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Irene Nemirovsky

Irene Nemirovsky
Couronnée à titre posthume par le Renaudot pour Suite française , Irène Némirovsky (1903-1942) compte parmi les grands écrivains de la première moitié du xx e siècle. Observatrice lucide et cruelle de la société de l'entre-deux-guerres, elle témoigna de ses bouleversements à travers plus d'une tr... Voir plus
Couronnée à titre posthume par le Renaudot pour Suite française , Irène Némirovsky (1903-1942) compte parmi les grands écrivains de la première moitié du xx e siècle. Observatrice lucide et cruelle de la société de l'entre-deux-guerres, elle témoigna de ses bouleversements à travers plus d'une trentaine de romans qui constituent une oeuvre intemporelle.

Avis sur cet auteur (43)

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    Couverture du livre « Le bal » de Irene Nemirovsky aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Les Lectures de Cannetille sur Le bal de Irene Nemirovsky

    En 1928, un couple de parvenus entreprend d’organiser un bal, afin d’éblouir la bonne société dont ils sont si fiers de prétendre désormais faire partie. L’interdiction d’y participer faite par la mère à sa fille va entraîner une bien cruelle vengeance de la part de l’adolescente.

    Cette brève...
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    En 1928, un couple de parvenus entreprend d’organiser un bal, afin d’éblouir la bonne société dont ils sont si fiers de prétendre désormais faire partie. L’interdiction d’y participer faite par la mère à sa fille va entraîner une bien cruelle vengeance de la part de l’adolescente.

    Cette brève et implacable histoire est d’abord celle de la relation conflictuelle entre une mère et sa fille : égoïste et autoritaire, aigrie de n’être devenue riche que sur le tard et de n’avoir pu briller lors de ses plus belles années, angoissée de vieillir, Rosine Kampf refuse de voir grandir la rivale qu’elle voit en devenir chez sa fille Antoinette. En retour, mal dans sa peau mais impatiente de devenir femme, l’adolescente, qui se sent incomprise et mal aimée, voue une véritable haine à sa mère. Le récit va s’avérer le croisement des trajectoires de ces deux femmes, l’une amorçant un déclin accéléré par la montée de l’autre vers l’éclosion de sa jeune vie d’adulte.

    Ce duel entre mère et fille a par ailleurs pour écrin une féroce satire sociale : soulignant la naïveté de ces nouveaux riches appliqués à singer les usages du monde auquel ils aspirent, l’auteur se moque en particulier de ses coreligionnaires juifs qui, ayant fait fortune, pensent s’intégrer à la bourgeoisie de l'époque en masquant leurs modestes origines sous un luxe clinquant et de ridicules noms à particule.

    Devenu un classique de la littérature française, adapté au cinéma, à l’opéra et au théâtre, ce très court roman allie sarcasmes, subtilité de l’observation et finesse de la plume pour le grand plaisir du lecteur. Coup de coeur.

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    Couverture du livre « Le maître des âmes » de Irene Nemirovsky aux éditions Folio

    CaroGalmard sur Le maître des âmes de Irene Nemirovsky

    Quand je lis rapidement un roman, soit qu'il est passionnant et j'ai du mal à le lâcher, soit il est ennuyeux et je suis pressée de passer au suivant.
    Ce roman appartient hélas à la seconde catégorie.
    Je l'avais commencé en toute confiance, ayant adoré Suite Française de la même...
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    Quand je lis rapidement un roman, soit qu'il est passionnant et j'ai du mal à le lâcher, soit il est ennuyeux et je suis pressée de passer au suivant.
    Ce roman appartient hélas à la seconde catégorie.
    Je l'avais commencé en toute confiance, ayant adoré Suite Française de la même autrice.

    Mais là j'ai calé. Poussif. Poussiéreux. Avec des personnages à la psychologie surannée et exagérée, pour lesquels je n'ai réussi à avoir aucune empathie.

    Pourtant je me régalais d'avance de faire la connaissance du Docteur des âmes. J'avais envie de découvrir son esprit retord, m'extasier de son machiavélisme et de la finesse de ses machinations. J'avais envie de me moquer de la naïveté de ses contemporains. Et toc bien fait pour ce richard qui se fait embobiner, comme un gosse par un camelot.
    Mais rien. Je me suis retrouvée face à un homme pas bien épais, qui passe son temps à se regarder le nombril en pleurant sur son triste sort et la malédiction qui pèse sur sa vie. Certes il n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, mais comme il exerce le métier de médecin de manière malhonnête et pour de mauvaises raisons (l'argent) forcément, il ne risque pas de se retrouver avec le prix Nobel de médecine.
    Outre son nombril, il passe aussi beaucoup de temps à regarder les jolies femmes, les intérieurs cossus et à rêver de moquettes épaisses et bibelots rares. Il me fait l'effet d'un corbeau.
    Je n'ai donc pas réussi à le détester. Juste à le mépriser.

    Certes, il reste la jolie plume de Irène Némirovsky qui vous transporte dans les années 20 et 30. Mais cela ne m'a pas suffi.

    Alors, faut-il le lire ? Non. Je suis déçue comme si j'avais regardé un James Bond avec un méchant pas assez méchant. Préférez Suite Française de la même autrice.

