Hubert Haddad

Hubert Haddad
Auteur d'une œuvre considérable, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d'écriture ou le très re... Voir plus
Auteur d'une œuvre considérable, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d'écriture ou le très remarqué Peintre d'éventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour l'ensemble de l'œuvre).

Articles (1)

Avis (72)

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    Couverture du livre « Un monstre et un chaos » de Hubert Haddad aux éditions Zulma

    Littéraflure sur Un monstre et un chaos de Hubert Haddad

    C’est, pour moi, un des évènements de cette rentrée littéraire. On y retrouve la verve, la précision et la générosité du grand écrivain, qui s’est pourtant attaqué à un sujet sensible et rebattu : la Shoah. Il y a une interrogation récurrente dans ce livre : pourquoi les juifs ne se sont pas...
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    C’est, pour moi, un des évènements de cette rentrée littéraire. On y retrouve la verve, la précision et la générosité du grand écrivain, qui s’est pourtant attaqué à un sujet sensible et rebattu : la Shoah. Il y a une interrogation récurrente dans ce livre : pourquoi les juifs ne se sont pas davantage défendus, révoltés, insurgés contre l’oppresseur ? Un élément de réponse : « Les siens ne disposaient que d’un Dieu sans visage, les autres avaient un Führer » (p141). La constitution du Ghetto de Lodz au chapitre 19 est fascinante. Composer avec l’ennemi ? En 1939, ce n’est pas encore de la lâcheté, c’est du bon sens. Les représentants du peuple juif doutent. Le doute est signe d’intelligence et d’humanité. En face, les nazis ne doutent pas. Commettre un génocide au nom d’une théorie rédigée par un peintre raté ? Ils ont été au bout de leur folie, et l’histoire se demande encore comment cela fut possible. Dans le ghetto de Lodz, L’homme du compromis et du déshonneur s’appelle le roi Chaïm. La devise de cet Hérode mégalomane est « Arbeit macht frei », car la force de travail de son peuple (produire pour l’économie allemande) peut assurer le salut de tous, croit-il. Ivre de son pouvoir, collaborateur pour un moindre mal, il pense que « dans un monde en guerre, seul compte la survie du plus grand nombre » (p187). Il s’obstine à nier l’horreur que d’autres (insurrection de Varsovie en 1943) ont comprise : le ghetto est l’antichambre d’une mort certaine. In fine, Chaïm périt, lui aussi. Avec ce roman brillant, poignant et documenté, Hubert Haddad perpétue magistralement le nécessaire devoir de mémoire.
    Bilan :

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    Couverture du livre « Casting sauvage » de Hubert Haddad aux éditions Zulma

    Catherine Rechenmann Arrieutort sur Casting sauvage de Hubert Haddad

    Une écriture dense et riche que celle d'Hubert Haddad ...une ode à la danse , aux étoiles déchues , aux exclus que nous croisons sans les voir ... A lire

    Une écriture dense et riche que celle d'Hubert Haddad ...une ode à la danse , aux étoiles déchues , aux exclus que nous croisons sans les voir ... A lire

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    Couverture du livre « Casting sauvage » de Hubert Haddad aux éditions Zulma

    Geneviève Munier sur Casting sauvage de Hubert Haddad

    En refermant "Casting sauvage" d’Hubert Haddad, deux réflexions m’effleurent. Je pense d’abord à la chance que j’ai eue de recevoir cet ouvrage, merci à Lecteurs.com et aux Editions Zulma. Je pense aussi que, décidément, non, la valeur d’un récit ne s’évalue pas au nombre de pages. Cent...
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    En refermant "Casting sauvage" d’Hubert Haddad, deux réflexions m’effleurent. Je pense d’abord à la chance que j’ai eue de recevoir cet ouvrage, merci à Lecteurs.com et aux Editions Zulma. Je pense aussi que, décidément, non, la valeur d’un récit ne s’évalue pas au nombre de pages. Cent quarante-six pages de mots seulement… mais quels mots ! J’ai eu l’impression, même s’il s’agit là d’un roman, de ressortir d’un bain de poésie.

    Damya, une ancienne danseuse blessée dans les attentats du mois de novembre 2015 parcourt Paris de sa démarche mal assurée, à la recherche de potentiels figurants pour le film adapté de "La douleur" de Marguerite Duras. Elle nous entraîne à sa suite dans une traversée de la ville absolument fantastique, teintée de merveilleux, de lumière, de musique. Je me suis souvent demandé qui en était le personnage principal : Damya, ses rencontres, êtres faméliques, indigents, souvent invisibles, Egor, son ancien professeur de danse, Lyle, l’amie qui lui a proposé ce travail de casteuse, ou encore Mathéo qui vit seul sur une péniche ? A moins que ça ne soit tout simplement les rues de la capitale ?

    En fait, c’est tout cela à la fois. Mais ce qui, pour moi, domine l’ensemble, c’est l’écriture. Si l’histoire m’a permis de voler, de danser, de claudiquer au fil des rues, des ponts, de traverser les places et de m’arrêter aux terrasses des cafés, si elle m’a permis d’entendre les musiques, de m’apitoyer sur le sort de malingres silhouettes, si j’ai pu suivre Damya dans ses tribulations sans jamais me décourager, sans me lasser du spectacle, sans détourner le regard c’est bien parce que les mots, eux aussi, dansaient, volaient, claudiquaient. L’écriture est sublime qui tient tout autant de la musique que de la poésie et sert la déambulation à merveille. Ciselée telle une dentelle, travaillée, légère et d’une précision sans nom, elle apporte à la fiction une aura digne des plus grands poèmes.

    Je n’aime pas les comparaisons et pourtant, pourtant, j’ai cru reconnaître à travers la plume d’Hubert Haddad l’Arthur adoré de ma jeunesse, ses tilleuls verts de la promenade. Si on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans, on l’est encore moins à septante
    .
    Un bijou, un coup de foudre, un livre que je relirai.

    https://memo-emoi.fr

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    Couverture du livre « Dans l'oeil du chat » de Hubert Haddad et Carole Martinez et Melani Le Bris et Ananda Devi aux éditions Zulma

    Dominique Sudre sur Dans l'oeil du chat de Hubert Haddad - Carole Martinez - Melani Le Bris - Ananda Devi

    Un très étonnant recueil de photos en noir et blanc, et trois textes d’Ananda Devi, Hubert Haddad et Carole Martinez paru chez Zulma
    Un beau livre de photos à regarder encore et encore, lire les textes, se poser avec un bon Thé et savourer le tout, la lecture et sa boisson...

    Un très étonnant recueil de photos en noir et blanc, et trois textes d’Ananda Devi, Hubert Haddad et Carole Martinez paru chez Zulma
    Un beau livre de photos à regarder encore et encore, lire les textes, se poser avec un bon Thé et savourer le tout, la lecture et sa boisson...

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