Jean-Baptiste Naudet

Jean-Baptiste Naudet

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Avis (13)

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Squirelito L'écureuil sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    La blessure. Ou plutôt les blessures. Celles de l’amour, de la guerre, de la folie. Amour dévasté par la guerre, la guerre et ses folies. Folies des hommes, folies de l’humanité victime de son inhumanité. Jean-Baptiste raconte, cogne en essayant de recoller les morceaux même si les fragments de...
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    La blessure. Ou plutôt les blessures. Celles de l’amour, de la guerre, de la folie. Amour dévasté par la guerre, la guerre et ses folies. Folies des hommes, folies de l’humanité victime de son inhumanité. Jean-Baptiste raconte, cogne en essayant de recoller les morceaux même si les fragments de chair de la boucherie guerrière ne pourront jamais se reformer. Mais l’écrire est un acte cathartique et un appel à la réconciliation au milieu d’un gouffre.

    Danièle, la mère de Jean-Baptiste sombre dans une déprime que ses proches n’arrivent pas à expliquer. Pourtant son mari Gilles sait pourquoi mais, pudique, ne veut pas en parler à son fils. Surtout que ce dernier a décidé de devenir reporter de guerre. Mais un jour Gilles Naudet décide de raconter et, surtout, de montrer toute la correspondance entre son épouse et son premier fiancé, Robert Sipière qui a été aussi le meilleur ami de Gilles. Robert a été tué en juin 1960 en Kabylie, deux ans avant la fin d’une terrible guerre entre la France et l’Algérie.

    Le roman oscille sans cesse entre les lettres d’amour envoyées des deux côtés de la Méditerranée, l’histoire de Robert et Danielle, et la descente aux enfers de Jean-Baptiste après ses expériences au Kosovo, en Tchétchénie, en Bosnie qui se juxtaposent avec les fantômes du passé.
    Que de passion partagée entre deux êtres qui espéraient vivre ensemble pour l’éternité. Mais la guerre, la sale guerre a tout cassé, elle a privé les lèvres de baisers, les corps de jouissance, les sentiments de s’embellir encore et toujours. Elle a privé le bonheur d’un couple, elle n’a laissé que douleurs, chagrins et peines. Avec en prime une balle dans le ventre de Robert et une agonie de plusieurs heures. Une histoire qui s’ajoute aux milliers d’autres, et ce, depuis la nuit des temps.
    Dichotomie totale entre la beauté des lettres, les envolées lyriques et la réalité cruelle d’une guerre pitoyable que raconte avec une force inouïe le journaliste, lui aussi ayant sombré dans la folie après avoir vécu l’invivable. Car il faut bien réaliser qu’une guerre ce n’est pas que des bombes, des balles, ce sont aussi les humiliations, les viols, les tortures, pire que la mort, le plaisir malsain de martyriser en escaladant les férocités du supplice.

    Les mots pleuvent en rafales, les phrases déchirent ; l’horreur dans toute son abomination est relatée sans voile d’avertissement, mieux vaut trancher carrément dans l’ignominie pour faire jaillir le sang qui a trop coulé, qui a trop pleuré. C’est superbe en écriture, c’est déconcertant en désolation. Une vie est unique et depuis que l’homme existe il n’a cessé de vouloir tuer, faire souffrir son prochain. Dans quel but ? Le bourreau d’hier est souvent la victime de demain… Dans une aventure belliqueuse plus rien ne compte, les soldats jouent leur survie, les ennemis de part et d’autres font de même, œil pour œil, dent pour dent. Loi du talion. Loi fétide.

    Mais ce récit est aussi celui d’une résurrection, ou tout au moins celui de l’espérance. Après les cris de douleurs, les cris de détresse, c’est un cri d’amour, un chant aux étoiles bienveillantes, un hymne à la réconciliation. Une demande de pardon, une partition scripturale pour se mettre à genoux. Le dernier paragraphe est mirifique de noblesse, à l’instar des mots du père de Jean-Baptiste. La mémoire de l’écrit pour ne jamais oublier les vies déchiquetées au nom de l’absurdité des guerres et conflits.
    https://squirelito.blogspot.com/2018/11/une-noisette-un-livre-la-blessure-jean.html

