Imre Kertesz

Imre Kertesz
Prix Nobel de littérature en 2002, Imre Kertész est né le 9 novembre 1929 dans une famille juive et modeste de Budapest. Déporté à l'âge de quinze ans à Auschwitz, il est ensuite transféré à Buchenwald puis au camp de travail de Zeitz. Son expérience des camps de concentration le marque profondém... Voir plus
Prix Nobel de littérature en 2002, Imre Kertész est né le 9 novembre 1929 dans une famille juive et modeste de Budapest. Déporté à l'âge de quinze ans à Auschwitz, il est ensuite transféré à Buchenwald puis au camp de travail de Zeitz. Son expérience des camps de concentration le marque profondément et imprègne toute son ½uvre. Il déclare lui-même : “Quand je pense à un nouveau roman, je pense toujours à Auschwitz”. Libéré en 1945, il retourne en Hongrie où il découvre que toute sa famille a été exterminée. Il exerce le métier de journaliste pour le quotidien Világossá, mais est licencié en 1951, lorsque le journal devient l'organe du parti communiste. Il se consacre alors à la littérature, après la lecture, marquante, de L'Etranger de Camus, et traduit des auteurs de langue allemande tels que Hofmannsthal, Freud, Canetti, Nietzsche et Wittgenstein. Etre sans destin (Actes Sud, 1998 ; Babel n° 973) est son premier roman. Paru en 1975 dans l'indifférence générale, cet ouvrage est un “roman de formation à l'envers”, de forme autobiographique, dans lequel un adolescent raconte son existence dans les camps de concentration sur un ton détaché. Ecrivain de l'ombre pendant quarante ans, Kertész gagne sa vie en écrivant des comédies musicales et des pièces de boulevard et en faisant des traductions. Il reçoit le prix Nobel en 2002. Refusant tout nationalisme, il se décrit lui-même comme un juif européen et vit avec sa femme entre Berlin et Budapest. En France, son ½uvre est publiée par Actes Sud.

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  • L'Ultime Auberge  d'Imre Kertész
    L'Ultime Auberge d'Imre Kertész

    Né en le 9 novembre 1929 à Budapest dans une famille juive modeste, Imre Kertész n'a que 15 ans quand il est déporté à Auschwitz, avant d'être transféré à Buchenwald puis dans le camp de travail de Zeitz.Une période qui imprègne toute son oeuvre littéraire et lui a valu de recevoir le prix Nobel de littérature en 2002.Il vit aujourd'hui à Budapest avec sa femme. L'Ultime Auberge, son dernier titre, sera-t-il l'ultime ?

Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « Être sans destin » de Imre Kertesz aux éditions Actes Sud

    kadeline sur Être sans destin de Imre Kertesz

    Imre Kertesz est un auteur qui a eu le prix Nobel de littérature en 2002. Etre sans destin est un récit autobiographique qui raconte sa vie pendant la seconde guerre mondiale. Il est a ce moment là, un ado juif hongrois. Il se fait rafler et part dans les camps. J’ai été très très mal à l’aise...
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    Imre Kertesz est un auteur qui a eu le prix Nobel de littérature en 2002. Etre sans destin est un récit autobiographique qui raconte sa vie pendant la seconde guerre mondiale. Il est a ce moment là, un ado juif hongrois. Il se fait rafler et part dans les camps. J’ai été très très mal à l’aise face au parti prix de l’auteur mais c’est aussi ce qui rend ce texte puissant. Le récit est raconté avec une candeur extrême, on est à la limite d’un discours fait par « l’idiot du village ». C’est d’un optimiste déroutant. Il annonce tout, même le pire sur le ton qu’on prend pour parler de la pluie et du beau temps. Tout est normal, il n’y a jamais de soucis, tout est comme ça. Il accepte, se réjouit du moindre petit rien. C’est assez compliqué à lire mais pas de la façon habituelle quand on lit un récit sur les camps de concentration, quand on aborde l’horreur. Là il y a un tel contraste entre la façon dont il raconte et ce qui se passe réellement que c’en est vraiment déroutant, malaisant.
    On ne s’attend pas à quelque chose de limite joyeux et pourtant c’est ce que l’auteur nous propose. Je suis très contente de l’avoir lu, c’est un texte marquant. Ce qui m’en restera c’est définitivement le contraste entre le ton et l’histoire et une phrase à la fin qui explique le choix de ce ton.

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    Couverture du livre « Être sans destin » de Imre Kertesz aux éditions Actes Sud

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur Être sans destin de Imre Kertesz

    Être sans destin est l'ouvrage que je préfère sur les camps de concentration. Ce livre est très profond et touchant alors que Imre Kertesz n'avait que 15 ans lors de ce drame.

    Être sans destin est l'ouvrage que je préfère sur les camps de concentration. Ce livre est très profond et touchant alors que Imre Kertesz n'avait que 15 ans lors de ce drame.

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    Couverture du livre « Être sans destin » de Imre Kertesz aux éditions Actes Sud

    Jean-Claude Dutemps de LE FORUM ARTS ET LIVRES sur Être sans destin de Imre Kertesz

    Un récit qui porte un regard différent sur la vie dans les camps de concentration. C'est bouleversant mais loin de tout misérabilisme ou sensationnalisme. Au contraire, le ton est détaché et une distance est prise face à l'horreur.
    Un livre remarquable, souvent troublant, parfois déroutant mais...
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    Un récit qui porte un regard différent sur la vie dans les camps de concentration. C'est bouleversant mais loin de tout misérabilisme ou sensationnalisme. Au contraire, le ton est détaché et une distance est prise face à l'horreur.
    Un livre remarquable, souvent troublant, parfois déroutant mais toujours très impressionnant.
    On reste hanté par ce livre longtemps après sa lecture.

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    Couverture du livre « Être sans destin » de Imre Kertesz aux éditions Actes Sud

    Littéraflure sur Être sans destin de Imre Kertesz

    On en a vu et lu des bouquins sur la Shoah. Difficile d'égaler un Primo Lévi ou un Jorge Semprun. Et puis, souvent, il y a un truc qui cloche à la lecture de ces témoignages toujours bouleversants : c'est que les jugements, les réflexions, les considérations dûment muries sont plaquées sur des...
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    On en a vu et lu des bouquins sur la Shoah. Difficile d'égaler un Primo Lévi ou un Jorge Semprun. Et puis, souvent, il y a un truc qui cloche à la lecture de ces témoignages toujours bouleversants : c'est que les jugements, les réflexions, les considérations dûment muries sont plaquées sur des évènements pendant lesquels les victimes n'avaient pas eu le temps du souvenir et de l'analyse, par manque d'information. C'est ce qui fait la force de ce roman : on suit Kertez dans ses découvertes, dans ses stupéfactions, sans aucun jugement de valeurs. Ses commentaires d'adolescent, souvent d'une émouvante naïveté, donnent à la description de l'horreur une force jamais atteinte.