Jean-Baptiste Naudet

Jean-Baptiste Naudet

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Avis (11)

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Mes écrits d'un jour sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    1960. Robert perd la vie en Algérie. Envoyé là-bas par l’État français afin de ‘nettoyer’ la Kabylie, il est tué d’une balle lors d’une patrouille. Sa fiancée, Danièle, l’attend à Paris. Dévastée par le chagrin elle tente de rester en vie. Vingt ans plus tard, son fils Jean-Baptiste découvre des...
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    1960. Robert perd la vie en Algérie. Envoyé là-bas par l’État français afin de ‘nettoyer’ la Kabylie, il est tué d’une balle lors d’une patrouille. Sa fiancée, Danièle, l’attend à Paris. Dévastée par le chagrin elle tente de rester en vie. Vingt ans plus tard, son fils Jean-Baptiste découvre des lettres, celles de deux âmes-sœurs que le destin a brisés. Jean-Baptiste est reporter de guerre, la folie s’est emparée de lui et avec ces écrits il tente de reconstituer son histoire et de se sauver.

    Jean-Baptiste Naudet rejoue l’histoire de l’Algérie. De cette guerre cruelle longtemps cachée par la France. Il s’approprie l’histoire de son père Gilles Naudet, de sa mère et son fiancé, nous livrant ainsi un texte fort, dur voire cru. La guerre transforme les hommes, en fait des monstres, incapables d’humanité. Dans ses lignes, j’y ai vu l’horreur, la torture, le dégoût, les viols, les massacres et même la joie de tuer. De quoi en faire une lecture glaçante. Cette histoire de famille est vraie et il aurait été irrespectueux de ma part de ne pas finir ma lecture aussi difficile soit-elle. Un premier roman qui secoue, indispensable pour que l’Algérie ne soit plus ignorée en littérature.
    « En attendant, voici ce livre, comme une offrande, comme une supplique, comme un chant à la mort, à l’amour. Comme une étoile dans la nuit, une étoile qui n’a pas de nom mais qui est la nôtre, une étoile qui ne parle que d’amour et qui ne doit jamais mourir. Pour que l’on nous comprenne, pour que l’on nous excuse, pour que l’on nous pardonne. Algérie, notre amour. »

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/10/30/36825433.html

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Frédérique CAMPS sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    Je ne pense pas que l’on puisse lire “La blessure” sans émotions, dans mon cas elles ont été très fortes et ce livre va rester longtemps rester gravé dans ma mémoire.
    Les lettres d’amour entre Robert et Danielle sont d’une beauté absolue, très poétiques et j’imaginais le bonheur qu’avait chacun...
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    Je ne pense pas que l’on puisse lire “La blessure” sans émotions, dans mon cas elles ont été très fortes et ce livre va rester longtemps rester gravé dans ma mémoire.
    Les lettres d’amour entre Robert et Danielle sont d’une beauté absolue, très poétiques et j’imaginais le bonheur qu’avait chacun de lire l’autre !
    L’histoire de reporter guerre de l’auteur lui-même, ce poids de la mort de Robert qu’il porte en lui, tout ce pan du roman m’a aussi beaucoup marquée. Dans la lignée de Pascal Manoukian, Nicolas Delessale, Jean-Baptiste Naudet partage avec nous cette vie tellement dangeureuse et marquante et qui me fait penser que j’ai eu un travail bien pépère malgré le stress, les charges de travail et tout le toutim !
    Enfin, La blessure est le premier roman que je lis et qui décrit de nombreux pans de la guerre d’Algérie qui m’étaient alors inconnus. Mon papa a aussi été engagé volontaire plus de 2 ans en Algérie, pour ses 20 ans. Lui qui n’avait connu que les champs de son village gersois est parti en bateau jusqu’à Alger. De nombreux mois passés dans la peur, le dégoût pour la guerre et aussi une admiration pour les fells qui se battaient pour leur terre. Il n’a jamais parlé des débordements, peut-être a-t-il eu la chance d’en être tenu éloigné ? Sa conclusion
    à se participation forcée à la guerre est qu’il a eu beaucoup de chance ! Oui il a eu le chance de revenir vivant alors qu’un soir de patrouille c’est le jeune qui était juste devant lui qui a été tué... Il avait retrouvé ses copains et ils se retrouvaient avec plaisir, partageant les bons et les mauvais souvenirs, mais maintenant qu’ils sont tous morts j’ai conscience que l’on parle peu de cet épisode de sa vie, et je vais lui offrir ce livre pour que l’on échange à son sujet et pour en savoir plus.