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    Couverture du livre « Suite française » de Irene Nemirovsky aux éditions Folio

    RG90 sur Suite française de Irene Nemirovsky

    Pour quelqu'un qui aime l'Histoire, ce roman est un chef d'œuvre. Le lecteur vit l'exode de l'intérieur. La description des personnages est fine et sans concession sur la bassesse humaine. Alors qu'elle a écrit ce roman en pleine guerre, l'auteure fait preuve de beaucoup de recul et d'une...
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    Pour quelqu'un qui aime l'Histoire, ce roman est un chef d'œuvre. Le lecteur vit l'exode de l'intérieur. La description des personnages est fine et sans concession sur la bassesse humaine. Alors qu'elle a écrit ce roman en pleine guerre, l'auteure fait preuve de beaucoup de recul et d'une grande clairvoyance sur la situation. L'écriture est d'une modernité étonnante pour l'époque.
    La seconde partie du roman dépeint la vie quotidienne d'un village sous l'occupation. A nouveau les personnages sont fins et sensibles. L'histoire d'amour impossible entre une française avec un officier allemand nous démontre l'absurdité de la guerre et la grande humanité d'Irène Némirovsky juive et persécutée

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    Couverture du livre « Le bal » de Irene Nemirovsky aux éditions Grasset Et Fasquelle

    casimircas sur Le bal de Irene Nemirovsky

    Mesdames, vous avez une ado de 13/ 14 ans ? Qui est en conflit latent ou non?
    La crise d'adolescence est souvent très douloureuse entre mère et fille...
    Parfois entre conflit, rapport de force et duo passionnel.
    Et, ce au détriment de la famille! L'adolescente s'oppose à la figure maternelle,...
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    Mesdames, vous avez une ado de 13/ 14 ans ? Qui est en conflit latent ou non?
    La crise d'adolescence est souvent très douloureuse entre mère et fille...
    Parfois entre conflit, rapport de force et duo passionnel.
    Et, ce au détriment de la famille! L'adolescente s'oppose à la figure maternelle, dans ce qui ressemble à une seconde rupture du cordon ombilical.

    Mais, l'agressivité et la rébellion sont un moyen pour exprimer la souffrance.
    Ce qui est vrai de nos jours, l'était aussi en 1930.
    Antoinette( comment ne pas avoir de complexe, ni d'agressivité avec un tel prénom!) désire assister au premier bal que donnent ses parents...
    Même un court instant !

    A 14 ans, Antoinette est gauche, une longue figure insignifiante, une silhouette plate, des yeux cernés et toujours baissés, une petite bouche close.
    L'adolescente ne s'aime pas, ni ses grands pieds plats, ni ses cheveux secs...
    Sa mère la fatigue, avec ses remarques, ses reproches et ses réprimandes! Antoinette soupire et aurait aimé crier, défigurer ou encore tuer les grandes personnes, surtout sa mère.
    Antoinette a oublié les marques d'affection de sa mère. Elle ne retient que la voix irritée, et le non! Sa mère refuse qu'elle assiste au bal, même un court instant!
    Elle se souvient de: " encore tâché ta robe, quel caractère, pas fini de pleurnicher, et cette gifle devant des garçons..."

    Elle a 14 ans, rêve d'être belle et aimée...Par des hommes qui la désirent, qui la courtisent, qui l'admirent et la caressent...
    Ces hommes qui seraient émerveillés, lors de son entrée au bal de ses parents. Oui, comme Cendrillon! Habillée d'une belle robe et joliment coiffée. Mais, sa mère ne veut pas!
    Ses parents sont des parvenus! Ils sont devenus riches, grâce à des placements et la mère veut faire son entrée dans le "Grand Monde", avec ce bal princier, où ils ont programmé plus de 200 invités de la Haute...
    Enfin, plutôt des parvenus eux aussi, c'est une jolie satire sociale, avec ces noms grotesques, pour ces escrocs, gigolos, anciens souteneurs et leurs prostituées...
    Antoinette n'ira pas au bal?
    Elle va se venger, comment?
    C'est drôle et cruel.

    A cette époque, les enfants n'empoisonnaient pas leurs parents au quotidien, mais en un seul geste, Antoinette va faire la ruine de ses parents....
    Adapté au cinéma, "Le Bal" offrit son premier rôle à Danielle Darrieux. le Bal fut joué à l'Opéra en 2010, et en 2012, puis au théâtre en en 2013 et 2015.
    Voilà pour le succès de la nouvelle, mais...

    Cette histoire est presque autobiographique, car l'auteure a confié que sa mère, Anna, repoussait ses baisers, et lui prodiguait plus de remontrances que de tendresse. Anna habillait sa fille avec des vêtements de fillette, jusqu'à sa majorité... "Ce n'est pas tant les paroles, que l'accent haineux de la mère"
    Et son déni de maternité.

    Irène Nemirovsky n'a pas été désirée. En voyage, elle dort avec la gouvernante, à l'écart.
    Irène parle même de "haine abominable" envers sa mère, car celle ci ( par peur de vieillir) trompe sans vergogne le père, qu'elle trouve rustre.
    Irène évoquera ses souvenirs dans " L'ennemie" et "Le vin de solitude ".
    Irène mourut en 1942, dans la tourmente de la Shoah, sans avoir terminé "Suite française" prix Renaudot en 2004, dont on fit un film.