Isabel Vincent

Isabel Vincent
Née en 1965 à Toronto, Isabel Vincent a fait sa carrière de reporter à New York, écrivant pour des magazines aussi prestigieux que le New York Times Magazine, le New Yorker, le Times et le New York Post.

Avis (7)

  • Couverture du livre « Dîner avec Edward » de Isabel Vincent aux éditions Presses De La Cite

    Jean-Paul Degache sur Dîner avec Edward de Isabel Vincent

    Pour vraiment apprécier un tel livre, il faut tout de même être un expert en gastronomie. J’adore bien manger, je me régale avec les bons petits plats que me concocte mon épouse et même si j’écoute régulièrement On va déguster, l’émission de François-Régis Gaudry, sur France Inter, je me lasse...
    Voir plus

    Pour vraiment apprécier un tel livre, il faut tout de même être un expert en gastronomie. J’adore bien manger, je me régale avec les bons petits plats que me concocte mon épouse et même si j’écoute régulièrement On va déguster, l’émission de François-Régis Gaudry, sur France Inter, je me lasse vite du snobisme de ce qu’on appelle « la grande cuisine ».

    Isabel Vincent, dans Dîner avec Edward, un livre que j’ai lu grâce à Masse Critique de Babelio et aux Presses de la Cité, n’a pas parlé que cuisine dans ce récit, heureusement ! Hélas, les détails de préparation, les lieux où les ingrédients sont dénichés et les alcools divers absorbés en apéritif, pendant ou après le repas, prennent beaucoup de place, l’essentiel au début, puis reviennent régulièrement.
    Sinon, cette histoire d’amitié sincère entre une journaliste (Isabel) et Edward, nonagénaire, dont Paula, l’épouse, vient de mourir, à 95 ans, est belle et émouvante. Entre deux repas soignés, mitonnés, préparés grâce aux meilleurs ingrédients dénichés dans d’excellentes échoppes newyorkaises, on apprend les détails des vies, des amours des principaux protagonistes.
    Nous sommes dans la classe moyenne, proche de la supérieure, nous découvrons des quartiers de New York, comme Roosevelt Island, l’histoire de ce quartier qui fut colonie pénitentiaire, asile psychiatrique, maintenant habité par des gens qui ne peuvent se payer des lieux plus huppés. J’ignorais qu’un téléphérique reliait cette longue île de l’East River au centre-ville.
    Edward est un homme admirable, d’une vigueur épatante car il va sur ses 94 ans. Il cuisine avec une exigence étonnante, une sophistication qui stimule les papilles et je dois avouer qu’Isabel Vincent a beaucoup de talent pour détailler cela avec une écriture fluide, légère, sûrement bien traduite par Anouk Neuhoff.

    Enfin, il faut parler de l’amour, de cette belle histoire entre Edward et Paula, de ses parents à lui, des parents d’Isabel mais aussi des expériences plus ou moins malheureuses de la narratrice. Déboussolée par une quarantaine hésitante, elle retrouve équilibre et confiance en elle grâce aux attentions et aux délices culinaires préparés par Edward et c’est très bien.

  • Couverture du livre « Dîner avec Edward » de Isabel Vincent aux éditions Presses De La Cite

    Miss Marple sur Dîner avec Edward de Isabel Vincent

    Un régal..au propre comme au figuré ! Surtout une bouffée d'oxygène après le Rwanda, la Syrie à deux reprises et autres joyeusetés du même genre !
    Rien que le titre, sobre et sans fioritures nous invite à dîner..avec Edward.. orthographe britannique, âgé de 90 ans et seul depuis le décès de...
    Voir plus

    Un régal..au propre comme au figuré ! Surtout une bouffée d'oxygène après le Rwanda, la Syrie à deux reprises et autres joyeusetés du même genre !
    Rien que le titre, sobre et sans fioritures nous invite à dîner..avec Edward.. orthographe britannique, âgé de 90 ans et seul depuis le décès de son épouse Paula, malgré la présence intermittente de ses deux filles qui lui envoient une de leurs amies quadragénaire, Isabel, l'auteur, journaliste mal dans sa peau et au bord du divorce..
    Edward cuisine divinement et invite sa nouvelle amie..régulièrement et lui prépare de délicieux repas tout en distillant, outre l'alcool et les martinis particulièrement..des conseils de vie pour sa jeune invitée.
    Entre souvenirs de sa propre vie et analyses fines des situations des uns et des autres, il se prend au jeu et revit !! écrit des lettres qu'il lui envoie, des poèmes aussi qu'il tente de publier et même des sculptures modernes.. plus modernes parfois que ses conseils qui datent des années 60, quand la place de la femme était.. à la maison, prête à tout pour charmer son mari et le garder.
    Les recettes s’enchaînent, franchement succulentes rien qu'à les lire, goûteuses à souhait et revigorantes au sens propre du terme.
    Ils vont ainsi passer plusieurs années de «  survie » , le temps pour Isabel de trouver un autre amour, une autre vie et pour Edward de disparaître, sans chichi ni mélo, dignement comme il a vécu.

    Très beau document, sensible et chaleureux à la fois, goutu et revigorant, à la limite du roman par sa construction, sans faille car l’auteur, bien que protagoniste également ne prend jamais toute la place, laissant la priorité à Edward et sa cuisine !

    Quelques maladresses de traduction au début.. puis tout rentre dans l'ordre !
    Bon appétit, allez y de bon cœur !

  • Couverture du livre « Dîner avec Edward » de Isabel Vincent aux éditions Presses De La Cite

    Catherine Quart Foisset sur Dîner avec Edward de Isabel Vincent

    Un apaisement du coeur et de l'estomac.
    En voilà un bien joli roman tout doux. L'auteure canadienne nous raconte - par le menu - sa savoureuse rencontre avec Edward, un veuf nonagénaire encore fringant.
    Presque cinquantenaire, l'auteure, aux prémices de son divorce, va dîner régulièrement...
    Voir plus

    Un apaisement du coeur et de l'estomac.
    En voilà un bien joli roman tout doux. L'auteure canadienne nous raconte - par le menu - sa savoureuse rencontre avec Edward, un veuf nonagénaire encore fringant.
    Presque cinquantenaire, l'auteure, aux prémices de son divorce, va dîner régulièrement chez Edward. Ce cher homme qui va panser ses plaies avec des plats élaborés.
    C'est une amitié bien insolite que l'on voit s'amorcer entre ces deux êtres blessés par la vie (lui, encore amoureux de sa chère épouse décédée et elle, fragile et mélancolique).
    Chaque chapitre débute avec le menu du repas. J'en ai eu l'eau à la bouche.
    Edward nous laisse quelques astuces (comme le Martini glacé, la sauce demi-glace, les oeufs brouillés en 2 temps...). J'ai fait le parallèle avec la renommée Julia Child si haute en couleur.
    Il est souvent question de gastronomie française, parfois italienne ou portugaise.
    Le lieu aussi est mythique. Une île près de Manhattan (dans un ancien asile psychiatrique).
    Si Isabel se souvient si bien de ces fameux repas, c'est aussi que ces moments sont tellement chargés d'émotions positives.
    Edward ne fait pas que nourrir physiquement, mais il écoute, observe, conseille et "soigne".
    Je suis tombée sous le charme de ces deux personnages. Un moment doux et riche , un effet salvateur sur mon appétit aussi (comme une envie de velouté de chou-fleur à l'huile de truffe:).
    Une gorgée de Martini, un zeste de bonheur, un soupçon d'amitié, une rasade de tendresse.
    Ne passez pas à côté de ce petit bijou de gourmandise.

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !