Jean-Baptiste Naudet

Jean-Baptiste Naudet

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Avis (6)

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Valerie Brz sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    la photo en noir et blanc m'a fait penser aux photos de nos pères habillés en militaire qui nous semblaient si lointaines et "curieuses". Mais comment faire la critique d'un roman qui parle de guerre quand on est née en tant de paix et qu'on n'a jamais connu de conflit ?.
    On a dès le début de...
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    la photo en noir et blanc m'a fait penser aux photos de nos pères habillés en militaire qui nous semblaient si lointaines et "curieuses". Mais comment faire la critique d'un roman qui parle de guerre quand on est née en tant de paix et qu'on n'a jamais connu de conflit ?.
    On a dès le début de la lecture l'impression de lire un carnet de route d'un soldat en temps réel mais au fur et à mesure des événements on réalise le maillage subtil et filial qui a conduit à cette histoire .
    Jean Baptiste,grand reporter de guerre nous livre avec beaucoup de pudeur la correspondance entretenue entre Robert ,le premier amoureux de sa mère et Danielle (sa mère) qui a peu a peu sombré dans une folie irréversible du fait du décès de celui ci .Dès le début on croit que tout est dit mais en fait de déroulement on assiste à la genèse de plusieurs destinées qui se croisent et qui se trouvent bouleversées par cet événement .
    A travers cette correspondance Jean Baptiste nous livre ce témoignage poignant et puissant parfois choquant de vérité sur la guerre d’Algérie,cette terre magnifique faite de "lait et de miel" qui sera alors transformée en sang et en larmes pour une mauvaise guerre ,au mauvais endroit ,au mauvais moment contre un mauvais ennemi selon la citation du General Bradley et surtout pour une mauvaise raison (en reprenant les propos de l'auteur).
    Au fur et a mesure de la correspondance les liens se renforcent comme pressés par l'urgence de la force vive éculée par l'injonction de la guerre ; Danielle et Robert se promettent en mariage et vivent intensément leur amour épistolaire qui verra son acmé se faire exploser par un tir de balle. Et la raison de Danielle se perdra de ce fait dans son sillage irrémédiablement.
    Une très belle histoire d'amour fou et une sublime déclaration d'un fils à sa mère qui pudiquement embrassera les pas de cet amour perdu sans en trahir les propos.
    C'est un témoignage sans détours sur les faits de guerre qui rend hommage aux victimes et qui nous rappelle que ça n’était pas si loin pour l'Algérie mais que c'est bien présent au contraire pour d'autres conflits . Içi Jean-Baptiste Naudet dépose même les armes sur le fondement de sa profession qu'il fini par rejeter en bloc à force de saturation et d'images" trop perçues" . On partage avec lui le trajet analytique qui nous mène aux confins de l'humanité et de la psyché sur un plaidoyer de l'absurdité de la guerre et cet impossible moyen de réparer certaines blessures trop profondes,impossible à cicatriser .On en ressort émue et bouleversée.

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Sophie Gauthier sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    Un roman autobiographique apparemment. La guerre. Les guerres. Et ce qu'elles font aux et des humains.

    A 20 ans, Robert est appelé en Algérie et doit laisser en France sa fiancée, Danielle. Lorsque le fils de celle-ci, Jean-Baptiste, découvre les lettres qu'elle a échangé avec ce fiancé, il...
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    Un roman autobiographique apparemment. La guerre. Les guerres. Et ce qu'elles font aux et des humains.

    A 20 ans, Robert est appelé en Algérie et doit laisser en France sa fiancée, Danielle. Lorsque le fils de celle-ci, Jean-Baptiste, découvre les lettres qu'elle a échangé avec ce fiancé, il comprend l'égarement progressif de sa mère. Une folie qu'il a reçue en partage, lui qui a choisi d'être reporter de guerre et de se nourrir des innombrables conflits de la planète. Dans ses lettres à Danielle, Robert s'effraie d'aimer les patrouilles et l'aventure guerrière. Conscient de participer à une guerre inique, il est effaré d'y trouver du plaisir. Des décennies plus tard, c'est peut-être cette même exaltation que recherche Jean-Baptiste, en choisissant d'être témoin de la guerre. Jusqu'à la nausée. Jusqu'à la folie.

    Que sommes-nous pour être à la fois capables de tant d'amour et de tant de violences ? De quelle nature est cette presque complaisance envers la destruction et la mort ? Qu'est-ce qui nous guide et nous anime fondamentalement ? Sur quoi se fondent nos choix ? Ces questions lancinantes hantent ce récit spasmodique. Sa construction, qui met en contraste les pires monstruosités et la délicatesse de l'amour, reflète les convulsions auxquelles sont soumis les personnages. L'écriture se plie aux mêmes soubresauts : descriptive et concrète jusqu'à l'écoeurement pour les scènes de guerre, poétique et tendre pour les lettres d'amour, nerveuse et sèche pour évoquer la folie. De cette histoire familiale et intime, l'auteur fait une réflexion sur ce qui détermine nos choix, sur les héritages qui nous fondent, nous inspirent ou/et nous enferment, sur l'attrait qu'exerce la guerre sur ceux qui savent pourtant qu'elle va les broyer.

    Un roman qui m'a durablement marquée !

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Marie S. sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    La guerre est une bombe à retardement. Non seulement, elle blesse, fracasse et tue de jeunes hommes partis, le cœur vaillant, la tête pleine de souvenirs charnels à peine effleurés. Mais elle s’immisce aussi dans la tête et le cœur de celles et ceux qui sont restés au pays, blessant plusieurs...
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    La guerre est une bombe à retardement. Non seulement, elle blesse, fracasse et tue de jeunes hommes partis, le cœur vaillant, la tête pleine de souvenirs charnels à peine effleurés. Mais elle s’immisce aussi dans la tête et le cœur de celles et ceux qui sont restés au pays, blessant plusieurs générations.
    Robert Sipière, vingt ans à peine, part faire son service militaire en Algérie. On lui a promis le paradis kabyle, il trouvera un bourbier sanglant où, aveuglés par la peur et la haine, les soldats enchérissent sur la violence, des scènes de guerre macabres à faire gerber les « bleubites ».
    Danielle, celle qu’il n’a serrée dans ses bras qu’une fois dans la mousse des forêts, est son seul lien avec l’humanité, sa raison de tenir jusqu’à la quille. Un lien épistolaire, une bouffée d’amour et de réconfort.
    L’amour et les guerres fascinent et obsèdent. Les « mauvais garçons » aiment les jeux mortels.Fous de guerre, fous de la guerre.
    Jean-Baptiste Naudet, correspondant de guerre, se brûle les ailes au souvenir du premier amant de sa mère. Comme lui, il connaîtra l’horreur des champs de bataille au Cambodge, au Rwanda, en Tchétchénie ou ailleurs. Comme elle, il vivra la noirceur des hôpitaux psychiatriques. La guerre tue toute innocence.
    Son témoignage, porté par la correspondance entre sa mère et Robert, sa perception de la guerre, fantasme de la puissance absolue sont d’une portée lumineuse, d’une sincérité touchante.
    Accompagnés de Prévert, Hugo, Baudelaire, Rimbaud ou Barbara, les mots de l’auteur sont un vibrant hommage à Robert Sipière et Danielle Naudet, un récit sur la filiation mais aussi un appel à la paix, à l’amour et une demande de pardon à l’Algérie.

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