Jean Beliveau

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Avis (2)

  • Couverture du livre « L'homme qui marche » de Jean Beliveau aux éditions Arthaud

    Bernard Viallet sur L'homme qui marche de Jean Beliveau

    Le 18 août 2000, Jean Béliveau quitte le Québec avec 4000 $, un petit tricycle à bagages et le rêve fou de faire le tour du globe à pied. Quelque 75 500 km, 4077 jours et 64 pays plus tard, le marcheur de 55 ans termine son incroyable voyage. Après une marche de 11 ans et 2 mois, Jean Béliveau...
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    Le 18 août 2000, Jean Béliveau quitte le Québec avec 4000 $, un petit tricycle à bagages et le rêve fou de faire le tour du globe à pied. Quelque 75 500 km, 4077 jours et 64 pays plus tard, le marcheur de 55 ans termine son incroyable voyage. Après une marche de 11 ans et 2 mois, Jean Béliveau rentre à Montréal, le 16 octobre 2011. Tout avait commencé par une terrible tempête de glace et le ralentissement de son affaire d’enseignes lumineuses. Puis une lente dépression et un jour, pendant un jogging, cette question : « Combien de temps lui faudrait-il pour rejoindre New-York, le Texas, le Mexique en courant ? Très vite, sa décision est prise. Plutôt que de se suicider, il va partir traverser les cinq continents. Et là, il a senti la force se répandre en lui…
    « L’homme qui marche » est le récit d’une expédition hors norme, d’un voyage au bout de soi-même, aux confins de la solitude et de la folie. Combien de traversées de déserts, combien de souffrances, de peines, de larmes mais aussi de rencontres, d’accueil, d’entraide, de solidarité de la part d’inconnus rencontrés un peu partout. Le lecteur découvrira nombre de pays sous un aspect bien différent que celui renvoyé par les médias. Une Afrique du Sud bien éloignée du mythe de la nation arc-en-ciel, une Egypte où des patrouilles de police l’escortent tout au long de son périple, mais aussi un Iran hospitalier et chaleureux dans lequel les jeunes sont curieux de tout ce qui se passe en dehors de leurs frontières. Sans parler des « sauts de puce » obligatoires pour raisons de conflits ou de situations politiques délicates comme l’impossible traversée de la Libye, de l’Afghanistan ou du Pakistan. Un ouvrage bien écrit, passionnant, magnifique, qui se dévore littéralement en laissant un peu le lecteur sur sa faim. Il comprend que l’auteur ait dû condenser onze années de vie intense en 247 pages et ait dû élaguer. Un cahier avec quelques photos aurait été le bienvenu également.

  • Couverture du livre « L'homme qui marche » de Jean Beliveau aux éditions Arthaud

    NADIA D'ANTONIO sur L'homme qui marche de Jean Beliveau

    4 .077 jours, 75.543 kilomètres parcourus, 54 paires de chaussures usées, voilà le résultat du voyage effectué par Jean Béliveau, pendant onze ans, à travers 64 pays.
    Le jour de son 45ème anniversaire et après s’être préparé médicalement : vaccins ; physiquement : courses à pied, mais pas sur...
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    4 .077 jours, 75.543 kilomètres parcourus, 54 paires de chaussures usées, voilà le résultat du voyage effectué par Jean Béliveau, pendant onze ans, à travers 64 pays.
    Le jour de son 45ème anniversaire et après s’être préparé médicalement : vaccins ; physiquement : courses à pied, mais pas sur le plan logistique, le plus dur restait à faire : annoncer sa décision à ses proches et en page 20, on peut lire la réaction de sa femme, Luce :
    « - Ça ne va pas ? Me demande-t-elle.
    - J’ai quelque chose à te dire.
    Au ton dramatique de ma voix, elle s’immobilise net.
    - J’ai décidé de boucler la boucle. (…)
    - Je vais partir faire le tour du monde à pied, pendant une dizaine d’années. C’est pour ça que je m’entraîne, je vais le faire à la course. »
    C’est ainsi qu’il part pour cet extra-ordinaire périple, avec très peu d’argent en poche et on le surnomme « L’homme qui marche ». Mais il se nommera aussi : « L’homme qui marche pour lui et la paix pour les enfants ».
    Bien sûr on peut trouver choquant le fait de quitter ainsi femme et enfants pendant si longtemps, mais eux-mêmes le soutiennent dans sa démarche : c’est cooooool ! dit son fils Thomas.
    C’est donc un globe-trotter étonnant qui rencontre des milliers de personnages, des cultures multiples, qui fait même la connaissance de Nelson Mandela, ce qui lui donne le statut de « béni ».
    Le problème pour critiquer ce livre, c’est qu’il est quasiment impossible de donner un bon nombre d’indications et c’est quelque peu frustrant. Comment parler de ces 247 pages en quelques lignes pour appâter le futur lecteur ?
    Parti du Québec, notre héros va traverser les États-Unis, le Mexique, l’Afrique, le Portugal ainsi que l’Espagne…., l’Iran (« pays des mille et une libertés »), l’Inde…, le Japon… , l’Australie pour effectuer « sa dernière marche », au Canada.
    Ainsi que l’on peut le constater, je n’ai pas pu citer les 64 pays « marchés » dans cette époustouflante odyssée.
    L’auteur nous décrit les paysages dont certains, les déserts, lui causent une grande souffrance – la générosité de tous les personnages rencontrés (il connaît parfois la faim mais au final, il se trouve toujours une âme bienveillante pour lui venir en aide). Il nous fait découvrir les multiples facettes des différentes civilisations avec leurs traditions et des expériences inattendues…
    Bref, cela a du être très difficile pour l’auteur de nous raconter son périple qui a été aussi une quête personnelle.
    On a droit à de nombreuses anecdotes empreintes d’humour car Jean Béliveau n’hésite pas à parfois se moquer de lui-même mais aussi à nous faire partager toutes ses émotions et inquiétudes.
    Quand il retrouve enfin son pays, on peut lire en page 246 : « Le 8 octobre 2011, je franchis le pont qui enjambe la rivière Outaouais, marquant la frontière du Québec et de l’Ontario, où une quinzaine d’amis anglophones me remettent aux Québecois. Entendre parler le joual me fait chavirer le cœur, « on est bin bin contents que tu soyes là ».
    J’ajouterai que lui aussi, qui a d’ailleurs failli abandonner en cours de route (mais sa femme l’a convaincu de ne pas renoncer), est également heureux et ressent un soulagement indescriptible.
    Pour les amoureux des récits d’expédition, c’est un livre à découvrir. Par contre pour le style de l’auteur, c’est du ressenti pur et simple et pas semblable à celui d’autres écrivains-voyageurs, mais c’est du tout simple, sans recherche de fioritures.
    Depuis, il a créé un site Internet : « wwwalg.org », il donne des conférences et il rencontre des jeunes dans des écoles.

    C’est par hasard, en recherchant un livre de voyages, que j’ai découvert cet auteur qui écrit, certes à sa façon, mais qui sait nous faire partager cette folle expérience hors du commun.

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