Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Hugo Lindenberg

Hugo Lindenberg
Né en 1978, Hugo Lindenberg est journaliste. Un jour ce sera vide est son premier roman. Il vit et travaille à Paris.

Avis sur cet auteur (6)

  • add_box
    Couverture du livre « Un jour ce sera vide » de Hugo Lindenberg aux éditions Christian Bourgois

    Christine GAZO sur Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg

    C’est exactement ce que j’aime lire... tellement de délicatesse pour dire la solitude et les angoisses du jeune narrateur. De tendresse pour raconter ses vacances au bord de la mer avec une grand-mère, laborieuse et aimante, qui rythme les journées de ses tâches ménagères. Tellement de subtilité...
    Voir plus

    C’est exactement ce que j’aime lire... tellement de délicatesse pour dire la solitude et les angoisses du jeune narrateur. De tendresse pour raconter ses vacances au bord de la mer avec une grand-mère, laborieuse et aimante, qui rythme les journées de ses tâches ménagères. Tellement de subtilité pour évoquer sa rencontre avec un camarade, Baptiste, et le lien particulier qui les unit peu à peu...
    Un style qui me va droit au cœur, tant il effleure les faits, les émotions, les objets même avec douceur mais en restant au plus près du réel...Des mots comme enfance, solitude, grâce, écriture ciselée, poésie, mélancolie collent parfaitement à cette lecture...
    Bref, j’ai adoré...! Et ce livre commence un long chemin de prêt !

  • add_box
    Couverture du livre « Un jour ce sera vide » de Hugo Lindenberg aux éditions Christian Bourgois

    Joëlle Guinard sur Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg

    COUP DE CŒUR

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/10/un-jour-ce-sera-vide-dhugo-lindenberg.html

    Le narrateur est un petit garçon de dix ans à la peau pâle et aux cheveux frisés qui passe ses vacances d'été seul avec sa grand-mère en Normandie dans un calme qui est fait d'ennui, de...
    Voir plus

    COUP DE CŒUR

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/10/un-jour-ce-sera-vide-dhugo-lindenberg.html

    Le narrateur est un petit garçon de dix ans à la peau pâle et aux cheveux frisés qui passe ses vacances d'été seul avec sa grand-mère en Normandie dans un calme qui est fait d'ennui, de solitude et d'attente. Il s'ennuie et aime observer les familles sur la plage. Un jour, cet enfant introverti qui n'a jamais eu d'ami, fait la rencontre, autour d'une méduse sur la plage, de Baptiste, un enfant de son âge, seul personnage du roman à être nommé par son prénom.

    Baptiste est tout ce qu'il n'est pas. Joyeux, insouciant, léger, il vit dans un monde qui fascine le narrateur, dans une grande villa auprès d'une famille qui lui semble l'image du bonheur avec une mère parfaite. Une famille bien différente de la sienne qui se résume à sa grand-mère qu'il adore mais qui lui fait honte quand elle roule les "r" avec son accent d'immigrée polonaise ou quand elle offre un bol de foie haché aux parents de son nouvel ami. L'arrivée de sa tante schizophrène qui les rejoint dans leur appartement le couvre encore plus de honte lorsqu'elle vient sur la plage car il la perçoit comme un monstre.

    Le narrateur va tout faire pour devenir l'ami de Baptiste, il l'imite car il ne sait pas ce que doit dire, faire ou penser un vrai garçon "Rien ne m’est plus étranger qu’un garçon de mon âge". Il rêve de faire partie de cette famille qu'il idéalise avec la peur d'être démasqué car il sait qu'ils vivent dans deux mondes complètement opposés.

    " Mais moi, je ne veux surtout pas qu'on me retrouve, seulement que quelqu'un me cherche."

    C'est un roman sur la honte sociale et un grand roman sur l'amitié enfantine, un texte à hauteur d'enfant, les multiples sentiments qui traversent le petit garçon, honte, angoisse, ennui ... sont restitués sans aucune mièvrerie avec une grande justesse. C'est aussi un roman de l'absence, du manque, du silence autour de cette absence " Le bruit du manque a recouvert tous les autres bruits.... Le silence, c'est ça mon héritage". Le portrait de cet enfant intranquille et très sensible est poignant, il porte un chagrin immense en lui, hanté par les silences de son histoire familiale, par les fantômes de son enfance et par ses peurs. Son histoire, son drame, ses "mondes engloutis" ne seront pas dévoilés car ce texte est tout en suggestion, on saura juste que "chez nous il n'y a que des survivants qui errent parmi les fantômes" que, plus jeune, il passait des jours entiers le nez dans les foulards de sa mère, on devinera mais rien ne sera vraiment dit. Le couple qu'il forme avec sa grand-mère est magnifique, c'est une femme dont il est dit peu de choses mais avec qui il dit former le couple le plus heureux qu'elle ait jamais connu. L'écriture est très belle, très visuelle, l'auteur a une grande puissance d'évocation, tout est dit par petites touches avec des scènes d'une grande simplicité mais très fortes comme l'épisode de la méduse, des autos-tamponneuses, de la déclaration de guerre contre l'invasion de fourmis ou du sauvetage de son ami des sables mouvants. Le texte est parsemé de petites phrases qui en disent long, comme celle où est évoquée la pierre que l'enfant a dans le ventre quand il observe avec minutie les familles autour de lui. Un premier roman très délicat, très intense, d'une grande profondeur. Un beau coup de cœur.

  • add_box
    Couverture du livre « Un jour ce sera vide » de Hugo Lindenberg aux éditions Christian Bourgois

    Littéraflure sur Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg

    Décidément, c’est avec les premiers romans que cette rentrée littéraire 2020 nous offre ses plus belles surprises.
    Le point de départ est assez banal : la côte normande, une amitié, un été d’éveil et d’apprentissage. Ce n’est donc pas dans le sujet de ce livre qu’il faut chercher son...
    Voir plus

    Décidément, c’est avec les premiers romans que cette rentrée littéraire 2020 nous offre ses plus belles surprises.
    Le point de départ est assez banal : la côte normande, une amitié, un été d’éveil et d’apprentissage. Ce n’est donc pas dans le sujet de ce livre qu’il faut chercher son originalité, mais plutôt dans la finesse de son écriture. Hugo Lindenberg sait arrêter le temps pour figer les images et les rendre mémorables. Tel un photographe virtuose, il saisit l’instant, il capture le mouvement, il immortalise les êtres, aucun détail ne lui échappe. Tout geste fait sens, tout silence révèle l’indicible. En racontant l’enfance du narrateur, Hugo Lindenberg désensable quelque chose qui nous est familier. N’est-il pas merveilleux quand, sous la plume d’un écrivain, nos souvenirs ressurgissent et qu’ils nous apparaissent plus nettement ? En le lisant, je me suis souvent fait cette réflexion : « il a raison, c’était comme il le raconte, et non comme je me l’étais imaginé ». On juge la qualité d’un livre au nombre de scènes inoubliables, à la tessiture des personnages, à l’authenticité des situations décrites. 10/10 dans les trois cas, avec une mention particulière au Grum (p64), au portrait à charge de la tante malaimée (p71-77), aux piliers de bar (p114) ou à la scène de ménage (p143-147).
    Lindenberg est un écrivain prometteur parce qu’il joue d’une musique singulière, douce-amère, comme une mélodie d’Erik Satie - belle et mélancolique.
    Même si la fin m’a laissée sur ma faim (on a envie de crier : et donc ?), je recommande « Un jour ce sera vide » dont le charme (suranné assumé ?) ne peut laisser indifférent.
    Bilan :

  • add_box
    Couverture du livre « Un jour ce sera vide » de Hugo Lindenberg aux éditions Christian Bourgois

    Le Chameau Bleu sur Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg

    Un récit sur une période qui ressemble à l’enveloppe des méduses. L’enfance semble être transparente et accessible telle un livre ouvert mais elle est composée de tellement de mondes pressentis que l’on ne voit pas.

    L’auteur nous livre ses souvenirs sans concession sur l’amour qu’il porte à...
    Voir plus

    Un récit sur une période qui ressemble à l’enveloppe des méduses. L’enfance semble être transparente et accessible telle un livre ouvert mais elle est composée de tellement de mondes pressentis que l’on ne voit pas.

    L’auteur nous livre ses souvenirs sans concession sur l’amour qu’il porte à sa grand-mère.
    Il est également extrêmement lucide sur les hontes et rejets de l’enfance, ses dégouts et vexations quotidiennes, ses incertitudes et sorcelleries. Il réussit à décrire scrupuleusement des sensations comme si elles dataient du jour même.
    J’aimerai avoir des mots aussi justes concernant mon enfance, qui soient aussi évocateurs.
    La véracité du récit côtoie aussi la fantaisie de l’enfance avec ses fantasmes et ses craintes.
    Le terme d’écriture vérité prend tout son sens. Une véritable décharge semblable à la piqure d’une méduse qui continue de nous irriter avec un plaisir masochiste.

Bibliographie de Hugo Lindenberg (1)

Thèmes en lien avec Hugo Lindenberg

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !