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Horacio Castellanos Moya

Horacio Castellanos Moya
Horacio Castellanos Moya est né au Honduras en 1957, mais a vécu la majeure partie de sa vie au Salvador. Grand voyageur et journaliste, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le Dégoût, La Mort d'Olga María, L'Homme en arme, Déraison, Le Bal des vipères, et Là où vous ne serez pas publiés au... Voir plus
Horacio Castellanos Moya est né au Honduras en 1957, mais a vécu la majeure partie de sa vie au Salvador. Grand voyageur et journaliste, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le Dégoût, La Mort d'Olga María, L'Homme en arme, Déraison, Le Bal des vipères, et Là où vous ne serez pas publiés aux Allusifs. Horacio Castellanos Moya vit aujourd'hui aux États-Unis.

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « La mémoire tyrannique » de Horacio Castellanos Moya aux éditions Metailie

    Anne-Marie Lemoigne sur La mémoire tyrannique de Horacio Castellanos Moya

    Du 24 mars au 8 mai 944: 6 semaines importantes dans la vie du San Salvador : les derniers jours de la dictature du Général Martinez, surnommé «le sorcier nazi», qui a dirigé le pays d'une poigne de fer pendant 12 ans .
    Castellanos Moya fait vivre au lecteur ces moments agités au travers de...
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    Du 24 mars au 8 mai 944: 6 semaines importantes dans la vie du San Salvador : les derniers jours de la dictature du Général Martinez, surnommé «le sorcier nazi», qui a dirigé le pays d'une poigne de fer pendant 12 ans .
    Castellanos Moya fait vivre au lecteur ces moments agités au travers de la vie de la famille Aragon, famille riche de la capitale. Périclés, journaliste critique du dictateur vient d'être emprisonné, son fils aîné Clemen est en fuite . Haydée, l'épouse de Périclès décide alors de rédiger le journal de ce qu'elle vit «défouloir où j'écris mes peines», «succédané des conversations avec Périclés» .

    Elle y note chaque jour un compte-rendu fidèle et précis de ses démarches, de ses contacts, tout son quotidien de femme aisée qui remue ciel et terre pour sauver les siens, ce qui permet au lecteur de suivre les étapes des événements politiques qui se succèdent lors de ces semaines décisives pour l'avenir du pays : putsch militaire destiné à renverser Martinez, répression, grève générale, reprise en main puis renversement final .

    Ce journal s'interrompt à 4 reprises pour laisser place à un chapitre dialogué permettant de suivre en direct les péripéties burlesques de la fuite de Clémen et de son cousin Jimmy déguisés l'un en femme de chambre, puis en sacristain, l'autre en curé, tentant d'échapper aux recherches de la police. Deux personnages en totale opposition, dont les échanges frisent le comique. Autant Jimmy, le jeune militaire qui a participé au putsch contre le dictateur est prudent, calme et rationnel, autant Clémen, animateur de radio, porté sur l'alcool et les femmes est fébrile, angoissé et imprudent .

    Cette totale rupture de ton, à l'effet de douche écossaise, est surprenante pour relater ces jours dramatiques où se joue les destin d'une nation, mais n'enlève rien au suspens qui continue à régner . Elle m'a semblé utile pour apporter de l'oxygène au roman, pour contrebalancer la densité et la monotonie du journal d'Haydée qui relate scrupuleusement mais sans effets de style son quotidien d'épouse désemparée. Les personnages y sont multiples, ceux de sa propre famille, ceux de la famille de Périclés, leurs amis, auxquels s'ajoutent tous ceux qu'Haydée rencontre, auxquels elle se joint . Personnages si nombreux que j'ai bien failli m'y perdre! Par chance les chapitres consacrés à nos deux compères au tempérament opposé ont réveillé mon intérêt .

    Un intérêt qui ensuite n'a plus cessé pour culminer dans les 40 dernières pages qui transportent brusquement le lecteur une trentaine d'années plus tard .
    Un vieil ami de Périclés, Chelon, poète et peintre à ses heures y évoque avec tendresse le couple Périclés-Haydée . Dans ce retour sur le passé à la tonalité mélancolique, il retrace le long parcours politique et idéologique de Périclès . Cette partie est précieuse pour le lecteur car elle lève le voile sur celui qui constitue le personnage pivot du roman, personnage central présent/absent. Présent parce qu'il est celui pour lequel famille et amis se mobilisent mais qui n'apparaît que dans de très rares pages, et qui garde son mystère.

    J'ai apprécié ce roman riche, touffu et tout en tension où le destin d'une famille se mêle à celui d'un pays .
    Si le contexte historique du roman est bien celui du Salvador en 1944, les personnages sont fictifs. Ils donnent vie et chair à l'ouvrage .
    Je me suis surtout attachée à celui d'Haydée, qui s'éveille peu à peu à la conscience politique . Rien ne préparait cette femme irréprochable de la bonne bourgeoisie, épouse dévouée et bonne chrétienne, pour tout dire bien conventionnelle, à l'engagement et à l'activisme politique. Il est des moments où la vie d'une femme rangée et respectable prend une autre dimension : c'est lorsque qu'elle prend des risques et lutte pour sauver un mari et un fils en danger de mort . Je n'ai pu m'empêcher de voir en elle,l'image de ces mères Courage qui se sont ardemment battues pour sauver leurs proches des griffes des dictateurs en Amérique latine.

    Ce roman constitue l'un des 11 maillons déjà publiés du projet de Castellanos Moya  intitulé LA COMEDIE INHUMAINE au travers de l'histoire d'une famille : la famille Aragon. Projet dont le titre n'est pas sans rappeler rappelle celui de Balzac : La Comédie Humaine . Nul doute que je vais placer dans ma LAL d'autres titres de cette Comédie inhumaine .

    Un grand merci à Lecteurs.com de m'avoir permis de découvrir ce roman dans le cadre du Cercle livresque

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    Couverture du livre « Moronga » de Horacio Castellanos Moya aux éditions Metailie

    ameliebiblio88 sur Moronga de Horacio Castellanos Moya

    Avis de la page 100 :
    Nous suivons dans "Moronga" José Zledon, ex-guérillero qui arrive à Merlow City où il essaye de s'intégrer en faisant plusieurs boulots dont chauffeur de bus ou lecteur de mail des étudiants et professeurs espagnols du campus autour duquel est construit la ville, pour la...
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    Avis de la page 100 :
    Nous suivons dans "Moronga" José Zledon, ex-guérillero qui arrive à Merlow City où il essaye de s'intégrer en faisant plusieurs boulots dont chauffeur de bus ou lecteur de mail des étudiants et professeurs espagnols du campus autour duquel est construit la ville, pour la sécurité. On suit son quotidien morne et plat loin de son expérience de guérillero, il donne l'impression de vouloir se faire oublier. On observe son passé mouvementé à travers ses souvenirs ou ses anciens réflexes (comme vérifier que son arme accrochée à la cheville soit toujours bien là).
    Arrivée à la page 100, j'attends avec impatience que l'action démarre car pour le moment il ne se passe pas grand chose, alors que l'on vient de passer déjà plusieurs mois, mais l'on sent que José ne pourra pas rester dans cette vie plate et qu'avec un de ces anciens camarade "Le Vieux" qui veut le pousser à participer à des missions, l'action ne devrait pas trop tarder à être mouvementée et bouger. J'attends aussi la présence plus grande du 2e protagoniste annoncé dans la 4e de couverture, Erasmo Aragon.

    Avis général à la fin de la lecture :
    Dans ce roman, on suit José Zeledon, ex-guérillero débarquant à Merlow City, ville-campus du Wisconsin qui à travers ses descriptions est une ville ennuyeuse et sans attrait. Grâce à l’aide d’un ami, il trouve un travail de chauffeur de bus scolaire. On le suit dans la première partie du roman où on le voit résister à ses instincts et ses anciens réflexes, comme être vigilants dans les lieux publics ou vérifier que son arme est toujours présente sur lui. On ne comprend pas très bien au départ pourquoi il va se terrer dans ce lieu : une mission d’infiltration ? Se cache-t-il de ses anciens camarades ou des autorités ?
    On suit aussi Erasmo Aragon, professeur d’espagnol qui est décrit comme paranoïaque et aigri, il est obsédé par les jeunes étudiantes et part à Washington pour consulter les archives de la CIA pour tenter de résoudre l’énigme autour de l’assassinat du poète salvadorien Roque Dalton.
    Le livre est divisé en trois parties distinctes : la première consacrée à José Zeledon, la deuxième à Erasmo Aragon et la troisième est un compte-rendu d’incident de la CIA au sujet de la mort d’un agent lors d’une fusillade.
    Les trois parties sont très différentes car les deux premières sont racontées par les personnages, on sent le style direct de José Zeledon ; le côté à trop parler, d’être paranoïaque, de se faire des films d’un rien d’Erasmo Aragon et le style administratif et froid du rapport de l’agent de la CIA.
    J’ai bien aimé la partie de José Zeledon, qui va à l’essentiel, qui raconte sa vie en fonction de ce qui est important…au contraire d’Erasmo Aragon qui en fait trop. Le style de la deuxième partie est trop fastidieux, il part dans des détails inutiles, qui ne servent pas à l’histoire, il fait des aller-retours entre son passé, ses recherches et son attirance dérangeante pour les femmes (le style cru à ce sujet m’a insupporté). Son style est pompeux et aussi l’absence de points durant parfois plusieurs pages est peut-être un style, mais cela m’a épuisé dans la lecture, je n’avais qu’une hâte, finir sa partie ! La partie du rapport m’a le plus intéressée car on fait le lien entre ces deux personnages et on comprend le fin mot de l’histoire.
    J’ai aimé dans ce livre surtout de voir le mode de vie américain ressentis par des gens non issus de l’Amérique, toujours en sursis, en marge du système. On sent la surveillance perpétuelle sur les emails, les caméras, l’intrusion dans la vie des gens. La partie sur l’université et la surveillance des professeurs m’ont intéressé car je ne savais pas à quel point ils étaient autant surveillés. De même, je ne connais rien de l’histoire du Salvador, donc les rappels au passé des personnages m’ont permis de me faire une idée d’une part de l’histoire de ce pays.
    En résumé, excepté la partie deux trop indigeste pour moi, j’ai plus ou moins apprécié ce roman, qui m’a fait découvrir des points de l’Amérique et du Salvador que je ne connaissais pas. La partie 2 est vraiment à mon sens la partie le point noir du livre alors que j’en attendais beaucoup de l’étude des documents des archives de la CIA. Un roman en demi-teinte, dommage.

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    Couverture du livre « Moronga » de Horacio Castellanos Moya aux éditions Metailie

    Sofy sur Moronga de Horacio Castellanos Moya

    Avis de la page 100
    José Zeledón est un ex-guérillero qui tente de se faire oublier dans une petite ville universitaire du Wisconsin. Il multiplie les petits boulots et les rencontres mais son passé refait régulièrement surface soit sous forme de souvenirs soit sous forme de réflexes (porter...
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    Avis de la page 100
    José Zeledón est un ex-guérillero qui tente de se faire oublier dans une petite ville universitaire du Wisconsin. Il multiplie les petits boulots et les rencontres mais son passé refait régulièrement surface soit sous forme de souvenirs soit sous forme de réflexes (porter une arme sur lui, enquêter sur les gens, ...)
    Sa vie ne le passionne guère et on peut supposer que la suite du roman va être plus mouvementée. Pour l'instant, on ne sait pas trop où l'on va mais le personnage de José est attachant.

    Mon avis général :
    Ce roman est découpé en deux parties : l’une relate l’histoire de José Zeledon, ex-guérillero, qui veut vivre dans l’anonymat, l’autre, celle d’Erasmo Aragon, qui tente de résoudre l’énigme de la mort suspecte d’un poète salvadorien.
    J’ai trouvé que les deux parties ne se valaient pas. Peut-être parce que le style des deux protagonistes est radicalement différent.
    Le premier, en effet, est attachant. On sent qu’il a un passé compliqué, douloureux, qu’il cherche à oublier et à se faire oublier. Mais il est poursuivi par ses démons et est un brin paranoïaque tant il croit voir des espions partout. Le deuxième est un peu du même acabit dans la mesure où il a aussi un passé trouble et cherche à ne pas se faire remarquer.
    Seulement, si le premier pouvait se montrer touchant, le second est tout le contraire : c’est un obsédé sexuel. Et cette facette de sa personnalité et l’écriture des scènes de sexe m’ont dérangée. Je les ai trouvées crues, limite choquantes. Il est vrai que cette perversité du personnage est aussi sa faiblesse et c’est ce qui lui joue des tours mais quelquefois est-ce vraiment utile d’entrer dans le détail ?

    Je n’ai pas apprécié la lecture de ce roman. La première partie était un peu longue et lente, même si la personnalité de Zeledon est intéressante mais, à partir de la page 100, un nouveau souffle permet d’y trouver de l’intérêt jusqu’à être stoppé au milieu de l’action par la narration du deuxième personnage. La deuxième partie a été très dure à lire : les phrases sont très longues, les tergiversations du personnage sont interminables.
    Malgré tout, on peut reconnaitre à l’auteur une intelligence dans l’écriture. Il sait créer des liens, des connexions. On part dans le passé, on revient au quotidien, les personnages secondaires deviennent, quelques pages plus loin, des personnages de premier plan,… chaque détail est comme un indice pour le lecteur, une piste pour la résolution finale qui est, quand même, incroyable.

    Ce n’est donc pas un coup de cœur, ce n’est pas non plus facile à lire mais ce roman n’est pas dénué d’intérêt.

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    Couverture du livre « Moronga » de Horacio Castellanos Moya aux éditions Metailie

    Arno sur Moronga de Horacio Castellanos Moya

    Avis final d'explorateur 2018

    Dans « Moronga » de Horacio Castellanos Moya, nous observons la vie de deux exilés sud – américains aux États-Unis. Le premier, José Zeledón arrive à Merlow City (Wisconsin ) et vit de petits boulots précaires. Le second, Erasmo Aragón, professeur d’espagnol,...
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    Avis final d'explorateur 2018

    Dans « Moronga » de Horacio Castellanos Moya, nous observons la vie de deux exilés sud – américains aux États-Unis. Le premier, José Zeledón arrive à Merlow City (Wisconsin ) et vit de petits boulots précaires. Le second, Erasmo Aragón, professeur d’espagnol, vient à Washington pour enquêter sur les circonstances de l’assassinat du poète salvadorien Roque Dalton. Le roman suit la trace de ces deux exilés, traces d'abord parallèles, puis qui vont converger tout à la fin du récit.
    C'est l'occasion pour H C Moya de nous raconter une histoire sobre, cruelle et désespérante, en rouge et noir, mais qui n'a rien de romantique.
    À travers les trajectoires de ces deux personnages, Moya suit méthodiquement l'engrenage de la violence et dépeint avec finesse une société américaine qui semble s'être résolue à la situation et dans l'incapacité d'échapper à cette mécanique immuable.
    L'écriture touffue et dense de Moya, sans aucun paragraphe et comportant des phrases interminables m'a emporté dans un tourbillon de mots, de sensations pénibles, d'angoisse et aussi de moiteur palpable dont il est impossible de s'extraire avant d'avoir lu le tout dernier mot.
    Cependant la noirceur de l'ouvrage, programmée et assumée dès les premières lignes m'a aussi étouffé et la rudesse du style, émaillé de quelques pointes de vulgarité dont on aurait pu se passer, n'a fait qu'ajouter à mon sentiment de malaise qui ne m'a pas quitté tout au long de ma lecture. Ce sentiment d'accablement me dissuade d'ailleurs de découvrir l'ensemble de l'oeuvre de Moya.
    Pour en terminer avec « Moronga », je résume en quelques mots mon ressenti : accablant et sans concession.



    Avis de la page 100

    Ce roman de Horacio Castellanos Moya nous emmène sur les traces de José Zeledón, ex-guérillero qui débarque à Merlow City, ville-campus du Wisconsin. José essaye de s'intégrer à la société nord américaine sans pour autant renier ses origines, ni son système de valeurs. Va t il pouvoir concilier les deux cultures si proches géographiquement, mais pourtant si lointaines idéologiquement...
    Je vais le découvrir en continuant de lire avec passion et intérêt ce roman noir qui va nous emmener dans une histoire que l'on devine maintenant sombre et chaotique.

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