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Dominique Sudre sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    La blessure, de Jean-Baptiste Naudet, c’est le roman de trois vies qui n’en font qu’une, de tant de guerres multiples et cependant uniques, un roman de mort, d’amour, de vie.
    Année 80, la mère de l’auteur, la douce Danielle, sombre dans la folie, un chagrin, une culpabilité, la rongent et la...
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    La blessure, de Jean-Baptiste Naudet, c’est le roman de trois vies qui n’en font qu’une, de tant de guerres multiples et cependant uniques, un roman de mort, d’amour, de vie.
    Année 80, la mère de l’auteur, la douce Danielle, sombre dans la folie, un chagrin, une culpabilité, la rongent et la détruisent peu à peu. Son mari, Gilles, n’aura d’autre issue que de la placer en hôpital psychiatrique, pour sauver son fils de cette relation destructrice, intime, douloureuse. Mais pourquoi cette folie précisément à ce moment de sa vie, pour cette femme mariée qui a élevé ses trois enfants ?
    En 1960, Robert l’alpiniste est en Grande Kabylie, en Algérie, impliqué dans cette guerre, qui fera tant de morts inutiles. Entre Danielle et Robert, c’est l’amour fou, celui des étoiles qui brillent la nuit, celui d’un avenir serein à deux, celui de la douceur et du bonheur. Alors Danielle attend le retour du conscrit qui se bat et s’efforce de rester un Homme sur ces terres de l’AFN (Afrique Française du Nord). Attendre et s’écrire, souvent, des mots d’amour et de vie, d’espoir et de projets, de caresses et de baisers tendres… Mais Robert ne rentrera pas, Robert est mort là-bas comme tant d’autres jeunes hommes de vingt ans à peine.
    Et Jean-Baptiste, qui ne sait pas va vivre des années de douleurs, à se chercher, à tenter de comprendre qui il est. Reporter de guerre, il part sur les fronts les plus sanglants, les plus dangereux, pour affronter sa propre mort. Avant de comprendre enfin que c’est la mort d’un autre qu’il a inconsciemment endossée, recherchée, espérée.
    A travers les mots de Robert, si puissants dans leur humanité et qui montrent son désir profond de rester un homme droit, humain, mais aussi à travers son expérience de journaliste, l’auteur parle de la guerre dans ce qu’elle a de plus absurde, de plus violent, de plus inhumain, de plus stupide.
    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2018/09/01/la-blessure-jean-baptiste-naudet/

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Mes écrits d'un jour sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    1960. Robert perd la vie en Algérie. Envoyé là-bas par l’État français afin de ‘nettoyer’ la Kabylie, il est tué d’une balle lors d’une patrouille. Sa fiancée, Danièle, l’attend à Paris. Dévastée par le chagrin elle tente de rester en vie. Vingt ans plus tard, son fils Jean-Baptiste découvre des...
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    1960. Robert perd la vie en Algérie. Envoyé là-bas par l’État français afin de ‘nettoyer’ la Kabylie, il est tué d’une balle lors d’une patrouille. Sa fiancée, Danièle, l’attend à Paris. Dévastée par le chagrin elle tente de rester en vie. Vingt ans plus tard, son fils Jean-Baptiste découvre des lettres, celles de deux âmes-sœurs que le destin a brisés. Jean-Baptiste est reporter de guerre, la folie s’est emparée de lui et avec ces écrits il tente de reconstituer son histoire et de se sauver.

    Jean-Baptiste Naudet rejoue l’histoire de l’Algérie. De cette guerre cruelle longtemps cachée par la France. Il s’approprie l’histoire de son père Gilles Naudet, de sa mère et son fiancé, nous livrant ainsi un texte fort, dur voire cru. La guerre transforme les hommes, en fait des monstres, incapables d’humanité. Dans ses lignes, j’y ai vu l’horreur, la torture, le dégoût, les viols, les massacres et même la joie de tuer. De quoi en faire une lecture glaçante. Cette histoire de famille est vraie et il aurait été irrespectueux de ma part de ne pas finir ma lecture aussi difficile soit-elle. Un premier roman qui secoue, indispensable pour que l’Algérie ne soit plus ignorée en littérature.
    « En attendant, voici ce livre, comme une offrande, comme une supplique, comme un chant à la mort, à l’amour. Comme une étoile dans la nuit, une étoile qui n’a pas de nom mais qui est la nôtre, une étoile qui ne parle que d’amour et qui ne doit jamais mourir. Pour que l’on nous comprenne, pour que l’on nous excuse, pour que l’on nous pardonne. Algérie, notre amour. »

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/10/30/36825433.html

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