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Ian Manook

Ian Manook
Ian Manook est la révélation du nouveau polar français. Son po-
lar mongol YERULDELGGER a reçu, dès la première année, 16
prix des lecteurs dont les trois plus prestigieux (Prix ELLE, Prix
SNCF et Prix Quais du Polar). Mais pendant 30 ans, il a aus-
si été l'éditeur de magazines jeunesse de Goldorak ... Voir plus
Ian Manook est la révélation du nouveau polar français. Son po-
lar mongol YERULDELGGER a reçu, dès la première année, 16
prix des lecteurs dont les trois plus prestigieux (Prix ELLE, Prix
SNCF et Prix Quais du Polar). Mais pendant 30 ans, il a aus-
si été l'éditeur de magazines jeunesse de Goldorak aux Tortues
Ninja en passant par Ulysse 31, Candy Candy, Winx, Barbie etc.
sans oublier 10 ans de STRANGE à éditer Marvel et DC Comics.
Pour TARKO, Ian Manook s'est inspiré de ses propres aventures
amazoniennes, lui qui a passé, dans sa jeunesse, treize mois en
forêt dans le Mato Grosso brésilien.

Vidéos relatives à l'auteur

Articles en lien avec Ian Manook (9)

Avis sur cet auteur (109)

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    Couverture du livre « Yeruldelgger » de Ian Manook aux éditions Lgf

    Sandy Lafosse sur Yeruldelgger de Ian Manook

    Comment reconnait-on un bon, très bon polar ? Peut-être aux nombres d’heures d'affilée passées à dévorer les pages de ce livre, sans jamais le reposer, à ne plus manger, à ne plus dormir, juste à lire…

    Yeruldelgger ce nom est aussi difficilement prononçable que ce roman est passionnant de...
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    Comment reconnait-on un bon, très bon polar ? Peut-être aux nombres d’heures d'affilée passées à dévorer les pages de ce livre, sans jamais le reposer, à ne plus manger, à ne plus dormir, juste à lire…

    Yeruldelgger ce nom est aussi difficilement prononçable que ce roman est passionnant de bout en bout. Ce nom c’est celui d’un policier mongol intègre, un loup solitaire des steppes qui se remet difficilement de la mort violente de sa petite fille. L’enquête qui le conduit à rechercher le meurtrier d’une petite fille enterrée vivante va avoir l’effet du sel sur ses plaies encore à vif.

    La lecture de ce polar, n’ayons pas peur des mots est tout simplement jouissive. L’auteur Ian Manook (qui n’a d’ailleurs rien d’un auteur Mongol, puisqu’il est français) joue avec son lecteur comme un chat avec une souris : il alterne des moments d’une violence extrême qui peut parfois être dérangeante avec des moments de pure poésie sans jamais casser le rythme. Les descriptions des steppes sauvages sont étourdissantes et allègent une histoire qui n’a rien d’un conte pour enfants.

    Ian Manook livre un polar aussi déroutant que fascinant décrivant une société mongolienne contemporaine déchirée entre la modernité et le respect des traditions qui, bien que fortement encore ancrées chez certains Mongols tend à disparaître. Sans jamais perdre le lecteur, ce polar si singulier aborde la déliquescence d’une société en proie à son passé : placée sous le joug du régime soviétique qui l’a laissé exsangue, elle doit aujourd’hui faire face aux promoteurs chinois à tous crins qui tentent de s’emparer de ses richesses naturelles.

    Corruption, violence intrafamiliale, exploitation sexuelle des femmes, perte d’identité tous ces thèmes sont abordés sans jamais écœurés le lecteur chacun de ces éléments étant éminemment bien dosé. Et, si l’image décrite de la Mongolie n’a rien à voir avec celle qui nous est vendue sur papier glacé, l’on sent à travers la description des paysages, de l’habitat, des coutumes chamaniques et de la nourriture locale (les ravioles de mouton gras, les marmottes farcies et le thé salé au beurre) que c’est bel et bien celle-ci, la véritable Mongolie. La Mongolie ce pays à l’atmosphère minéral.

    Il est impossible de ne pas être séduit par Yeruldelgger cet homme abimé par la vie, que l’on brûle de retrouver dans un prochain roman (en octobre prochain), mais si Ian Manook a particulièrement bien soigné la psychologie de ce personnage haut en couleur, il est en est de même pour tous les personnages qui gravitent autour de lui.

