Jean-Louis Gouraud

Jean-Louis Gouraud
Après avoir travaillé dans quelques grands quotidiens, Jean-Louis Gouraud a créé sa propre maison d'édition, spécialisée en littérature équestre. Pendant sept ans, il a dirigé la rédaction de Jeune Afrique, puis pendant vingt ans, une société d'édition et de conseil en communication spécialisée d... Voir plus
Après avoir travaillé dans quelques grands quotidiens, Jean-Louis Gouraud a créé sa propre maison d'édition, spécialisée en littérature équestre. Pendant sept ans, il a dirigé la rédaction de Jeune Afrique, puis pendant vingt ans, une société d'édition et de conseil en communication spécialisée dans les affaires africaines et arabes.

Avis (2)

  • Couverture du livre « Chevauchées sibériennes » de Jean-Louis Gouraud aux éditions Arthaud

    NADIA D'ANTONIO sur Chevauchées sibériennes de Jean-Louis Gouraud

    Добрый вечер (dobri dien (bonjour) amis lecteurs !

    C'est à tout hasard que j'ai pris « Chevauchées sibériennes » de Jean-Louis Gouraud. Enfin, hasard, c'est vite dit car il s'agissait de la Sibérie...
    Bien entendu je me suis plongée tout de suite dans ma lecture de l'écrivain « reconnu...
    Voir plus

    Добрый вечер (dobri dien (bonjour) amis lecteurs !

    C'est à tout hasard que j'ai pris « Chevauchées sibériennes » de Jean-Louis Gouraud. Enfin, hasard, c'est vite dit car il s'agissait de la Sibérie...
    Bien entendu je me suis plongée tout de suite dans ma lecture de l'écrivain « reconnu comme historien du cheval et de l'équitation. » Et des chevaux, nous en avons pendant les deux nouvelles qui composent le récit : « Serko » et « Riboy ».
    Dans l'Avant-Propos, on peut lire : « C'est le principe des poupées russes. Mais ici, ce sont les histoires les unes dans le autres. Au départ, des histoires vraies. (…)
    L'affaire fait grand bruit dans les chaumières. Et plus encore dans les popotes. Jusqu'au fin fond de la Sibérie, jusque dans la plus modeste isba, de la plus petite stanitza, on ne parle plus que de ça. »
    * Première nouvelle : « Serko » :
    A Blagovestchensk, un petit village, c'est l'effervescence. On apprend qu'une usine va être construite pour utiliser la viande de cheval pour en faire de la nourriture (?!?) et que des rails vont être posés pour le Transsibérien. Horreur, scandale et consternation ! Il faut faire quelque chose car c'est tout simplement impensable.
    Un sotnik (un genre de chef d'escadron) s'insurge et « C'est ainsi que le 7 novembre 1889, le sotnik Dimitri Nicolaïevitch Pechkov entreprit avec son petit cheval gris de treize ans l'extraordinaire voyage de Blagovestchensk sur l'Amour à Saint-Pétersbourg. (…) Ce n'est que, voulant gagner le lac Baïkal en ligne droite, lorsqu'ils s'écartèrent du grand fleuve qui sépare la Russie de la Chine, et donc s'éloignèrent de la « civilisation », que les difficultés commencèrent pour Pechkov et Serko.» (p.69/70)
    Ce cavalier, ayant plus ou moins décrit cette folle aventure de façon un peu fade, assez décevante, l'auteur a pensé qu'il pouvait tenter d'héroïser cette épopée.
    Le voyage est très long – il va falloir parcourir plus de neuf mille kilomètres en moins de deux cents jours. La taïga est immense - la steppe semble infinie – les obstacles et incidents ne manquent pas non plus. Mais « Serko » est un cheval extraordinaire. Il a un très grand rôle dans ce récit : il est solide, courageux, il sait se défendre et défendre son maître. En fait, c'est un véritable petit héros.
    Au bout de deux semaines de marche sur un océan de glace, le cavalier et sa monture sont encore loin de leur but. Ils arrivent enfin au Baïkal : « Au pied de la montagne qu'ils viennent d'escalader s'étale en majesté la plus somptueuse, la plus harmonieuse des Merveilles de la Nature : Son Altesse le lac Baïkal ! » (p.118)
    Mais ils ne sont pas encore au bout de leurs peines. Passage par Irkoutsk où Pechkov est malade, épuisé, démoralisé. Heureusement, l'aubergiste Ivanov l'héberge et le soigne. Guéri, Pechkov songe à abandonner mais finalement il va continuer car il a « presque » fait le plus difficile…. (à voir).
    A partir de Kazan, l'aventure prend une nouvelle dimension : ils connaissent la gloire grâce à un journaliste qui a raconté leur exploit.
    Direction Saint-Pétersbourg – déception pour Pechkov qui apprend que le tsar ne le recevra pas ici car il est parti à Tsarkoye. Qu'à cela ne tienne, nouveau départ, trajet parsemé de mauvaises rencontres, d'incidents et on arrive à la fin de cette nouvelle avec un dénouement inattendu que je ne révélerai pas, évidemment.
    * Seconde nouvelle : « Riboy » :
    Elle a la particularité d'être conçue comme un morceau de musique avec ses noms de chapitres appelés « mouvements ».
    On commence par le premier, « andante ». On y voit un Dimitri mort de froid, congelé, attaqué par une brute en uniforme, un garde.
    Il faut dire que l'histoire se passe dans un campement de bagnards – bûcherons qui purgent leur peine. Comme réconfort, Dimitri a un violoncelle ce qui donne donc l'occasion des titres de chapitres.
    On passe ensuite à l' »adagio » où Dimitri aperçoit des chevaux yakoutes. Puis « vivace », toujours avec les chevaux et où Dimitri est accompagné d'Anatoli, un autre bagnard qui a une petite idée pour fuir : on va attraper un cheval que l'on nommera "Riboy".
    On continue avec de nombreux autres mouvements de musique comme « alegro », « largo », cantabile »… pour finir avec « risolutto » et « appassionato ».
    Dans ces deux nouvelles, on retrouve une grande similitude avec chacun des héros, toujours accompagnés de leurs formidables petits chevaux, si malicieux. D'ailleurs, des hommes ou des chevaux, qui peut acquérir le titre de « héros » ? Ils le sont au même titre et ont tous droit à la même gloire.
    Je trouve que l'auteur leur a rendu un grand et bel hommage et on se rend bien compte de sa passion pour ces si géniales montures.
    Une bien jolie lecture pour laquelle je ne peux que redire : спасибо (spasibo = merci) aux Editions Arthaud Poche et à Jean-Louis Gouraud qui m'ont permis un magnifique voyage dans un froid glacial avec la différence que, dans mon cas, j'étais bien au chaud en regardant les magnifiques paysages.
    Je termine cette chronique en disant : до свидания (do svidaniya = au revoir) et скоро(skoro = à bientôt) pour de nouvelles aventures, je l'espère.

  • Couverture du livre « Chevaux » de Yann Arthus-Bertrand et Jean-Louis Gouraud aux éditions Chene

    Aline Chianti sur Chevaux de Yann Arthus-Bertrand - Jean-Louis Gouraud

    Superbes photos d'un grand nombre de races de chevaux, portraits de couples propriétaire/cheval pleins d'émotions

    Superbes photos d'un grand nombre de races de chevaux, portraits de couples propriétaire/cheval pleins d'émotions

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com