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Imbolo Mbue

Imbolo Mbue

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Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    Chantal Lafon sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    Jende Jonga et son épouse Neni arrivent à New-York, ils ont quitté Limbé au Cameroun, leur terre natale, pour une vie meilleure.
    Ils l’ont rêvé cette Amérique de tous les possibles ils sont émerveillés, mais une petite voix en eux ne les lâche pas, elle leur dit avec insistance que pour rester...
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    Jende Jonga et son épouse Neni arrivent à New-York, ils ont quitté Limbé au Cameroun, leur terre natale, pour une vie meilleure.
    Ils l’ont rêvé cette Amérique de tous les possibles ils sont émerveillés, mais une petite voix en eux ne les lâche pas, elle leur dit avec insistance que pour rester dans ce paradis il leur faut un sésame : la green card.
    Jende trouve un poste de chauffeur d’un riche banquier, Edwards, et là tout semble permis, comme pour les joueurs à la loterie qui avec des si refont leur vie…
    Je vous laisse découvrir la façon dont Jende obtient ce travail, le système D est efficace.
    Ils voient le miracle à leur portée, ils se placent du point de vue de l’humain et ils sont prêts à tout pour s’adapter aux exigences de leur employeur.
    Mais ils ne pouvaient pas prévoir la crise des subprimes et ses conséquences. Jende le prend comme un échec personnel, Neni elle vendrait son âme au diable s’il le fallait pour rester à New-York.
    La famille Edwards, la femme Cindy est née pauvre et ne veut pas le redevenir et la famille Jende venue pour ne plus être pauvre vont avoir des liens de complicité, mais les déterminismes sociaux ne s’effacent pas même en Amérique…
    Ces doux rêveurs nous font vivre leur histoire avec la drôlerie de l’adaptation du monde camerounais au monde américain, mais ils nous bouleversent par l’ampleur que les revers de la vie leur infligent.
    Presque douze heures d’écoute pour ce livre, mais une merveille d’interprétation par Julien Chatelet, qui avec sobriété sait nous restituer les couleurs de ce roman et nous faire ressentir la dramaturgie de l’histoire.
    Les dialogues ont une saveur rehaussée par cette lecture et le jeu de Julien Chatelet met en valeur l’humanisme qu’Imbolo Mbue a mis dans cette histoire.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 20 février 2017

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    Clémentine B. sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    Dans ce premier roman, nous suivons les tribulations de Jende et Nani, un couple camerounais venu s’installer aux Etats-Unis. Imbolo Mbue décrit avec beaucoup de réalisme leur quotidien dans un appartement étriqué de Harlem, leur difficulté à trouver du travail et leurs préoccupations qui...
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    Dans ce premier roman, nous suivons les tribulations de Jende et Nani, un couple camerounais venu s’installer aux Etats-Unis. Imbolo Mbue décrit avec beaucoup de réalisme leur quotidien dans un appartement étriqué de Harlem, leur difficulté à trouver du travail et leurs préoccupations qui finissent par ne tourner qu’autour d’une seule et unique chose : l’obtention de la fameuse Green Card.

    Les dialogues sont très vivants et l’auteur retranscrit très bien les expressions camerounaises qui apportent crédibilité au récit ainsi qu’une touche d’humour. La description des difficultés rencontrées par les immigrants arrivant dans une Amérique idéalisée et le démantèlement progressif de l’American Dream de Jende et Nani sont vraiment très réussis, rendant ce roman particulièrement touchant, sans jamais être larmoyant.
    Le style agréable de l’auteur ainsi que le rythme très enlevé du récit rendent la lecture particulièrement facile.

    Cependant, les dialogues omniprésents et la psychologie très peu poussée des personnages rendent très vite l’histoire un peu plate. Si le personnage de Jende est touchant par son humanisme et sa droiture, le personnage du riche employeur américain et sa femme sont un peu trop caricaturaux. Le banquier richissime, la femme au foyer dépressive et le fils « rebelle » qui part en retraite spirituelle en Inde font un peu trop penser à un mauvais feuilleton télévisé pour être vraiment crédibles, ce qui peut empêcher d’adhérer totalement à ce roman, pourtant globalement intéressant.

    Un premier roman très agréable à lire mais qui aurait pu être vraiment excellent si la psychologie des personnages avait été plus travaillée.

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    Sophie Gauthier sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    Les rêveurs du beau roman d'Imbolo Mbue ce sont Jende Jonga et son épouse Neni, tous deux venus de Limbé au Cameroun jusqu'à New-York pour prendre une part du mythique rêve américain. Lorsque Jende est engagé comme chauffeur de Clark Edwards, un riche banquier, leur rêve n'a jamais été aussi...
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    Les rêveurs du beau roman d'Imbolo Mbue ce sont Jende Jonga et son épouse Neni, tous deux venus de Limbé au Cameroun jusqu'à New-York pour prendre une part du mythique rêve américain. Lorsque Jende est engagé comme chauffeur de Clark Edwards, un riche banquier, leur rêve n'a jamais été aussi près de se réaliser. Il reste à obtenir la fameuse Green Card pour devenir résidents et bénéficier définitivement des largesses du mode de vie américain. Mais, comme une vitrine rutilante dont ils envient le contenu qui leur est interdit, l'Amérique et son abondance illusoire s'éloignent à mesure que Jende et Neni s'en approchent. Le mirage trompeur se fendille au moment où éclate la crise des subprimes, en 2008. L'onde de choc économique se répercute dans la famille Edwards et le violent ricochet vient fracasser les rêves du couple Jonga. Alors que Neni risque de vendre son âme pour avoir le droit de rester aux Etats-Unis, Jende subit les évènements comme une défaite personnelle.

    Tout sonne juste dans ce roman poignant qui vibre d'humanité ! Aucune concession n'est faite à la facilité, ni au manichéisme. Les changements de situation font évoluer les personnages et leurs réactions, souvent inattendues, les montrent dans toute leur complexité. L'histoire est construite de telle manière que, progressivement, par petites touches révélatrices, les décalages culturels et sociaux entre la famille Jonga et la famille Edwards apparaissent comme des failles infranchissables. Si des liens de complicité se nouent entre Jende et Clark, entre Neni et Cindy, il n'en reste pas moins que chacun, même en Amérique, a une place assignée par sa naissance. Le personnage de Cindy est à ce titre particulièrement émouvant et significatif : née pauvre et devenue riche par son mariage, elle reste obsédée par la terreur de "dénoter" dans la société fortunée où elle évolue désormais.

    "Voici venir les rêveurs" est porté par une belle énergie, généreuse et sensible, qui, malgré tous les désenchantements, ne laisse pas le désespoir l'emporter. La force inaltérable des rêveurs est de pouvoir sans cesse reconstruire de nouveaux rêves sur les ruines des précédents. Le roman d'Imbolo Mbue en témoigne de très gracieuse et juste manière.

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    Couverture du livre « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue aux éditions Belfond

    Virginie Vertigo sur Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/12/15/34692356.html

    « Je t’explique, lui disait-il en la prenant de haut, l’Amérique, ce n’est pas ça du tout ; c’est un pays plein de mensonges. Si tu veux savoir la vérité, je te la dis : ce pays n’a plus de place pour les gens comme nous....
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/12/15/34692356.html

    « Je t’explique, lui disait-il en la prenant de haut, l’Amérique, ce n’est pas ça du tout ; c’est un pays plein de mensonges. Si tu veux savoir la vérité, je te la dis : ce pays n’a plus de place pour les gens comme nous. Que ceux qui ont perdu la raison croient aux mensonges et restent ici à jamais, en espérant que la situation s’arrangera et qu’ils seront heureux un jour. Mais moi, je ne vais pas passer ma vie à espérer devenir soudain heureux par l’opération du Saint-Esprit. Je refuse ça ! »

    Voici un roman bien agréable à lire sur l’image que l'on se fait de l’Amérique et sur les désillusions de l’immigration. Imbolo Mbue, elle-même camerounaise immigrée aux États-Unis, raconte l’histoire de la famille Jonga qui part du Cameroun pour tenter de réaliser leur rêve américain. Jende, le père, aidé par un réseau de solidarité africaine, réussit à décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, banquier chez Lehman Brothers. Sa femme Neni commence des études de pharmacie tout en faisant des services pour Cindy, la femme dépressive de Clark. Plutôt bien partis dans cette aventure américaine qu’ils idéalisent avec leur fils Liomi, ils rêvent d’obtenir la Green Card. Mais nous sommes en 2008 et la crise des subprimes éclate réduisant les rêves à néant. Face à l’échec se pose la question du retour au pays. Jende, empli de sagesse, n’ayant jamais oublié d’où il venait et très attaché à sa culture africaine, se prépare à revenir à Limbé, leur ville camerounaise d’origine. Neni, elle, plus vive et plus américanisée, s’acharne à rester à New York.

    Imbolo Mbue offre un roman très intéressant et bien écrit sur le regard que les immigrés peuvent poser sur l’Occident et vice-versa. L’Amérique est vue comme un eldorado, un espoir de s’élever mais on peut toucher cet idéal du doigt et tout perdre. Au-delà de cet aspect, l’auteure montre bien aussi les différences de culture et le fossé entre les classes sociales dans les rapports entre les employés africains et les nantis américains. Pour autant, le bonheur ou le malheur peuvent être communs. La critique est acerbe et à raison sur notre société où le capitalisme et la consommation sont rois.

    Ce roman est de bonne facture. Les dialogues où les langues se mélangent sont savoureux et les personnages sont plutôt sympathiques même s’ils me semblent un peu caricaturaux par moment et manquent parfois de consistance. J’ai trouvé aussi que les cent premières pages étaient un peu monotones. L’ensemble reste cependant très agréable.

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