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Jean Dufaux

Jean Dufaux
Jean Dufaux est né à Ninove en Belgique en 1949. Après des études à l'Institut des arts et diffusion de Bruxelles où il se familiarise avec les procédés cinématographiques qui influenceront son écriture en bande dessinée, il devient journaliste. Il débute dans la BD en 1983 dans le "Journal de Ti... Voir plus
Jean Dufaux est né à Ninove en Belgique en 1949. Après des études à l'Institut des arts et diffusion de Bruxelles où il se familiarise avec les procédés cinématographiques qui influenceront son écriture en bande dessinée, il devient journaliste. Il débute dans la BD en 1983 dans le "Journal de Tintin". Aujourd'hui auteur de Jessica Blandy, Beatifica Blues, Fox, Giacomo C., Ombres, Rapaces, Djinn et Murena. Il réside actuellement en Belgique.

Avis sur cet auteur (43)

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    Couverture du livre « Blake et Mortimer T.27 ; le cri du moloch » de Jean Dufaux et Christian Cailleaux et Etienne Schreder aux éditions Blake Et Mortimer

    Dominique Jouanne sur Blake et Mortimer T.27 ; le cri du moloch de Jean Dufaux - Christian Cailleaux - Etienne Schreder

    Dans l’album « L’onde de Septimus », on aurait pu penser que Black et Mortimer avaient su écarter le danger planant sur la Terre en détruisant Orpheus mais rebondissement cruel, un deuxième engin du même type sévit toujours dans un endroit inconnu.

    L’Alien, dit le Moloch, qui le pilote sait...
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    Dans l’album « L’onde de Septimus », on aurait pu penser que Black et Mortimer avaient su écarter le danger planant sur la Terre en détruisant Orpheus mais rebondissement cruel, un deuxième engin du même type sévit toujours dans un endroit inconnu.

    L’Alien, dit le Moloch, qui le pilote sait se fondre dans les corps humains et laisse d’étranges messages sur les murs en forme de hiéroglyphes.

    Mortimer va de nouveau avoir besoin d’Olrik qui végète dans une clinique psychiatrique à répéter en boucle avec les autres victimes de Septimus « Asile ! Asile ». Pourtant Mortimer saura sortir le colonel Olrik de cet état et, face au danger planétaire menaçant, d’ennemis, ils vont devenir alliés…

    « A Dieu vat ! »

    Les illustrations sont de bonnes factures mais très loin d’être aussi confondantes avec les dessins de Jacobs comme elles le sont dans l’album ‘L’onde Septimus’.
    Toutefois on se régale des images de Londres avec ses docks et ses voitures années 50, les trench-coats et uniformes anglais, les intérieurs cosys où coulent thé ou Glenlivet, mais on est très loin du détail cher à Jacobs.
    On ne peut se méprendre sur le fait qu’un nouvel artiste, au trait de crayon plus grossier et moins soucieux du détail, vient de prendre la main et donc, hormis le scénario, je ne me suis pas sentie pleinement emportée par la magie des dessins dont on a l’habitude et qui ont une importance primordiale dans cette série d'aventures.

    Toutefois le récit ne démérite pas. Il se tient bien dans la veine fantastique de son créateur.

    J’avoue avoir été un peu triste en refermant le livre par le manque d’application à la conformité graphique d’un héritage certes exigeant.

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    Couverture du livre « Blake et Mortimer T.22 ; l'onde Septimus » de Jean Dufaux et Antoine Aubin et Etienne Schreder aux éditions Blake Et Mortimer

    Dominique Jouanne sur Blake et Mortimer T.22 ; l'onde Septimus de Jean Dufaux - Antoine Aubin - Etienne Schreder

    « — Good heavens ! Mais, c’est... !!?
    — Le disque que portait le professeur Septimus au front et qui lui permettait de dominer la volonté de ses interlocuteurs.

    East end. La nuit tombe sur Limehouse. Près des eaux sombres de la Tamise, chez Miss Lily Sing, le silence est d’or. »

    Le...
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    « — Good heavens ! Mais, c’est... !!?
    — Le disque que portait le professeur Septimus au front et qui lui permettait de dominer la volonté de ses interlocuteurs.

    East end. La nuit tombe sur Limehouse. Près des eaux sombres de la Tamise, chez Miss Lily Sing, le silence est d’or. »

    Le colonel Olrik choisi par Septimus comme Guinea Pig idéal… Qu’est-il devenu ?

    Dans les rues de Londres, surgit la réplique en masse de dizaines de professeur Septimus en costume, chapeau melon et parapluie ouvert noirs marmonnant en chœur sous une pluie battante « Es-tu là Guinea Pig ? Réponds… »

    « Mais celui qui fut la Marque Jaune, cette fois résistera. »

    Vraiment ?

    Sous les lignes désaffectées de King’s Cross se dresse « un engin qui échappe à toute classification terrestre. On dirait un vaisseau spatial couché sur le flanc… ». Un scaphandre dans une colonne de verre… On l’entend dire « Asile !! Asile !! »

    Damned ! Mais qu’est-ce ?

    La folie se déverse sur Londres comme un virus propagateur… La planète est en danger.

    Onde Méga et télécéphaloscope donneront du fil à retordre à Mortimer dans ses recherches quand Blake prendra une décision radicale concernant Orpheus.

    Cette BD nous plonge dans une poursuite fantastique prenante dans la pure veine imaginative de Jacobs.

    Les illustrations accaparent l’œil tant les détails sont fignolés avec une mise en mouvement qui donnent un réalisme adapté à la fiction. Le rendu et l’ambiance sont à la hauteur des dessins de Jacobs à tel point que le dédoublement virtuel dans le texte fait écho côté graphistes…

    De nombreux rappels nous immergent dans l’œuvre de Jacobs comme des petits cailloux placés dans l’espace (Le mystère de la grande pyramide, La Marque Jaune, L’affaire du collier, Le secret de l’Espadon, etc.) avec nombre de personnages qui nous reviennent en écho ainsi le méchant Colonnel Olrik, le diabolique professeur Jonathan Septimus, Lilly Sing, le banquier Oscar Balley, le professeur Evangely, le lieutenant Mc Farlane, Lady Rowana, le détective Clover, Mister Kim, le major Blanks, le fidèle Nasir, etc.)

    Une belle réussite !

    Félicitations au travail remarquable des dessinateurs Antoine Aubin et Etienne Schréder, à la coloriste Laurence Croix et au scénariste Jean Dufaux qui ont su avec talent restituer l’univers d’Edgard P. Jacobs au plus près et ainsi le saluer par un bel hommage.

    « —Orpheus était programmé pour nous envahir, n’est-ce-pas ?
    — Je le crois et je n’ai pu m’empêcher de songer à notre cher Herbert George Wells et à sa « Guerre des mondes. »

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    Couverture du livre « Murena T.11 ; Lemuria » de Jean Dufaux et Philippe Delaby aux éditions Dargaud

    Claire @fillefan2bd sur Murena T.11 ; Lemuria de Jean Dufaux - Philippe Delaby

    Néron est sombre depuis ce qu’il pense être la trahison de son ami Lucius Murena. En effet, après le terrible incendie de Rome survenu en juillet 64, l’empereur a décidé de reconstruire sa ville. Pour réaliser son rêve de grandeur avec le Domus aurea son futur palais impérial, Néron a besoin de...
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    Néron est sombre depuis ce qu’il pense être la trahison de son ami Lucius Murena. En effet, après le terrible incendie de Rome survenu en juillet 64, l’empereur a décidé de reconstruire sa ville. Pour réaliser son rêve de grandeur avec le Domus aurea son futur palais impérial, Néron a besoin de fonds importants et demande aux sénateurs de participer financièrement à la construction.
    Ceux-ci refusant ce qu’ils trouvent être une spoliation, fomentent un complot, contre leur mégalomane de chef, qui échoue et provoque la mort de Ruffalo, garde de Néron. Les conjurés décident de faire accuser Lucius Murena, réconcilié depuis peu avec son ami empereur.

    Au début de ce nouvel album, Lucius Murena est en convalescence chez Lemuria, après l’agression pendant laquelle il avait été laissé pour mort. Mais toujours amnésique malgré les soins de sa maîtresse, il décide de retrouver Pétrone son ami poète, le seul qui pourrait l’aider à retrouver la mémoire.
    Pendant ce temps-là, les ennemis de Néron, sous la direction de Pison, frère de Lémuria, planifient un nouveau complot et se mettent à la recherche de Lucius. De son coté, Néron va essayer avec l’aide de Tigellin de savoir qui sont ses véritables ennemis. Un nouveau personnage fait également son apparition, une femme combattante dénommée l’Hydre, qui va croiser le chemin de Lucius.

    Quel immense plaisir que de retrouver, après trois ans d’absence, ce nouveau tome, le onzième de cette très belle série culte de chez Dargaud, commencée en 1997 par le duo Dufaux et Delaby. Ce dernier étant décédé en 2014, c’est Théo qui a superbement pris le relais au dessin.

    Une relecture de tomes 9 et 10 s’impose avant de plonger dans nouvel opus, ceci afin de se remémorer les faits et les personnages qui évoluent dans ce scénario foisonnant de machiavélisme, d’envie de pouvoir, de trahisons et de recherche de la vérité. L’intrigue est menée de façon magistrale de bout en bout et nous laisse sur une envie irrépressible de découvrir la fin de ce troisième cycle, celui de la mort.

    Les dessins, qu’ajouter de plus, sont superbes et rythment la lecture, puisqu’on ne peut définitivement pas passer à coté de la beauté de ces paysages, ces bâtiments et de ces corps.
    Un très bel album qui ne pourra que réjouir les amoureux de cette formidable aventure.

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    Couverture du livre « Nez-de-cuir » de Jean Dufaux et Jean De La Varende et Jacques Terpant aux éditions Futuropolis

    Claire @fillefan2bd sur Nez-de-cuir de Jean Dufaux - Jean De La Varende - Jacques Terpant

    Pour nous tous, l’expression « gueules cassées » est synonyme de grave blessures au visage causées lors des combats de la Première Guerre Mondiale, c’est d’ailleurs à cette époque que ce terme est apparu. Mais les graves séquelles physiques dues à des combats existaient bien avant.

    Voici...
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    Pour nous tous, l’expression « gueules cassées » est synonyme de grave blessures au visage causées lors des combats de la Première Guerre Mondiale, c’est d’ailleurs à cette époque que ce terme est apparu. Mais les graves séquelles physiques dues à des combats existaient bien avant.

    Voici l’histoire d’un de ces blessés, en réalité celle de son grand-oncle, que nous raconte Jean de la Varende dans son roman « Nez de cuir, gentilhomme d’amour » paru en 1937 et c’est adapté par Jean Dufaux et Jacques Terpant que le comte Roger de Tainchebraye prend vie sous nos yeux, dans « Nez de cuir »
    .
    1814, la campagne de France oppose l’Empire de Napoléon 1er à la Sixième Coalition (Royaume-Uni, Irlande, Russie, Prusse, Suède, Autriche) qui tente d’envahir la France. A l’issue de ces combats Napoléon 1er devra abdiquer et sera exilé à l’île d’Elbe.
    C’est pendant la bataille de Reims, face à des troupes de cosaques à cheval que Roger de Tainchebray est laissé pour mort, gravement blessé au visage par un coup de sabre qui lui a sectionné le nez et la joue, des coups de lance et une blessure au pistolet. Malgré la gravité de ses blessures, le jeune comte de 22 ans survit et après une convalescence d’un an, retourne habiter le château familial du pays d’Ouche (Orne). C’est là qu’il est attendu par la noblesse et la bourgeoisie locales qui sont impatientes de découvrir son nouveau physique, caché par un masque de cuir. Car même s’il a recouvré ses capacités physiques, son visage sera dorénavant caché.

    Le jeune Don Juan va alors se lancer à corps perdu dans une fuite en avant où les femmes seront toutes l’objet de ses convoitises jusqu’à sa rencontre avec la très jeune et très belle Judith de Rieusse. Mais comment construire une histoire d’amour quand un masque de cuir interfère entre deux visages ?

    Une magnifique remise en lumière d’un écrivain qu’on avait quelque peu oublié et qui pourtant écrivit de nombreux romans et nouvelles évoquant son terroir normand. Les très beaux dessins illustrent à la fois parfaitement le faste de cette société très privilégiée, mais également la beauté du bocage et des forêts normands.
    Une très belle invitation à découvrir cynisme, amour et déchéance.