessantin ou une Ouessantine passe sur mon modeste blog et si par le même hasard, cette personne se trouve en possession d'un gîte ou d'une chambre de coût modéré, je serais ravi de lier connaissance et de passer quelques jours (voire plusieurs jours, du genre une semaine). Il va sans dire que Madame Yv voudra être du voyage. J'avais bien penser à faire cette proposition en sélectionnant des livres qui se passent aux Seychelles, à l'Île Maurice ou dans d'autres lieux paradisiaques, mais c'est très surfait, alors que Ouessant c'est authentique ! (avec ça, je crois que j'ai mis tous les atouts de mon côté).
    A bientôt Ouessant ! Et merci Stéphane, la Bretagne, finalement, y'a rien de mieux !

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !