Jean-Baptiste Andrea

Jean-Baptiste Andrea

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Avis (64)

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    Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    Nathalie cez sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    Comme l'écrit l'auteur dans sa dernière phrase "il ne restait plus au vent qu'à souffler, à souffler jusqu'à m'effacer de cette histoire, si elle a existé." Rêve ou réqlité que cette histoire que nous narre l'auteur ?

    " Physiquement, je suis normal. Je me trouve même plutôt pas mal quand je...
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    Comme l'écrit l'auteur dans sa dernière phrase "il ne restait plus au vent qu'à souffler, à souffler jusqu'à m'effacer de cette histoire, si elle a existé." Rêve ou réqlité que cette histoire que nous narre l'auteur ?

    " Physiquement, je suis normal. Je me trouve même plutôt pas mal quand je me regarde dans la glace après mon bain, si je plaque bien mes cheveux en arrière, je ressemble un peu à Don Diégo de la Véga moins la moustache. Quand on me parle, on me comprend bien. Quand on me donne un coup sur le genou, j'ai la jambe qui monte comme mon zizi quand je déterre la magazine sous le pin. C'est dans la tête que je ne suis pas comme tout le monde. En tout cas c'est ce que le Dr Bardet a expliqué à mes parents la fois où je suis allé chez lui à Malijai."

    Le décor est planté, J'ai les grandes lignes et la description du personnage. Il veut devenir un homme, faire la guerre et fugue sur le plateau. Puis, lui apparaît une jeune fille "Viviane" qui lui demande d'être sa reine, mais sous quelques conditions.

    " Elle inventait un nouveau jeu presque tous les jours. Je n'avais jamais joué avec quelq'un avant, et elle n'avait pas voulu me croire quand je lui avais dit, jusqu'à ce que je lui explique que je n'avais pas de frère, que ma soeur était vieille, que personne ne me parlait autrefois à l'école alors avec qui j'allais jouer ?"

    Il vit dans une bergerie et fait ce que décide sa "reine", jusqu'au jour où elle disparaît sans rien dire. Il vit ou survit tant bien que mal, jusqu'à ce qu'un berger le recueille et le remette sur pieds.

    "Je n'avais même plus la force d'aller boire. Il n'y avait plus qu'à mourir, qu'à attendre et rapetisser et de glisser hors du monde, en silence, comme l'avait fait ma grand mère."

    Mais Viviane a-t-elle vraiment existé ? L'a-t-il inventé ?

    Ce premier roman, écrit à la premère personne, d'une façon simple, presque enfantine, est un peu comme un rêve d'enfant, où je fais travailler mon imaginaire. Mais la fin m'a appris que ces deux enfants se battent et se débattent dans et contre un monde d'adultes. Les dernières pages sont assez terribles. Je suis passée du jeu et de l'innocence de deux enfants à une violence gratuite. Ce jeune garçon, libre dans sa tête, comme sur son plateau, va rencontrer (ou croit rencontrer) celle qui sera finalement la personne qui lui fera le plus de mal.

    Un livre tendre, mais quelque peu dérangeant, qui mérite une lecture attentive aux messages qu'elle délivre.


    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/ma-reine.html

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    Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    marie heckmann sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    Au cours de l'été 1965 en France, Shell,12 ans, vit avec ses vieux parents dans une petite station-service perdue quelque part en Provence et de temps en temps Il les aide à servir les rares clients.

    Mais il n'est un garçon comme les autres: il ne comprend pas toujours tout, n'a pas toujours...
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    Au cours de l'été 1965 en France, Shell,12 ans, vit avec ses vieux parents dans une petite station-service perdue quelque part en Provence et de temps en temps Il les aide à servir les rares clients.

    Mais il n'est un garçon comme les autres: il ne comprend pas toujours tout, n'a pas toujours les réactions d'un gamin de 12ans). L'école, c'est pas son truc, si bien qu'un jour, il est sommé de ne plus y mettre les pieds.

    Sa plus grande inquiétude est qu'on l'enlève de son univers où il a tout ses repères. Une seule solution s'impose à lui: quitter la station-service pour partir faire la guerre afin de devenir un Homme. mais en 65, en France, il n'y a pas de guerre. Il va alors déjà loin selon lui: il gravit la montagne proche de chez lui et se terre là bas, caché de tous. Il va faire la rencontre d'une petite fille, un peu spéciale elle aussi, Viviane qui va devenir sa Reine. (prénom similaire à la fée de Merlin et du Roi Arthur....)

    Un roman initiatique à la 1ère personne où l'on se met dans la peau de ce petite garçon, pur, naïf qui vit au gré de ses émotions, ses sentiments, ses peurs, ses envies et qui va apprendre des choses sur lui, sur son entourage, sur le monde. Cet être "spécial" va s'enhardir grâce à Viviane, (qui recèle bien des mystères) et Matti, le vieux berger pas si muet que cela...

    J'ai beaucoup aimé cet univers naïf, décalé qui m'a fait pensé aux illustrations du Petit Prince par sa poésie, sa singularité.. Il y transparait des émotions, des situations de vie attachantes, belles , douloureuses. Je me suis attachée à ce petit bonhomme si particulier, que j'avais envie de prendre sous mon aile...
    Un beau roman qui promet à son auteur, selon moi, de belles récompenses...

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    Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    Marie-Laure VANIER sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    Avec ce type de livres, de deux choses l'une : soit la magie opère et l'on garde du roman un souvenir lumineux, quelque chose qui relève de la beauté, de la pure poésie, ou bien, ça ne prend pas, le soufflé retombe et le roman ne produit au mieux que deux trois étincelles que l'on aura vite fait...
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    Avec ce type de livres, de deux choses l'une : soit la magie opère et l'on garde du roman un souvenir lumineux, quelque chose qui relève de la beauté, de la pure poésie, ou bien, ça ne prend pas, le soufflé retombe et le roman ne produit au mieux que deux trois étincelles que l'on aura vite fait d'oublier.
    J'avoue que lorsque j'ai découvert le sujet, l'histoire d'un petit garçon de douze ans pas comme les autres « Foudre de guerre. Génie. Lumière. C'était tout ce que je n'étais pas, on n'arrêtait pas de me le répéter », qui décide de quitter sa maison pour partir à la guerre et devenir un homme, j'ai eu très peur : le sujet me semblait risqué. Écrire du point de vue d'un gamin intellectuellement déficient peut donner des choses pas forcément très heureuses, on l'imagine aisément.
    Alors, me direz-vous ? Eh bien, c'est réussi : le texte est vraiment beau, pur, sensible, d'une grande sensualité, il y a un je ne sais quoi du Petit Prince dans l'atmosphère un peu étrange qu'il dégage...
    Comme je vous le disais, c'est l'histoire d'un jeune garçon dont on ne connaîtra pas le vrai prénom et qui sera surnommé Shell parce que ses parents travaillent dans une station- service. Nous sommes dans le sud de la France dans la Vallée de l'Asse, un peu au milieu de nulle part, dans les années soixante. C'est l'été, il fait chaud, Shell fume sa première cigarette derrière la station-service. Un peu secoué par sa première bouffée, il lâche sa cigarette sur un tas d'aiguilles de pin qui s'enflamme. Le soir même, il comprend en entendant ses parents s'entretenir au téléphone avec sa soeur qu'il sera placé et décide de partir, d'aller voir ailleurs, de l'autre côté du plateau.
    Il souhaite devenir un homme et pour cela, il est persuadé qu'il doit faire la guerre. Il s'empare donc du fusil de son père et part. « A force de m'entendre répéter que je n'étais qu'un enfant, et que c'était très bien comme ça, l'inévitable est arrivé. J'ai voulu leur prouver que j'étais un homme. Et les hommes, ça fait la guerre, je le voyais tout le temps à la télé, un vieil appareil bombé devant lequel mes parents mangeaient quand la station était fermée. »
    Pourtant, Shell aimait sa vie dans la station-service, les petits travaux qu'il y faisait, même si chaque jour ressemblait toujours beaucoup à celui de la veille : « Mes parents parlaient peu. A la maison, un rectangle de parpaings que mon père n'avait jamais fini d'enduire derrière la station, les seuls bruits étaient ceux de la télévision, et des mules de cuir sur le lino, du vent qui dévalait de la montagne et qui venait se coincer entre la paroi et le mur de ma chambre. Mais nous, on ne parlait pas, on s'était déjà tout dit. »
    Le garçon décide donc de partir à la guerre. Très bien, mais… c'est où la guerre ?
    Et si au lieu de la guerre, il faisait une autre rencontre, une vraie, une grande, si son chemin croisait celui d'une Reine, une vraie Reine qui l'aiderait à devenir un homme...
    Ce texte m'a charmée par cette atmosphère étrange, onirique qu'il dégage. Le rapport de cet enfant au monde qui l'entoure est particulièrement bien rendu : en effet, Shell est à la fois étranger à ce monde et en même temps un élément de la nature qu'il traverse, à laquelle il se mêle intimement et dont il devient le coeur.
    Il se donne, s'offre au monde sans compter jusqu'à risquer d'en perdre la vie. On peut parler même d'une espèce d'osmose entre le monde et l'enfant, magnifiquement rendue par les mots de Jean-Baptiste Andrea. Shell est le soleil, l'eau, la terre, la roche dans une espèce de sensualité folle et sans limites. Et c'est vraiment superbe.
    Enfin, j'ai aimé la langue poétique, à la fois simple, comme l'esprit de l'enfant, et en même temps, révélant des beautés inaccessibles à nos yeux de gens dits « normaux », une langue qui permet au lecteur de retrouver son esprit d'enfance… Magique, non ?
    Oui, incontestablement, l'enchantement a eu lieu, Shell devient à son tour un Roi, un Prince des éléments, de l'amour, du don de soi à l'autre, de la liberté…
    Un conte initiatique poétique et lumineux dont je ne peux que vous conseiller la lecture !

