Ivan Jablonka

Ivan Jablonka
Ivan Jablonka est maître de conférences à l'université du Maine et chercheur associé au Collège de France.

Avis (38)

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    Couverture du livre « Laëtitia ou la fin des hommes » de Ivan Jablonka aux éditions Seuil

    Nathalie DEFLORAINE sur Laëtitia ou la fin des hommes de Ivan Jablonka

    "C'est ma douleur que je cultive
    En frappant ces huit lettres-là
    Elaeudanla Téïtéïa.." ces vers de Gainsbourg tournent dans ma tête après avoir terminé ce livre puissant, mélange d'enquête, d'essai, d'étude sociologique, d'étude politique qui redonne sa dignité à cette jeune fille de 18...
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    "C'est ma douleur que je cultive
    En frappant ces huit lettres-là
    Elaeudanla Téïtéïa.." ces vers de Gainsbourg tournent dans ma tête après avoir terminé ce livre puissant, mélange d'enquête, d'essai, d'étude sociologique, d'étude politique qui redonne sa dignité à cette jeune fille de 18 ans,Laëtitia Perrais tuée par un criminel. Pour ne pas oublier que c'est un homme qui a fait cela à une femme.

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    Couverture du livre « Des hommes justes ; du patriarcat aux nouvelles masculinités » de Ivan Jablonka aux éditions Seuil

    Manonlitaussi sur Des hommes justes ; du patriarcat aux nouvelles masculinités de Ivan Jablonka

    Cette lecture a été compliquée pour moi. Si le sujet est intéressant, d’actualité et me touche bien sûr particulièrement, j’ai eu beaucoup de mal à avancer à travers cette déferlante d’informations.
    J’ai lu les deux premières parties comme une succession de données en passant par plusieurs...
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    Cette lecture a été compliquée pour moi. Si le sujet est intéressant, d’actualité et me touche bien sûr particulièrement, j’ai eu beaucoup de mal à avancer à travers cette déferlante d’informations.
    J’ai lu les deux premières parties comme une succession de données en passant par plusieurs époques par une multitude de pays, de cultures différentes. Je n’ai n'ai pas réussi à trouver le fil conducteur même si la démonstration est évidente. Le contexte est posée la femme est dominée, renvoyée à sa condition de mère notamment du fait de son corps qu’on limite à la maternité.
    Heureusement à partir de la troisième partie, le rythme des informations s'est calmé. C'est plus posé même si ce que j'ai lu est bien malheureux. Le fait que la réflexion soit basée sur des informations et références plus actuelles a beaucoup plus attirée mon attention. Les informations vont du domaine de la publicité en passant par le cinéma les jeux vidéos.
    Dans la troisième partie l’homme est défait, la masculinité mise à mal par la désindustrialisation, le chômage, les crises financières, son espérance de vie plus courte que les femmes J’ai apprécié la référence aux progrès apportés et l’accent mis sur la lutte des femmes comme celle des hommes.
    On ne peut que reconnaître les méticuleux travaux de recherches qui ont abouti à l’écriture de ce livre. Le champ des informations dans le temps et dans l’espace est assez impressionnant. Mais bien que sensibilisée, je n’ai pu m’y accrocher.

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    Couverture du livre « Des hommes justes ; du patriarcat aux nouvelles masculinités » de Ivan Jablonka aux éditions Seuil

    Musemania sur Des hommes justes ; du patriarcat aux nouvelles masculinités de Ivan Jablonka

    J’ai reçu cet essai à lire dans le cadre du Grand Prix des Lectrices 2020 du magazine Elle. Chacune des participantes fait partie d’un jury mensuel et reçoit 3 livres de littérature générale, 2 polars/thrillers et 2 essais. Elle doit alors les lire et sélectionner son préféré dans chacune des...
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    J’ai reçu cet essai à lire dans le cadre du Grand Prix des Lectrices 2020 du magazine Elle. Chacune des participantes fait partie d’un jury mensuel et reçoit 3 livres de littérature générale, 2 polars/thrillers et 2 essais. Elle doit alors les lire et sélectionner son préféré dans chacune des catégories. Les livres sont ensuite envoyés aux autres jurées des autres mois qui doivent aussi les lire et leur attribuer des notes. Mes collègues du jury du mois de septembre ont donc sélectionné l’essai « Les hommes justes » d’Ivan Jablonka. L’autre essai en lice était “Soir de fête”, de Zineb Dyief et Mathieu Deslandes aux Editions Grasset, qui n’a donc pas été retenu.

    J’avoue que des deux essais, « Soir de fête » me tentait plus que celui-ci. Pourquoi? Peut-être parce que je n’ai pas l’âme d’une féministe convaincue. J’en avais entendu malgré tout beaucoup de bien, ce qui m’a un peu rassurée. Pour ceux qui me suivent sur mon blog, vous l’aurez sûrement constater que le domaine des « essais » n’est pas un univers que je lis très souvent. C’était donc un exemple criant pour sortir de ma zone de confort.

    Ma lecture fut quelque peu laborieuse. Attention, ce n’est pas le travail de l’auteur qui est à remettre en cause. Je pense que c’est sûrement parce que je ne me suis jamais très intéressée au féminisme et à toute son évolution au fil des années. En plus de compter un nombre important de pages, c’est un livre très dense. Les exemples développés sont nombreux, l’auteur les puisant dans les religions, la sociologie, l’histoire.

    Je l’ai souvent parcouru en piochant les passages qui m’intéressaient plus, le laissant parfois deux ou trois jours sur ma table de nuit pour en revenir ensuite plus tard. Finalement, les inégalités hommes-femmes sont ancrées depuis le Paléolithique.

    Le livre est découpé en 4 parties : le règle de l’homme, la révolution des droits, les failles du masculin et la justice de genre. Malgré un découpage en sous-parties plus courtes, l’accumulation d’informations a été pour moi trop conséquente, au point que finalement, je ne sais pas si j’en retenu grand chose. Sous la forme d’un travail didactique, il n’est pas toujours facile d’y consacrer que le temps d’un trajet en transport en commun, surtout si le casque antibruit est resté bien sagement à la maison (pauvre de moi!).

    Le travail de recherches à l’écriture de ce livre a dû être pharaonique quand on regarde les références et l’étendue dans lesquelles l’auteur s’est plongé. Historien de formation, il n’hésite pas à remonter très loin dans l’histoire pour les prémisses de la patriarcat. Je pense avoir eu beaucoup de mal à adhérer à ma lecture par le côté très intellectuel de ce livre. Effectivement, quand je lis, j’aime me déconnecter de mon quotidien et m’évader intellectuellement. Or, dans le présent ouvrage, difficile de le lire sans devoir rester concentré et attentif. J’ai l’impression que c’est un livre qu’on parcourt au fil de ses envies, sans forcément le lire d’une traite.

    Clairement dans l’air du temps, l’auteur a voulu, à côté de cela, tenter d’éclairer de sa lumière, un sujet longtemps tabou qui a finalement été mis sous les feux des projecteurs par le scandale du hashtag #MeToo en 2017. Le chemin est encore long et doté de nombreux obstacles mais quand on observe d’où l’on vient, c’est déjà un bond de géant accompli.

    Je tire malgré tout mon chapeau à Ivan Jablonka pour son travail titanesque, même si pour moi, cet essai ne restera pas parmi mes coups de coeur de l’année et plus particulièrement, de la rentrée littéraire.

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    Couverture du livre « Des hommes justes ; du patriarcat aux nouvelles masculinités » de Ivan Jablonka aux éditions Seuil

    Marie Kirzy sur Des hommes justes ; du patriarcat aux nouvelles masculinités de Ivan Jablonka

    « Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question . » a dit Olympe de Gouges. Là, c'est un homme qui en fait la question, l'historien et écrivain Ivan Jablonka.

    L'objectif de cet essai est éminemment respectable après le tournant majeur amorcé par le mouvement...
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    « Homme, es-tu capable d'être juste ? C'est une femme qui t'en fait la question . » a dit Olympe de Gouges. Là, c'est un homme qui en fait la question, l'historien et écrivain Ivan Jablonka.

    L'objectif de cet essai est éminemment respectable après le tournant majeur amorcé par le mouvement #metoo : repenser la masculinité, inventer de nouvelles formes de masculinités pour faire des « hommes égalitaires, hostiles au patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, des hommes justes. »

    Cet essai est très ambitieux puisque l'auteur adopte un point de vue global, piochant des exemples du monde entier dans les domaines de l'histoire et de la sociologie. Il se compose de quatre parties :

    - « le règne de l'homme » sur les origines de la mise en place du patriarcat et de la domination masculine, depuis le Paléolithique, toutes civilisations et religions comprises

    - « la révolution des droits » sur la naissance du féminisme et des conquêtes vers plus d'émancipation féminine

    - « les failles du masculin » sur la crise de la masculinité à mesure que les femmes acquièrent visibilité et droits

    - « la justice de genre » sur ce vers quoi nos sociétés actuelles devraient tendre pour en finir avec le patriarcat et mettre en place une réelle égalité

    Les trois premières parties relèvent d'un énorme travail de documentation très rigoureux afin d'extraire des exemples concrets et précis ainsi que des chiffres irréfutables. Si le propos est clair, pédagogique avec des sous-parties courtes, j'ai trouvé cette accumulation d'informations un poil indigeste ou du moins répétitives. Souvent j'aurais eu envie ou besoin d'un approfondissement pour développer certains points passionnants. Mais ce n'est pas le parti pris d'Ivan Jablonka qui a voulu plutôt un ouvrage exhaustif et il semble l'être.
    Il est sans doute pertinent de ne pas lire ces trois parties d'un coup mais d'y revenir pour trouver des informations ponctuelles.

    La quatre partie est pavée de bonnes intentions, impossible de réfuter quoi que ce soit concernant la nécessité impérieuse de bouger les lignes, notamment en éduquant mieux nos garçons pour qu'ils deviennent des hommes justes. Beaucoup de lieux communs cependant ou de déclarations d'intention évidentes. Mais cet ouvrage est nécessaire, car, pour amorcer un changement, il faut bien qu'il y est un début. Et Des Hommes justes en est un, qui appellera sans aucun doute d'autres ouvrages peut-être plus profonds ou proposant réellement de vraies solutions innovantes. Il fait réfléchir le lecteur sur cette question de la justice de genre, oblige à penser à ses propres pratiques, à son propre comportement et ça fait du bien.

    En fait, ce qui m'a le plus touché et intéressé dans cet essai, c'est son épilogue à la première personne. Ivan Jablonka évoque son décalage dès le plus jeune âge avec les us et coutumes de la virilité. Il parle de sa paternité. Et là, le propos universitaire respire, s'incarne : « Devenir le père de mes filles a été le grand événement de ma vie. Il me reste quelques années auprès d'elle, soucieux de mettre en oeuvre ce que je professe. Avant que je sorte de ce monde, j'aurai peut-être la chance de voir nos fils devenir des hommes justes, et nos filles, des femmes libres.

    Important car défricheur.

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