    Un grand merci aux 68premièresfois pour cette belle découverte et un grand bravo à l’auteur !

  • Couverture du livre « La blessure ; l'amour, la folie, une guerre » de Jean-Baptiste Naudet aux éditions L'iconoclaste

    Joëlle Guinard sur La blessure ; l'amour, la folie, une guerre de Jean-Baptiste Naudet

    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/la-blessure-de-jean-baptiste-naudet.html

    C'est un récit autobiographique que nous livre ici Jean-Baptiste Naudet. Robert, le fiancé de sa mère Danielle est mort en Algérie en 1960 trois mois avant son retour, à l'âge de vingt ans. La date du...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/10/la-blessure-de-jean-baptiste-naudet.html

    C'est un récit autobiographique que nous livre ici Jean-Baptiste Naudet. Robert, le fiancé de sa mère Danielle est mort en Algérie en 1960 trois mois avant son retour, à l'âge de vingt ans. La date du mariage de Robert et Danielle était fixée... Vingt ans plus tard, mariée avec Gilles, le meilleur ami de Robert, mère de trois enfants, Danielle sombre dans la dépression et la folie. Personne ne sait pourquoi, Gilles ne comprend rien, Jean-Baptiste adolescent est désespéré de voir sa mère dans cet état....

    Jean-Baptiste va devenir grand reporter de guerre et côtoyer la mort dans différentes zones de guerre en Afghanistan, en Bosnie, au Kosovo... Victime de stress post-traumatique il recherche les origines de son cheminement et réalise qu'il s'est inconsciemment identifié à Robert dont il a longtemps ignoré l'histoire. Il va alors reconstituer l'histoire de Robert et prendre connaissance des lettres que les deux fiancés ont échangées de février à juin 1960, date de la mort au combat de Robert en Kabylie. Des lettres dans lesquelles Robert confie tout à Danielle, le départ la fleur au fusil, le voyage en bateau à partir de Marseille, l'arrivée en Algérie, la première attaque, les opérations de "nettoyage", les soldats qui perdent les pédales, les exactions commises de part et d'autre, la torture dans cette "pacification " aux allures d'extermination... Des lettres dans lesquelles transparaissent l'amour de ces deux jeunes gens et leur confiance en leur avenir commun.

    " La guerre, ce n'est pas seulement la "drogue du combat", cette addiction aux sensations fortes, cette soif d'action qui l'emporte sur la peur, ce concours idiot de machisme. C'est surtout une irremplaçable intensité des rapports humains, portés à leur incandescence."

    Les histoires de Robert, Danielle et Jean-Baptiste sont entrelacées tout au long de ce récit très puissant. Jean-Baptiste nous apporte son regard particulièrement affûté de reporter de guerre pour nous immerger dans les horreurs des conflits avec des scènes très réalistes, très dures. Il nous fait ressentir la peur que le soldat a de prendre goût à la violence, de se laisser griser par les salves des mitraillettes. La crainte de se durcir, de se laisser séduire par le côté cow-boys de la guerre est la même pour Robert et pour lui, le combat qu'ils livrent contre eux-mêmes pour ne pas devenir des monstres est identique. Le contraste est saisissant entre les passages sur les combats et les très belles lettres d'amour de Robert et de Danielle dont l'auteur a eu la bonne idée de parsemer son récit. Ce roman empreint de rage donne une impression d'urgence, il évoque des destins tragiques, il raconte le lourd héritage pour Jean-Baptiste qu'aura été l'histoire de sa mère, le poids qu'aura été pour lui ce secret de famille. Il est aussi beaucoup question de culpabilité dans ce récit, culpabilité de Danielle envers le peuple algérien, culpabilité de Gilles envers son ami...
    Ce roman est une sorte de cri qui, je l'espère, permettra à l'auteur d'accéder à la résilience, de se délivrer de ce passé qui l'obsède. J'ai eu l'occasion de l'entendre parler de son livre à Nancy et ai été impressionnée par l'émotion qui l'étreint encore quand il parle de son histoire familiale.

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