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Ingrid Thobois

Ingrid Thobois
Née en 1980 à Rouen, Ingrid Thobois est romancière et grande voyageuse. Depuis le début des années 2000. Elle a enseigné le français en Afghanistan, réalisé divers reportages en Iran et en Haïti, et participé à des missions de développement et d'observation électorale en Indonésie, RDC, Moldavie,... Voir plus
Née en 1980 à Rouen, Ingrid Thobois est romancière et grande voyageuse. Depuis le début des années 2000. Elle a enseigné le français en Afghanistan, réalisé divers reportages en Iran et en Haïti, et participé à des missions de développement et d'observation électorale en Indonésie, RDC, Moldavie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan... Auteur de trois romans : Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés (Phébus, 2007 ; Le Livre de poche, 2008 ; Prix du Premier roman 2007), L'Ange anatomique (Phébus, 2008 ; Le Livre de poche, 2010) et Sollicciano (Zulma, 2011), elle écrit également pour la jeunesse.

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Miss Sarajevo » de Ingrid Thobois aux éditions Buchet Chastel

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur Miss Sarajevo de Ingrid Thobois

    Des sujets très lourds comme le suicide, l'abandon, la guerre sont traités dans ce roman facile à lire.

    Des sujets très lourds comme le suicide, l'abandon, la guerre sont traités dans ce roman facile à lire.

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    Couverture du livre « Juste de l'autre côté de la mer » de Ingrid Thobois aux éditions Bayard Jeunesse

    Jean-Paul Degache sur Juste de l'autre côté de la mer de Ingrid Thobois

    C’est une nouvelle découverte d’un roman dit pour la jeunesse grâce à Masse Critique de Babelio et à Bayard avec un nouveau grand plaisir de lecture, une lecture de plus en plus haletante, du suspense et une tension extrême dans la seconde partie.

    Juste de l’autre côté de la mer, ce sont ces...
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    C’est une nouvelle découverte d’un roman dit pour la jeunesse grâce à Masse Critique de Babelio et à Bayard avec un nouveau grand plaisir de lecture, une lecture de plus en plus haletante, du suspense et une tension extrême dans la seconde partie.

    Juste de l’autre côté de la mer, ce sont ces quatorze kilomètres qui séparent Tanger, au Maroc, du continent européen, le fameux détroit de Gibraltar. Traverser fait rêver tant de monde sur le continent africain mais, pour la plupart, ces rêves se terminent mal ou très mal. Mais revenons au début de ce roman signé Ingrid Thobois.
    Tout commence bien plus au sud, à Boumalne, au débouché de la haute vallée du Dadès, à plus de 1 500 m d’altitude où Lilia et Mehdi, jumeaux de 14 ans vivent heureux avec Kenza, leur mère, et leurs grands-parents adoptifs, Malik et Kahina, d’origine berbère. Hélas, le père des deux adolescents, Kader est mort il y a dix ans.
    Mehdi va à la pêche et Lilia dessine merveilleusement. L’événement de l’année survient avec l’arrivée du Français : Éric Abellan, un prof de collège, qui passe ici une semaine pour s’adonner à l’escalade.
    Kenza est institutrice à Boumalne. Tout serait parfait s’il n’y avait pas ce nouvel imam, copain de Fouad, le frère de Kenza. Ils sont fâchés tous les deux depuis que ce dernier a tenté d’empêcher sa sœur d’épouser Kader, un sahraoui, un descendant d’esclaves. Kenza n’accepte pas la régression qui s’impose et affirme qu’il n’est pas écrit dans le Coran que les femmes doivent se voiler.
    Le constat est accablant : « Vingt ans plus tard, hélas, les barbus aux fronts étroits et aux rêves de violence ont gagné du terrain dans le monde entier, et prolifèrent dans la vallée des roses… Dans la rue, dans le souk, le climat s’est dégradé. Pour un rien, on vous cherche des noises. »
    On le sent bien, cette vie simple, équilibrée, au contact de la nature, ne va pas durer.
    Mehdi grandit, est attiré par la modernité, s’offusque parce que le téléphone portable offert par Éric ne capte pas et rêve d’Europe… Impossible d’en dire plus sans nuire à l’intérêt de la lecture d’un livre qui m’a emmené ensuite à Tanger, une ville où les dangers sont multiples mais où la bonté existe encore.
    Lilia est admirable et cet amour familial qu’elle éprouve malgré les risques immenses que prend Mehdi, est bien mis à mal.

    Juste de l’autre côté de la mer, un livre à l’écriture simple, précise, efficace, n’exclut pas poésie et rêve mais la dernière ligne lue, j’aimerais bien connaître la suite…

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    Couverture du livre « Juste de l'autre côté de la mer » de Ingrid Thobois aux éditions Bayard Jeunesse

    Violaine belouard sur Juste de l'autre côté de la mer de Ingrid Thobois

    Je déroge un peu à la règle du "mercredi jeunesse" pour en faire un "jeudi je lis ce qui me plaît".

    Alors que l'été indien se termine pour nous, je vous invite à plonger dans l'univers du Maroc. En premier lieu vous y trouverez le soleil, la chaleur et l'authenticité du paysage.

    Ensuite,...
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    Je déroge un peu à la règle du "mercredi jeunesse" pour en faire un "jeudi je lis ce qui me plaît".

    Alors que l'été indien se termine pour nous, je vous invite à plonger dans l'univers du Maroc. En premier lieu vous y trouverez le soleil, la chaleur et l'authenticité du paysage.

    Ensuite, vous entrerez dans une famille fortement soudée où Kenza la mère de famille gère et élève seule ses deux jumeaux adolescents, Lilia et Mehdi.
    Elle est seule suite à la perte de son mari quelques années auparavant. Mais Kenza a une attitude positive que rien ne peut amoindrir et elle a su rebondir suite à cet événement très douloureux. Elle est entourée d'un couple d'amis qui font quasiment partie de la famille.

    Et puis, il y a Eric. C'est un français qui a trouvé dans le foyer de Kenza la bienveillance, la bonté et la gentillesse. Il revient tous les ans voir ses amis si chers à son cœur.

    Au fil du temps des changements se sont produits au Maroc et si chacun s'en rend compte, chacun espère aussi que ça ne changera rien dans leur quotidien. Après tout ils sont éloignés des grandes villes et donc leurs habitudes ne méritent pas qu'on les bousculent.

    Sauf que ça ne se passe jamais comme ça dans la vraie vie. Et Ingrid Thobois est malheureusement obligée de nous décrire au plus près de la réalité ce qui arrive parfois et qui rend la vie si dure.

    Lilia et Mehdi ont tout à construire mais ce qui est encore malléable pour eux c'est leur esprit. Selon les rencontres et les promesses, les deux ados vont prendre des décisions bien différentes. C'est toute leur jeunesse que l'on suit !

    J'ai été touchée par ce roman !

    Lilia est celle qui m'a le plus embarquée dans ce livre. L'attachement est intense pour cette jeune adolescente. Certains passages du livre sont très émouvants.
    Tout est remis en cause dans cet ouvrage, nous sommes dans un pays qui a encore besoin d'évoluer, notamment sur la condition féminine et sur la transmission d'idées. Le portrait dépeint est assez sombre en fait car il met en scène des événements douloureux, tragiques pour les deux ados.

    Et pourtant ce roman est bien plus que ça ! Il est aussi touchant qu'il est lumineux. Lilia représente l'avenir, la confiance, la patience, le courage et la persévérance. Je pense qu'elle sera une femme mentalement très forte!

    Si je parle de Lilia en tant que femme c'est que j'aimerais énormément que l'auteure décide de raconter la suite de la vie de Lilia.

    Si je dois donner un petit bémol il porte sur Eric, j'aurais adoré savoir comment il aurait évolué dans la crise que traverse la famille de Kenza...


    La fin est perturbante car elle ramène aussi à la réalité du sort des migrants et on termine en se demandant comment nous aurions fait ? Aurions-nous eu assez de force pour rendre à Mehdi ses idées d'enfants, l'écarter du danger ?

    Vous l'aurez compris, ce livre est vraiment une très très belle découverte. J'ai été surprise d'ailleurs car je ne m'attendais pas à cela. J'aime les romans jeunesse et j'aime quand ils sont le reflet de notre "vraie" société car je pense que les jeunes ont besoin d'être confrontés aussi à ce qui peut se passer ailleurs.

    Ce livre répond tout à fait à mes critères en terme de qualité, de réflexion et également d'optimisme. Ingrid Thobois donne aux lecteurs la chance de se dire qu'un meilleur est possible et cela porte un message fort d'espoir et de confiance en l'avenir.

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    Couverture du livre « Juste de l'autre côté de la mer » de Ingrid Thobois aux éditions Bayard Jeunesse

    Chantal Lafon sur Juste de l'autre côté de la mer de Ingrid Thobois

    En mots choisis l’auteur amène ses jeunes lecteurs à ouvrir les yeux sur le « problème » des migrants.
    Ce livre m’a fait penser au très beau roman « Le ventre de l’Atlantique de Fatou Diome paru il y a déjà 15 ans et que je n’ai pas oublié.
    Une famille, Kenza veuve de Kader, élève seule ses...
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    En mots choisis l’auteur amène ses jeunes lecteurs à ouvrir les yeux sur le « problème » des migrants.
    Ce livre m’a fait penser au très beau roman « Le ventre de l’Atlantique de Fatou Diome paru il y a déjà 15 ans et que je n’ai pas oublié.
    Une famille, Kenza veuve de Kader, élève seule ses jumeaux Lilia et Mehdi 15 ans, ils ont des grands-parents d’adoption Kahina et Malik.
    Tous les ans en avril, Éric, parisien, vient passer une semaine de vacances chez eux, il a connu Kader. Il s’est pris d’affection pour cette famille qui l’a accueilli avec toute la richesse de leurs cœurs réunis en un seul credo l’amour du prochain.
    Mais cette année-là, même dans ce village loin de toute grande ville, Tanger est à 900 kilomètres, les choses ont changé. Un nouvel iman est arrivé, il fait partie des barbus, entendons les islamistes radicaux.
    Kenza avait épousé Kader contre la volonté de sa famille, elle jeune femme lettrée, a tenu tête pour celui qu’elle a aimé. Son frère Fouad ne lui a jamais pardonné, il fait partie lui aussi des radicaux.
    Lilia elle, ressemble a sa mère, c’est une battante qui se donne les moyens d’arriver à se faire une vie selon ses souhaits, ceux de la liberté dans son pays mais Mehdi est à l’âge de tous les dangers, et l’arrivée d’Éric est pour lui comme un détonateur.
    A partir de là tout s’enchaîne vers le drame.
    Une histoire faite d’une simplicité qui place des mots sur des faits sociétaux importants, et replacent l’occident à sa place.
    Autrefois, les occidentaux, dits pays riches, colonisaient les pays d’Afrique, maintenant la colonisation se fait en apportant du consumérisme dans des pays qui n’ont pas besoin de nos modes de vie.
    Cela fait rêver les plus jeunes, les éloignent de leurs valeurs.
    Une belle réflexion peut être amorcée par le biais de ce roman et aussi l’entame d’un dialogue riche.
    L’eldorado n’est pas l’ailleurs, le bonheur n’est pas dans la possession des autres et des objets etc.
    En montrant la dichotomie des jumeaux l’auteur nous montre que la solution est en nous, et que la volonté doit nous guider du bon côté celui de l’humanité.
    Je verrais bien une suite à ce roman.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 14 octobre 2018.