Jean Hatzfeld

Jean Hatzfeld
Jean Hatzfeld est journaliste et écrivain. Il a déjà publié des récits, L'Air de la guerre (prix Décembre 1994), Dans le nu de la vie (prix France Culture 2001), Une saison de machettes (prix Femina essai 2003), La stratégie des antilopes (prix Médicis 2007) et trois romans dont La Guerre au bord... Voir plus
Jean Hatzfeld est journaliste et écrivain. Il a déjà publié des récits, L'Air de la guerre (prix Décembre 1994), Dans le nu de la vie (prix France Culture 2001), Une saison de machettes (prix Femina essai 2003), La stratégie des antilopes (prix Médicis 2007) et trois romans dont La Guerre au bord du fleuve et La Ligne de flottaison.

Avis (7)

  • Couverture du livre « Deux mètres dix » de Jean Hatzfeld aux éditions Gallimard

    Henri-Charles Dahlem sur Deux mètres dix de Jean Hatzfeld

    Champion ou marionnette?

    Jean Hatzfeld continue à explorer le monde du sport dans son nouveau roman qui confronte l’Amérique et l’Union soviétique entre 1980 et 1984 à travers les portraits de deux championnes de saut en hauteur et de deux haltérophiles. Cruel et beau.

    Le nouveau roman de...
    Voir plus

    Champion ou marionnette?

    Jean Hatzfeld continue à explorer le monde du sport dans son nouveau roman qui confronte l’Amérique et l’Union soviétique entre 1980 et 1984 à travers les portraits de deux championnes de saut en hauteur et de deux haltérophiles. Cruel et beau.

    Le nouveau roman de Jean Hatzfeld a réveillé en moi des souvenirs et des émotions liées à mon adolescence et à ma famille, même si le sujet peut sembler à priori bien éloigné de cet univers. Dès 1972 et les Jeux olympiques de Munich, mon père a décidé de participer à la grande fête du sport. Il a été retenu comme bénévole et nous avons été retenus à la maison, condamnés à suivre les épreuves devant notre téléviseur. À son retour, le récit de son expérience nous a enthousiasmé, en particulier les tournois de boxe et d’haltérophilie qu’il a pu suivre sur scène et en coulisses. Pratiquant l’athlétisme, j’ai alors décidé que j’irais mois aussi partager cette expérience. Mon rêve s’est réalisé en 1976 à Montréal.
    Et si le roman se base sur les jeux suivants, en 1980 à Moscou (boycotté par les États-Unis) et en 1984 à Los Angeles (boycotté par l’Union soviétique), j’ai bien retrouvé l’ambiance très particulière qui règne alors et cette tension dans la course aux records et aux médailles.
    Jean Hatzfeld choisit de dresser le portrait de quatre athlètes désormais retraités pour raconter ce combat entre l’est et l’ouest, entre les deux systèmes politiques qui entendent chacun démontrer leur supériorité.
    Il y a d’abord Sue Baxter, la championne de saut en hauteur américaine et Tatyana Izvitkaya, sa rivale du Kirghizistan devenue Tatyana Alymkul. C’est leur rivalité pour un record du monde mythique qui donne son titre au roman.
    En complément, et sans doute pour montrer le contraste entre la grâce et la fluidité de la discipline féminine, l’auteur nous raconte la rivalité dans une discipline où la puissance et la force physique dominent: l’haltérophilie incarnée ici par Randy Wayne et Chabdan Orozbakov.
    Avant de dire un mot du contexte de l’époque, soulignons que ces quatre athlètes sont nés de l’imagination du romancier, mais résument parfaitement ce que le journaliste a vu et rapporté dans ses articles (l’auteur était alors envoyé spécial aux J.O. pour Libération).
    Emboîtant le pas à Vincent Duluc qui a retracé les parcours de Kornélia Ender et Shirley Babashoff et leur combat lors des Jeux Olympiques de Montréal (j’y étais!), Jean Hatzfeld fait du corps des athlètes le symbole de la guerre froide, des gymnases le champ d’une bataille politique épique et des entraîneurs les émissaires d’un système qui n’hésite pas à recourir aux substances dopantes et au chantage pour assouvir le besoin de gloire des dirigeants. Ou quand le reporter sportif se souvient qu’il a aussi été reporter de guerre.
    Il y a du reste de la mélancolie de l’ancien combattant dans cette rencontre, des années après, entre des athlètes qui ont été plus manipulés qu’acteurs de leur destin, plus marionnettes du pouvoir que héros. Leur corps est abîmé et leurs illusions se sont envolées. L’alcool et la drogue ont remplacé les amphétamines et les anabolisants. Dur constat, triste réalité.
    https://collectiondelivres.wordpress.com/2018/11/16/deux-metres-dix/

  • Couverture du livre « Robert Mitchum ne revient pas » de Jean Hatzfeld aux éditions Gallimard

    Cécile Thonet sur Robert Mitchum ne revient pas de Jean Hatzfeld

    Premier livre de cet auteur pour moi... Et j'ai adoré.
    Tout commence par une course. Poursuite??? Non. Entrainement.
    Vahidin et Marija sont deux athlètes et s'entrainent pour les JO de Barcelone. Mais la guerre du Kosovo va éclater. Comment s'en sortiront-ils?? Comment vont-ils vivre et...
    Voir plus

    Premier livre de cet auteur pour moi... Et j'ai adoré.
    Tout commence par une course. Poursuite??? Non. Entrainement.
    Vahidin et Marija sont deux athlètes et s'entrainent pour les JO de Barcelone. Mais la guerre du Kosovo va éclater. Comment s'en sortiront-ils?? Comment vont-ils vivre et allier entrainement et patriotisme??
    Par une écriture fraîche et pétillante ponctuée de faits historiques, d'un alliage de sentiments et d'émotions aussi diverses que contrastées, l'auteur nous tient en haleine et il est très difficile de laisser son livre avant d'avoir fini...
    Tendresse, peur, humour, amour, doute, colère se mélangent et se conjuguent habilement au fil des pages.
    Quant à Robert Mitchum, je vous laisse le soin de découvrir qui il est...
    C'est d'ailleurs ce titre atypique et intriguant qui m'a attirée. :)
    Et je n'ai pas été déçue.

    Bonne lecture à vous....

  • Couverture du livre « La stratégie des antilopes » de Jean Hatzfeld aux éditions Points

    Véronique de DEVELAY sur La stratégie des antilopes de Jean Hatzfeld

    Après ces deux premiers livres, rassemblant dans ‘Le nu de la vie' les témoignages des rescapés du génocide au Rwanda, puis ayant écouté en prison les massacreurs, les bourreaux dans ‘Une saison de machettes' voici que Jean HATZFELD revient 7 ans après dans le pays des mille collines. Les tueurs...
    Voir plus

    Après ces deux premiers livres, rassemblant dans ‘Le nu de la vie' les témoignages des rescapés du génocide au Rwanda, puis ayant écouté en prison les massacreurs, les bourreaux dans ‘Une saison de machettes' voici que Jean HATZFELD revient 7 ans après dans le pays des mille collines. Les tueurs ont été relâchés au nom de la réconciliation nationale et cohabitent avec leurs victimes.

    Ce troisième livre est aussi bouleversant que les deux premiers.

    Comment supporter la cohabitation, les regards, la peur... ?
    HATZFELD s'enfonce de plus en plus dans l'humanité, dans les réflexions philosophique de ses témoins.
    A lire, bien sur... avec les deux premiers livres pour ne rien ignorer...

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !