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Ian Manook

Ian Manook
Ian Manook est la révélation du nouveau polar français. Son po-
lar mongol YERULDELGGER a reçu, dès la première année, 16
prix des lecteurs dont les trois plus prestigieux (Prix ELLE, Prix
SNCF et Prix Quais du Polar). Mais pendant 30 ans, il a aus-
si été l'éditeur de magazines jeunesse de Goldorak ... Voir plus
Ian Manook est la révélation du nouveau polar français. Son po-
lar mongol YERULDELGGER a reçu, dès la première année, 16
prix des lecteurs dont les trois plus prestigieux (Prix ELLE, Prix
SNCF et Prix Quais du Polar). Mais pendant 30 ans, il a aus-
si été l'éditeur de magazines jeunesse de Goldorak aux Tortues
Ninja en passant par Ulysse 31, Candy Candy, Winx, Barbie etc.
sans oublier 10 ans de STRANGE à éditer Marvel et DC Comics.
Pour TARKO, Ian Manook s'est inspiré de ses propres aventures
amazoniennes, lui qui a passé, dans sa jeunesse, treize mois en
forêt dans le Mato Grosso brésilien.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Ian Manook (9)

Avis sur cet auteur (109)

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    Couverture du livre « L'oiseau bleu d'Erzeroum t.1 » de Ian Manook aux éditions Albin Michel

    Jean-Paul Degache sur L'oiseau bleu d'Erzeroum t.1 de Ian Manook

    Ian Manook, Patrick Manoukian, que j’avais adoré lire dans sa trilogie de polars - Yeruldelgger, Les Temps sauvages et La mort nomade – est un fameux romancier.
    Cette fois, il s’est lancé un grand défi : raconter l’histoire de ses grands-parents en s’inspirant de ce que lui racontait sa...
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    Ian Manook, Patrick Manoukian, que j’avais adoré lire dans sa trilogie de polars - Yeruldelgger, Les Temps sauvages et La mort nomade – est un fameux romancier.
    Cette fois, il s’est lancé un grand défi : raconter l’histoire de ses grands-parents en s’inspirant de ce que lui racontait sa grand-mère. De 1915 à 1939, d’Erzeroum aux rives du lac Baïkal, je me suis laissé prendre par L’oiseau bleu d’Erzeroum, cette ville d’Arménie occidentale, située dans le nord-est de la Turquie, à 1945 mètres d’altitude, là où tout commence.
    Araxie et Haïganouch, sont deux sœurs âgées de dix et six ans. Elles vivent avec leur mère, Gaïanée, seule depuis que Vartan, son mari, est parti à la guerre. À la campagne, pas loin d’Erzeroum, la vie est paisible quand arrivent trois cavaliers turcs, des tchété, supplétifs de l’armée turque, des pillards. Et c’est la première scène de violence qui me plonge d’emblée dans l’épuration, l’élimination programmée des Arméniens, leur génocide.
    Ayant de peu échappé à la mort, Araxie et Haïganouch sont recueillies par des cousins, à Erzeroum, dans le quartier arménien situé hors les murs car la citadelle leur est interdite. Hélas, au cours de l’agression ôtant tragiquement la vie de sa mère, Haïganouch a perdu la vue. Araxie veille donc sur elle, heureusement, à chaque instant.
    Leur oncle, Krikor Karakozian, sait que 55 000 personnes ont déjà été suppliciées et égorgées à Aykestan et à Van et que bien d’autres horreurs ont été commises. Soudain, c’est sur leur communauté d’Erzeroum que s’abat le malheur. Obligés de partir très vite, de tout abandonner, de payer même une taxe, et déjà les premiers massacres, les premiers blessés.
    C’est ainsi que, dans cette année 1915, Ian Manook m’emmène sur les chemins de la déportation décidée par la nouvelle République turque. Talaat pacha, le ministre de l’Intérieur, est le grand théoricien de l’épuration et l’ordonnateur de l’extermination des chrétiens. Il est soutenu par Enver pacha, le ministre de la guerre alors que le docteur Nazim a tout planifié pour faire disparaître les cadavres et déporter les survivants dans le grand désert de Deir-ez-Zor où ils ne pourront que crever de faim et de soif.
    C’est vrai que dans cette première partie, il faut s’accrocher. J’ai beau avoir entendu parler de ce génocide, ce que raconte Ian Manook est atroce. Ce serait incroyable si tout n’était pas prouvé, avéré.
    Des gendarmes encadrent la colonne puis on trie, séparant hommes et garçons de plus de douze ans des femmes et des enfants. Des Kurdes à cheval et d’autres supplétifs se chargent de faire obéir et abattent sans sommation homme, femme ou enfant qui traîne ou tente de résister. Tous les hommes sont tués puis, un peu plus loin, c’est un véritable abattoir humain qui est mis en place près d’une rivière.
    C’est justement dans cette rivière que se baigne Hilde von Blitsch, la fille du consul d’Allemagne à Erzeroum, accompagnée d’un jeune citoyen américain, Christopher Patterson. Si Hilde perd la raison devant tous ces cadavres déversés par le courant, Christopher photographie cette abomination qui donne raison à toutes les rumeurs qu’il a entendues.
    Pendant ce temps, Araxie et Haïganouch sont arrivées à Diarbekir bien aidées par Chakée, une femme qui les a prises sous son aile. C’est là qu’elles sont vendues comme esclaves auprès d’Assina qui va devenir la seconde épouse d’un riche propriétaire, à Alep.
    Lorsqu’elles arrivent dans cette nouvelle résidence, leurs prénoms sont changés et on leur tatoue un petit oiseau bleu entre le pouce et l’index pour marquer leur appartenance à la maison. Araxie dit alors à sa sœur que c’est L’oiseau bleu d’Erzeroum.
    Bien des aventures suivent, des événements le plus souvent dramatiques, rarement heureux. Deux jeunes gens hardis et courageux interviennent : Haïgaz et Agop. Ils sont Arméniens et tentent de venger leurs frères lâchement massacrés.
    D’Istamboul à Smyrne qui deviendra Izmir suite à l’intervention brutale des troupes de Mustapha Kemal, en 1922, de Berlin à Beyrouth, d’Erevan à Moscou mais aussi de Pont-de-Chéruy à Meudon, l’auteur m’a fait beaucoup voyager et vivre d’importants moments d’Histoire. J’ai croisé des personnages importants pour la suite de l’Histoire et c’est passionnant de bout en bout.
    L’attitude des pays européens et des États-Unis d’Amérique devant cet immense massacre d’un peuple est d’une lâcheté immense mais nous savons que cela s’est déjà produit et se reproduira hélas ensuite avec, entre autres, la Shoah et le Rwanda.
    Toute cette histoire est bien racontée, réservant des moments de bonheur, de plaisir simple, de délices gastronomiques subtilement détaillés. Impossible de cacher que les grands-parents de l’auteur se retrouveront en France, à Pont-de-Chéruy (Isère) d’abord, puis à Meudon (Seine-et-Oise, Hauts-de-Seine aujourd’hui) où le racisme, la haine des étrangers est bien réelle.
    Heureusement, la diaspora arménienne agit et obtient des résultats pour aider les survivants des massacres à refaire leur vie.
    Si la Seconde guerre mondiale se profile juste après que le Front Populaire ait obtenu les congés payés et fait reconnaître les droits des travailleurs, en Union soviétique dont fait partie l’Arménie et sa capitale, Erevan, la terreur stalinienne fait des ravages et Ian Manook le détaille très bien.
    L’oiseau bleu d’Erzeroum aura-t-il réussi à réunir ces deux sœurs séparées brusquement alors qu’elles étaient encore à Alep ? Pour savoir et vivre intensément comme je l’ai vécu dans ce roman historique et familial, il faut lire L’oiseau bleu d’Erzeroum.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « La mort nomade » de Ian Manook aux éditions Albin Michel

    Agnes Laurent sur La mort nomade de Ian Manook

    Déçue par le dernier volet de cette trilogie mongole.
    Si j'ai été happée, enchantée par les deux premiers ici je suis mitigée.
    J'ai réussi à m'endormir plusieurs fois, été obligée de relire certains passages.
    Il manque cette fluidité, cette évidence des deux premiers opus.
    L'auteur nous...
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    Déçue par le dernier volet de cette trilogie mongole.
    Si j'ai été happée, enchantée par les deux premiers ici je suis mitigée.
    J'ai réussi à m'endormir plusieurs fois, été obligée de relire certains passages.
    Il manque cette fluidité, cette évidence des deux premiers opus.
    L'auteur nous offre un roman brouillon, des personnages qui disparaissent en cours de route, une histoire sur plusieurs continents qui nous éloigne du charme des autres.
    On y voyait les paysages, on sentait les plats, on découvrait une culture.
    Il y a une fin mais pas franchement de réponses à toutes les problématiques qui jalonnent l'histoire.

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    Couverture du livre « L'oiseau bleu d'Erzeroum t.1 » de Ian Manook aux éditions Albin Michel

    MAPATOU sur L'oiseau bleu d'Erzeroum t.1 de Ian Manook

    Un gros coup de coeur pour ce magnifique roman.

    En 1915, l’Etat Turc décide que les Arméniens, chrétiens, doivent quitter son sol. La population de l’Arménie turque est dépossédée de tous ses biens immobiliers et mobiliers et condamnée à la déportation.

    Des milliers de familles se...
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    Un gros coup de coeur pour ce magnifique roman.

    En 1915, l’Etat Turc décide que les Arméniens, chrétiens, doivent quitter son sol. La population de l’Arménie turque est dépossédée de tous ses biens immobiliers et mobiliers et condamnée à la déportation.

    Des milliers de familles se retrouvent ainsi à pied, en convois, surveillés par des Kurdes à cheval. Les hommes seront séparés des femmes et des enfants, massacrés. Des abattoirs à ciel ouvert sont installés, des milliers de cadavres encombrent les rivières.

    Au milieu de cette horreur, deux petites filles, Araxie (10 ans) et sa petite soeur Haïganouch (6 ans) assistent à la mort de leurs parents, et du reste de leur famille.

    Une vieille femme, Chakée, va alors prendre soin d’elles et, afin de leur éviter une mort certaine dans le désert de Deir-ez-Zor vers où le convoi de déportées se dirige, grâce à son courage et son audace persuadera un gendarme turc de vendre les deux fillettes comme esclaves à un médecin.

    Araxie et Haïganouch seront sauvées d’une mort certaine mais devront affronter de terribles épreuves.

    Si les premières pages sont terribles à lire, j’ai tout de suite voulu savoir ce qui arriverait à ces deux fillettes.

    J’ai apprécié certes la saga familiale, l’auteur ayant raconté de façon romancée l’enfance de sa grand-mère, mais surtout tout le côté historique extrêmement bien documenté.

    Notamment, les relations entre la Turquie et l’Allemagne pendant la Première Guerre Mondiale. Finalement, il est permis de penser que les nazis se sont inspirés de ce génocide pour conduire celui de la Seconde Guerre Mondiale.

    En parallèle, on suit l’implantation du régime communiste en URSS avec, là aussi, les dérives totalitaires.

    Le roman s’arrête en 1939. J’espère de tout coeur que Ian Manook a prévu d’écrire une suite.

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    Couverture du livre « L'oiseau bleu d'Erzeroum t.1 » de Ian Manook aux éditions Albin Michel

    Mimosa sur L'oiseau bleu d'Erzeroum t.1 de Ian Manook

    Excellent!même si je me suis posée la question:"Faut-il écrire toutes ces violences subies en tant qu'arménien,en tant que femme"?Historiquement passionnant,romanesque à souhait,Ian Manook déploie ici tout son talent!On a même envie de partager un repas entre arméniens tant sa plume se fait...
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    Excellent!même si je me suis posée la question:"Faut-il écrire toutes ces violences subies en tant qu'arménien,en tant que femme"?Historiquement passionnant,romanesque à souhait,Ian Manook déploie ici tout son talent!On a même envie de partager un repas entre arméniens tant sa plume se fait descriptive,incisive.Les "héros"nous crochent le coeur et l'âme,l'émotion nous cueille à chaque page.Vivement le tome 2,nous restons sur notre inquiétude:les deux soeurs vont-elles se retrouver?
    Autant le style nerveux de Roy Braverman ne me convainc pas,autant j'ai clos ce roman magnifique,la larme à l'oeil malgré la noirceur de certaines pages historiques,et dire qu'Hitler s'annonce.Irons nous jusqu'à Erdogan,Poutine...