    Yeruldelgger est un véritable coup de cœur qui vient d’ailleurs de recevoir le prix quai du polar 2014, gageons d’ailleurs que ce prix n’est que le premier d’une longue liste à venir. S’il n’y avait qu’un polar à lire cette année ce serait indubitablement celui de Ian Manook : Yeruldelgger…

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    Couverture du livre « Yeruldelgger » de Ian Manook aux éditions Lgf

    eirenamg sur Yeruldelgger de Ian Manook

    YERULDEGGER POLAR VIBRANT ET CAPTIVANT

    Ce polar nous plonge dans un univers original : la Mongolie, ses steppes, ses immenses étendues et les dessous de la capitale d’Oulan Bator. Les descriptions du pays en font un personnage à part entière du roman et pas seulement un décor de fiction, le...
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    YERULDEGGER POLAR VIBRANT ET CAPTIVANT

    Ce polar nous plonge dans un univers original : la Mongolie, ses steppes, ses immenses étendues et les dessous de la capitale d’Oulan Bator. Les descriptions du pays en font un personnage à part entière du roman et pas seulement un décor de fiction, le personnage principal Yeruldegger est profondément attaché à son pays, ses racines et ses traditions. Il est fier d’être né là malgré les difficultés économiques, les séquelles du communisme et la corruption qui règne dans son pays.

    C’est un personnage atypique, un homme taciturne, en colère perpétuelle suite à la mort de sa petite fille Kushi, sa fille ainée Saraa est en rébellion contre lui et son ex-femme a perdu la tête suite au décès de leur fille. Il s’est entièrement tourné vers son travail, mais ses collègues le craignent et lui reproche son entêtement et son absence de mesures dans ses enquêtes. Il n’hésite pas à bousculer, tirer sur un indic pour obtenir des réponses et sa carrure de lutteur vont plus d’une fois le sauver d’affaire. Ce qui le rend attachant c’est justement son obstination à vouloir rendre justice à une petite fille découverte enterrée dans la steppe avec son tricycle rose. La découverte de cette victime va lui rappeler dangereusement l’enquête sur sa fille qu’il n’a jamais résolue. Il se lance à corps perdu dans l’enquête pour respecter une promesse, celle de retrouver les assassins de cette fillette ainsi que ceux de ses parents et de pouvoir l’enterrer en respectant la tradition mongole. Il est aidé par Oyun jeune femme flic très professionnelle qui lui voue une grande admiration et Salongo une femme médecin légiste dont il est secrètement amoureux et qui est fière comme lui des traditions mongoles.

    Cette équipe d’enquêteurs se retrouvent aussi confronter à 3 meurtres sordides en même temps que l'affaire de la fillette, ceux de 3 contremaîtres chinois massacrés dans leur usine, le livre permet de voir aussi le racisme et l’intolérance ici vis-à-vis des chinois à travers la piste vers un groupe d' extrémiste qui veut le retour d’une grande Mongolie et qui pret pour modèle Hitler.

    Il nous permet de découvrir un peuple, son histoire, ses relations avec l’ancienne URSS, ses légendes, ses croyances avec le passage au monastère et le personnage du Nerguii, ses traditions avec le fait de bénir les voyageurs à chaque fois qu’ils prennent la route. Il nous dresse une vision très réaliste de la misère et de la vie dans les égouts pour se chauffer avec le personnage débrouillard et sympathique de Gantulga qui va aider les inspecteurs dans leurs enquêtes.

    Les personnages corrompus comme Erdenbat ancien beau père de l’inspecteur Yeruldegger qui a bâtit sa fortune par les trafics. Erdenbat est aussi un ancien prisonnier des goulags et des horreurs de la dictature soviétique. On plonge dans le monde interlope des petits trafics de voitures, des prostituées. On remarque les tensions entre coréens, chinois, mongols, russes issus de leur passé commun ; du pouvoir de l’argent qui permet de tous faire comme la folle construction d’Erdenbat avec son ranch.

    Mais dans ce livre malgré le désespoir et la brutalité, la violence il y a toujours des instants de poésie, par la description des paysages, des légendes, de l’humour ,des personnages , notamment avec les références aux séries télés américaines comme les experts où on compare un vieux Mongol à Horatio Caine ou le personnage de Gantulga jeune débrouillard qui se moque des adultes.

    Les personnages secondaires sont aussi bien trempés avec le chef incompétent qui préfère se faire appeler Mickey depuis qu’il a fait des stages au FBI et qui abandonne sa culture tout comme Chuluum personnage faux, fainéant qui mettent des bâtons dans les roues à notre trio d’enquêteurs Yeruldegger, Oyun et Solango.

    J’ai beaucoup apprécié ce polar qui créer un univers singulier avec l’importance de l’histoire Mongole, ce flic cabossé par la vie, brisé mais qui ne veut rien lâcher des affaires qui lui sont confiées et veut aller au bout. Les liens avec les personnages, la découverte des traditions mongoles, le tableau sans concession d’une société qui s’oublie perd son âme et son identité à cause de la corruption et de la violence du monde moderne. Elle nous fait nous interroger sur l’humanité, la violence présente de manière inédite et le suspense est maintenu tout le long du récit et la fin du livre est impressionnante.

    Les chapitres sont courts et me font penser à des épisodes de séries, qui relance l’action ou donne une clé du mystère, chaque titre de chapitre correspond à la dernière phrase de celui-ci ce qui nous pousse à continuer la lecture. Il y a de nombreux retournements et une belle écriture qui fait voyager le lecteur et renouvelle le genre. Il fait aussi se questionner sur la folie, la violence de nos sociétés ce qui est très intéressant.

    Allez découvrir Yeruldegger et sa fière Mongolie et vous allez l’adopter comme les autres héros solitaires qui combattent le crime, en plus vous aimerez cet univers différent et ressentirez un peu de la folie, des grands espaces de la Mongolie. Un excellent polar à dévorer d’urgence.

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    Couverture du livre « Yeruldelgger » de Ian Manook aux éditions Lgf

    Yv Pol sur Yeruldelgger de Ian Manook

    Pour une fois, je vais faire court, je n'aurai qu'un seul mot : Excellent ! Lâchez vos bouquins et précipitez-vous en Mongolie !
    Bon, je vous le concède, j'ai largement dépassé le seul mot promis, mais j'ai été tellement emballé par ce polar que je ne voudrais vous faire passer qu'un seul...
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    Pour une fois, je vais faire court, je n'aurai qu'un seul mot : Excellent ! Lâchez vos bouquins et précipitez-vous en Mongolie !
    Bon, je vous le concède, j'ai largement dépassé le seul mot promis, mais j'ai été tellement emballé par ce polar que je ne voudrais vous faire passer qu'un seul message, celui de le lire à votre tour. Si vous vous souvenez, j'avais été emballé par Le dernier Lapon, polar lapon écrit par un Français, et je n'avais pas menti puisqu'il a plu à quasiment tous ceux qui l'ont lu et qu'il a eu les honneurs de citations et d'au moins un prix (deux pour être précis, Quais du polar et Mystère de la critique) Eh bien, sans vouloir comparer, il y a des similitudes, Yeruldelgger est un polar mongol écrit par un Français et qui nous plonge en plein cœur d'un pays qui a du mal à se remettre de la domination soviétique et de l'omniprésence économique de la Chine. Le contexte est formidable (alors, ne soyez pas surpris si j'utilise des adjectifs forts, voire des superlatifs, je ne sais pas minimiser mon enthousiasme) : la Mongolie entre modernisme et richesse, Oulan Bator qui voit des buildings de verre et d'acier s'ériger, des villas pousser dans certains quartiers, mais aussi entre tradition et extrême pauvreté, des nomades venus en ville dans l'espoir d'y travailler et qui pour ne pas mourir vivent dans les égouts qui n'en sont d'ailleurs pas, mais plutôt des souterrains dans lesquels les tuyaux d'eau chaude qui alimentent les habitations réchauffent les squatteurs leur permettant de passer l'hiver rude en ces contrées, ou d'autres ex-nomades qui ont planté leurs yourtes aux bords de la capitale se regroupant en des quartiers pauvres tels des bidonvilles, et sans oublier les nomades qui continuent à vivre dans les steppes, s'occupant de leurs troupeaux et continuant à vivre au rythme des saisons, des croyances et des rites des anciens. Néanmoins ceux-là vivent bien au temps présent, "ne polluant pas la scène de crime" pour suivre les ordres d'Horacio Caine dans Les Experts.
    Les personnages sont excellents, si l'on oublie très vite (très largement faisable) les quelques clichés concernant Yeruldelgger (flic brisé par la mort de sa fille qui ne cherche plus rien si ce n'est stopper les criminels). Il a disjoncté, est totalement incontrôlable mais il n'est pas que cela, c'est aussi un enfant qui a été élevé dans un temple shaolin qui a enfoui les enseignements en lui qu'il devra retrouver pour mener à bien son enquête et sa quête de lui-même. Personnage très complexe, très bien travaillé par Ian Mannok. Il collabore avec Solongo, médecin légiste amoureuse de Yeruldelgger depuis longtemps et qui attend qu'il trouve la paix en lui pour venir vers elle. Si elle l'attend, dans son travail elle est redoutablement efficace. Oyun est l'adjointe du commissaire, jeune et jolie avec beaucoup de caractère dont elle aura besoin pour faire face à ses collègues et aux truands. Gantulga est un jeune garçon des rues qui s'attache à Oyun et qui grâce à sa débrouillardise et son sens de la répartie l'aidera efficacement.
    Un polar assez violent comme l'est sans doute la société mongole, avec des scènes dures mais très supportables, l'hémoglobine ne coule pas à flots. Une maîtrise parfaite de Ian Manook qui distille des indices au long de son livre qui font deviner au lecteur des choses avant même les enquêteurs. 540 pages sans répit, sans repos qui m'ont scotché et accroché comme rarement (540 pages pour moi, c'est énÔrme). J'aurais pu parler des néo-nazis mongols (théorie très intéressante d'ailleurs de voir que la shoah est peu connue là-bas, ce n'est pas leur histoire, de même que la leur ne nous est pas très connue), des flics ripoux, des intérêts économiques. Je pourrais expliquer mon emballement et mon billet dithyrambique par la fascination que j'ai pour ce pays depuis plusieurs années (bon, quitte à faire cliché, les steppes m'attirent plus que la laideur d'Oulan Bator). Tout cela je pourrais le faire et même en dire encore beaucoup plus sur ce roman policier tellement il est riche, j'ai l'impression de n'avoir pas dit la moitié de ce que j'avais à dire. J'avais noté plein d'extraits à vous citer pour vous allécher, mais je n'ai plus la place. Mais comme vous ne pourrez résister à mon appel à faire de ce roman un vrai succès très largement mérité, vous les lirez vous-mêmes. Et puis, pour finir, une bonne nouvelle, que dis-je excellente, Ian Manook prévoit une suite...

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    Couverture du livre « Yeruldelgger » de Ian Manook aux éditions Lgf

    Dominique Sudre sur Yeruldelgger de Ian Manook

    La Mongolie, avec ses steppes, la complexité de ses traditions, la beauté intérieure de ses Yourtes et des paysages durs ou sublimes, Oulan Bator et Gengis Khan, son passé sombre et difficile, plus que méconnu car bien loin de notre histoire d'Européens de l'Ouest.
    Yeruldelgger est un flic...
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    La Mongolie, avec ses steppes, la complexité de ses traditions, la beauté intérieure de ses Yourtes et des paysages durs ou sublimes, Oulan Bator et Gengis Khan, son passé sombre et difficile, plus que méconnu car bien loin de notre histoire d'Européens de l'Ouest.
    Yeruldelgger est un flic disjoncté et violent qui n'hésite pas à cogner sur les indics ou les suspects, ou même à braquer une arme sur la tempe de son chef. C’est aussi un homme brisé dont la vie a été détruite lorsqu’une de ses filles a été tuée lors d'une enquête précédente, dans le seul but de le détruire et de lui faire lâcher l'enquête. Mais c’est également un homme fort et qui cherche la justice, qui croit aux traditions ancestrales et aux coutumes de son pays, et qui du fait de son éducation, au fond de lui croit en l’Homme.
    Des débuts violents et sombres : une enfant retrouvée enterrée à côté de son tricycle, des chinois et des femmes mongoles assassinés sauvagement, il y a fort à faire pour cette équipe de flics, entre ripoux et sauvages, de Yeruldelgger au jeune garçon arrivé par hasard dans l’enquête et qui, fort de ses combines et de son bon sens de gamin des rues, nous surprend avec ses remarques dignes de « experts à Miami», de la légiste à la collègue de Yeruldelgger, les personnages sont bien léchés et très convaincants . Tout y est pour faire un super polar, c’est bien écrit, il y a du rythme , c’est particulièrement réussi. Ce livre nous change des polars nordiques ou américains, nous sort de nos habitudes. On est vite happé par l’histoire de ce flic étrange et dépaysant, et j’avoue que j’ai dévoré ces 540 pages. Ne passez pas à côté !