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Imbolo Mbue

Imbolo Mbue

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Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    muriel bouche sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    Lecture numérique !
    Merci à Netgalley et aux éditions Belfond de m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce magnifique roman.
    Ici il est question de Jende et de Neni, 2 Camerounais venus à New York, portés par leur rêve d’Amérique. Jende est arrivé le premier, et après 3 années passées à...
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    Lecture numérique !
    Merci à Netgalley et aux éditions Belfond de m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce magnifique roman.
    Ici il est question de Jende et de Neni, 2 Camerounais venus à New York, portés par leur rêve d’Amérique. Jende est arrivé le premier, et après 3 années passées à économiser, il est enfin rejoint par sa femme et leur fils. Il tient par-dessus tout à sortir celui-ci d’un Cameroun qu’il estime sans avenir, pour lui offrir une nouvelle vie dans le pays où tout serait possible. Tous deux vont nous faire vivre leur tentative d’adaptation à une culture et un mode de vie qui leur est totalement étranger.
    Leur cheminement va notamment se nourrir de leurs rencontres, et surtout celle de la famille Edwards, dont le père Clark est l’un des riches cadres dirigeants de Lehman Brothers. En les côtoyant, Jende et Neni vont être amenés à découvrir peu à peu certaines des lézardes et des fêlures de « l’american way of life » : Clarke est rongé par les doutes, Cindy sa femme (l’archétype de la « desperate housewife «) par l’ennui, Mighty leur fils cadet par le manque d’affection, le fils ainé par l’envie de fuir.
    Tellement de thèmes se croisent et s’entrechoquent dans ce roman qu’il est impossible de parler de tous sans y passer des heures ni dévoiler certains aspects de l’histoire : choc de cultures, émancipation des femmes, éducation des enfants, business de l’immigration et de la green card, …
    Tous ces sujets sont traités avec beaucoup d’intelligence, sans jamais apporter de réponse ni de solution toute faite, mais en cachant leur complexité derrière un récit maitrisé de bout en bout et dans lequel ils s’intègrent parfaitement. Un récit qui nous permet de suivre avec énormément de plaisir le cheminement des 2 personnages centraux, leurs questionnements, leurs surprises, leurs incompréhensions, leur transformation aussi. Leurs relations de couple par exemple vont être fortement impactées, Jende et Neni n’évoluant pas de façon synchrone sur les mêmes sujets (la place et le rôle de la femme au sein de la famille et de la société par exemple).
    Les portraits brossés (des personnages, de l’Amérique, du Cameroun) le sont systématiquement en demi teinte, jamais manichéens. Jamais l’auteure ne dit qui a raison et qui a tort dans les choix que chacun sera amené à faire. Elle nous apporte simplement sa vision de 2 mondes qui se percutent, de rêves et d’illusions qui affrontent une réalité moins belle que prévue mais peut-être aussi plus riche.
    L’écriture est particulièrement agréable, les mots ciselés et précis pour mieux nous faire partager des moments difficiles, d’autres drôles, mais toujours avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. J’ai particulièrement apprécié à la fois la richesse et la fluidité du style de Imbloo Mbue, dont c’est le premier livre.
    Ce roman, qui la base ne rentre pas forcément dans ce que j’ai l’habitude de lire régulièrement, m’a embarquée de la première à la dernière ligne, il m’a faite sourire, rire, imaginer (la cuisine camerounaise notamment !), réfléchir, et je vous le recommande vivement ! Un vrai coup de cœur !

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    Joëlle Guinard sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/10/voici-venir-les-reveurs-dimbolo-mbue.html

    Le rêve américain


    Qui sont donc ces rêveurs? Jende, un camerounais de Limbé qui veut fuir la misère et le désespoir de son pays natal, un homme qui rêve de l'Amérique et part à New-York tenter sa...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/10/voici-venir-les-reveurs-dimbolo-mbue.html

    Le rêve américain


    Qui sont donc ces rêveurs? Jende, un camerounais de Limbé qui veut fuir la misère et le désespoir de son pays natal, un homme qui rêve de l'Amérique et part à New-York tenter sa chance. Au bout de deux ans, il parvient à faire venir sa femme Neni et leur fils Liomi. Sa femme va entreprendre des études de pharmacie. Jende rêve d'obtenir la Green Card et de devenir un vrai américain.

    Jende réussit à se faire embaucher comme chauffeur de Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers à Wall Street mais il va devoir vivre avec le spectre de l'expulsion car son autorisation de séjour ne dure que trois mois ensuite ils vont devenir des clandestins, des demandeurs d'asile.

    Jende et Neni forment un couple volontaire, excessivement travailleur qui économise pour l'avenir, notamment pour financer les études de leurs enfants tout en envoyant régulièrement de l'argent à leur famille restée au pays qui les sollicite sans cesse "persuadés que les rues d'Amérique étaient pavées de dollars" .

    Jende considère que l'Amérique est le meilleur pays du monde et qu'Obama sera un grand président (nous sommes en 2007 à la vieille de la crise des subprimes).

    Une belle complicité va s'installer entre Jende et Clark au gré des discussions entre les deux hommes dans la voiture. Jende va se rendre compte que son patron est un homme en permanence stressé, inquiet pour la situation financière du moment, un homme qui vit aussi des difficultés familiales avec une épouse Cindy qui lui reproche de faire passer sa carrière avant sa famille et qui ne manque pas de blessures secrètes. De plus Vince, le fils aîné des Edwards, rejette le mode de vie de ses parents et va partir vivre en Inde. Jende est aussi le chauffeur de la femme et des fils de Clark, il vit donc de très près les problèmes de cette famille, il va même être pris à partie et manipulé, ainsi que Neni, par les deux époux.

    Mais arrive le jour où tout bascule avec l'effondrement de la banque Lehman et la terrible crise économique qui frappe le pays...

    Ce roman est dans la parfaite lignée d'Américanah de la nigériane Adichie Chimamanda Ngozi et du roman de Taiye Selasi, elle aussi d'origine nigériane par sa mère, Le ravissement des innocents.
    Voici venir les rêveurs est aussi passionnant que Le ravissement des innocents et ne comporte pas les longueurs qui m'avaient gênée dans Américanah.

    Cette saga familiale d'émigrés camerounais est le premier roman d'Imbolo Mbue qui a elle-même parcouru le même chemin que son héros, elle a certainement dû puiser dans son propre vécu pour retranscrire le regard d'immigrés africains sur les américains.
    L'écriture fluide rend la lecture très agréable. La couverture est particulièrement bien réussie avec des symboles représentant New York sur un fond d'imprimé africain.
    Ce roman foisonnant est riche en dialogues savoureux, en couleurs, en odeurs, en bananes plantains et beignets...
    Choc des cultures, difficultés de l'exil et de l'intégration sont traités d'une façon poignante.
    A lire absolument

    Ce titre a fait partie de la première sélection du prix Fémina Etranger

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    Dominique Sudre sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    2008, à New York. Jende a quitté le Cameroun il y a déjà quelques mois, son cousin lui a payé le billet pour venir tenter sa chance aux États Unis. Depuis, à force de petits boulots et d’économie, il a fait venir Neni, son épouse, et Liomi, leur fils. NY est pour eux synonyme d’Eldorado, puisque...
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    2008, à New York. Jende a quitté le Cameroun il y a déjà quelques mois, son cousin lui a payé le billet pour venir tenter sa chance aux États Unis. Depuis, à force de petits boulots et d’économie, il a fait venir Neni, son épouse, et Liomi, leur fils. NY est pour eux synonyme d’Eldorado, puisque dans leur pays, la différence de classe leur interdisait de se marier, de vivre sereinement et d’être acceptés par leurs familles respectives. Mais la vie de migrant n’est pas toujours facile, et si le rêve est à portée de main, l’administration et ses arcanes compliquent passablement les choses. Car pour rester en Amérique, il faut obtenir un emploi et une Green Card, ou une Green Card et un emploi, car l’un ne va pas sans l’autre, mais l’un comme l’autre sont difficiles à obtenir.
    Grâce au piston et sans dévoiler son problème de papiers, Jende va se faire embaucher comme chauffeur par Clark, un banquier reconnu et prospère de Lehmann Brothers. Passer des heures ensemble chaque jour dans l’atmosphère confiné d’une voiture, même de luxe, ça rapproche. Clark et Jende se parlent, essayent de se comprendre, même s’ils n’iront jamais jusqu’à évoquer leurs problèmes ni aborder ce qui touche à l’intime.

    Deux mondes vont alors se côtoyer et par moment s’accepter, s’écouter, tenter de se connaître. Celui des riches américains, avec grand appartement, bonne éducation pour les enfants, chauffeur, soirées de gala, maison d’été dans les Hamptons, vacances de rêve, et le monde des émigrés, vivant à Harlem, craignant à tout moment de se faire expulser, mais qui mettent tout leur cœur et leur énergie à se faire accepter, à rentrer dans le moule pour profiter à leur tour du rêve américain.
    Neni rêve de devenir pharmacien et va enfin entreprendre des études financées grâce au beau salaire de Jende. Jusqu’au jour où, enceinte de leur second enfant, Jende décide qu’elle doit arrêter et rester à la maison. Car dans la tradition africaine, l’homme est celui qui sait et qui décide, et sa femme doit respecter ses choix, même si elle n’est pas d’accord, même si en Amérique elle est en droit d’exercer son libre arbitre. Arriver et vouloir s’intégrer dans un nouveau pays ne fait pas perdre pour autant les prérogatives et les croyances de son pays d’origine. En Afrique l’homme décide, la femme obéit. A New York, Neni devra accepter et obéir, au risque de voir son rêve anéanti. La crise des subprimes est passée par là, les riches banquiers de Wall street ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et le pays a sombré dans une crise sans précédent, les mois passent, sans papiers et désormais sans emploi Jende se désespère. Certains s’en remettront, mais la famille de Jende devra certainement renoncer à ses rêves.

    Imbolo Mbue nous propose une intéressante analyse des différences de classe, du choc de deux mondes en apparence si opposés, mais aussi de tout ce qui rapproche, une enfance malheureuse, les enfants, une bonne éducation, le rêve de s’en sortir. Puis vient la crise, le renoncement, la faillite, qui font prendre conscience aux plus riches de la valeur de la famille. C’est décrit ici de façon un peu caricaturale peut-être, mais qu’importe, car le rythme, l’intérêt sont là. Même si le roman semble un peu lent à démarrer, parfois un peu idyllique lorsqu’il brosse l’entente entre deux familles que tout oppose, jusqu’au moment où tout s’effondre. Et avant tout jusqu’à la fin du rêve américain, de cet espoir que l’on met dans la réussite qu’on va chercher dans un autre pays, quand on a le courage de tout quitter : famille, amis, pays.

    Difficile réalité des migrants, de l’idée que l’on se fait de l’ailleurs, et pour les migrants africains où qu’ils soient, de l’aide qu’il faut continuer à apporter à la famille sans faillir, même quand la situation est difficile, car au pays tous espèrent votre réussite pour s’en sortir aussi. Excellente analyse également du poids de la famille, de la classe, de la tribu et des traditions tellement prégnants en Afrique, et exprimés avec tant de force dans les romans de Léonora Miano, quand la voix d’Imbolo Mbue se fait un peu plus légère et laisse une part au rêve et à l’espoir.

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    Mes échappées livresques sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    L’immigration est un thème que j’aborde peu dans mes lectures et j’avoue que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en découvrant ce roman qui fait partie de la rentrée littéraire 2016.

    Finalement, ce fut une bonne surprise car on s’immerge complètement dans l’univers de cette famille...
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    L’immigration est un thème que j’aborde peu dans mes lectures et j’avoue que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en découvrant ce roman qui fait partie de la rentrée littéraire 2016.

    Finalement, ce fut une bonne surprise car on s’immerge complètement dans l’univers de cette famille camerounaise qui n’a qu’un seul rêve : devenir des citoyens américains.

    On suit avec attachement et curiosité l’intégration de Jende et Neni, les difficultés auxquelles ils doivent faire face au quotidien, notamment pour l’obtention de leurs papiers, trouver du travail…

    La confrontation des cultures est présente et le fameux proverbe « l’argent ne fait pas le bonheur » est tout à fait d’actualité dans ce roman.

    L’auteur, originaire elle aussi du Cameroun, nous dépeint avec beaucoup de réalisme son pays natal mais également le parcours difficile des immigrés qui tombent de haut en arrivant aux Etats-Unis.

    Après la fascination du rêve américain, la désillusion prend place. Tout n’est pas finalement aussi rose qu’ils l’avaient espéré mais l’espoir demeure au prix de sacrifices.

    Un premier roman que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de plaisir. Un livre plein d’espoir sur une famille en quête du bonheur.

    https://mesechappeeslivresques.wordpress.com/

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