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

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    Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    Bookliseuse sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    1965 - Vallée de l'Asse - Provence

    Le principal personnage que nous surnommeront "Shell", 12 ans, (à aucun moment l'auteur de nous dévoile son prénom), vit avec ses parents dans une station service un peu perdue dans la vallée.

    Dès les premières lignes de ce roman on comprend que Shell est...
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    1965 - Vallée de l'Asse - Provence

    Le principal personnage que nous surnommeront "Shell", 12 ans, (à aucun moment l'auteur de nous dévoile son prénom), vit avec ses parents dans une station service un peu perdue dans la vallée.

    Dès les premières lignes de ce roman on comprend que Shell est sujet aux moqueries à l'école, battus par ses camarades. D'ailleurs il n'y  va plus à l'école, et malgré les demandes répétées de sa grande soeur qui vit loin, ses parents refusent dans un premier temps de le mettre dans un institut spécialisé et lui font faire des petites besognes à la station service

    Sa mère parle de lui comme "mon attardé de fils". On comprend donc que Shell est différent, qu'il a du mal assimiler plusieurs choses en même temps, qu'il ne comprend pas tout où les interprètes à sa façon, comme un enfant de 3-4 ans.

    Mais Shell en marre d'être un enfant, pour devenir un homme il décide de partir à la guerre comme il l'a vu à la télé. Et la guerre c'est loin.

    Le voilà donc en fugue avec son seul blouson "shell" sur le dos, ayant oublié son sac-à-dos à la maison...sa quête de guerre sera stoppée nette avec sa rencontre avec la petite Viviane, qui comme lui est différente. Ils passeront une partie de l'été ensemble à s'inventer une vie de "château" où Viviane est la reine.

    En fin de compte c'est près de chez lui qu'il deviendra un homme avec l'aide de Viviane et de Matti un berger bourru, qui le recueillera quelques semaines...

    Une histoire touchante, bouleversante, d'un enfant pas comme les autres en quête d'amour plus que de devenir un homme. Shell pensait qu'en devenant un homme il allait être aimé et respecté. Mais rien ne se passe comme Shell l'avait prévu, il va comprendre combien il est difficile d'être un homme, et cela de la façon la plus terrible qu'il soit...

    Très beau roman, Shell est plus qu'attachant difficile de l'oublier de ne pas l'aimer, de ne pas avoir envie de l'aider  afin qu'il s’épanouisse enfin et comprenne combien il est émouvant. J'ai commencé ce livre et je ne l'ai plus lâché....

    Éditeur : L' ICONOCLASTE (30/08/2017)

    Nombre de pages : 222

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